La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Quel gonflant voile ses cheveux où le fond du vent avoue ne pas s’y trouver ? La beauté se retient de signer ses aveux, pudeur, non, avant tout, refus de se donner à tous. Le corps comme seul composant n’est que l’envoi de l’enveloppe sans lettre à l’intérieur.
Sur la scène d’un regroupement de produits, l’être-caddy embouteille vide. On ne peut se donner à tous du m’aime sentiment, ni appartenir en dehors de soi.. Ce qui rampe s’enfuit au premier bruissement. Dans sa fente la corolle attend la dernière détonation de l’artifice pour laisser sa teneur exhaler (sans bouquet) . Pas besoin de bretelle pour retenir sa poitrine. Le trou de la dentelle contrebande des idées-fausses au creux de l’aisselle.
Je l’aimais. Sans masque, ni jeu-de rôle. Dés non-pipés dans le cornet. Et j’ai perdu, sauf à gagner l’incompréhension quasi-générale. Je n’ai pas la tessiture d’un crooner. Libre à ailes, je ne changerais pas des pôles dans l’image de ma glace.
Je vois que plusieurs vertus, comme la chasteté, sobriété et tempérance, peuvent arriver à nous par défaillance corporelle. La fermeté aux dangers (si fermeté il la faut appeler), le mépris de la mort, la patience aux infortunes, peut venir et se trouve souvent aux hommes par faute de bien juger tels accidents et ne les concevoir tels qu’ils sont. La faute d’appréhension [=incapacité à se rendre compte d’une situation] et la bêtise contrefont ainsi parfois les effets vertueux : comme j’ai vu souvent advenir qu’on a loué des hommes de ce de quoi ils méritaient du blâme. (Montaigne, Essais, II, 11 ; nouvelle Pléiade, 2007, p. 447 ; Pochothèque p. 673 ; Villey p. 426).
se filant l’haleine aux quatre coins d’un troupeau de moutons à dessein contraire à leur nature profonde, oui si…elle avait démaillée ?
Sachant qu’un mérinos noir vaut deux brebis blanches, que la mine du crayon est au fil aplomb la roseur des lus nets et qu’un Petit Prince vaut tous les rois, dites combien d’heurs sont contenus dans un élan irrépressible capable de renverser les plus mauvais pronostics ?
Ben de vrais aucuns, de faux des tas !
La vitesse de mon coeur chaussé de palmes augmentant considérablement le braquet, on devra prendre en compte l’effet proportionnel causé par le courant, selon qu’on choisira de le descendre ou de le remonter, à la manière d’une franc-comtoise, munie d’un balancier différant de ceux que les indonésiens mettent à leurs prao, pour pêcher le corail qu’on chercherait en vain au rail d’Ouessant.
Ces pluies, ce vent, ces contradictions et luttes fratricides, tristesses dépressionnaires d’une période pré-électorale m’ayant gonflé un max, je pense avoir davantage à gagner en pratiquant un changement radical,
pour étayer le bleu dans sa verticale.
On ne refait pas le monde, on y fait sa vie à soi.
Qu’importe la provenance des faillites, plutôt qu’en faire la morale, je crois plus constructif d’en bloquer la contamination personnelle. Comment mieux tenir sa parole d’aimer qu’en y restant actif ?
C’est de l’étoile que naissent toutes les légendes
la légende de la lumière dans le ciel noir
dans la clairière de l’ombre dans l’éclair des tempêtes
la légende de la nuit à l’heure des ténèbres
Ô mon fils !
tu apprendras à la forêt à être fière de l’arbre
Mamonomé ! eh Da !
l’âme blessée d’un éléphant noir reconnaît en toi son adresse
…
Si ton itinéraire te désavoue
accepte de tomber sans précaution. La chute
est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin
de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L’expérience
est au prix
de la marche éternelle.
verse des larmes si ton coeur mordu par la douleur te le réclame mais ne pleure pas
…
Avec ta main entière sur ton cœur, juste ta main comme repère
tu apprendras à être proche sans te confondre
tu apprendras à croire à ce que verront tes yeux d’homme dans le désordre ardent de l’obscurité meurtrière
l’arbre qui se consume dans l’épreuve du feu n’ignore pas le recueillement
et n’oublie pas ta parole est ta mémoire le silence est ton enclos aux âmes vulnérables la patience garantit l’éternité du chemin
Devant des fausses interprétations faites sur ce que je peux écrire, je pose ce poème d’un grand poète libanais, pour éclairer ce qui semble échapper sur ce qui fait mon identité. Heureusement, reconnue et totalement partagée avec beaucoup d’autres artistes qui veulent exprimer librement leur refus de devenir esclaves d’une société robotisée.
Niala-Loisobleu – 21/04/16
Index des travaux du vent (aphorismes)
J’ai écrit mon identité
A la face du vent
Et j’ai oublié d’écrire mon nom.
Le temps ne s’arrête pas sur l’écriture
Mais il signe avec les doigts de l’eau
Les arbres de mon village sont poètes
Ils trempent leur pied
Dans les encriers du ciel.
Se fatigue le vent
Et le ciel déroule une natte pour s’y étendre.
La mémoire est ton ultime demeure
Mais tu ne peux l’y habiter
Qu’avec un corps devenu lui-même mémoire.
Dans le désert de la langue
L’écriture est une ombre
Où l’on s’y abrite.
Le plus beau tombeau pour un poète
C’est le vide de ses mots.
Peut-être que la lumière
T’induira en erreur
Si cela arrive
Ne craint rien, la faute est au soleil
« A te regarder devant la glace du quotidien, tu ne vois que l’image en partie déformée par l’interposition de la pensée des autres à ton égard, lui dis-je in petto avant que la faune des réseaux sociaux ne déboule dans la conversation. »
Je vis un grand reste de chandeleur parti du coin de son oeil droit embraser le gauche . Et pas que le regard, à ses défroncements frontaux, décontraction des zygomatiques que le courant serein était en marche dans ses creux privés.
« Ben oui tu es unique, ne l’oublie pas »
Il y a le ciel et l’amer, dans une proportion où le principe inéquitable est majeur. Alors les abus, les tromperies, les trucs qui trahissent et qui trompent, qui abusent et t’abusent, excuse-moi on va passer dessus en ne retenant que ce qui seul doit compter : le principe de ton individuation.
ÊTRE OU NE PAS ÊTRE, l’english au crâne chauve qui erre en cent pas dans sa chambre n’a toujours pas été enlevé du programme des terriens. On le joue non stop à la Comédie Humaine. Si tu pars du seul absolu qui compte : le temporel, qu’est-ce que tu vas aller t’emmerder avec un truc éternellement fondu comme la névrose et ses possibilités d’ouverture sur la paranoïa. Enfin mets donc sur le devant tous ses trésors que tu tiens à l’ombre dans ton intérieur.Un simple compte montre que dans les kilomètres du parcours, y a davantage du con battant en retraite que du combattu par k.o….
« Les destins guident ceux qui les acceptent. Ils traînent ceux qui les refusent. »
Carl Gustav Jung
Peinture de José Jopay juarez
TOI, MON EXTRAORDINAIRE VIE
D »emblée, le premier piquet qui tend le fil sur lequel, Toi et Moi marchons, nous est apparu si loin qu’immédiatement nous avons su, qu’entre lui et le second, le vide de ce que nous ignorons serait plein de réponses à devoir apprendre à lire, à comprendre du bon côté.
Est-ce que nous existons en réalité ?
Je dirai oui et non. Il y a la « vie ordinaire » et la « vie extraordinaire ». La première est surpeuplée. Tellement de terriens que le nombre d’habitants peut à lui seul répondre à l’absence de vraie vie. Plus d’air étouffe tout ce qui ne peut exister sans lui. Le Poète l’a compris. Il sait que le monde où d’aucuns se prennent pour se qu’ils ne sont pas, ou avec amertume, pour ce qu’ils auraient voulu être, est un mirage qui fait courir plus de chameaux que de chiens. Reculer pour éluder la simple pensée d’être mortel est un aveu refoulé de faiblesse. Toutes les déviances prennent leur source sous ce masque. Et les morts-vivants croissent plus vite que les autres.
Tiens bon la rampe mon Amour. Oui ça dérape plus souvent que ça glisse comme le petit Jésus.
Tu es l’expression de mon art. La Muse, l’essence de tout ce qui est à deux venir.
Notre destin c’est de nous être rencontrés au point de fusion d’un désir d’être à qui la volonté avait fait défaut d’une certaine manière.L »Absolu. Le carrefour entre les deux piquets. Confluent de nos deux lits. Delta de nos forces régénératrices. Alluvions de nos cultures, ne l’écopons pas, vivons-le par volonté..
L’expression picturale sur laquelle et par laquelle j’exprime, je me prononce, a marché durant des étendues élastiques plus figuratives,que poétiques au sens de l’abstraction concrète de l’Absolu vers lequel elle tendait sans parvenir à l’atteindre.Le temps impose son mélodrame en déversant son sablier. qui enlise Le tic-tac se fait Pavlov.On est à cloche-pied en demeurant inaccompli On devient bof sans s’accepter.Tellement le matériel devance le spirituel.
L’amour pourquoi ne fait-il jamais de réel compromis ?
Tout simplement parce qu’il n’est pas représenté autrement que par nôtre Âme.Il est rayon pas réceptacle.
On ne peut que transcender tout ce qui se greffe autour pour en connaître la réalité. Il appartient sans équivoque à nôtre vie extraordinaire. C’est une graine que nous ne pouvons que resemer en permanence, pas un « produit » dont on va exploiter toutes les formes de transformation..
Toi qui est mon destin, je te vis en intégralité par ton fond et dans tes formes dont la variabilité est l’adjectif.. Tu es mon image du Beau Le Beau est l’expression du silence. Je te vis dans l’apport continu de la couleur, de la créativité, par mes pinceaux, mon Amour, tu es la toile où j’enfonce mon cris, dans toutes ses expressions d’écriture.
ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.
Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?
Telle était devenue sans matraquage
ma pensée-unique
Cogito ergo sum
Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.
Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.
Je vis en Toi,
tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.
A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,
nos pierres sont à bâtir.
Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.
Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.
Il ne saurait battre seul.
Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.
Ta parole est tienne comme ta foi.
La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.
Libre de croire ou de ne pas croire,
sauf en l’espoir
par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien
Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.
Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.
Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)
Galopons à la foulée des flux et reflux,
galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.
Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,
il y a que l’l’heur d’être toujours.
Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.
L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .
L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.
Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,
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