L’Âge de continuer d’Être


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L’Âge de continuer d’Être

 

Des pas de lune laissés au centre de la nuit

Un mouvement résonne avant le premier coup de l’aube

Ce qui luit

Aile le reconnaîtra

Si le réverbère penche la tête dans l’eau

C’est signe qu’il est à quai, prêt à repartir

Aiguillon

Pourquoi cette ardeur, jeune face? -Je pars, l’été s’efface.

À grands traits ma peur me le dit,
Mieux que l’eau grise et que les branches.


Genoux aux poings, ange averti ;
Sur ton aile mon fouet claque.

René Char

 

Rien de ce qui est face ne se dérobe à nos mains. Passé le vain de la fête, ses migraines et serrements de tempe, le présent se fait le plus beau cadeau. Dans ce qu’il a dedans, le  poitrail vivant bouge. Ce qui n’est plus qu’un lambeau de brouillard s’est inscrit dans la perte de mémoire.

La rondeur qui entre par l’ouverture des volets, premiers boutons de ton corps sage, appelle à jeter l’inspiration animale de ton bassin sous l’élastique du saut  respiratoire.

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2017

 

LA BOÎTE A L’ETRE 10


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LA BOÎTE A L’ETRE 10

MUE

Contretemps, aiguillage à tricoter des déraillements

la preuve par neuf est éculée

quelques crèmes de beauté ridulent aux cerneaux des noyés

L’empêcheur de tourner en rond

forme son dernier carré

Tu sens comme dans le rêve tu m’as bordée la nuit, dis mon Amour ?

Mes reins en courbatures

sont depuis des lignes droites au but que nous ne voyons que mieux

L’automne fait peut-être pas le printemps

mais elle l’aide à pousser le vain hors des vendanges

du sol qui repose et pourri

germe le grain de nos prochains greniers

Je sens le foin

des luzernes de tes alpages, le troupeau va transhumer

en remettant une nouvelle-lune aux marées

Depuis les pierres à feu le volcan couve l’autre matin

dans le déclin du jour fini de Pompéi…

Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2014

Déjà 3 ans entamés, que j’ai peint ces mots à la veille des voeux qui allaient naître comme maintenant nous y sommes revenus. L’an tourné un autre s’ouvre. La volonté du passé reste vive. Toute emplie de cette m’aime intention qui l’avait  mise au monde. On ne va, je crois jamais au terme de sa construction, on la porte pierre à pierre, jusqu’à s’en remettre les clefs.

Mon cheval poursuit le chemin de la quête entamée un matin où l’été s’est promis d’être.

L’écharpe demeure du blanc qui va au bleu en s’en approchant davantage.

N-L – 02/01/17

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