
TRAIT ROSE
Pas éveillé que déjà tu me bats au pouls
alors sans correspondance
je vais direct à Toi
sans sortir du rêve que la folie m’as mis
Je ne me tais
qu’à tes lèvres
du m’aime cri qu’hier
vers tes deux mains
Niala-Loisobleu
8 Décembre 2015

TRAIT ROSE
Pas éveillé que déjà tu me bats au pouls
alors sans correspondance
je vais direct à Toi
sans sortir du rêve que la folie m’as mis
Je ne me tais
qu’à tes lèvres
du m’aime cri qu’hier
vers tes deux mains
Niala-Loisobleu
8 Décembre 2015
ENTRAIN BLEU
A s’élire dans ses marres la boule se perd en errances. Des fumées je laisse partir les cendres à la croisée des vents. Rien ne me fixe autant que ces escadres de nuages en transhumances. Avant, après, il y en a toujours parmi eux qui nous font pendant. Qu’importe leur sens, quand on aime on est aussi bien dessous que dessus, sans qu’aucun vice y versa la moindre déviance.
Et ce parfum fruité que tu as posé aux feuilles pour qu’elles me tombent odorantes de Toi, je m’en fais la couverture du terrier. Tu sais celui-là où l’hiver se passe d’une cabane à l’autre, sans perdre le grain de nôtre sel. En prenant par la forêt, je suis passé par la pointe d’où on aperçoit la mer adoptive de la côte. Sage comme ce moment qui précède la montée des vagues, hier, elle avait étendu son linge d’écume aux fils des pensées fileuses. Celles-là mêmes qui restent accrochées à l’enfance, sans le sot mais avec l’appel.
Les villages se couchent moins tard qu’en été. le feu remis aux âtres garde la voix des conteurs. Et les tables de ferme, dans la chaleur du foin, valent bien une nuit à la belle étoile. A travers seins nos batailles de pelotons nous gardent la mémoire du rire des gros édredons au lâché des plumes. Mémoire de chatouilleux, le premier qui rira sera attiré à la barbichette.
Ma Bleue, mon Ruisseau Outre Mère, j’ai pris le plus rembourré des nuages
pour te porter topless jusqu’à mes mains…
Niala-Loisobleu
4 Novembre 2015
AVEC NOS YEUX
Paroles: Gilles Vigneault, musique: Claude Léveillée (1963)
Avec nos yeux, avec nos mains
Dont nous aurons été humains
Nous nous serons à peine vus
Nous serons-nous touchés? À peine.
Nous aurons mis tout notre enjeu
À ne pas être malheureux.
La roue ne cesse de tourner
Emportant gestes et regards
Dans un tourbillon d’infortune
Sans nous offrir un lendemain.
Fermés nos yeux, fermées nos mains,
Qui retrouvera les chemins
Par lesquels nous voulions surprendre
Le mot de passe de l’amour?
Nous aurons vécu sur la terre
Sans rien tenter d’un jour à l’autre
Pour apprivoiser le mystère
Nous serons passés au soleil
Sans jamais remarquer notre ombre
Et, les yeux secs et les mains blanches,
Nous sortirons de ce sommeil
Sans l’avoir comparé à l’Autre
Sentes ouvertes au sein des distances, ce dépassement des bornes où le quotidien mis au fossé, tente de doubler.
Nos yeux combien de clins leur faut-il pour n’en faire qu’un baiser de nos deux bouches.
Combien de larmes aux rivières des sécheresses de l’aridité.
Combien d’arrêts entre deux ciels bloqués dans le tunnel.
Combien ?
Les mains à ne plus compter les boutons des grilles qui n’ouvrent pas aux seins retenus derrière. Battants pourtant du m’aime tambour.
Nos yeux seule écriture du vrai secret retenu par le faux-acte joué en public.
Nous leur devons de nous être vus autrement vrais que le rôle alloué par la vie.
Regard pénétré dans le jardin refusé, encre fraîche à l’en-tête d’une lettre d’amour hors né…
Avec nos yeux nous donnons à nos mains
la couleur à effacer le vide.
Niala-Loisobleu
23 Octobre 2015
DE NOIR QUI ENCRE DE BLEU SANS FRAPPER
Arcades sourcilières en perspective les réverbères font le pont
Halos auréolés
Tonsure de lumière de la blonde sur la brume
Les enfants sortis du sommeil font la ronde autour du rêve sur les numéros de marelle
Quelques cordes ont décamisolé les fous des murs capitonnés
Hauts-bois la clairière hisse l’ascenseur des soupirs
Nous avons entés nos âmes androgynes en un seul corps d’état
Quelque chose de Tennessee dans la ruelle me dit
Sur les tarmaks les rivières décollent la piste enfouie
Remonte le souffle originel
Les bisons
Les chevaux sauvages
Les mains propres
Sortent de la cendre froide
Au dedans de ta fourrure
Je rupestre
Les parois de ta caverne de mes jets d’encre
Enfourchée
Tu ouvres la vibration cosmique du sillon
Je s’aime
De ce noir qui encre de bleu sans frapper…
Niala-Loisobleu
15 Août 2015
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