
GEMME HEUR
Au tronc du pin
prise dans l’écorce
sa robe résine
par transparence à remplir mon petit peau
de j’aime…
Niala-Loisobleu – 04/08/18

Au tronc du pin
prise dans l’écorce
sa robe résine
par transparence à remplir mon petit peau
de j’aime…
Niala-Loisobleu – 04/08/18

En bouche le goût métal d’une musique de rue
dont mes tempes cherchent à s’affranchir, pouce circoncis au stop d’un carrefour
Au loin, la chaume a du mal a se rafraîchir la mémoire. Que reste-t-il après cet étouffement latent, sinon un tant larvé dont rien ne laisse à espérer.
Les trois côtés du triangle montent en un seul point inexorablement à l’envers de l’effort. Dans le dit plus la moindre trace du fait.Les règles sont des enseignes dont la lumière s’est éteinte d’une rupture de fils conducteurs.
Les trous de la chaussée font stase. Il y a des fuites dans tout le système de canalisations
Mes phalanges et mes paumes
âme son sans appâts
tendent grand les oreilles
Je ne suis pas des passants qui vivent dans la mort
Intérieure
ma force infinie dans son réseau de racines
trace en se jurant de détruire le caillot qui voudrait la bloquer
poussant des reins bandés l’échafaudage à se dépasser
les pierres à s’extraire
à se tailler
en voûtes et linteaux, rosaces et trumeaux; marches et clés, flèches et gargouilles
avant que les promoteurs aient fait disparaître la moindre place de l’ultime embrun
Tendon de viole
gambe de bois
oeil de vert
des hauts-bois la-voici s’extirpant des hauts-fonds
ruisselante de tous ses pores
touffe en bataille
Qu’elle crie, oui et d’un silence vibrant à percer les tympans
pour que les chapiteaux libèrent les animaux du bestiaire
et qu’on entende jusqu’au delà d’une vie temporelle
les fifres et les tambourins
la tracer
aux jambes des âtres
dorée comme une miche fumante
cette artère sanguine
coeur truelle
cette verticale sans compromis
cette percée d’un regard en attente de se greffer à l’autre
pour y voir clair
simplement
clair
en nôtre jardin refusant de loger la friche de Vie en bouquet
Selfie,
perspective aux yeux fragrances
Niala-Loisobleu – 7 Octobre 2016
FRAIS DU PREMIER MATIN
Je m’aime des doigts
trempés
aux chemins des vols d’oiseaux
Mimétique au tant de notre seul coeur
battant d’un temps non engrené aux horloges
Les rouages des réverbères perdent trop de l’humide
du cri des étoiles de l’avenue cosmique
le geste de la première étincelle
n’a pas pris le temps d’être mental
unique vérité du non-dit du langage humain
Native manifestation
une eau innocente gazouille
mains tendues au dessus du berceau d’un désert
Je m’aime oui je m’aime
mais de l’autre
antipodes de nôtre tout
ébarbé de ce qui serait demeuré caché
Autour de la face du décor se tenant en coulisses
les devantures claquent dans le sens du vent
poussé par l’esprit des catacombes
Mémoire-vive
de ce premier matin qui apparut au tombé des poussières du big-bang
Nous sommes restés androgynes
indissolubles
inséparables
siamois
du premier matin d’amour nu…
Niala-Loisobleu
3 Novembre 2015
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