L’Âge de continuer d’Être
Des pas de lune laissés au centre de la nuit
Un mouvement résonne avant le premier coup de l’aube
Ce qui luit
Aile le reconnaîtra
Si le réverbère penche la tête dans l’eau
C’est signe qu’il est à quai, prêt à repartir
Aiguillon
Pourquoi cette ardeur, jeune face? -Je pars, l’été s’efface.
À grands traits ma peur me le dit,
Mieux que l’eau grise et que les branches.
—
Genoux aux poings, ange averti ;
Sur ton aile mon fouet claque.
René Char
Rien de ce qui est face ne se dérobe à nos mains. Passé le vain de la fête, ses migraines et serrements de tempe, le présent se fait le plus beau cadeau. Dans ce qu’il a dedans, le poitrail vivant bouge. Ce qui n’est plus qu’un lambeau de brouillard s’est inscrit dans la perte de mémoire.
La rondeur qui entre par l’ouverture des volets, premiers boutons de ton corps sage, appelle à jeter l’inspiration animale de ton bassin sous l’élastique du saut respiratoire.
Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2017



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