REGAIN DU SANG…Extrait


REGAIN DU SANG…Extrait

 

La terre brisée où je te retrouve

– tes mains puisent à mon visage et j’ai cessé de mordre le vent dans tes cheveux –

cette terre de sacre, de couleurs avides d’ombre tendre compte ses failles avant boire.

Un peu de feu nous tient à distance.

Des armes dorment près de nous qui ne sont pas les nôtres.

Soudain cette hâte à rompre les fruits sur l’étal au plus cru sous le ciel,

et dans la pulpe la lumière fraye

– nous sommes avec l’eau courante le sucre sur la peau,

celui que la faim oublie, qui réveille les langues.

Nous prendrons le chemin à l’heure où l’horizon vacille,

avec ce goût d’orge dans le désert de nos gorges.

Emmanuel Damon

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Peinture d’Emmanuel Damon

 

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VERNISSAGE


 

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VERNISSAGE

Ce déplacement d’air qui roule sa croupe

à la saignée de l’écorce

vibre sous les sabots de l’inconnu granitique

Une rivière de Nous a des retours à la fontaine

perpétuel tarissement au-devant du créatif

que la parole pétrifiée redonne au silence

Ô Voyage

me voici en corps nu

seul au milieu de la foule habillée

Pouls tendant la peau de son tambour

roulant à rompre

la surdité, lâché-prise de l’initiation…

Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2016

SOUDAIN TRAVERSE UN JARDIN


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SOUDAIN TRAVERSE UN JARDIN

Soudain traverse un jardin
Au bord de tes lèvres. Eden
Mon coeur te plaque sous le porche

Adossée au froid bleu des fresques
Tu es là. Délice
Le tremblé d’un rose la pierre d’iris

T’ai arraché pull jupe et bikini
Ai mangé d’emblée le blé
De ton sexe d’or, et ma bouche

L’a pénétré à moins
Que ce ne soit ton corps
Qui ait fondu dans ma bohème. Ma main.

Je ne sais plus qui est le monde
Dans ce moment-là
Mais le jardin fut de chair un verger

Et de l’esprit qui rit
Sous le porche ton cri chant
Le plus beau que j’entendis

Sous le dôme du kiosque
Dans les tresses de saules
Dans les pleurs naturels

Ton cri nous délivra
Outremer noir de bougie
Sont des couleurs de toi

Lorsque je ferme les paupières
Que se reflète sur leur tain
Ton corps en transe dans mon âme

Martine Cros

De cet endroit ancien le puits n’est pas sec. Aux odeurs mêlées, des doigts pincent les instruments à cordes. Les fleurs de ta robe ôtée ont laissé des chemins dérobés entre les plis de tes pensées. Là, sans que le vent ne pousse à tomber, le grain continue de germer. Quelque oiseau siffle. Un autre va pêcher. Je n’ai rien vu qui trouble la profondeur de l’ô. Pas une ride ne strie le bleu du ciel. Tiens bon la ficelle, nous ne nous déplacerons qu’en tapis-volant d’un jardin à l’autre.Ignorant la tentation de montrer à l’encan la grandeur innocente de l’enfant. Sa voix chante une histoire qu’elle a écrite en nageant dans sa mère. Paroles du premier silence à demeurer protégé. Mes cils peignent ta toison, dort. L’Arbre-Gardien est à la tête de ce choeur d’hommes de bien.

Niala-Loisobleu – 19 Octobre 2016

LA FLAMME SEDENTAIRE


 

LA FLAMME SEDENTAIRE

Précipitons la rotation des astres et les lésions de l’univers.
Mais pourquoi la joie et pourquoi la douleur ?
Lorsque nous parvenons face à la montagne frontale, surgissent minuscules vêtus de soleil et d’eau, ceux dont nous disons qu’ils sont des dieux, expression la moins opaque de nous-mêmes.

Nous n’aurons pas à les civiliser.
Nous les fêterons seulement, au plus près ; leur logis étant dans une flamme, notre flamme sédentaire.

René Char

Tout s’accorde à délaver l’horizon, jusqu’à l’outre-noir vaincu. Le claquement des voiles est si vif, que je trouve la mesure exacte du sens que cela m’indique. Les deuils n’en finiront jamais de s’écouter à ne pas vouloir vivre le tant autre que celui de Chronos. Il y a le matériel, son factice réel et ses vrais désespoirs générateurs du doute.

Je suis d’abord Poète à plein tant

après s’il en reste

je donnerai au temps sa part de platitude alimentaire quotidienne

On ne fait que très passer

quand on calcule la moindre insignifiance à la gabelle de l’amer

On demeure

maillon

d’une chaîne indestructible quand on naît qu’une cellule d’un ensemble perpétuel

Vous êtes là de toutes les positions de vôtre Âme

Mes Amours

Mon Coeur, mon Fils,

serez

Présents au

Vernissage de  cette dernière exposition

Autre Couleur

Autre Existence

Autre Réalité

Par l’Effet-Miroir, me voici face à la montagne, dos au désert, nous sommes unis d’une m’Aime émotion. Les paramètres fondent comme les montres molles bavant des moustaches d’Avida-Dollar. La mer passe les impuretés humaines par les fanons de la baleine que Jonas guide sur la voie transcendantale. Aucune autre forme éculée n’est à garde, seule celle d’une création sans copié-collé est à retenir. Nous perpétuerons nôtre flamme !

Niala-Loisobleu – 14 Octobre 2014

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AQUA R’AILES


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AQUA R’AILES

D’où que je viens il m’est doux d’avoir en vie d’être

C’est que j’ai des chapeaux de roues en épargne

Alors prendre la mer quelque part c’est l’encre à l’abordage

Que j’a pareil à m’aime pas peur

Tout à rosée d’embruns, la bruyère a goût de selle

Lande des r’nord a pas fini d’m’en causer

Le taiseux se fait tout oreille a sonder la portée des échos sous-marins

Trois pousses et un coup d’pied c’est plus profond qu’une pensée d’BHL

Noeud t’en déplaise Barbie

Un fat dans les rochers ça n’éclaire que l’étoc en surface

Bonjour le naufrage

Pour avoir pris le train dans toutes les gares des musées de mon enfance

J’ai gardé du ballast la granulométrie de la nuance

Aux aiguillages du sic le littéral est en corps niche

Qu’est-ce que c’est beau la terre vu d’en haut

D’au-d’ssus tu découvres à toucher ce que le bas occulte

C’est pareil qu’une histoire d’ô

Tellement de fois j’ai vu des chercheurs avec des cartes vendues à la t’lasse

Que l’aiguille se déroutait de l’étoile, la borne en bide ben d’homme

La foi se porte en soi

Les tas lisses ment c’est gris gris que tu te bourres l’oeil charre latent

Mon bleu pourtant innocent pire qu’un naïf, se délave pas au soleil

A croire qu’il azure mieux qu’un agrégé de sciences ô cultes

Vert entre jaune et bleu, des chemins cachés jouent à glisser contre la peau de l’émotion

Pire ils trempolinent, coeur grand-huit dans le frisson du passage d’un doigt 

hérissant le triangle engazonné

Sans savoir lire ni écrire

J’ai fresqué une genèse dépouillée de l’usine à produire la fausse-idée

J’m’en fous du « elle dort à dos », j’me sens si riche contre son ventre nu, que la télé vision peut se la jouer Narcissique dans l’émir.

Du baille les z’aimirats c’est qu’harem toute la s’maine.

Garde tes migraines

Je résonne comme un fou

A la volée

Ouvrant les murs de « Je taime » non épars pillés au hasard du mensonge

Un goût de lèvres aux fruits du verger fait battre les lices du coeur

Tu me manques à peine que tu bats des cils

M’aime que je sais qu’en dehors de la même godasse nos pieds se cherchent pour ne pas sortir de l’amble

C’est pas grand chose

Prends-moi

Je t’aime jusqu’après l’amor

ma Claire Fontaine

en te chevauchant le canal sans besoin de gondole

Niala-Loisobleu – 13 Ooctobre 2016

PHENOMENAL !


PHENOMENAL !

Sortie des barreaux refusés

des cages-prison

du grand mono poli

L’Eternel Matin

se libère

Cri phénoménal

que nul n’entend

d’un coeur

parmi les trop préoccupés à compter leurs sous développés à la ruine !

Niala-Loisobleu – 2 Octobre 2016

 

Point à la ligne…qui sait ?


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Point à la ligne…qui sait ?

Ô ma Vie, je cueille une mèche à ton front

curieusement elle fouille

remue

et retourne ma poitrine

pour trouver ce peu de terre humaine où sont restées les marques des courses animales passées au travers des pierres. Disséminant ici et là, faines, glands. Ô non, n’ayez crainte je ne vous oublie pas mes paumes de peint, tant d’aiguilles en travaux de lisse du métier en ont tapissé l’odyssée.

Sans autre demande qu’un parlé des lèvres

la nuance insère la teinte de la vibration

au blanc no man’s land d’une virginité

poussant la couleur intérieure à se prononcer

Le silence change de portée

nous amenons nos doigts au coeur de l’herbe à tresser des paniers

La gorge en feu le soleil irradie les vases de verts maraîchins

les lentilles gardent au secret

le temps d’un nuage transbordeur

 le ballant désordonné de tes seins

mes lèvres métronomes attrapent la cadence

je ratèle ton ventre de mes dents

pour retenir la senteur de ton creux

L’arbre surgit de temps de poussée

mirliton dépliant sa musique

aux extrémités de ses bras

tranquille

insignifiant

telle cette force qu’aucun pouvoir tramé ne saurait avoir en dû.

Témoignages de mon Univers durant 62 Années qui défilent ici, là, là-bas, au-delà du Monde depuis 1954, sans jamais rechercher par les couloirs des lupanars de la société à putasser pour Plaire.

Point à la ligne…qui sait ?

Niala – 1er Octobre 2016

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Verra la morte


Verra la morte

Léo Ferré - Verra la morte

Verrà la morte e avrà i tuoi occhi
questa morte che ci accompagna
dal mattino alla sera, insonne,
sorda, come un vecchio rimorso
o un vizio assurdo. I tuoi occhi
saranno una vana parola,
un grido taciuto, un silenzio.
Cosi li vedi ogni mattina
quando su te sola ti pieghi
nello specchio. O cara speranza,
quel giorno sapremo anche noi
che sei la vita e sei il nulla.

Per tutti la morte ha uno sguardo
Verrà la morte e avrà i tuoi occhi.
Sarà come smettere un vizio,
come vedere nello specchio
riemergere un viso morto,
come ascoltare un labbro chiuso.
Scenderemo nel gorgo muti.

La mort viendra et elle aura tes yeux –
cette mort qui est notre compagne
du matin jusqu’au soir, sans sommeil,
sourde, comme un vieux remords
ou un vice absurde. Tes yeux
seront une vaine parole,
un cri réprimé, un silence.
Ainsi les vois-tu le matin
quand sur toi seule tu te penches
au miroir. O chère espérance,
ce jour-là nous saurons nous aussi
que tu es la vie et que tu es le néant.

La mort a pour tous un regard.
La mort viendra et elle aura tes yeux.
Ce sera comme cesser un vice,
comme voir resurgir
au miroir un visage défunt,
comme écouter des lèvres closes.
Nous descendrons dans le gouffre muets.

22 mars 1950
Cesare PAVESE
Musica Léo Ferré

 

 

Cesare Pavese, sa biographie.

Par Samuel D.

Cesare Pavese naît le 9 septembre 1908 à Santo Stefano Belbo, dans la région la plus sauvage du Piémont, les vastes collines des Langhe.
A six ans, Pavese devient orphelin de père. Il est élevé par une mère seule, autoritaire et puritaine. On peut ainsi comprendre l’origine de la blessure irréparable, due à cette absence d’un modèle viril et l’influence exclusive de la femme, qui marqua la vie de Cesare Pavese.

Il fit toutes ses études à Turin. Ses premières œuvres furent une thèse sur Walt Whitman (en 1930) et une traduction, tout de suite considérée comme exceptionnelle, de Moby Dick (1932), le livre de Melville. Pavese n’était pas inscrit au parti fasciste et n’aimait pas l’enseignement. Il enseigna de façon très irrégulière l’italien, le latin, la philosophie, et obtint, en 1936, le titre de professeur d’anglais. Sa passion était la traduction, ce qui lui permit d’accumuler une expérience critique qui se manifeste dès 1930 par sa collaboration à la revue « la Cultura » (ses articles ont été réunis, après sa mort, en 1951, sous le titre : « La littérature américaine et autres essais »).

En 1936 , Pavese publie chez Solaria son premier recueil de poèmes : Lavorare stanca (Travailler fatigue), de la poésie narrative qui passa inaperçue alors que Pavese fut arrêté et envoyé à Bancaleone, en Calabre, en résidence forcée. Ce n’est qu’en 1943, à la suite d’une réédition, que la critique pris pleine mesure de la valeur du recueil, réaction à l’hermétisme qui donnait à cette époque la poésie italienne.

La crise psychologique et artistique de Pavese, qui le poussa au concret et au spontané, date de son séjour forcé en Calabre. Cette période fut pour lui une époque de méditations sur son métier et le début de la rédaction de son Journal.

A peine de retour à Turin, il fonda avec Leone Ginzburg les éditions Einaudi qu’il allait diriger. Au début des années 1940, Pavese écrivit de nombreuses nouvelles, « simple recherche de style » (La spiaggia), ou mélange de narration et de méditation sur des thèmes de la mystique de l’enfance (Feria d’agosto).

Lors des vingt mois de guerre qui suivirent l’armistice du 8 septembre 1943, Cesare Pavese se retire à Serralunga di Cera, en Lombardie, où il se livra à des méditations solitaires.

Après la libération, Pavese vécut à Rome, puis à Milan, et revint à Turin mais sans jamais cesser de travailler pour la maison Einaudi. Tout en poursuivant son travail d’éditeur, il reprit ses études littéraires sur des thèmes longtemps médités : la campagne, dans son état primitif et sauvage, la banlieue, le Piémont des collines, le monde des paysans et des ouvriers, celui des bourgeois et des mondains où il se mouvait avec moins de sûreté, la tristesse des vies ratées, des espoirs déçus, et la cruauté de la mort. De 1945 à 1950, le travail créateur de l’auteur ne connait aucun répit avec : La Terre et la Mort ; Viendra la mort et elle aura tes yeux ; Dialogues avec Leuco’ ; Le Camarade ; Avant que le coq chante qui comprend La Maison sur la colline, La prison, Le bel été, Le diable sur les collines et Entre femmes seules, roman dans lequel vit le plus réel de ses personnages féminins, Clélia.

A l’automne de 1949, Pavese écrivit en deux mois La Lune et les Feux, souvenir de l’enfance et du monde, son chef-d’œuvre. Pavese est alors certain d’avoir clos son œuvre, d’avoir écrit une « saga complète », d’avoir mis fin au cycle historique de son temps. Et son Journal, publié en 1952 sous le titre : Le Métier de vivre, qui montre bien que Pavese était obsédé par le suicide depuis l’âge de 15 ans, porte à la date du 18 août 1950, cette ultime phrase : « Plus un mot. Un geste. Je n’écrirai plus. »

L’écrivain des collines piémontaises se donne la mort, le 26 août 1950 au soir, en absorbant un barbiturique. Pavese, l’écrivain torturé et auto-torturé, névrosé et angoissé surtout devant les femmes, clos ainsi son aventure intérieure déchirée entre la révolte impossible et la fascination de l’échec, entre la poursuite désespérée de l’amour et l’exaltation désabusée de la mort.

Bibliographie

  • La Trilogie des Machines (1929).
  • Travailler fatigue ou Lavorare stanca (1936).
  • La plage ou La spiaggia (1942).
  • Notte di festa.
  • Feria d’agosto (1946).
  • Dialogues avec Leuco (1947).
  • Le camarade ou il compagno (1947).
  • Avant que le coq chante (1949).
  • Le bel été (1949), prix Strega 1950.
  • La lune et les feux ou La luna e i falò (1950).
  • Le métier de vivre (1952, posthume).

 

Anderlatto


Anderlatto

Andarletto, mon Andarletto, mon amour polido.
Plus quero et Je t’aime
que le roi et son règne!

Deux Hijicos de vous j’ai
et deux du roi, qui sont quatre.
Le roi aller à la guerre
et les vôtres sont à moi.

Et Alors ?


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Et Alors ?

S’il pleut dans ma mémoire c’est pour être au plus pré du jour, en tendant les lèvres pour prendre ton pouls aux veines de te sentir de plein champ.
Pourtant t’as pas la veine apparente, tu s’rais plutôt genre gros lot qui ne gagne qu’au jeu de cons. Jusqu’à désintéresser le voisinage, du plus intime au plus qui ne croisera jamais ta route.
C’est pas faute d’avoir du chien, c’est faute de trop l’sentir qui les éloigne les habitants du normal.
Mais c’est qui que ça repousse ?
Hein dis-moi, c’est qui en dehors du banal hume mains monté sur jambes ?
C’est vrai au sens du canon pin-up, t’es pas sexy sexy, rien dans la dentelle, le string, et la jupette qui n’a pas besoin de bretelles vu qu’elle fait juste un p’tit col une fois enfilée, laissant à découvert toute l’artillerie en solo de batterie en duo avec les trompettes, genre boeuf del amor.
Faut une âme d’artiste dérangé pour te dessiner sur le motif, nature authentique, plus qu’à poil, nue de vérité, sans rimmel et pâte à remodeler, sans appareil dentaire à resserrer le sourire en tirant depuis le point d’assise.
Ton tant c’est le contraire de la météo du pouvoir d’achat que tout candidat annonce, quelque qu’il soit, il te fout let au premier service, les primes de loyaux rendements c’est pas pour te refaire la garde-robe, t’as pas l’profil à t’balader en N°5 de Chanel.
Tu f »rais tousser ton ton.

Et alors…

Tes cheveux d’herbe ma poitrine n’en tond rien,
avec chaque brin en retour de blonde heur
elle gramine d’autres espaces défaits de clôtures .
Hors de ce monde
Tout gonflé de joues, le ciel sourit, visages en mouvement
sur lequel me vois-tu, aère aux nefs les voies, je plane.
Innocent comme une fontaine qui pleurniche pas de son sort
au milieu d’un lit de sentiments humains totalement à sec.
Des tâches de couleurs que tu m’envoies, j’expose aux cimaises de l’orée,
les images d’un Pablo hors mesures qui ne peut se poser que chez Nous.
Il est d’un format que les plafonds des constructions ordinaires des petits nains
ne peuvent accueillir, faute de hauteur au-dessus des plaintes.
Accrochée aux branches des toits, ta robe blanche fleurit les patios
d’une musique intérieure géranium, feu de tomettes aux tiges des belvédères
Quand tes cuisses guitares ouvrent les portes des chemins,
la grange au grain tend les bras pour que le delta compose son plan d’ô pour que j’y plonge de par tout.
Mes doigts polissent les pierres pour te donner la douceur des paumes aux seins,
cette grâce qui coule de tes aisselles à faire sourdre la source bleue
l’oued qui va s’greffer aux chenaux du marais des salines
soulevant d’un horizon bouché un envol d’oiseaux aux couleurs d’un état long sublimant les frissons du vent au mépris du quotidien.
Ne dis rien, je te respire au point d’épeler chacune des nages de ta langue, au grand bain de ta baie où j’ai jeté l’encre de mes mots bleus.
Fidèle au vrai visage blotti au creux de ta boîte.
Ce matin je me sens que guitare et flammes and co; ce serait fastoche que tu t’éloignes quand m’aime pas trop.

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2016