L’aven Bleu


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L’aven Bleu

Te voici

j’ai vu les ris d’ô bouger

quand du calendrier

sont remontées les riches heures

Ce matin que les soirs n’ont pas biffé d’une ride

si tes seins tombent un peu plus

c’est d’un élan naturel

d’en vie de retrouver des demains

qui tiennent leur livre grand ouvert

Niala-Loisobleu – 6 Octobre 2016

FRISSONS SALANTS


FRISSONS SALANTS

L’air encore seul sur le sable

les paroles restent avenir

Immobile en corps

mon regard se fait genre du voyage

libre détaché du bout des yeux

tournés de l’autre côté de l’impossible accord de l’incompréhension

Querelles par transmissions de courroies décrantées

abandonnées aux mouvements pendulaires grippés

Les odeurs foraines des baraques à frites garderont leurs cernes

pas de bonneteau pour désigner la bonne timbale

jeux d’hasard mon vieux Balthazar c’est qu’appentis sorcier pour abri

La chaume du marais ne tend point l’appeau

d’un piège à ours dans ses roses eaux

Juste le frisson d’un vent qui murmure les plis de l’onde

laisse à l’innocence son naturel défait de culpabilité

sans avoir à rougir d’aimer.

Niala-Loisobleu – 29 Mat 2016

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Baiser d’un Dimanche


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Baiser d’un Dimanche

L’herbe dans son travail de fourmi en se roulant dans un soleil revenu, ne cesse de se dire des choses à voix haute. Des choses à toi de nous. C’est pas la chaleur, heureux qu’on soit là sinon ça craindrait. Temps genre vieux couple comme disent les vêtements ternes qui sortent que pour aller au boulot. Il y a la garenne et ses chênes-verts, parfois traversée par une poule faisane. Les traces de mon vélo ne s’effacent. Dans le lit des anciennes feuilles-mortes ton corps reste vivant. Mes yeux sont pareils. Dès que le buisson frissonne ils scrutent dedans pour chercher ce qui le gratte. Que de mots sont là dans le silence du chemin qui va de la cabane au tournant du premier moulin. Les intonations de ta voix en ce moment fleurissent. C’est rose-mauve chair et ça bouge comme du vert. La couleur ne stagne jamais. Elle tient ça de l’amour. Le vent a des envies. Il joue de tes cheveux à ta robe à trousse-poil. Si j’en arrive à ne plus voir ton nez en revanche j’ai une vue imprenable sur ta crique. D’ailleurs marchant dans le bord d’eau je chante sous ta pluie. La musique prend des pas de danse comme dans un film des années 50. Un truc en plumes qui déménage. J’aime tes fraises à m’en baver plein la goule. Tu pulpes le rôt marin comme je dis en te faisant remarquer que si j’avais gardé ma chemise elle serait dans un état pas à mettre. Le tablier du garçon-boucher au soir de la 36° heure. Non je ne m’arêterai pas le filet, n’aies pas peur, en brasse-moi toujours qu’on n’âge comme deux enfants qui sèment.

Niala-Loisobleu – 15/05/16

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REFLETS D’ESTRANS 14 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Coup de Tabac


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REFLETS D’ESTRANS 14 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Coup de Tabac

Le Grand A

ancré profond

tient son jardin vert

à l’abri dans l’anse

Aujourd’hui les arbres plient

les mâts couinent

le ventre des coques roule d’un bord à l’autre

bossoirs contre bossoirs

sous les coups violents

que la tempête assène en rafales

Un vent à coucher

tout ce qui n’est pas raciné

Dépoitraillée

la marée haute met un coefficient de 95 à l’air

gare aux côtes

Reste à l’amarre de mon étreinte

nous nous lierons

de dents

plantés en bouées

mon Amour

Niala-Loisobleu

11 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 14
2015
NIALA
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