AU JOUR D’HUIS DANS TA FLEUR
Poser le fardeau et allonger mon corps entre la respiration des lèvres du fleuve et le balancement des monts de la poitrine. Le paysage d’une campagne habitée d’oiseaux, toute piquetée d’arbres-refuges. Si égaré, survient un marchand de tracas que la terre s’ouvre sous ses boniments de camelot. Mon dos brisé s’appuyant sur le reste de force de mes jambes, ne me lève qu’au baiser régénérateur. Laisse-moi boire tes seins ô jour de trêve. Nous mangerons sur l’herbe les carreaux du marais, tu sais celui-là où on ne pourra pas expulser le sel qu’il possède. Quoi qu’on possède d’esprit du mal. Il y a des enfants qu’on ne peut séniliser. Je n’ai pu dire je t’aime dans le combat inégal d’hier. Mais mon silence le gardait pour le tenir hors du tir meurtrier. Met ta plus belle robe, celle qui sent la montagne côté soleil, je vais prévenir le vent qu’il me tienne sous-elle en parachute. Puis d’un bout à l’autre de tes pores, ronronner comme chat
Niala-Loisobleu – 6 Mai 2018

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