GARRIGUE ÊTRE


 

GARRIGUE ÊTRE

Mes doigts piqués fourchette

Le sol de sa chair entre les dents

Goutte à goutte

Je la sirote

Aux fronces de sa toison alambic

Me voici parvenu au silence qui emplit les yeux

Serre peau lest plat nannan

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2017

28.05.16 - 1

SOLITUDE Ô RICHES HEURS


petit-dej-macaron-bourgeoise-plantureuse-360x480

SOLITUDE Ô RICHES HEURS

Tes parfums  venus du vent

libres de droit

me collent à la peau

mieux qu’un flafla con vide

Imberbes buissons  fanés

d’une compagnie sèche

que j’arrose de solitude

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2017

 

LENTEUR IDOINE


10ef555b328b4459f3fb4674f68f014a

LENTEUR IDOINE

Il faut des jours de rien pour remplir une journée sans courir les échoppes en guise de matière de remplissage . L’embarras saisonnier de mèche avec un trop-plein de boîte à l’être, plus une pincée d’incompréhension ça peut vous gâcher l’Adam plus vite qu’un truc à l’origine reptilienne d’une histoire de paume. On va pas se laisser avaler n’arrêtait pas de me dire le soleil, prends lentement ce que la nouvelle-lune peut changer et  en voiture Simone. Alors partant au devant, je pensais qu’ aller ouvrir la cabane serait de bonne augure.

On dirait que je pense à toi Manache, chaque fois pareil, quand à cette époque printanière, j’accomplis ce rite de passage, pour laver le linge de la haine. Aragon pris à contrecarre, c’est faire comme vouloir faire l’éloge d’un BHL et de sa Barbie. T’inquiètes mon Jean, toi tu Ferrat la vérité, rien que la vérité, j’te l’jure. Le reste on s’en bat l’oeil. Lentement mais sûrement. Sur les mues des mois passés, une virginité s’étend lentement. Personne, on entend le sol respirer et sous les aisselles des troncs on peut voir des nids perler un duvet neuf. L’animal est maître du territoire, qu’il soit à poil ou à plume, la peur du colon envahisseur ne vient pas lui troubler la chanson. Autour on voit les mots devenir charnels. C’est vivant ce calme qui encourage la nature à se se montrer nue.

Cette fois le départ a un manque d’outils rituéliques, mais il ne restera pas dans l’amertume du vélo volé. J’ai vu cet après-midi venir le début d’un attendu demeuré en hypnose.Il y a du semblable à un certain parcours poétique où le loup ne mangeait que les ronces et tissait une jolie robe à la jeune fille sans tomber dans le mélo de la grand-mère. Les glands des chênes ont une pointe verte au nombril. La voix off Nous est connue. Cette lenteur comme elle part, promet bien des satisfactions d’attente.

Niala-Loisobleu – 28 Mars 2017

15c2ef76b85855a468c3b082aa3d0a6b

MI-Ô PIS


MI-Ô PIS

« Quoi de plus agréable pour les aînés que la poussée de fiers arbustes qui leur feront sur leur vieux jours un peu d’ombre ? La jeunesse est tout ce que nous fûmes, qu’elle nous affectionne ou qu’elle nous déteste. C’est bien cela, la grande randonnée ! »

René Char

(Correspondance avec Jean Ballard, 1935-1970)

De ces pas trop courts, restent à l’étendue les traces d’une suite, d’abord griffonnée de nappes en nappes des bistros où des santés se sont répétées dans l’entrechoquement des vers.

A la nôtre, à le tienne vaut mieux que courir…

Tiens je ne te touche pas que des dits doigts, ne crains que je te paume

je ne joue pas

m’aime quand je jongle avec tes seins

en équilibre sur leurs pointes

je vois clair

La couleur de la pensée en trois D…

Des deux je n’ai jamais été celui qui a ignoré l’Autre

Je les ai t’été sans relâche et sortis de ton corsage m’aime quand il dort dans sa cage.

Niala-Loisobleu – 18 Mars 2017

397636_401007413319074_1335841527_n

 

Bleu ouvert en deux lèvres.


Bleu ouvert en deux lèvres.

L’Improbable (Extrait)

Quand nous avons à défier l’absence d’un être, le temps qui nous a dupé, le gouffre qui se creuse au cœur même de la présence, ou de l’entente, que sais-je, c’est à la parole que nous venons comme à un lieu préservé. Le mot est l’âme de ce qu’il nomme, nous semble-t-il, son âme toujours intacte. Et s’il dissipe dans son objet le temps, l’espace, ces catégories de notre dépossession, s’il l’allège de sa matière, c’est sans porter atteinte à son essence précieuse et pour le rendre à notre désir.

Yves Bonnefoy

L’Indélébile

Le mensonge de la petite culotte absente cogne à la fenêtre de l’incantation de ses seins gros, forçant le décolleté d’une robe aux boutons ne tenant plus qu’à un fil. Ce fil du rasoir sur lequel je dus traverser l’image que ses mains impudiques m’ouvraient en me forçant à voir les crevasses où je péris de manque aujourd’hui. Les camisoles depuis n’ont rien détachées de la piqûre des milliers d’aiguilles qui me labourent toujours de leurs éperons. Puissant est le coup de la cravache qui veut passer le poteau d’arrivée. Mes reins se jettent, l’âme à percer. Excitée la voie se dresse sur la pointe des geysers. De la canalisation crevée un marécage nous colle. Chansons de vase qui s’extirpe en chuintements de la botte quand elle soulève son pas. C’est un bateau aux voiles à l’envergure albatros grand écart qui m’avale. Toute sa colonne vertébrale me ricoche, une vertèbre à près l’autre. Les mots qui dépossèdent en se déclarant protecteurs sont-ils comme ces chiens d’un coït sauvage qui ne peuvent plus se décoller que sous le jet du seau d’eau glacée? La rue n’a pas gommée le caniveau de son trottoir. Restent les charrettes des quatre-saisons. Jardin potager d’une lubricité que ne connaissent que les amours totales de l’esprit dans le corps. Allègement des mauvaises graisses qui fondent en subtiles essences ciels et tiennent le désir allumé. L’éternité fauve des peaux résistant aux mégissiers

Je te suis le m’aime,  à la parole qui était déjà acte à la première syllabe. Bleu ouvert en deux lèvres.

 Niala-Loisobleu – 15 Février 2017

95438538

.

 

ATELIER & MURMURES 1 (Définitif)


 ATELIER & MURMURES 1

(Définitif)

 

Le temps c’est la secousse en continu du plat se mettant en fusion. Sismique émotion, organique et viscérale matières dont je suis nanti. Moi, l’artiste, le parfait androgyne. En possession des deux sexes, capable d’engendrer et d’enfanter.

Suprême faculté, dont la principale manifestation produit une sensibilité d’écorché-vif.

Depuis plus de huit décennies, je tiens la même conduite :  rester authentique en toutes manifestations d’humanité. Dire ce que ça peut-être de souffrances serait y déroger, compte-tenu de la noblesse du Bonheur sur lequel ça repose.

2016 s’achève, 2017 est entré en salle de travail.

Ce dernier tableau représente hier, aujourd’hui et demain. Rien n’a été simple. La joie y côtoie l’atroce, l’amour s’y  épanouit au centre de tombes.

La Vie y domine.

Je finis en commençant. Ainsi soit-il. Une nouvelle série saute en selle !

L’Année à venir sera sans aucun doute pleine de rebondissements. Le drame, la douleur, la peine, le processus de décadence de notre civilisation seront omniprésents. Nous le vivrons selon ce que nous sommes à m’aime de créer NOTRE BONHEUR A NOUS, là où ça pêche.

Je vous souhaite de vous rendre de l’autre côté du calendrier en vainqueurs.

C’est ce que pour ma part je ferais.

Aimer est de notre responsabilité. On peut d’autant s’y atteler que le terrain est chaotique. Mon Coeur, crois-moi je ne faillirais pas !

Niala-Loisobleu – 28 Décembre 2016

p1050220Atelier et Murmures 1 – 2016 – Niala – Acrylique s/toile 60×60

LES LEVRES ET LA SOIF (Extrait)


LES LEVRES ET LA SOIF (Extrait)

http://www.culture.paris-sorbonne.fr/placedelasorbonne/2016/09/23/levres-soif-dyves-namur-joelle-gardes/

un oiseau s’est posé aujourd’hui sur tes lèvres,
comme si c’était un infime tremblement de paille
ou de la poussière blanche,

comme si c’était l’haleine d’un songe
ou un charbon de neige,

un oiseau s’est ainsi posé au bord du vide,
au bord de la pensée,

tout au bord du silence,
tout au bord d’un poème entrouvert,


ce qu’on appelle un oiseau, ce n’est pas un oiseau,

c’est un voile avec l’oiseau en dessous,
c’est une prairie avec des insectes minuscules,
de la rosée, du chant d’herbe et un voile au-dessus de tout ça,

et c’est aussi du chant d’oiseau,
si lointain qu’on ne sait pas s’il viendra un jour,

ou s’il restera à chanter au centre
du Nulle part,

au centre d’un poème,



un poème vient en réalité de nulle part

et il ne va nulle part ailleurs
qu’au centre de soi-même,

quelle que soit l’ombre ou la lumière
qui le pousse à devenir un jour
poème


 Yves Namur

Hokuzai Katsushika (1760-1849), Canari et petites pivoines, 1834, estampe nishike-e, Japon, 24

Oeuvre Hokusai Katsushika

Si au chevalet des images pas encore ternies n’étaient plus présentes, je serais la main sur la canne blanche, pour sortir du couloir.

La sensibilité est une épreuve de chaque seconde.

Percevoir et arriver à tenir l’émotion dans le creux de ses paumes est parfois à saigner tant cela peut mettre à vif.

Yves Namur en tout ceci se fait mon interprète avec son émouvant ouvrage,

joyau de délicatesse.

Niala-Loisobleu – 14 Décembre 2016

 

Que ça Chante à gargouille !


Que ça Chante à gargouille !

91ccd9ae2375ea110ce83119719939bd

Par paquets la vague balaie.Tout vole, oh non où est le devant du derrière. D’un papier qui accompagne les casseroles, je ma tâche d’encre sur l’oeil du cyclone, que je ressemble au chien de la voix d’son mètre. A court de mot.

Pourquoi l’amour ça peut faire mal à faire passer du sublime au vil ?

Les millions de baisers qui mordent dans l’hostile d’un monde lupanar, aides-moi à en savoir lire le bon regard. Ta langue suce un nectar, viens pas l’inciter en m’aime tant à arroser nos fleurs de nitrate au moment où tes seins m’en serre le petit haricot dans le  peau de terre.

J’ai la passion pour Toi, me demande pas pourquoi, regarde juste les dégâts quand tu me débranches, tu comprendras alors le déréglage des tiennes dans le rapport qu’elles ont aux miennes

Tout ça n’existerait pas si t’étais pas une femme et moi un homme. Peut-être la vraie merveille du monde, j’en suis sûr, que j’efface le doute, te connais trop bien, ô sublime bonheur du complémentaire qui sans, néantiserait la nature de nôtre vie.

Un homme et une femme r’heusement qu’c’est différent

Toi c’est ta tripe en mon intestin, le boyau par lequel on résonne, on vibre, on allume, par l’Y de notre branchement grâce auquel on casse la gueule à la scoumoune.

Que ça chante !

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2016

https://brunoruiz.wordpress.com/2016/10/31/hommage-a-janis-joplin/

MÂT DE VEILLE


30d338af301ebd4103b7d7b315467e89-644x427

MÂT DE VEILLE

Des paupières couloir

où la descente des marches

gigote sur la chaise

coulent en perspective

les toiles de ma galaxie folle

Oculaire tension

c’est la voile qui monte au mât de veille

ses traversées en une Dernière

Je vibre cello

avec Toi mon Autre

unis dans le m’aime mêle anges

d’âme de violoncelle !

Niala-Loisobleu – 16 Octobre 2016