MOT A MOT 1


Mot à Mot 1


Louange des insoumis

À profusion se lisent aux fenêtres
les appels à la louange des insoumis

Est un signe de connivence
ce qui dans l’effusion s’improvise
Pays où l’irrationnel triomphe
y apparaissent une multitude d’étrangetés

Pour que s’abolissent les poncifs
il a fallu à tout prix un retour de force

Avant longtemps auront disparu
d’une tragédie les vestiges

Albert Ayguesparse

Comme le mort cérébral qu’on refuse de reconnaître mort, le paysage d’un monde qui a peut-être eu une âme, mais…me sourit de toute l’absence de ses dents. Il conviendrait certainement de reconnaître que j’en suis mordu tout seul. En l’absence de la réciproque. Les fruitiers d’un jardin n’ont de fruits que par la greffe de la semence au sillon qui trace au creux de la veine. Sang lui, rien. L’amour, élément vital de toute espèce, est incompatible au mariage pour tous. Marier son coeur à un cliché décharné de vie, c’est vendre son âme au diable. Il y a tout près, bien plus près qu’on ne le  voit, ce qui ne fait pas de bruit, battant d’énergie rentrée. Et dans ce qui ce montre sur une scène constamment ouverte, rien que du factice. Regarde en toi, la lumière ne fait pas clinquant, elle sourd de l’ô, naturelle, comme source vitale cachée. A force de courir d’un bout à l’autre du rien tu apparais comme une imagination sans scrupules, je te laisse à ton inconséquence, toi qui m’as trompé dès le début, tu ne seras pas ma fin. Être bon rime à tort avec con. J’aime le silence qui n’a rien vieilli du vrai malgré les années. Leur manque, leur vide apparent. Ce qui ne se montre pas est ce qui est visiblement intègrement pur.

Niala-Loisobleu – 7 Avril 2017

85e13a8569a4f2b773faca1e96a3f7bc

 

Hâlons, la vie nous fait signe !


John-Poppleton-black-light-2

Hâlons la vie nous fait signe !

Cession

Le vent,

  dans les terres sans eau de l’été, nous

  quitte sur une lame,

ce qui subsiste du ciel.

En plusieurs fractures, la terre se précise. La terre

demeure stable dans le souffle qui nous dénude.

Ici, dans le monde immobile et bleu, j’ai presque atteint

 ce mur.  Le fond du jour est encore devant nous.  Le

 fond embrasé de la terre. Le fond

et la surface du front,

  aplani par le même souffle,

ce froid.

je me recompose au pied de  la façade comme  l’air

bleu au pied des labours.

Rien ne désaltère mon pas.

Face de la chaleur Poésie /Gallimard page 106

Ce feu qui nous précède dans l’été, comme une route

déchirée. Et le froid brusque de l’orage.

Où je mène cette chaleur,

                   dehors, j’ai lié le vent.

La paille à laquelle nous restons adossés, la paille

après la faux.

Je départage l’air et les routes. Comme l’été, où le froid

de l’été passe. Tout a pris feu.

Le jour qui s’ouvre à cette déchirure, comme un feu

détonnant. Pour qui s’arrête auprès des lointains. Le

même lit, la même faux, le même vent.

 

André du Bouchet

(Face de la chaleur Poésie /Gallimard page 89)

Oubliant l’antan, des neiges d’apparence sont venues éteindre le feu de notre St-Jean. Dans les crues le courant en crise de démence peut casser les soudures et charrier le vide au coeur du trop-plein. Tout coula, des prés salés, branches et troncs, n’auraient dus restés que les pleurs des saules si l’osier n’avait tenu tressé le fond du pas nié dans le lit du chemin que nous avions percé. Qu’est-ce que la Beauté ricane l’atrocité du quotidien qui s’acharne à en découdre le bâti ? D’hier trop d’innocence gazée au sortir d’un wagon de marchandises, pour aujourd’hui d’asphyxie répétée en corps et en corps au tarin me demeurent pour ignorer le paradoxe humain qui tue au nom de la vie. La mort n’en demeure pas moins battue. Ce matin j’ai du souffle d’hier, la vraie couleur de mon encre aux creux de la veine. Aimer dans le clos d’une armoire demande la charge électrique de tes seins pour rebattre du coeur. Ouvre les cuisses j’ai les bras d’eau vive pleins de mains qui chantent.  Hâlons, la vie nous fait signe !

Niala-Loisobleu – 5 Avril 2017

LE BOUT DU FIL


LE BOUT DU FIL

Tenu par les cheveux au bord de ce qui se cherche des cailloux, le ciel balance . Il est des endroits qui ont la mémoire des odeurs au milieu des ratures. Mais des dons combien voient la consécration ? Avant que l’écaille perde au jeu des courses en solitaire, l’escadre rallie la meute en ordre de bataille. Elle a toujours ce frisson dans la voix quand, ouvrant l’écluse, ma pensée folle fait monter l’eau d’un étage. A sa coque des sanglots traînent à la nage. Reflets du soir dans le fleuve qui suce la voûte étoilée.

Niala-Loisobleu – 30 Mars 2017

L’étoile échappée
L’astre est dans la lampe

La main
tient la nuit
par un fil

Le ciel
s’est couché
contre les épines
Des gouttes de sang claquent sur le mur
Et le vent du soir
Sort d’une poitrine

Pierre Reverdy

Изображение 068

TOUT CONTE FAIT, SUITE A…


351ae9f9263af4d48b62a4b516813904

TOUT CONTE FAIT, SUITE A…

Quand le sabre en lui pénétrant les reins se retourna, il avala sans boire l’eau de là. Une idée défaite du passé. Dans les étuis, les cuivres ternissaient sans plus se prendre la tête à vouloir retrouver l’âme des violons. L’ocarina colle aux quintes, de son air cucurbitacée qui aurait percé ses fonds de culottes, sur un piquet d’école trop fréquenté pour imaginer sans tirer avec une mention très bien.

Son choix presque à terme, juste à deux pas du mûr, montrait comment sans coup férir, on peut se sortir du bilieux mal fréquentable. L’ictère cornue de la famille du crotale au sein se reconnaît aux bonnets 95 B, qui au premier signe de fugue, vous met en moins de 30 secondes, sur le carreau d’un ô cul us des polis tout à la main.

a74087b6344349d93f4016cb5e273eeb

Marcel à force de vouloir offrir ses pôles sur la poitrine et plus loin que les avant-bras de l’entrecuisse, au vu et au su d’un monde ouvert (que dans sa tête) comme un lit-clos en période de congés annuels, s’en était sans doute pas assez pris dans la tronche, pour qu’à chaque fois il remonte à l’assaut de l’infortune, qui veut gagner des biles lions.

Tout ayant une faim, Marcel, sans que rien ne l’ait laissé paraître se mit à regarder les étiquettes, pour voir ce qui entrait dans la composition du plat du jour. Le profiteur se reconnaît des autres, à ce détail près, qu’il s’imagine pas un instant plus pouvoir se gaver de son légume préféré :le naïf, qu’on trouve en tous climats et en n’importe quel potager du monde.

Sa Grand-Mère lui en avait eu beau montrer les différentes espèces, il en avait pas tenu compte par excès de bonté, probablement une séquelle judéo-chrétienne, qui avait réussi à l’infiltrer, lui le mécréant consacré (il est prouvé que le vrai mécréant est un croyant souvent plus sincère qu’un pratiquant de la messe du Dimanche à 11h). Son vieux copain Achille, l’étalon, comme l’avaient surnommé les filles, ne manquait jamais de lui réitérer entre deux stations, lorsqu’il voyageaient ensemble.

Je tiens à ma santé, lui renvoya son image depuis la glace de sa toilette, ablution psychique.

fr.pinterest.com.jpg

A force de mirages de leurs belles paroles sauf les chameaux, que voyaient ses yeux ? Eh ben rien que des cars à vannes, sans qu’un chien s’y hasarde. Troublant, non ? En un éclair il défoudrayât d’un coup son an blême. Frappé par une brusque apparition du Vésuve, lui projetant un documentaire sur Pompéi, ses maisons closes ouvertes aux partouzes, et où, à présent, l’or gît sous la cendre, sans qu’un phénix ait remédié à la situation depuis l’Antiquité. Surprenant non ?

Ton oeil droit ne connaîtra plus d’amélioration, l’intervention subie il y a maintenant quatre ans, a réussi en ce qui concerne la destruction de la capsule qui l’obstruait, mais a causé un affaissement de la rétine, qui en réduit la vision. Quant au gauche, c’est statu-quo, sa capsule ne s’est pas développée depuis ce même délai, restera-elle ainsi, ou proliférera-elle d’un coup, les deux sont possibles. On ne l’opère pas en l’état, chui là. Nous nous reverrons donc dans un an, si rien ne se produit entre temps…..merci Docteur., cligna-t-il des deux, acide.

Marcel, s’arrêta un instant devant son passé. Il vit dans un coin de la vitrine, une image de cabane, qui se tenait à l’écart des belles peintures à faire croire et des mélis-mélos du Grand-Guignol du quotidien. Il entra et vit un espace ouvert donnant sur la mer. Il avança vers son vélo en chantonnant que la mer on en voit jamais l’bout en apprenant à la prendre par le bon.

J’ai écrit ce billet en réponse à celui d’Océan de Couleur: « Sommeil d’une Vie »

Sommeil d’une vie

Niala-Loisobleu – 14 Mars 2014

526fc55588ca7d79ae04b25b55462bbb

Mets tes Ô


e545b9be672146e50ff5e0d3a59a13e2

Mets tes Ô

Aujourd’hui un trop de pluie m’a fait gardé le cheval à l’écurie, les voix noyées n’étaient pas navigables pour la polyphonie. Bonne occasion pour fourbir les contraires de la fatalité

Aucune quête n’est inutile même si parfois elle pèse comme la neige sur la branche. Je cherche des mots qui soignent, des mots qui sentent frais, des mots qui disent vrai
des mots trempes à lavette pour nettoyer mon âme, des mots qui désinfectent, des noms d’oiseaux ou bien de plantes, des mots de miel, des mots de ciel pour effacer le fiel, des mots de source, des mots de souche, des vieux mots flambant neufs, des mots qui lèvent ceux qui tombent et redressent les arbres, des mots qui rafistolent et
font des cerfs-volants, des mots aux ailes d’ange, des mots sans trop de bleus mais plutôt des caresses, des mots qui corrigent la route et réparent les hommes. Entre les bordées de neige, le froid inaugure un cristal. Le ciel peut tenir dans la main d’un enfant. Même la chute d’un fruit prépare l’éternité.

JEAN-MARC LA FRENIERE

M’aime le vent en ce jour de tourment gibouleux n’a rien ôté par le vide. La longueur de mon regard reste entre les points de suspension des questions que je pourrais me poser si je louchais sur ce qui fait absence. L’image avec laquelle je vis fait sillon dans un chant où germe mon temporel

Niala-Loisobleu – 4 Mars 2017


d198e356cb153b0a63d489e8ef851609

PREMIERS SOINS

A APPLIQUER EN TEMPÊTE

 

Bélier de vents, coups de lames butoirs le littoral relit le manuel du sauvetage en mer, le script maudit de la nouvelle vague scélérate. Le réseau retourné sous les assauts s’est enfoui dans l’abstinence communicative, réflexe de sauvegarde. Mais quand les poteaux sont en balance au bout des fils, bernique, mon gars pour le tout électric tu r’passeras quand ce s’rô fini. T’as peur de ne pouvoir surmonter ? Les punaises qui tiendraient l’inconnu en image ne se sont pas prises en considération. Faut puiser dans la poche kangourou de ton pantalon pour éviter de te gerber pareil qu’on s’tire une balle dans l’pied.

La plus paisible image que mes mains ont trouvé pour m’accrocher à ce matin, captif au beau milieu des hurlements du vent, avait les yeux verts ce qui seul compte seulement de vivre. Résister c’est quelque chose de tous les jours. Le baiser au sein de la nature, juste une voix d’enfant jouant avec un grand-père qui l’assure des oiseaux discrets sur le chemin tout boueux d’une crue s’arrêtant au seuil du tunnel, lèvres propres du temps qui s’arrête en vous remontant juste de son essence ciel frais, chaud d’une promesse qu’un hier se propose de rattacher aujourd’hui à deux mains.

Le visage d’un ciel qui nage en cet endroit

m’assied à prendre le tant de voir passer des années de bonheur ici

ces mots là me donnent à peindre

pour dire l’amour en corps d’un rêve qui ne finirait pas sans être.

Il fait très mauvais dans l’alentour de ma cabane bleue, tiens-toi contre elle mon Coeur, tiens-toi,  y a que sel là qui tienne à cru au cheval. Je t’aime tu sais et ça m’accroche.

Niala-Loisobleu

4 Février 2017

Dis-moi de l’encre de sève, l’Arbre


803853

Dis-moi de l’encre de sève, l’Arbre

Dis-moi de l’encre de sève, l’arbre, rien qu’une branche pour m’asseoir et quelques feuilles pour écrire

Dis-moi l’arbre, un vert bouteille, à la nôtre

Dis-moi l’arbre, un bonnet de vent sur mes épaules

Dis-moi l’arbre, ces poils d’animal mis au vestiaire du tronc

Dis-moi l’arbre, couteau gravé au coeur de l’écorce

Dis-moi l’arbre, cabane ouverte ses pas résonnant sur le pont

Dis-moi l’arbre la voix de tes couleurs, rouge argent, vert bleuté, terre au pied, blancheur de neige, araignée du givre, rose heur fruitière, tombé rousse nudité. Dis-moi l’arbre le sol qui vibre à la peau du sentier qui enlace ton orée. Dis-moi la mousse de nos horizontales pensées, le drap d’herbes, l’oreiller de fougères, l’autel du rocher où nous posons nos mains jointes

Dis-moi l’arbre un battement de ta voix de plumes

Dis-moi le son de toi papiers par chemins de ton ventre tam-tam, la transmission de notre m’aime pensée au-delà des longueurs d’une nuit posée devant le soleil sans que le rideau ne bouche les voies de ses dentelles. Dis-moi sans te prendre les pieds dans le tapis d’un WP bordélique les choses en claire, comme là où on fait verdir l’huître spéciale

Dis-moi l’arbre, de ton violon, notre état d’âme….

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2017

 

PERCEE BLEUE DE TON OEIL VERS


img_66896290657438

PERCEE BLEUE DE TON OEIL VERS

Pour te trouver

tendre la main ne donne rien

il y a l’être là

tout entier

plus vivant

que le rasséréné donné par l’objet présent

Au-delà du calme bousculé

que les pas écrasent du trop pressé

collée à dermes

toi tu es

où que je sois

Au banc des phoques d’une sortie en mer

au carrefour du monde dans une rue du Luxembourg

au parvis d’un forum des halles

aux soupirs des gondoles

propres à la place St-Marc

Et en corps juché sur le rocher

battu par un vent rapprochant

aux oliviers de Filitosa

Ton odeur longe les pierres

grimpe

en se frottant aux marques humaines

froissant la graine à l’ouvrir

pour aller au bord de la rivière boire le ponton

embarcadère de l’estuaire

Qui mieux que toi

saurait extraire le goût du fond de la chair

dans la souillure du sédiment

et m’en enduire

couchée à plat-ventre

à chacun de mes pores

Qui sauf toi

ne laverait pas les draps de nos ébats

pour garder sous les yeux le cerne de leur bleu

et les plis de leurs écumes

Je te garde loin

pour t’avoir en tout

intégrale en moi

plus près

marquée des lignes de mes mains

peintes à l’aquarelle de ton désir

sur mon châssis tendu de lin

Réalité-vraie

de la fission cellulaire d’un noyau

toujours en germe

en dépit des apparences d’une fausse notion du sentiment vif

de l’absolu

Tu es la porte d’une cabane suspendue

où l’énergie bâtit la rampe de l’escalier

Eternité transcendantale

que la mort incorpore sic

sans éteindre les feux

du Tout

que nous sommes devenus

par notre seule volonté

de nous tenir près loin

pour nous rejoindre au plus vite

Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2017

Bout des Solennites


Bout des Solennites

par René Char

Affermi par la bonté d’un fruit hivernal, je rentrai le feu dans la maison. La civilisation des orages gouttait à la génoise du toit. Je pourrai à loisir haïr la tradition, rêver au givre des passants sur des sentiers peu vétilleux. Mais confier à qui mes enfants jamais nés? La solitude était privée de ses épices, la flamme blanche s’enlisait, n’offrant de sa chaleur que le geste expirant.

Sans solennité je franchis ce monde muré : j’aimerai sans manteau ce qui tremblait sous moi.

 

df6922068925e1b9b2f924cd7dc0da95

Plus nombreux qu’ils se nomment, sont ceux qui viennent faire tremper leurs croûtons aux urinoirs. Ce n’est pas parce les pavés sont disjoints, qu’ils attendent de rejoindre la sale gueule du quotidien. Des empereurs, je n’ai retenu que Vespasien comme le nom approprié à toute forme autocratique. Depuis la nuire des tant, le pouce porte l’angoisse dans la reine selon le sens où il se mettra.
Mon grand-père en me cachant ses médailles des méfaits de guerre, après qu’il se fut rasé me tendait sa joue pour l’étrenne chaque matin, en me disant :
-Aies toujours le sens critique de ta pensée pour garder l’humilité de tes actes…
En ce temps là on chantait dans les rues, comme une répétition de bal populaire avenir n’excluant surtout pas le crochet. Pas de micro et d’ingénieur du son, ça mixe pas un max le manque d’oreille et surtout pas l’absence de voix. Ceci me fait penser aux non-inscrits sur les listes électorales, qui se plaignent depuis  qu’ils élisent par défaut. Les béquilles amputent plus souvent qu’elles tiennent debout.
L’Amour me circule si fort dans les doigts que mes mains se fourrent dans tous les endroits où il manque. Sans doute que faire à manger pour les autres ne dispense en rien de s’alimenter.
Vous savez que si j’aurai honte ce serait de m’être couvert comme un oignon.
La nudité ne me quitte pas malgré l’hiver du coeur des hommes.
Niala-Loisobleu – 29 Décembre 2016

UN MATIN


UN MATIN
J’ai marché dans l’Autre nuit

étrange sensation de ne sentir de craintes

venues de multiples et qu’importe intentions

tout en sachant que le genre préféré du monde demeure tel qu’à vents

Nous sommes Miracle ou banalité

il me semble avoir fait comprendre

ne croire qu’en la capacité de soi

La pugnacité d’aller au centre de l’Autre

pas dans ce qu’erreurs, maladresses où mouvements fugaces

peuvent induire à ne voir pas le réel de l’Être

Dans son noir et blanc

l’image du quotidien
est une couleur à trouver

Le soleil qui brille
je l’ai pris sous tes cheveux
sous la bretelle de tes seins ballants de vie

Ils tombent
généreux
nourriciers

Tu sais lorsque je t’ai senti mer
au berceau de cette plage, Nous soleil
j’ai pris à deux mains aujourd’hui

Les oiseaux ont séparé le vol de l’inerte
le caillou a balisé
à ton pore je frémis ta respiration…
Niala-Loisobleu – 27 Novembre 2016
tumblr_oell7bhnys1sgzhgyo1_500