TRAIT ROSE


03.12.15 - 1

TRAIT ROSE

Pas éveillé que déjà tu me bats au pouls

alors sans correspondance

je vais direct à Toi

sans sortir du rêve que la folie m’as mis

Je ne me tais

qu’à tes lèvres

du m’aime cri qu’hier

vers tes deux mains

Niala-Loisobleu

8 Décembre 2015

ENTRAIN BLEU


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ENTRAIN BLEU

A s’élire dans ses marres la boule se perd en errances. Des fumées je laisse partir les cendres à la croisée des vents. Rien ne me fixe autant que ces escadres de nuages en transhumances. Avant, après, il y en a toujours parmi eux qui nous font pendant. Qu’importe leur sens, quand on aime on est aussi bien dessous que dessus, sans qu’aucun vice y versa la moindre déviance.

Et ce parfum fruité que tu as posé aux feuilles pour qu’elles me tombent odorantes de Toi, je m’en fais la couverture du terrier. Tu sais celui-là où l’hiver se passe d’une cabane à l’autre, sans perdre le grain de nôtre sel. En prenant par la forêt, je suis passé par la pointe d’où on aperçoit la mer adoptive de la côte. Sage comme ce moment qui précède la montée des vagues, hier, elle avait étendu son linge d’écume aux fils des pensées fileuses. Celles-là mêmes qui restent accrochées à l’enfance, sans le sot mais avec l’appel.

Les villages se couchent moins tard qu’en été. le feu remis aux âtres garde la voix des conteurs. Et les tables de ferme, dans la chaleur du foin, valent bien une nuit à la belle étoile. A travers seins nos batailles de pelotons nous gardent la mémoire du rire des gros édredons au lâché des plumes. Mémoire de chatouilleux, le premier qui rira sera attiré à la barbichette.

Ma Bleue, mon Ruisseau Outre Mère, j’ai pris le plus rembourré des nuages

pour te porter topless jusqu’à mes mains…

Niala-Loisobleu

4 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4hCY1qXWRRE

AVEC NOS YEUX


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AVEC NOS YEUX
Paroles: Gilles Vigneault, musique: Claude Léveillée (1963)

Avec nos yeux, avec nos mains
Dont nous aurons été humains
Nous nous serons à peine vus
Nous serons-nous touchés? À peine.
Nous aurons mis tout notre enjeu
À ne pas être malheureux.

La roue ne cesse de tourner
Emportant gestes et regards
Dans un tourbillon d’infortune
Sans nous offrir un lendemain.
Fermés nos yeux, fermées nos mains,

Qui retrouvera les chemins
Par lesquels nous voulions surprendre
Le mot de passe de l’amour?
Nous aurons vécu sur la terre
Sans rien tenter d’un jour à l’autre

Pour apprivoiser le mystère
Nous serons passés au soleil
Sans jamais remarquer notre ombre
Et, les yeux secs et les mains blanches,
Nous sortirons de ce sommeil
Sans l’avoir comparé à l’Autre

Sentes ouvertes au sein des distances, ce dépassement des bornes où le quotidien mis au fossé, tente de doubler.

Nos yeux combien de clins leur faut-il pour n’en faire qu’un baiser de nos deux bouches.

Combien de larmes aux rivières des sécheresses de l’aridité.

Combien d’arrêts entre deux ciels bloqués dans le tunnel.

Combien ?

Les mains à ne plus compter les boutons des grilles qui n’ouvrent pas aux seins retenus derrière. Battants pourtant du m’aime tambour.

Nos yeux  seule écriture du vrai secret retenu par le faux-acte joué en public.

Nous leur devons de nous être vus autrement vrais que le rôle alloué par la vie.

Regard pénétré dans le jardin refusé, encre fraîche à l’en-tête d’une lettre d’amour hors né…

Avec nos yeux nous donnons à nos mains

la couleur à effacer le vide.

Niala-Loisobleu

23 Octobre 2015

CLOUDS IN MY EYES

https://www.youtube.com/watch?v=dDedUElSQG0

DE CE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER


DE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER

Arcades sourcilières en perspective les réverbères font le pont

Halos auréolés

Tonsure de lumière de la blonde sur la brume

Les enfants sortis du sommeil font la ronde autour du rêve sur les numéros de marelle

Quelques cordes ont décamisolé les fous des murs capitonnés

Hauts-bois la clairière hisse l’ascenseur des soupirs

Nous avons entés nos âmes androgynes en un seul corps d’état

Quelque chose de Tennessee dans la ruelle me dit

Sur les tarmaks les rivières décollent la piste enfouie

Remonte le souffle originel

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Les bisons

Les chevaux sauvages

Les mains propres

Sortent de la cendre froide

Au dedans de ta fourrure

Je rupestre

Les parois de ta caverne de mes jets d’encre

Enfourchée

Tu ouvres la vibration cosmique du sillon

Je s’aime

De ce noir qui encre de bleu sans frapper…

Niala-Loisobleu

15 Août 2015

https://www.youtube.com/watch?v=w9g9jvZ4yJ0