ÎLE ETAIT UNE FOI


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ÎLE ETAIT UNE FOI

Je n’ai pas eu à mettre l’air en flacon pour garder le sel
la chanson de marin qui cherche son pore va au gant pas dans ma main
le grand A amarré à l’embarcadère du Sacré ne s’est point tassé.

A l’encre se tend l’orin
les haubans cliquètent
en suivant des yeux
le tourbillon des mouettes

Je manège à rab andalou hors du cadre noir. La mantille par laquelle tu me fais voir le poids de tes seins brise la ségrégation du moucharabieh. Ton corps me parle de toute son en vie que le tant garde hors du temps. Sur les pointes de tes saltos l’arabesque musique monte et descend au rythme du roulis de tes hanches.
.
Sur les pavés que la pluie fait briller
des sépias sont restés sous les casiers
qu’en sortira-t-il
un corps mort où le n°5 de channel ?  Non l’iode qui nous émet

Voilà le coefficient qui monte
jours de grandes marées annoncés
les estrans remonteront ta jupe
jusqu’au haut des cuisses du rivage pour mettre la fente de l’estuaire en chenal J’entends déjà la cloche des balises
sortir l’enfoui en surface
la vraie couleur du fond exècre les formules chimiques
dans l’habillage des mots qui dissimulent l’origine pigmentaire.
Le silence jauge l’exacte profondeur de l’expression orale en n’ôtant rien de l’haleine du cri quand de l’Atlantide nue tu surgis. 
La plage peut alors étendre tout ton corps à la rencontre de l’horizon que nous n’avons pas remis en question.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2016

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LIBRE-ECHANGE


LIBRE-ECHANGE

Là où les vagues ne sont plus qu’entre ailes

l’oiseau

bat mot né

Île d’Amour

très loin au large  des trottoirs du négoce

Niala-Loisobleu 6 Juillet 2016

Gorgebleue à miroir Luscinia svecica Bluethroat
Gorgebleue à miroir. Famille des Muscicapidés. Ordre : Passériformes

NÔTRE TAIRE QUI EST Ô CIEUX


 

NÔTRE TAIRE QUI EST Ô CIEUX

Nous avons une terre avec nos paysages qui ne sont a personne d’autre qu’à nous.Nos petits vélos font l’à cheval sur mon bidet qui s’en balance de la gueule de circonstance qui  fait pencher le ciel du côté qui pourrait vomir. En face des fois, plus souvent m’aime qu’on voudrait, l’icelle ou i-celui qui a une moitié de l’ensemble et plus que ça subséquemment, n’est plus bon. Un signe d’erreur non dissimulé. Se refaire les paramètres à la taille de nos ambitions en voilà une idée qu’elle est bonne. Qui que tu sois tu referas pas le monde.

Une seule solution vivre dans le sien mis en jardin dans la friche collective.Je suis venu ce matin, encore pas lavé d’hier. Au moment plein qu’on passait entre deux cabanes, dans les fleurs où jamais personne n’entre. Elles sont là. Devant tout l’monde. Vécues comme le mauvais trottoir d’une rue commerçante.

Avec du papier ciel

j’ai frotté un bout de bois flotté

d’où qui venait, j’en sais rien

je l’ai entendu parler

Quand j’ai posé l’oeil sur le son

j’ai entendu que t’avais rien sur la peau

On cause en corps à l’heur qu’il est

Quand je regarde l’eau aller d’un bout à l’autre du sel, je mélange tout de mon âge. La peur pousse ma témérité à se prendre pour un flibustier. J’aborde ta coque par les deux bords, faut dire que ton architecture navale me transforme en bouteille de champ boulimique de baptême. Tu vois ces vignes de sable font peut-être une mauvaise piquette, on s’en fout, parce qu’à courir sans palisses on a les pinèdes qui rendent bon le pin quotidien.

Niala-Loisobleu – 08/06/16

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QUESTION DE DIRE 1


QUESTION DE DIRE 1
Comment te dire sans te causer à la machine à écrire
ces mots-doigts aux coussinets de lèvres
rayant des ongles l’émail de l’absence de son et lumière
Comment déshabiller cette distance sans desserte
avec mes jambes colliers de fleurs sur un bateau à balancier
pendant que les palmiers remuent les hanches pareil à ce qui va inné

J’ai du sang dans mes veines à transe fuser par poignets

Ces odeurs de chiens qui mordent le chemin sont comme des cordes à linge  où les fleurs de ta robe prennent le vent pour taire ô

Collé à l’espoir de goûter le chant de ton coquillage

Est-ce que je suis pas un corps-mort où la vie s’amarre

et point barre ?

Niala-Loisobleu – 25/04/16

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« Le bonheur ne se définit pas par un grand calme, mais plutôt par la sensation d’être terriblement vivant. » Tara Depré


« Le bonheur ne se définit pas par un grand calme, mais plutôt par la sensation d’être terriblement vivant. »Tara Depré

Le voici qui s’étire des taillis le retenant dans une tapisserie des toiles couchées sur leur châssis, entre les fesses de la lune assise sur le bord du chevalet. Dans sa tête le peintre n’entend que le tempo de son coeur. Où est-il, où va-t-il, que deviendra t-il ? Métaphysique  du placard de cuisine qui ne peut retenir l’odeur de café qui lui passe entre les gonds. C’est bourré d’instruments de torture un vaisselier d’home-sandwich. Ne servant à rien sauf à à se blesser avec. Hum, t’as d’beaux yeux mon Jour. Après le journal par les berges de la Charente, je t’aurai déjà téléphoné bien avant. Il faut brancher avant de mettre pied à taire. C’est le principe du cheval de trait, il s’attelle au crayon avant d’ouvrir le tube au pinceau. Je sais l’heure à laquelle tes seins attaquent comme une chanson de Louise. Tu n’es pas debout, encore assise sur la balancelle du rêve, l’arbre te rassure, oui tu es solidement accrochée, pas besoin d’un psy pour contrôle technique. Ils balancent de ce mouvement que seule la joie écarte de la peur du vide. Nous voici étreints. Nous partons pour les chemins de nos traverses. Le journal n’en dira rien, ni à la une, ni aux offres d’emploi. Notre bonheur ne regarde personne, il est de nous, pour nous. Pas sage du tout, vif comme le vent des giboulées ne parvient.

Déplions l’ô séant, et roulons les nuages au tri sélectif !

 

Niala-Loisobleu

11 Février 2016

 

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Ma destination


Ma destination

Nul autre bruit

ne montre

la moindre idée d’un trouble

Mon coeur

pourquoi irait-il regarder au dehors

il sait que le feu quand il brûle

n’éteint que les forêts sans voies

des trains taris d’ô

Au bois flotté

blanchi par le sel

il s’en remet

aucun hasard

allongé clair

sur fond noir

de la ligne

d’horizon bleu

tracé à son cap

Niala-Loisobleu

8 Février 2016

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LACRYMALES BLEUES


Alessandra Maria, Thin Lines of Contact _vrouwen66

LACRYMALES BLEUES

Pendant qu’ils avaient

leur do tourné

le tien tout seul a pris toute la gamme

jolie fugue

J’ai posé mes lèvres au sel de tes yeux

larmes bleues

vagues de harpe

cap au large

Un do plus fin que les autres

surgissant de l’ô

a libéré de ta poitrine

les zèles des papillons

Nous voici aux chants d’oiseaux

accordés

une m’aime couleur de plume

à la main

De loin en loin

nous nous rapprochons

à portée

Niala-Loisobleu

12 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4uX-5HOx2Wc