Et c’était encore plus tard…


Et c’était encore plus tard…

Nous avions jeté l’encre

d’un pont entre deux-rives

qui use pas les

Je Nous

en traverse de boue

des lettres des lises

Antre le sort et l’hareng

ce bleu qui du blanc vacille au noir

résultat non venu

d’une analyse de sans

met deux seins en front tiers

en tirant à bout portant  des gueuses

l’embu l’anse en crique…

Niala-Loisobleu – 22 Septembre 2016

 

A taire, la parole relève l’en-tête du papier à lettre…


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A taire, la parole relève l’en-tête

du papier à lettre…

 

Quand tout s’éteint
que les ombres glissent des murs et s’aplatissent le long des plinthes
il y a ces feuilles mortes qui marchent sur les vitres
leurs paumes tournées vers l’intérieur

la fillette qui a troué la nuit de son doigt translucide
les prend pour des mariés et leur jette des poignées de riz
qui retombent du côté opposé à la pluie
tricotant un habit chaud pour le jardin si pauvre.

Vénus Khoury-Ghata (Quelle est la nuit parmi les nuits, Mercure de France, 2004, p. 85)

La porte dérobée surgit des caches du receleur. Gonds en avant, les clefs dix pas en arrière. Le fabuleux dont se pare habituellement le mystère commun est bien sûr un fac-simili chargé de semer le trouble alors que tout est limpide.

Je que coi. Couac qu’on en dise ça dénote un défaut dans le kiosque à musique. Quand un dur d’ô raye refuse de s’appareiller, et que l’autre lobe en touche, sortir le carton tout rouge de son coeur fait plus des faits qu’un relanceur de balles en rôle en Garros.

L’Amour n’a pas la tête de l’emploi pour jouer les soubrettes. Aux mots lierres il tend le cou pour parler la m’aime langue, un point c’est tout.

Parle-moi de Nous, Toi que j’Aime.

Niala-Loisobleu – 21 Septembre 2016

 

 

 

 

 

La Mémoire des Muses 7 (De Paris à Cognac)


La Mémoire des Muses 7

(De Paris à Cognac)

C’est le dernier mets trot…

 

Sur les étagères du morne étendu, un sentiment de frustration a forcé ma porte.

Pour me squatter 47 ânées

Moi l’ouvert

me suis retrouvé bouclé

interdit de ces jours où vous avez été petits

petits, neufs, fragiles, bruts de sans moule en creuset

Ne pas aller vers reconnaître est d’usage en tyrannie

courage fuyons m’a joué vôtre mater closet

Devant mon regard où vous êtes crus usés de ma vue interne, pas un instant mon sang vous a vidé

Ah tiens bonjour je vous ai reconnu à tout jamais

votre invisibilité quiète mon pouls

je n’ai plus peur

mais je tremblera  à fendre les eaux

sur ce quai de Montparnasse

endroit maudit

que je connais si bien

Je vous vois à travers

de ces sentiments qui disait-on

faisaient l’homme qu’avait vu l’ours

A vous marcher à l’amble

au moins le doute est omniprésent caché

rassurant

tout est mis de côté

voici le figuratif-abstrait

beau comme ce qui outre mère indigne

l’élite mise sur le cheval gagnant

M’aime pu besoin de roi des cons pour être bourge-gentilhomme

je suis must

tu es must

ils sont musts

Must à fa

comme disent les quarante-voleurs

dans la caverne des

j’Arrive

dans moins de 24 heurs

Père

Néant-d’air-talé

primate qui vous donna

pas l’aria

mais le choeur avec ses couilles

sera

face à face au présent sorti de ses cendres

C’est le dernier mets trot…

Niala-Loisobleu

16 Octobre 2015

 

L’Autre Rivage


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L’Autre Rivage

Fort courant

ascensionnelle

plongée dans le feu

Le cheval d’art son

entre les cuisses

Elle mêle ses eaux intimes

à la semence du cheval marin

où sentant venir la tempête d’une autre rive

elle s’est mise à l’encre

La flamme de leurs mots

crépite de bois vert

de leurs deux mains

 Trois petits poissons les regardent

chacun faisant de son Signe

un s’aima fort Bleu

menant au lointain

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2016

 

Lettres Eparses…que rien d’autre ne saurait compter


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Lettres Eparses…que rien d’autre

ne saurait compter

Camus à Char:

« Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. (…) C’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours. »
(17 septembre 1957).

Char à Camus:

« Ils sont en si petit nombre ceux que nous aimons réellement et sans réserve, qui nous manquent et à qui nous savons manquer parfois, mystérieusement, si bien que les deux sensations, celle en soi et celle qu’on perçoit chez l’autre emporte même élancement et même souci … »
(septembre 1957)

Quelque tant qui soit avant, quand d’un geste malheureux l’insignifiant se met en avant,  l’outil sort du manche, ne laissant que du stérile au reflux de la marée. Ce ne sont plus les m’aime oiseaux qui jouaient en couleurs éclatantes de la confiance. Est-ce une plume qui au départ s’était masquée, est-ce un panache n’ayant jamais existé ? Peut-être des deux mon Capitaine, mais en quoi ceci ferait oublier que soudain la soupe s’acidifie ?

Ce qui attache tient de l’Amour son essence.

Il ne faut que le début de l’effiloche pour que les prémisses du craquement entrent en scène.L’Autre est passé en arrière-plan, un seul tient le rôle titre. Tout lui est bon pour être à la Une.Un caillou parasite est entré dans l’attelage. L’aura du mystère entre dans le domaine public.

De temps à autre, un prétexte se glisse dans la pochette du non-dit. L’élude supérieure fait amphi.A chaque fenêtre on laisse flotter ses drapeaux, c’est le signe de tous bâtiments public qui arbore sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » en toute imposture.

Respirer par transfusion permanente de son poumon à celui de l’Autre, le voilà le mélange gazeux qui met l’unique de chaque individu en double. Air sans passage à vide, non comprimé, qui par bi-haleine fait le moyen de transport le plus sûr qui soit pour franchir les chausses-trappes  d’une vie.

Un m’aime mot sans maux de non-réponse.

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2016

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Pose le bon regard chui là qu’est sans complaisance pour Toi, j’te garde sourde aux cancans ma Pénélope !


la-cabane-2012-014


Pose le bon regard

chui là qu’est sans complaisance

pour Toi,

j’te garde sourde aux cancans ma Pénélope !

Les yeux coupés par des bris de coquilles, qu’une rouille d’herbes levait à l’encre, j’allais les jambes de fonte, échine en naufrage, tout au bord du chenal sans plus rien voir des cris des rieuses tournoyant dans un ciel dont la couleur en m’indifférant montrait d’une certaine manière, que je piquais du nez bien plus qu’elles.

Quand ça marche à shooter la gamelle, tu voûtes au diable les appareillages

mal rasé du mental

tu piques des ongles comme un squat de ronces au beau milieu d’un quartier de lune mâle femmée.

Le premier verre qui t’accroche tu le traies d’un coup, sans le moindre regard d’affection pour le pianiste à bretelles, qu’hier encore tu lui disais t’as de beaux nichons dedans ton clavier.

La rue tu la vois plus qu’en deuil, c’est injuste que tout le monde y pleurerait de joie d’y vivre, alors
t’envoies un glaviot bien gras dans la vitrine du marchand de miroirs.
La mer à force de périr des braves, a sait quand se taire en dit plus long qu’un triste cire à nos pompes.

Les grandes douleurs ça donne pas sur la cour, ça prend pied au fond de son jardin. Rien à voir avec les pleureuses et les grands convois mafieux du Parrain.

L’eau qui avait accompagnée la scène en disant rien,
attrape l’image toujours en la fermant, en plein milieu du cadre ambiant.

Les pilotis envoient de toutes les couleurs, le nerf de leurs bois, que ça remonte jusqu’à la forêt d’où provient l’arbre qui les a fait.

C’est sismique, le sensible.

En l’absence de frime faut voir ce que ça remous sans ménages,  genre vague de fond remettant en question.

Un courant plus show que le Golf String où t’envoie la balle et le tee en plein milieu du trou
que le manche du drap peau en branle
comme un des seins animé de bonnes intentions.

L’eau, revenons un instant sur nos pas

affiche la silhouette de la cause

en un grand reflet super gonflé par un nuage

Ben, oui, putain qu’elle est belle et qu’est-ce que tu l’aimes la Vie !

Pousses à la baille l’armada de sales cons qui sans rien connaître de ton malheur, était déjà en constitution de groupe de soutien des couilles et autres accidents de la circulation avec le matériel ad hoc pour servir à rien, la grande échelle et les sirènes…

ah oui les sirènes,

enfin ça y est, ça te rappelle

le cinoche à Ulysse, le truc qui de deux fait Troie, genre promesses d’ô land,

et pis et pis

pipi

Tu te la sors et tu te la lâches

pisses lui à l’arrêt et barre

ça repart !

Le chemin on en sait pas la longueur, mais l’a venir on est seul à en choisir la teneur.

Tout peu s’apprendre à condition de savoir discerner

faut aléser l’oreille à la taille des maux

et pas rétrécir l’artère pour en faire une voie détournée de ses responsabilités

Te goures pas Mec
Te goures pas Fillette ….

Pose le bon regard chui là qu’est sans complaisance pour Toi j’te garde sourde aux cancans ma Pénélope !

Niala -Loisobleu – 8 Septembre 2016


la-cabane-2012-018

..

Entre deux rues


Entre deux rues

Dans un mélange de sardines qu’une plancha envoie au bout d’un aïoli ignorant jusqu’au sens du terre-neuva, débarque, entre le joint défait des pavés, un tapis rouge. Qu’est-ce que la rougeur qu’un mec z’aima gratte sur sa guitare à côté des nacres d’un accordéon posées par taire ?

Rien qu’un reste de bal populaire avalé par les couloirs du métro ne transportant plus que la manche.

Les stations d’un christ attelé à la route mènent à roms. J’entends déjà une enfant échappant au contraceptif du jour, tendre ses deux bras au baiser de l’Amour.

Ce feu là larme de tous ses yeux, mais aussi anachronique que ce soit, il porte en lui la vie. L’Amour. Qui demeure et ne s’éteint pas, se retranche collé-serré au coeur de l’Âtre Humaniste.

Niala-Loisobleu – 07/09/16

 

Mon enfant tu seras toi, porteur de la suite qui nous est commune


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Mon enfant tu seras toi,

porteur de la suite qui nous est commune

Au bout d’un moment, elle sortit de la cuisine et se tint dans le couloir. A un bout hier ne bougeait visiblement plus, tandis qu’à l’autre, bien que tout sembla clos, on sentait un passage possible.

Par la porte entrouverte de sa chambre aucun râle ne sortait, aucuns mouvements de ressorts ne s’échappaient du matelas, le lit disparaissait entièrement sous les valises.

Tout s’est cassé la gueule, se dit-elle en pensant au soir où après l’avoir croisé, la copine qui se trouvait avec elle fut effacée entièrement au bénéfice de sa gueule d’ange. Le monde n’était plus que bonbon rose, sirop des rables et barbe à papa pour aile seule.

Oui, toute seule à n’avoir rien vu du masque d’agneau cachant le loup.

Où donc s’en est-il envolé ce canal de Venise, où la voix de l’amoroso poussait sa béquille dans nos soupirs ? Lui qui m’a déteint comme un confetti retombé de la musique de carnaval. Seulement à qui la faute ? Cachait-il sa vérité pour que tout le monde à part moi l’ait vu ? L’amour est aveugle. Je crois pas que ce soit d’une panne de vue sur l’autre, je suis sûre que c’est rien que d’avoir obturé tout ce qui n’était pas soi. Vouloir sortir d’un néant. Mais en se défenestrant, c’est la musique d’un soir de bal à la si trouille où qu’on s’est caché les paroles.

Il y a des déserts qui ne mettent pas leurs oasis en vitrine.

Aujourd’hui ne doit pas étouffer par ses erreurs du passé, au contraire il doit juste en tirer la morale. En vivre. Être l’étalon de nos rêves devenu traces vivantes de ce qu’on a voulu faire au départ . Nôtre réalité intermédiaire mise au monde.

Mon enfant tu seras toi, porteur de la suite qui nous est commune.

Niala-Loisobleu – 7 Septembre 2016

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POSE


POSE

La dernière vague

n’a pas rentré son instrument

le moulin à marées

écume maille après maille

le foulement des aiguilles

En ombres

le lointain ondule

battant de ses zèles

le quai  au grand large

Les formes que les nuages impriment

donnent en vues de do

des contorsions d’accordéon aux bretelles

glissant des yeux

Lourds parfums

laissés aux matins de nuits d’ébats

qu’un livre de chevet

garde sous ses lunettes.

Niala- Loisobleu – 05/09/16

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De mes Peintures Noires à Mon Outre-Mer


De mes Peintures Noires

à

Mon Outre-Mer

Où les poings qui se desserrent

confient aux  ongles la plaie profonde de pleurer tout le sang qui reste

C’est long un  désert de 47 ans à traverser

J’ai cherché mes trois fils dans un couloir éteint

A l’autre bout

le dernier enfant d’un de  mes enfants dit à ses parents:

Pour mes 18 ans

le seul cadeau que je demande c’est mon arrière-grand-père présent…

Les jours d’Août en devenant Septembre me coupent les jambes, hier soir j’a lâché la rambarde. C’est suffocant 47 étages à descendre en chute libre.Tout défile supersonique et impossibilité de courir comme dans le ralenti du cauchemar  de quand j’étais tout môme…Je tourne et roule, m’affale, lâche tout en vomi, en me tirant la tripe d’un cri du fond de la gorge dans l’affaissement des épaules repoussant orgueil, vanité, colère, douleurs, injustice et tout le toutim d’une rancune qui n’a jamais été et qu’il faut absolument empêcher de montrer sa sale gueule. Taisez-vous les diseurs de conscience, allez vendre votre méchanceté ailleurs. L’amour c’est comme un gène qui prend son tant qu’il veut pour ressortir des profondeurs.

Ma voix cherche un morceau d’épave où se raccrocher, combien de temps je me suis avalé la tasse de mes larmes, que j’en suffoquais à rien pouvoir ni dire ni écrire.

Juste une histoire d’amour qui gonfle ses lettres à la loupe, cette foi est là qui zoom, vas-y mon Alain pleure sans le cacher.Arrache de ton dos le mal de ton oeil et la rage de dents. Aime, aime, aime et peins-le bleu, laisse Goya à Fuentès étaler sa misère au Prado, reviens, l’Amour t’attends plus Bleu que Bleu comme jamais.  !

Niala-Loisobleu – 3 Septembre 2016

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