VIVENT LES MARIES


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VIVENT LES MARIES

 

Les soubresauts du buisson  aux fleurs blanches se tenaient encore debout au lendemain des cloches

Par la main greffée du nouvel anneau.

Vivent les mariés cogne un pic-vert au tronc de l’Arbre Légendaire.

Les mousses émus commençant à sentir le besoin du poids des corps courir sur les tomettes du plancher des ponts appuient au chant pignon.

Les bouches de deux guitares prises en cordée au carré des étages enferment le patio des cris d’une suite de noces que la senteur des fleurs a remuées.

Comme balancent les seins aux claquements des mains

Les pois de la jupe partis sur la chaise

la fleur de l’hymen à jamais vivante en taire dans leur âme

La côte de tes hanches où bat la mer, me porte aux pôles de naissance de tes créoles

Vivent les mariés

l’estuaire ne mendie plus

le delta dit en corps  oui dans un large sourire…

 

Niala-Loisobleu – 21/10/18

Transe Fusion


Transe Fusion

Le portillon de la cabane bat, un moulinet de pédale à l’arrêt. En se penchant au travers de l’herbe et l’oreille indienne collée au rail, pas même un train ne traverse le passage à niveau. Pour remonter l’étiage il va falloir plusieurs seaux d’ô. Sécheresse d’une langue que la rentrée n’est plus en passe de mettre au programme. L’orthographe ça n’est plus du tout portable. Pourtant j’entends les iris de Vincent violacer d’une forme aigüe contre l’indifférence. Celle que les fous percent dans les barreaux de leur asile, quand le jet ne peut plus éteindre leurs cris. Un jour, quelque soit l’heure, tu rentres et dans l’entrée le miroir te renvoie l’image qu’on ne découvre que dans ses torts. Ceux de n’avoir rien retenu de confiance, acrobate sans filet. Et plus tu vieillis plus le miroir devient grossissant. Four d’un lâché prise. Semailles dans une veine en stase. Le grain a poudré du talon. Au cirque on joue Achille. Alors tu vas et viens dans les tiroirs de tes itinéraires. Bien sûr tu vois défiler le même endroit à piège de merde. Une marque que les pigeons ne nettoient pas malgré St-Marc.

Retournant le taire avec les doigts, tu tires la syllabe, puis la consonne avec les voyelles. Et alors ? Rien.

Rien que la marque sur mon coeur

qui saigne.

Tu n’es pas crabe, marche de vent.

Niala-Loisobleu – 6 Septembre 2017

 

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