L’OREILLE ABSOLUE


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L’OREILLE ABSOLUE

D’abord l’appui de la fenêtre en épreuve d’équilibre sans recours au pari. Ce n’est pour personne clair à franchement parler d’entrer un jour de naissance dans sa vie. Tous ces bruits qui se proposent que sont-ils de bons ?

La balance instrument à deux cordes rapproche plus de soi qu’elle ne mène où ça manque

L’oreille absolue sans connaître le solfège me sourit de son oeil à percer la nature humaine

Quant tout prend naissance au caniveau, le chemin remonte à l’estuaire d’étiage en étiage

EN CHEMIN

Je suis descendue au jardin
Des enfers
Pour de mon chagrin
Y remonter la lumière

Je me suis élevée au jardin D’éden
Pour de mes mains
Y déposer ma haine

Je me suis bercée dans le soir
Pour y retenir l’espoir
Je me suis inscrite au jour
Pour y trouver l’amour

Pourtant avec le temps
J’attends
Que s’ouvre à moi le sens
D’une vie, mon essence…

Tout ce qui sait vécu
Se perd
A mère Je me suis perdue…

Alors je m’y suis rendue
Aux cœurs
De l’humain en pleurs
Et j’ai reconnu…

Cet essentiel
Arc-en-ciel
Demain en main
Que je tiens..

 Sonya Chiffot  (Extrait de: Peau Aime d’Ailes à Fée)

 

Les croisées de routes ont de tels détours qu’il faut pas croire du premier coup avoir pris le départ, des reculs sont plus que nécessaires à l’avancée pour estimer justement

On ne possède qu’une virginité qui  heureusement n’a rien à voir avec l’innocence qui demeure malgré le pire usage que la vie passe sur son corps

-Et le soleil c’est pour quand ?

-Y  a pas d’âge aux changements de lune, les marées vont aux estrans le même but sur leur liste d commissions

Dans un soleil de météo sans parole, une pluie peut avoir plus de respect de tenue, quand tes yeux vinrent à chaudes larmes qui aurait penser malheur n’aurait rien à voir avec la réalité, je temps porte à te garder omniprésente

Niala-Loisobleu – 14/12/18

 

A la lumière d’hiver de Philippe Jacottet


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A la lumière d’hiver de Philippe Jacottet

– Il est vrai qu’on aura peu vu le soleil tous ces jours,
espérer sous tant de nuages est moins facile, 
le socle des montagnes fume de trop de brouillard…
(Il faut pourtant que nous n’ayons guère de force
pour lâcher prise faute d’un peu de soleil
et ne pouvoir porter sur les épaules, quelques heures, 
un fagot de nuages…
Il faut que nous soyons restés bien naïfs
pour nous croire sauvés par le bleu du ciel
ou châtiés par l’orage et par la nuit.)

IDENTITE


Thoughts and soul asleep

IDENTITE

Les mouches peuvent s’en piquer

je ne venterai que chaque espace immobile

en

épousseteur opinîatre

des pièges toilés

délustreurs des pistes de danse et encombrants des rivières

mouchettes à lumières

Que crois-tu

que j’aurai jeté le trousseau de tes portes

passe de mes doigts-rossignols

à t’enchanter le mamelon quand l’arbre en revient au bourgeon

alors que les feuilles mordaient le sol de leurs rougissements

et que le sillon en appelait aux semailles ?

Bien sûr que non sinon d’un autre âge

m’en serais déjà allé

aux remises de pênes des cages

Vaste domaine au bord

du Styx

souterrain

où plus rien n’est lacustre…

Niala-Loisobleu

10 Novembre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=eKIOURDOG3E