SANS HEURES AVEC BUT


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SANS HEURES AVEC BUT

La pluie tenue sur le bord du fossé sec projette ses idées à ailes. A part, marginale ? Sans aucun doute mais par la société pas par choix personnel.. L’oeil coulant comme une pâte à vrai fromage, un choix de parfum bien déterminé, ça sent la pluie quand elle se prend la terre par les lèvres pour l’embrasser au fond à toucher la racine. Le baiser de l’amor rien à voir avec celui du sicilien qui baise au bord du trou. Parce que tout est ainsi fait, tout existe avec son contraire.

Il faisait encore si calme qu’on doutait de se trouver dans un jour de voitures en balades. La lune avait du se coucher derrière les pins, quelques aiguilles restées sur le lit cousaient en corps la chaleur des peaux. Un vent ramené d’Ibère, prépare les rigoles à fournir. Il y aura de l’eau, je suis un pinceau ayant dans la tête des pensées folles, des mots qui touchent, des formes qui poussent, un truc en plumes qui va au-devant des mots, un truc qui m’a Muse.

Je suis là, entier…

Niala-Loisobleu – 14/10/18

LES SEMBLABLES


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LES SEMBLABLES

Je change d’idée

A suivre les brises de fil fin

A suivre tes jambes tes mains tes yeux

La robe habile qui t’invente

Pour que tu la remplaces.

Je change d’idée
Tu passes dans la rue
Dans un ouragan de soleil
Je te rencontre je m’arrête
Je suis jeune tu t’en souviens.

Je change d’idée

Ta bouche est absente

Je ne te parle plus tu dors

Il y a des feux de terreur dans ta nuit

Un champ de larmes claires dans tes rêves

Nous ne sommes pas tristes ensemble

Je t’oublie.

Je change d’idée

Tu ne peux pas dormir

Sur des échelles nonchalantes
Interminablement
Entre la fleur et le fruit
Dans l’espace
Entre la fleur et le fruit
Tu cherches le sommeil
La première gelée blanche
Et tu m’oublies.

Je change d’idée

Tu ris tu joues tu es vivante

Et curieuse un désert se peuplerait pour toi

Et j’ai confiance.

Fini

Je n’ai jamais pu t’oublier

Nous ne nous quitterons jamais

Il faut donner à la sécurité

La neige paysanne la meule à ruines

Une mort convenable

Le jour en pure perte noie les étoiles

A la pointe d’un seul regard

De la même contemplation

Il faut brûler le sphinx qui nous ressemble

Et ses yeux de saison

Et ses mousses de solitude.

 

Paul Eluard

ODORANTE EMPAUMEE


2015 - 1 (6)

 

 

ODORANTE EMPAUMEE

 

Non l’inclinaison de la tige

ne joue pas sur la couleur de la feuille à venir

entre l’attente et la longueur

il reste

la solide assise du vide temporel

sur laquelle le pont s’appuie de toutes ses jambes

pour jeter à l’éternel accès

 

Les deux trottoirs de nos rues n’ont pas la même exposition, ce qui laisse à la chaussée le choix de la m’aime direction

 

Au bord de la fenêtre du toit tournent des moulins

en celluloïd des grands pavois

que le nombre de tours n’influence pas

il y a du grain ente les pierres des balises

comme de l’air sous le kiosque scaphandrier du grand bassin de la chanson des sources

 

Ne me demande pas as-tu mal de l’attendre puisqu’elle est là

 

La présence c’est plus que la démonstration bonimenteuse à l’étal

Les eaux mortes laissent au bateau la vision libre du large

au repos des vagues des bulles prouvent la présence des poumons du sable

battant  le flot de la pensée en silence

 

La plage suce un  ciel sans nuages. Confiserie d’iode piquée sur le mât d’un air marin

 

Te savoir à mon souffle liée

me tient bien plus en la laine qui préserve du froid de la séparation

qu’à la chaleur artificielle d’une présence simulée

ton coeur ventricule le mien de vibrations sanguines au pouls régulier

que les maisons blanches serrent mieux aux cordes des guitares

qui vont faufiler par les venelles en cheminées

cette odeur particulière qui roucoule au pigeonnier

quand la terre chaude exhale ses encres après l’ondée

 

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2016