Ô RALES


Ô RALES

Vers aime rôde
Sanguine gnôle en
Jaune prune
Fauve êtes
Noir de fumet
Bleu outre mère ?
A la pulpe de la soif interne, mes ongles cherchent la pluie attachée au flacon du soleil, regarde-toi côté lumière face à l’ombre.De l’herbe foulée l’écume au galop porte en flux le reflux du traitement des déchets. Et mes paumes à l’à-plat repeignent d’un rehaut l’appel invisible de l’embrun aux touffes des côtes par mouvements porteurs d’un écho système. Suis en amour au lit de l’insomnie couché sur la pointe des pieds au guet du jour. Oyé, oyé, noir est le geai de ce verbe à voir qui se taire comme mue est. Vieille peau qu’un chemin qui n’avait rien demandé trouve en héritage. Quel glissement que cette idée qui m’a poursuivi toute la nuit jusqu’à la crampe. La venue libidineuse sur le boulevard de ceinture. Quand ça t’attrape et te tord à tresser, tu te prends pour le chanvre de l’accorde à sauter. Et d’un bord à l’autre du lit de la rivière tu fais des ricochets à force de reins. Passeur d’en vie à la pointe du cap ferait.
Le plafond perce une sortie pour cheminer
Toi émoi
Une seule vertèbre
A deux dos
Qui tape d’étalon
Pour se sortir la tête du sot
Les quais appellent au départ des mouchoirs
Niala-Loisobleu – 11 Juillet 2017
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NOCTURNES


NOCTURNES

Les pas de ta jupe avant qu’elle ne tombât en pâmoison – cygne d’un autre tant – glissent sur l’ininterrompu mouvement de tes hanches, à voie hôte. Musique de seins frottés l’un à l’autre des touches du piano. Dents de mon amer. ö jamais je ne voudrais traverser ton tropique sans aller-retour, je me fous de Neptune et de ses habitudes aquatiques, qu’il aille se faire foutre, nous n’avons rien à voir ensemble, dans ses abysses là. Je t’harponne la petite culotte de dix ongles vampires, langue calais dans les dentelles, ton herbu pour moustaches et la pression sur le bouton de l’ascenseur qui s’y cache à l’étiage du grand magasin du bon heur des dames.

Niala-Loisobleu – 1er Juin 2017

GARRIGUE ÊTRE


 

GARRIGUE ÊTRE

Mes doigts piqués fourchette

Le sol de sa chair entre les dents

Goutte à goutte

Je la sirote

Aux fronces de sa toison alambic

Me voici parvenu au silence qui emplit les yeux

Serre peau lest plat nannan

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2017

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SOLITUDE Ô RICHES HEURS


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SOLITUDE Ô RICHES HEURS

Tes parfums  venus du vent

libres de droit

me collent à la peau

mieux qu’un flafla con vide

Imberbes buissons  fanés

d’une compagnie sèche

que j’arrose de solitude

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2017

 

PROMISE


PROMISE

Sur le sable où je marchais

sans écriture dans l’appel

je n’ai rien trouvé de Toi

dans la laisse de mer

En revanche

de chair et seins de vent

tu m’hâlais promise estuaire ouvert

Niala-Loisobleu

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TOUJOURS POUR LA PREMIERE FOIS


TOUJOURS POUR LA PREMIERE FOIS

Toujours pour la première fois

C’est à peine si je te connais de vue

Tu rentres à telle heure de la nuit dans une maison

oblique à ma fenêtre

Maison tout imaginaire

C’est là que d’une seconde à l’autre

Dans le noir intact

Je m’attends à ce que se produise une fois de plus la

déchirure fascinante

La déchirure unique

De la façade et de mon cœur

Plus je m’approche de toi

En réalité

Plus la clé chante à la porte de la chambre inconnue

Où tu m’apparais seule

Tu es d’abord tout entière fondue dans le brillant

L’angle fugitif d’un rideau

C’est un champ de jasmin que j’ai contemplé à l’aube

sur une route des environs de Grasse

Avec ses cueilleuses en diagonale

Derrière elles l’aile sombre tombante des plants dégarnis

Devant elles l’équerre de l’éblouissant

Le rideau invisiblement soulevé

Rentrent en tumulte toutes les fleurs

C’est toi aux prises avec cette heure trop longue jamais

assez trouble jusqu’au sommeil

Toi comme si tu pouvais être

La même à cela près que je ne te rencontrerai peut-être

jamais

Tu fais semblant de ne pas savoir que je t’observe

Merveilleusement je ne suis plus sûr que tu le sais

Ton désœuvrement m’emplit les yeux de larmes

Une nuée d’interprétations entoure chacun de tes gestes

C’est une chasse à la miellée

Il y a des rocking-chairs sur un pont il y a des branchages

qui risquent de t’égratigner dans la forêt

Il y a dans une vitrine rue Notre-Dame-de-Lorette

Deux belles jambes croisées prises dans de hauts bas

Qui s’évasent au centre d’un grand trèfle blanc

Il y a une échelle de soie déroulée sur le lierre

Il y a

Qu’à me pencher sur le précipice et de ton absence

J’ai trouvé le secret

De t’aimer

Toujours pour la première fois

André Breton « L’air de l’eau »

Tes yeux devenus sans heures marquent le tant des aiguilles de tes cils, Tic-tac, mon coeur fait coucou tendu, La transe apparence se concentre d’une simple apposition des paumes pour te faire venir au clos de mes paupières, Les contrées par où défilent les mots tus sont plaines de semences, N’as-t-on pas vu les terriers organiser des journées portes-ouvertes ? Dans l’invisible lumière des hésitations réitérées au bord des jours, les trèfles à quatre-feuilles n’ont qu’une suspension tributaire de la solidité de la tige, trois points c’est tout, Sur les corniches de mes vertiges je varappe à tes parois avec tes seins tenus à demain en balancier,Toi au bout du long couloir sombre des nuits approche des rose matins, Nos lèvres ont soif, les longues traversées sèchent la langue de leur sel au centre du silence que le vent porte au centre de nos pensées, Voic l’herbe folle de la comète, Nous nous y accrochons de nos dos renversés, Allongés sur le m’aime drap, nus, au fil de notre odyssée la rivière méandre sans ahaner,

Je te laisse ma main

A tremper dans ton encrier

Niala- Loisobleu

2 Avril 2017

Et du seoir, les prières touchent au but…


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Et du seoir, les prières touchent au but…

Autour de ma pensée assise, la pénombre a posé son plaid sur mes jambes, les oreillettes du Voltaire ne font pas casque sur tes cheveux, ils coulent libres à dessein au pied de ton cou. Juste tes yeux pour unique lampe, c’est tamiser les étoiles de mon rêve entre les arbres. Aucun oiseau de nuit effraie le tendre silence qui rassure. Quand Nous rassemblons notre présence en cette palette d’actes qu’elle constitue, les tons s’accommodent chromatiquement sans erreur de véracité. Faut dire mon Coeur, qu’on ne sait jamais menti, m’aime aux temps les plus hétérocarpiens. Suis-je lé, te dis-je en suivant tout le long de ton long ?Tu rigoles. Plus claire que la bouche du caniveau que le balai d’osier ouvre. Cantonnier, je cure ton fossé des vêtements de nos voyages où plus ardents qu’un vent de sable, nous nous terrions sous la toile encore fraîche de nos étreintes.

LEON PAUL FARGUE…Extrait

Souvenirs d’un passé qui dort dans une ombre si transparente… Des intimités insaisissables qu’on se croit bien seul à connaître et dont on voudrait enchanter les autres… Certains regards. La voix d’un être cher. La gaucherie d’une âme ardente.. Une inflexion familière très douce et bien humaine…

Des yeux qu’on revoit parmi vingt ans de souvenirs, dans une rue grise, un jour de promenade. Du soleil sur un peu de paille, devant la porte d’un malade… Un regret sobre. Une parole d’un chagrin vague… Un nom touchant qu’on n’arrive pas à retrouver… Tout ce qui porte une chanson triste au bord des lèvres… Et ce mutisme avant les larmes…

Le retour, un soir, dans un quartier où l’on a vécu jadis. Le tremblement de la voiture entre des arbres… L’odeur d’une avenue frissonnante où il a plu… L’odeur d’un chantier, sépulcrale et tendre… Un geste passe sur une fenêtre éclairée très tard, tout en haut d’une maison qui se reflète dans un fleuve… Le grondement lent d’un train sur un pont de fer… L’adieu long d’un remorqueur… Et la persistante vision de ce coin de faubourg où la vieille maison que j’ai tant aimée ne me connaît plus. Rien qui bouge à ses vitres. Un boutiquier maussade y tourne et pèse. Elle est sans regard, elle est sans rêves. Et il n’y a même pas de lumière à la fenêtre où j’ai songé…

J’allume pour nous deux les lampes… Une parole heureuse, un visage de femme, une fenêtre brûlante, des voix connues passent et se brisent… Ah je voudrais serrer tous les souvenirs sur ma poitrine, en bouquet, pour te les offrir. Mais ils sont lointains comme des signaux. Signaux du soir, avec leur douceur menaçante… Fanaux des trains et des bateaux, qui ont toujours ce regard triste… Signaux d’amour, tendres et fins comme des cœurs à la fenêtre… Signaux du ciel, un peu perdus, comme des fleurs dans un champ d’ombre…

De beaux accords plans se recouvrent. La mer qui remonte. Un rayon de Chopin m’arrive – et fait la lumière où je veux m’étendre – sans plus rien dire – avec un ami qui sache tout de moi-même, qui me reproche tout – et qui me pardonne…

LEON PAUL FARGUE

Entre les lames des volets, la jalousie a parfois glissé des réactions incontrôlées, qui n’en a pas, ment en disant je t’aime. On glisse sur la rampe des éclats de rire, et en bas la boule de cristal fait tamponnoir. Les fleurs des tentures en s’échinant pour aboutir à l’odeur ne parviennent pas au sensible suint des pores, le tien m’émeut à un point que rien ne peut le distraire de ta peau échauffée. Je ne le méconnais jamais pour un autre. Pareil à l’effervescence de la nature, les giboulées sont agaçantes, mais restent la preuve intangible du retour du printemps. Je parle pour des millénaires avenir,  porteurs d’actes à l’inverse des racoleurs. Quand tu rentreras de cette promenade dans la ruelle du lit, gardent les yeux dans l’espoir que l’aile du papillon colore. Quoi qu’il arrive, je t’aime si fort que je ne mourrais pas pour solde de conte inconnu.

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2017

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A DESSEIN ARRIVE L’AUBADE


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A DESSEIN ARRIVE L’AUBADE

Chemin calé dans l’épaule, le long coude qui monte dans la brume du matin rampant au sol.Quelques étoiles falotes se balancent entre les premières fermes du village. Suivies des aboiements de chiens qui tirent sur la chaîne les retenant, le jour qui se lève laisse le bois dans la pénombre au chevet d’une nuit faite blanche dans tes draps, à te parcourir pleine-lune. La cheminée s’est endormie vers l’aube, sous le poids des rondins qu’elle a réduit en cendres.

Dans les plis des vêtements pendus au perroquet de l’entrée, l’enfant n’a pas ôté les cailloux que ses doigts ont polis à force de prières. Ils reposent avec les morceaux de ficelles effilochées qu’un noeud retient à la filature de l’histoire. Mieux que des cadres, ils retiennent plus d’images du puzzle, qu’un album, où faute d’air, elles jaunissent aux érosions du temps.

Ta poitrine en me battant au coeur, nourrit ta présence en dehors des repas. J’aime le balancement de tes seins au clocher de ta poitrine. Tantôt nonchalant, il m’emporte à l’intérieur du fourré, derrière lequel pousse la route qui ne s’arrête que pour repartir. Loin des bavards qui ne tarissent pas d’histoires sans goût. Ils ont l’instinct affuté tes seins.Je reste émerveillé, sans rien dire. Les voyant comme deux animaux que rien ne sépare, ne rien laisser échapper de la moindre manifestation de leur environnement. D’instinct ils sentent les changements de temps qui vont survenir.

Quelquefois, au bord du vent, ils se mettent à courir, se jetant en avant, joyeux de savoir qu’ils peuvent arriver les premiers au bout du sprint. Joueurs comme des chiots ils se roulent l’un sur l’autre, en se mordillant  sous d’inoffensifs coups de griffes.Ils se chevauchent, s’enroulent, glissent au bas de l’aisselle, lourds de choses à dire et relèvent la tête en jonglant avec leurs aréoles.

Nous irons à la mer voir le gonflement des voiles.Et nous prendrons le vélo pour le marché aux fleurs des quais de l’Ile au Trésor, il me reste assez de créons dans la boîte de couleurs…

Niala-Loisobleu – 13 Mars 2017

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RESTONS AU NID


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RESTONS AU NID

M’réveiller

les mains pleines de ton odeur

dans les draps en corps mouillés

vivant mais tout raide

où raide mord

qu’est-ce que ça m’lève une idée d’enfant germant au ventre, bouchant le creux d’un plein délié de suspension, exclamant les mots lierre accrochés par les patins, langues en titre, puti que tes nichons ça rapproche, restons au nid !

Niala-Loisobleu – 11 Mars 2017

 

 

ELLE M’ECRIT SES CRIS SUR PAPIER LIBRE 1


Elle

m’écrit ses cris sur papier libre 1

La belle allure, pliée, prête à l’envoi, se pose en question: comment mettre l’adresse à  l’exact endroit du ressenti qui me fit l’écrire ? Voilà le silence d’un couloir entre mes deux seins en corps agités.

Le frisson que tes doigts pourtant là-bas, peut mettre plus fort que la soie qui colle à ma  peau  dessous est un voyage arrivé sur le quai de nos transports.

Et puis ta façon personnelle de signer mon do d’une portée d’ongles non taillés,

ah…. m’aime d’une croix, je te reconnais à nul Autre.

La pluie de tout à l’heure me semble avoir fait faire un pas de plus aux feuilles des branches. Elle a laissé sa marque en bas de mon ventre,

la sens-tu

j’ai collé l’enveloppe avec ce frisson  en corps frais?

N-L. 23/02/17

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