BRIBES (XXIV)


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BRIBES (XXIV)

Les yeux posés en arrière de Toi mon regard est devant découvert

parfois plus tremblant de vent que le brin étendu en prairie

quand sans cloisonnement d’arbres

la Chambre Sacrée

qu’est l’Atelier

entre au regard livré sans vouloir offrir d’autre que pureté

Tu es là vivante

tu présides au toucher de lin

vertèbres dressées du chevalet

jaune de soleil

tu es nue à mon côté

non-offerte au voyeurisme de propos profanateurs

MAGIE

 

Tu es ma douleur mon effroi mon amour

O imagination

Tu es mon bourreau ô livre où j’ai traduit

La montagne la rivière et l’oiseau

Tu es ma misère ô confession.

Ainsi parlait le poète déchu

Et il déchirait son livre imprimé au milieu des villes

humaines.
Mais son autre voix tout emplie d’un murmure de

saules
Répondait

Ô livre malgracieux ô poème manqué,
Erreur erreur toujours de celui qui n’a pas encor fait,

Oh tu es mon dernier lieu ma forteresse

Contre l’armée des infidèles

Ailleurs n’est plus que ruine et toi tu es l’endroit

sacré.
Le démon aurait-il vraiment manqué tout ce qu’il

voulait ?

Et que veut le démon —

Un livre
Répondait sa voix éclairée par un ancien cyprès

solaire.
Le tien le mien ou l’autre, Écris sous la dictée.
Et tous les oiseaux chantèrent plusieurs fois sur le

ciel.

Et le poète était encore une fois illuminé

Il ramassait les morceaux du livre, il redevenait

aveugle et invisible,
Il perdait sa famille, il écrivait le mot du premier

mot du livre.

 

Pierre Jean Jouve

 

 

Dans l’Atelier  ne présente rien du caravansérail

tout sauf étape à caravanier

ni port à soldats….

 

Niala-Loisobleu – 10/12/18

INTIMITE


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INTIMITE

 

Le coin de la rue accroché à la prochaine marée

nous embarquerons hors de la vitrine

J’y laisserais un mannequin dévêtu

personne ne pourra voir que je suis dans ta robe de sable

les quatre pieds dans l’eau

hors de portée des filatures tiré par le cheval de campagne à l’écume de semailles

Des oiseaux nous cachant dans la rougeur coquelicot d’un intime tableau sans que tu cherches tes mots.

 

Niala-Loisobleu – 7 Juin 2018

 

 

 

Gracias Violeta, Chilienne de Vie, en réponse à Les mains flâneuses


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Gracias Violeta, Chilienne de Vie, en réponse à Les mains flâneuses

Oui, c’est vrai je n’ai pas mis le « meilleur » de l’enregistrement de cette chanson de Violeta. Mais rassures-toi, Les mains flâneuses, c’est pas par méconnaissance de cette artiste, mais par choix en fonction de ce que j’avais écrit. Concernant le monde en son entier et non quelqu’un par rapport à sa sensibilité propre. Mais l’as-tu lu ? J’en doute. Ce choix qui nous autorise sur ce blog, à faire du notre ce que nous en voulons, ce que nous en décidons en fonction de CE QUE NOUS SOMMES et non en ce qui me concerne,  à me joindre au plus grand nombre du n’importe quoi pour me  noyer dans l’océan de merde qu’est internet. L’anonymat ne me sert pas de couverture. J’apparais clair et net, nom, adresse, profession, âge sur tous mes sites. Et puisque c’est le langage, l’échange et la rencontre prétendues de l’époque, j’ai choisi d’y venir pour défendre les valeurs qui sont miennes.  L’une d’entre elles, touche au respect de l’autre, de ce qu’il fait, dès lors qu’il fait. Je n’entre pas chez un internaute sans « dire bonjour » pour dire non faut faire autrement…et me planter dans mes coms en tapant hors sujet, le tout en repartant sans m’excuser d’avoir laissé ma merde. Je n’imagine pas un instant que tu ne vas pas prendre ça comme je l’entends. A savoir que je ne t’attaque pas, ne te parle de merde qu’au sens du dépôt incongru dont nos trottoirs ont à souffrir par mépris de la règle de respect élémentaire. J’ai partagé sur le vif l’histoire chilienne dans son Pinochet drame. Juste pour dire que je crois savoir de quoi je parle.

J’ai connu Violeta à Paris. Durant son séjour de quelques années, avant qu’elle ne rentre au Chili se suicider…après avoir dit Gracias a la vida…

Je me suis abonné à ton site, parce que j’apprécie  ce qu’il contient. Si cela est possible après mes mots francs, que tu comprennes qu’ils ne changent rien à mon appréciation, nous nous reverrons.

Avec Joie !

Alain

Niala-Loisobleu – 18 Janvier 2018

 

La Jardinera

Para olvidarme de ti,
Voy a cultivar la tierra,
En ella espero encontrar,
Remedio para mi pena.
Aquí plantaré el rosal,
De las espinas más gruesas,
Tendré lista la corona,
Para cuando en mi te mueras.
Para mi tristeza violeta azul,
Clavelina roja pa’ mi pasión,
Y para saber si me corresponde,
Deshojo un blanco manzanillón.
Si me quiere mucho, poquito o nada,
Tranquilo queda mi corazón.
Creciendo irá poco a poco,
Los alegres pensamientos,
Cuando ya estén florecidos,
Irán lejos tu recuerdos.
De la flor de la amapola,
Seré su mejor amiga,
La pondré bajo la almohada,
Para dormirme tranquila.
Para mi tristeza violeta azul,
Clavelina roja pa’ mi pasión,
Y para saber si me corresponde,
Deshojo un blanco manzanillón.
Si me quiere mucho, poquito o nada,
Tranquilo queda mi corazón.
Cogollo de toronjil,
Cuando me aumenten las penas,
Las flores de mi jardín,
Han de ser mis enfermeras.
Y si acaso yo me ausento,
Antes que tu arrepientas,
Heredarás estas flores,
Ven a curarte con ellas.
Para mi tristeza violeta azul,
Clavelina roja pa’ mi pasión,
Y para saber si me corresponde,
Deshojo un blanco manzanillón.
Si me quiere mucho, poquito o nada,
Tranquilo queda mi corazón.
 https://www.youtube.com/watch?v=4mo5SK5nPZs

La Jardinière

Pour t’oublier,
Je vais cultiver la terre,
J’espère y trouver
Le remède à ma peine.
J’y planterai le rosier
Aux plus grosses épines,
J’aurai la couronne prête
Pour quant tu mourras en moi.
Pour ma tristesse, une violette bleue,
Un œillet rouge pour ma passion,
Et pour savoir s’il me correspond,
J’effeuille une camomille.
S’il m’aime beaucoup, un peu ou pas,
Mon cœur est tranquille.
Il poussera peu à peu,
Les pensées joyeuses,
Lorsqu’elles auront fleuri,
Tes souvenirs s’en iront loin.
De la fleur de coquelicot,
Je serai sa meilleure amie,
Je la mettrai sous mon oreiller,
Pour dormir tranquille.
Pour ma tristesse, une violette bleue,
Un œillet rouge pour ma passion,
Et pour savoir s’il me correspond,
J’effeuille une camomille.
S’il m’aime beaucoup, un peu ou pas,
Mon cœur est tranquille.
Bourgeon de pamplemoussier,
Quand mes peines augmenteront,
Les fleurs de mon jardin
Devront être mes infirmières.
Et si jamais je m’absente,
Avant que tu ne le regrettes,
Tu hériteras de ces fleurs,
Viens de soigner avec elles.
Pour ma tristesse, une violette bleue,
Un œillet rouge pour ma passion,
Et pour savoir s’il me correspond,
J’effeuille une camomille.
S’il m’aime beaucoup, un peu ou pas,
Mon cœur est tranquille.

Faire profit de la perte, je dis niet


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Faire profit de la perte, je dis niet

 

Je m’écarte du bord de mer soudain conquis par un débarquement sur les plages d’un microsillon des années 60. La mort n’a pas à se faire insolente. En tonitruant sur le silence naturel au point  de frôler l’indécence. Une forme de blasphème.  Il me semble que je ne manque pas de respect, ni d’objectivité. Raison pour laquelle dès que je sens l’injustice apparaître je manifeste. Deux évènements dramatiques majeurs en 24 h ça ne peut laisser les vautours de l’info indifférents. Le détournement toujours aux aguets, saute sur la circonstance juteuse , m’insurge.

Johnny je t’ai connu tout gamin, sans me sentir copain malgré que s’en était le temps. Je ne trouvais rien me correspondant dans ta bande en formation. Il est vrai qu’en revanche celle dans laquelle j’évoluais, Monsieur dOrmesson y était en très bonne place. Je ne citerai pas les autres, les laissant en paix dans l’Ailleurs mérité. Puis le temps passant, j’ai reconnu que tu faisais exception. Oh rien de ton côté biker n’alluma en moi cet éveil, j’ai horreur des motos. Seulement quelque chose de magnétique s’est imposé. Malgré ton genre hâbleur de cow-boy, tu m’es devenu sympathique. Je t’ai aimé de quelque chose chose vraiment de toi, la nuance t’échappera pas je l’espère.. Seulement voilà je voudrais pour que tout garde sa vraie valeur que tu dises à la bande à Macron d’arrêter l’hémorragie d’hommage. Tu as autour de toi des femmes et des hommes d’une valeur supérieure, ce qui n’ôte rien à la tienne, pour qui on a pas dépassé le banal du communiqué aux informations du jour où ils sont partis. Je crois que tu es capable de comprendre ça. Je le fais parce que je n’ignore rien du fait que Monsieur Jean d’Ô ne viendra pas réclamer justice.

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2017

Fille ou Garçon ?


Fille ou Garçon ?

Juste un équilibre de brise tient la respiration de la jupe active. Elle sait que derrière la couleur je la regarde à l’intérieur. Matière à aimer, écrasant du poil au tour. Par exemple, la honte : suivre le Vermot au chevet pour s’instruire.

La torpeur que l’addiction du déodorant développe est visible au détachement des seins. Tous à genoux…oh non ! Le dernier bastion de résistance de la feuille de vigne . J’en ai vu qui ne permettaient plus de distinguer le genre. L’homo lave tellement. Mais que celui qui croirait que je suis omophobe se la batte au lavoir. Seulement un racé, je ne mélange pas la fiotte dans mon vers en vain. L’homosexualité devenue un dérivé de mode, est une déviance organisée par la politique du démembrement Tobira.

Laissez causer la nature, comme elle est dans sa profondeur, ne faites pas du bio dans le jardin de l’usine des colorants.

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2017

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Les rues de la nuit sont blanches autour de ton corps de Femme


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Les rues de la nuit sont blanches

autour de ton corps de Femme

 

Les néons des sex-shop ont des secousses permanentes, glissades tangos, ruades bossa-novas, où les croupes valsent et s’emboîtent. Le malheur noie sa solitude dans les verres grossissant d’un bonheur bref donné par des femmes réduites à l’état d’objet-marchand d’un avilissant statut de la Femme. J’ai connu, en voulant savoir, tout ce qui tourne autour de ce commerce juteux (mot on ne peut plus juste dans l’usage de notre langue donnant plusieurs sens au même mot).  Le pied de La Butte, à Pigalle en a fait ses halles comme un cochon. Le temps qui passe entre perruque et rimmel, vide et éponge. Paris canaille, pari mutuel, un travello fait le trottoir en jouant à la môme Piaf, la goualante des pauvres gens.

Qui sait comme ses filles de joie sont respectueuses. J’affirme que la plupart sont moins garces que celles dit-honnêtes ?

En son temps, j’ai voulu m’instruire de ces pratiques comme j’ai voulu apprendre tout ce  qui fait l’Homme. Ma quête humaniste.

Femme, tu sortis en tête d’affiche de mon respect.

Le printemps fait déjà frémir la terre, la nature est en mouvement, elle envoie les premiers signes d’un retour de sa libido.

Mes pensées sont devant mes yeux comme pour dégourdir mes doigts du sommeil hivernal. Le couloir éteint ses lanternes et déroule lentement ses ailes, grandes lèvres des premières fleurs du balcon, il est au bord de l’air libre. Premiers papillons prenant délicatement les bords de tes épaules, pour descendre lentement le tissu recouvrant ta peau. Son grain où je dessine, où je peins, exhale tes intentions.

Tu veux rejoindre l’amour dans tout ce qu’il a de purificateur. C’est de mon côté le m’aime envol que j’ai pris en partant à ta rencontre. Le rendez-vous du rite sacré où le cérémonial de l’union blanche et pure se répète au fil du temps.

Niala-Loisobleu – 1er Février 2017

 

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PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE


 

PLUS QU’HIER A LA M’AIME HEURE

Je n’ai volontairement ouvert que mes volets intérieurs, choisissant de laisser ceux de l’extérieur en dehors. Pourquoi me demandes-tu de cette Voix-Toi, de jet mots,   qui me chamboule à chaque fois ? Oh pour plusieurs raisons, qui dans le fond sont la même, te réponds-je.Tu sais les traces des dessous que tu ne portes jamais, se mettent par tout comme un territoire que tu m’as mis en partage. Je suis en brossage dedans, mijotant, à la nage, ta peinture aux doigts où que je sois. Le jour où je, qu’on s’est Nous, l’un des émois qui m’a intensément traversé c’est ton côté animal. Tu sens par les vertus phénoménales du poil laissé librement occuper ses jardins ouvriers. Tes seins ne supportent pas plus que moi d’être tenus en cage comme des serins. C’est d’ailleurs ce que je vois sur la jetée du bout des pores en venant voir les marées. T’es une criée retour petit-bateau. T’as l’écaille rose en corps ruisselante. Les voix qui accompagnent tes diverses apparitions  ne galèrent pas sous le fouet.Elles sont chansons de marin tirant sur les écoutes en carguant la toile. J’tire un bord, tu viens à la gîte, rase-motte le dessalage. Toute façon comme tu dis t’as déjà vu ma quille, question safran t’épices et tiens bon la barre. J’attends pas les printemps pour t’avoir au nid de ma façade mon Hirondelle. Quand me sachant mécréant tu viens m’évangéliser,  en communiant  dans ma bouche ton hostie, c’est qui qui part le premier en encens voluptueux ? Au  bastingage de tes hanches j’crains rien du coup de tabac. Un coup d’sein en pleine tronche ça vous île grand-large. L’étagère du dessus du lit, où tes cris tiennent dans le serre-livre de tes cuisses, reste ma préférence de chevet. Mon cheval aime l’harnais de tes aisselles, ça le balance à paris mutuel. Je ne sortirai de Toi que pour les commissions nécessaires à te manger. Je te bois vert orée mon Amour.

Niala-Loisobleu – 6 Janvier 2017

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J’ai été…seulement voilà c’était avant…


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J’ai été…seulement voilà c’était avant…

 

Ma première rencontre avec toi Léo eut lieu au bas de l’escalier de Castor et J-P , angle rue Bonaparte-place St-G-des-P. Il était très tard dans la nuit, bien tôt matin, instant propice au dosage de rosée, pour touiller délicatement le verre de lune. Moment où les électriques éclairages en sortant le boulanger par le soupirail, excitent par l’odeur du croissant show, annonce de la relève.

Les yeux d’un fou qu’une tignasse d’auguste sort de leurs orbites me frappent en plein cœur, il vient à peine d’ouvrir la bouche, que la rage s’est jetée à travers l’écart de ses dents.

Ce quartier de mon Paname, avait choisi tout seul d’être l’unanime asile des contrebandiers de l’espoir, en plein cœur d’une déroute de caractère, toutes ces années de laissés pour compte, naufragés de l’esprit, apogée du fromage-beurre, une pincée de sel, des tonnes de marché noir, servez horreur miss teint guette, maréchal nous voilà, cris de torture au Cherche-Midi à deux pas, avant le dernier tour au Mont-Valérien. La honte est plus forte que l’absence de scrupules. Au moment où elle est écrasée par le vide, elle tranche vif le nerf de l’espoir qui tient vivant

Ce matin, ces années là me revisitent, un couteau au milieu du dos.

Pas pour faire peur, au contraire pour m’assurer que j’ai eu tort de croire au sincère, que loin de les avoir éradiqués les actes de sombres complots, le temps présent de la déchéance la plus élaborée, la misère de tout et son panel de mascarade d’aide en tous genres d’indifférence, de prospérité promise, n’ont fait qu’acérer les dents au lieu de les limer.

C’était aussi lamentable, les politiques avaient faillis, les opportunistes s’étaient engraissés, la chanson était triste et les chanteurs, toutes proportions gardées, aussi mauvais que tous les tatoués d’aujourd’hui. Soixante-et-onze ans que l’Europe a pas joué à la guerre. Un manque dans l’équilibre naturel de la société humaine. Qui tente désespérément de se combler par des substrats extrémistes prêts à remporter la victoire.

Et dans son coin le lambda qui s’enrôle à la trahison naturelle.

Jusqu’ici j’ai été d’une résistance continue à tous les régimes (de privation). N’ayant eu que l’intime conviction que seul l’Amour signifie la Vie , lui donnant son seul sens valable, étant à m’aime de nous faire-à-part, en tant que nous-même, au sein d’un quotidien se montrant totalement étranger à ce concept.

J’ai été…seulement voilà c’était avant…

Léo, toi tu m’as jamais rien repris, ni fait passer de couleur la justesse de ta vision, la richesse de ton expression, la grandeur de ta présence, aussi, si t’es là ce matin, plus montré, c’est parce que tu m’as téléphoné de dire, que rien n’arrêtera l’incapacité à se refaire de chaque être qui se ment à perpète.

Qu’il s’agisse du premier venu comme d’un Hollande, l’obligation de la ramener d’un Obama, la révolte du désespoir de Kiev, comme du Caire, comme de Tunis et, et , et…Poutine n’a pas peur d’aller au terme de sa froide résolution, il sait lui, que la révolution qui détrône les tsars, en couronnera toujours un autre, jusqu’à ce que la civilisation des Césars fasse place à une autre.Les puissants ont déteint sur les êtres ordinaires, trahir c’est devenu si naturel qu’ils n’ont même plus conscience du parjure.

Léo, je glisse ici, un lien pour donner à ceux qui sont trop nombreux à pas te savoir, apprennent beaucoup de choses. Elles sont immensément porteuses d’espoir. Jacques Layani, est à mon sens, celui qui a su t’écrire dans le texte.

Sera-ce utile ? J’en doute, mais je me serais pas pardonné de pas l’avoir fait.

(Attention il y a là un immense mémoire qui donnera aux courageux, la possibilité de se rendre dans 3 années d’archives pour découvrir des informations complètes)

http://leoferre.hautetfort.com/

Salut Léo mon Ami, chante, chante, chante !!!!

Niala-Loisobleu – 15 Novembre 2016

 

Des Hommes Pareils


Des Hommes Pareils

Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils

Plus ou moins nus sous le soleil
Mêmes cœurs entre les mêmes épaules
Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école
Si on y oublie l’essentiel ?
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes…Moi, j’ai des îles, j’ai des lacs
Moi, j’ai trois poissons dans un sac
Moi, je porte un crucifix
Moi, je prie sur un tapis
Moi, je règne et je décide
Moi, j’ai quatre sous de liquide
Moi, je dors sur des bambous
Moi, je suis docteur-maraboutEt nous sommes
Des hommes pareils

Plus ou moins loin du soleil
Blancs, noirs, rouges, jaunes, créoles
Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école
S’il y manque l’essentiel ?
Semblables jusqu’au moindre atome
Vous, vous êtes et nous, nous sommes…

Moi, je me teins et je me farde
Moi, mes chiens montent la garde
Moi, j’ai piégé ma maison
Moi, je vis sous des cartons
Moi, j’ai cent ans dans deux jours
Moi, j’ai jamais fait l’amour
Nous, enfants neveux et nièces
On dort tous dans la même pièce

Quelque soit le prix qu’on se donne
On nage dans le même aquarium
On partage le même royaume
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes
Où nous sommes des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Tous tendus vers l’espoir de vivre

Qu’est-ce qu’on vous apprend dans les livres
S’il y manque l’essentiel…?
S’il y manque l’essentiel…?
J’aime mieux ce monde polychrome
Où vous, vous êtes et nous, nous sommes…
Des hommes pareils…

 
Francis Cabrel
 
J’étaie une foi que j’échafaude à mon tracé de cathédrale, pierre brute au tympan sculpté d’animaux monstrueux où l’Homme trône. La gargouille tend le coup à Quasimodo en lui faisant la cour des miracles genre Esméralda dans la grille du l’ô tôt.
Je fais la buissonnière des colles pour que Théo r’aime étudier comme on sent les choses et non comme on veut nous les imposer. L’enfant que je ne cesserai jamais d’être a suivi les bords durs de trottoir, les deux pieds dans l’ô en chantant sous la pluie !
Niala-Loisobleu – 17 Septembre 2016
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Restons ouverts à huis-clos


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Restons ouverts à huis-clos

La main restée en visière contre l’éblouissement , je vois toujours assez pour regarder la teneur. Penser autrement qu’au fil d’une liste des courses tient à l’écart des annonces. L’écho n’a pas d’autre encre que celle attachée à ce mystère qui lie sans condition. Les cigognes blanches ont le bout des ailes noires pour ne pas dévier le centre du vol de son choix initial. En traversant le marais, les sentir donne bien plus qu’à les voir.Rien n’a de hasard hors ce qui est sans rimes. Le bruit se noie dans son vacarme par absence de respiration. C’est peindre de laisser l’environnement au photographe pour montrer ce que l’on ressent dedans. Vois-tu avoir de tes yeux ce que tu ne montres pas est totalement révélateur de ton intime personne. Paraître à tort aux yeux des autres ne m’apporte qu’en vie de nulle part. Reste où tu es, j’y suis à ton bord sans t’ôter de ta personnalité.

Niala-Loisobleu – 28 Juin 2016

 

Andrea Peipe  0