EXPECTORATIONS DU BON CHIEN


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EXPECTORATIONS DU BON CHIEN

Je n’avais aucune envie d’écrire ce matin. Je le fais chaque jour comme je peins. Mais il y a des jours de dépeinture, quand le paysage se corrompt par abandon, manipulation, tromperie, ou tout mauvais traitement à base de mots nitrates qui polluent par la bêtise, la flagornerie dont ils peuvent être composés.

Après avoir pas lu l’article de la côte de popularité, traitant de la mégalomanie politique , je n’ai pu retenir le besoin d’en parler, voici donc à mots mécaniques, ce que je ressens ce soir.

Flatter pour flatter, billevesées en rafales, pour moi c’est un véritable attentat contre la personne humaine. Donc, je garde ma larme. Que les crocodiles ne se méprennent pas, je ne pleure jamais devant les tous bides, c’est seulement quand j’ai le ventre qui s’ouvre au contact d’une l’âme humaine que je me fous à poil.
De me savoir ponté sur deux êtres par un tiers : le suis et le pas reconnu, ça me percute grave.
L’admiration s’est glissée dans toutes mes cellules quand j’étais tout p’tit, j’en ai jamais démordu. Mettant les verrous sur tous les faux-marbres, les faux-bois, les faux-sentiments, les faux-malheurs, les faux problèmes…ces petites merdes qui sont journellement déposées sur mes trottoirs par les assistés de notre pauvre société. Cette société au lieu de se soigner, profite grassement d’une déchéance de ses membres, le fric n’a vraiment pas d’odeur. La vraie misère, quelque en soi la cause, la forme, la vraie ne fait pas étalage de sa déprime, elle reste silencieuse, digne, accrochée à sa dernière lueur.
Doù l’envie de ne rien écrire de moi mais de lire des autres.

Comme une autre réalité du changement d’heure. Un arrêt pour faire le point, regarder autour. Le vide du web est notoire.car en dehors de ceux qui ne disent jamais rien , mais qui matent, il y a ceux qui dégoulinent en flatteries poisseuses, en mots creux, et ceux qui remettent, entre deux faux sourires, leur vraie grimace de fausse-douleur, et que je te retartine le fiel des petits bobos.

Ils sont rares les penseurs qui n’ont pas une fausse-idée, qui ne gonflent pas du bulbe dans une diarrhée écrite sur n’importe quoi, le sujet qui n’interpelle que les sourds.
Je leur dis donc MERCI, ce qui chez moi n’a jamais été un tic, une poignée de main automatique, un « comment ça va » en boucle.
Emu par la beauté de vos lignes Amis Chair, mes Humains, je suis troublé, en pleine conscience du bienfait que vos douleurs profondes à votre rage mêlés, sont d’une portée considérable par la générosité qu’elles contiennent.

Je me sens lié à vous par un des rayons de cette Lumière qui perce les ténèbres de l’humanité, tout en demeurant conscient comme jamais que ça échappera totalement à icelles et iceux qui portent une part de responsabilité dans ce qui est à l’origine du marasme.

Niala-Loisobleu – 18/04/16

 

 

« Ce n’est pas la lumière qui m’a inspiré, c’est ce qu’elle éclaire » W.R.


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« Ce n’est pas la lumière qui m’a inspiré, c’est ce qu’elle éclaire » W.R.

Je tousse d’étouffements nés d’appendices contaminés

Depuis  que – j’étais encore enfant par la taille – regardant la hauteur de l’arbre de vie m’apparut le danger de se couper la branche d’assise. Je me mouchais entre mes dois faire par réflexe d’auto-défense naturel

Agir, agir, agir au lieu du laissé-faire

Les rues pieuvres du chemin de profit rapprochèrent tant leurs façades qu’il devenait impossible de ne pas toucher l’embrouille du doigt. L’histoire dirigée par des dieux- prête-noms-divers se répétait comme une implacable prédestinée dramatique. Evidemment c’est bien sûr…quand le vrai patron reste toujours en retrait parce qu’il s’appelle Machiavel. Et que le troupeau des terriens passe toujours par le chemin que les plus mauvais ont tracé. Et nous y voilà plus que jamais, au bord du précipice. Tapi dans le moindre cagibi de la terre entière le monstre mafieux veut conquérir le monde par la terreur. Sommes-nous au 21° ou à l’époque des huns et des autres tartares en hordes sauvages ? Qu’allons-nous enfin pouvoir trouver pour stopper  la course à la destruction humaine ?

Une seule solution couper l’hydre de nos épaules responsables.

Ne plus se vouer au dépôt de larmes sur le trottoir du crime, ne plus se tourner vers un espoir de pacotille dès lors qu’il n’est fondé sur aucun acte, ne plus commémorer, ne plus s’en remettre aux dangereux tartuffes qui nous gouvernent, mettent en berne tout en honorant l’émir de la plus haute distinction honorifique nationale..il faut sortir nôtre existence des mains de joueurs vicieux et viciés. La vie n’est pas un jeu et l’amour n’est pas un sort de lumière noire.

Dédicace à Willy Ronis

Niala-Loisobleu – 23/03/16

Source: http://www.espritsnomades.com/artsplastiques/ronis/ronis.html

 

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TE VOILA PENDU


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TE VOILA PENDU

À portée, dans cette rue piétonnière, combien de brins d’herbe essaient de se soustraire à l’emprise du pavé ?
Je n’ai pas besoin de les voir, il suffit de se tourner du côté éteint des façades pour sentir combien le vert manque. Curieuse époque que la nôtre qui finit par enfermer le dehors à force de circonstances contraignantes. Les cordes se détendent, les noeuds se desserrent mais juste pour faire semblant. C’est au moment où tu présentes ton signe de confiance que la trappe s’ouvre sous tes pieds. Te voilà pendu, bel et bien. Enfin « bien », faut par interpréter de travers.

L’herbe est étouffée par l’asphalte. Pas le droit d’être fou au sens littéral, c’est juste autorisé pour faire joli dans une phrase appropriée et seulement quand ça arrange. A la poterne l’amour retourne par les souterrains, dissimuler son existence, il ressortira que pour jouer la comédie au premier besoin d’intérêt. Une éternelle jeunesse a été réservée à la tromperie.

 

Niala-Loisobleu

28 Novembre 2015

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BIEN SUR IL Y A…


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BIEN SUR IL Y A…

Bien sûr il y a les vitrines des pâtissiers, la religieuse pleine de grâce et la Marie-Salope au quai des brumes amarrée. Bien sûr il y a l’exorciste qui peint des signes sur les arbres pour les guérir des haches inspirées par les cris des tronçonneuses hystériques. Bien sûr il y a les prie-dieu pour s’éviter les écorchures aux genoux à marcher debout dans sa vie, processus expiatoire qui remet sur les rails du mal. Bien sûr il y a les restos du coeur pour que les pétroliers dégazent les ouvriers au feuilleton de la soap populaire. Bien sûr il y a les verts pour se noyer dans le hêtre où ne pas être, chloroforme de la canopée. Bien sûr il y a la prime de casse pour s’acheter une conduite aux régionales. Bien sûr il y a le pape et les jeanne d’arc, pour que les moutons paissent au milieu des crimes de l’amer, passeurs d’hommes, bourges et migrants de cas laids, mais gare à la curie qui n’épargne qu’elle. Bien sûr il y a la mer, les cocotiers, les sèche-ailes, les sèche-cheveux, les sèche-larmes, les séche-coeurs, Cholet et ses mouchoirs, ma Tante et sa piété du mont de venus et restés à poil. Bien sûr il y a les difficultés des banques, les problèmes des riches, la dureté des sols à retourner, les boutons qui grattent, les vaccins à revendre et tant et tant et tant…qu’on se demande comment ça pourrait bien être autrement que l’amour c’est naturellement porté à finir mal.

Tellement c’est plus simple de faire compliqué.

Tout commence par soi-même.

Si on se montrait tel qu’on est et non tel qu’on cherche à se vendre.

Faux-cul jusqu’à la racine d’une virginité,

qu’on se demande si elle a jamais pu exister ailleurs que dans le manuel du parfait bluffeur

« La Prude anse du Naufrageur ».

Niala-Loisobleu

7 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=UTQHAuwFGhU

LE POTEAU D’EXECUTION


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LE POTEAU D’EXECUTION

On ne les voient qu’au travers du lit où le rêve voyage. Bateau-ivre, en croisière pour le train fantôme. Comment savoir le sens à prendre entre vérité et mensonge, cette fanfare couvre trop la vue pour entendre.
L’ami(e) qui aurait fait le net est de sortie.Trop d’objets trouvés encombrent le quai. Derrière les nasses, je n’entends plus les mouettes voler. A moins que ce soit mon erreur d’avoir fait confiance. Hier le bout de la jetée clignait du soleil balisant la sortie, au travers des étocs le chenal m’apparaissait plus clair que le danger de me tromper. A présent la vue s’est retournée, Adieu faux-amis, bonjour mors à venir.Cette vase m’avale d’un sable émouvant. Poteau d’éxécution, je serai pan dû à l’aube d’un adieu inavoué….Partir en donnant l’assurance de rester casse le miroir en éclat de boule à tango. Plafond qui dérape, le plancher bascule la tête dans le couperet. Avec la cigarette et le verre de rhum, bien sur.

Faut pas démolir l’imposture..

J’irai revoir ma Normandie, mon Capitaine me manque.

Où t’es dans toutes ces dérives d’amour mon P’tit-Frère ?

J’espère qu’au fond des abysses, les problèmes avec son ombre sont lavés.

Toute une vie pour s’en moquer et remettre sur le métier sans cesse les mêmes erreurs, ça mérite de trépasser.

L’abus de soi-même présente trop de danger pour la société.

Niala-Loisobleu

8 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ENoT-HDwBig