A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 2


A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 2

Et tandis que le froid s’éclate au show quotidien, un authentique soleil de tant sec fait que les admirateurs de leur nom brillent…

L’inconscience grimpe vertigineusement. Maître Renard s’étant retiré, la poulaille et ses 3èmes couteaux se retient pu et monte au créneau. Comme quoi quand on veut faire pire c’est possible…jusqu’à où ?

Ben, à mon sens tout comme dans une certaine fable où ça grenouille à se gonfler comme un beuh…au moins si des doutes demeurent sur « l’incompétence n’empêche pas la prétention  mais l’encourage », ça devrait aider à les lever.

Enfin, mieux que billevesées, j’ai a te dire en mode Muse que tu m’as gratté l’entre iambe à un point tel, qu’empruntant ton couloir, j’m’ai retrouvé à l’aube du bout. Oui, ça sue phoque. Mais tant qu’à être au ban, mieux vaut se bronzer à deux sur un de sable, en estuaire de son delta.

Nil n’échappe à tes glissements felouques quand tu tisses à grand voile mon Coeur.

Ainsi peins-je les creux vis, arrimant de bleu oiseau le grand A…

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2016

 

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Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment


Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Un comment taire,

à deux vouloir dire…

Cité là et que tu m’entends

sens comme je t’habite

en l’ô qu’à taire

sous ton Toi brûlant

assis, accroupi, couché en l’air

debout en bout

De mois en moi

ma régnée qui tisse partout

Je suis là, au bord du lac, yeux clos pour mieux m’inhiber de la beauté du lotus, peu importe la posture, c’est une gymnastique à erre aux biques que ce gain trouble, je t’ai choisi d’entrer pieds nus dans l’onde de tes rins qui me traverse l’échine en tous points, la vois-tu, lier ses mèches à ta lampe, en tremblotant la lumière s ‘élève en parfums dansants, oui, immobile la voilà qui reflète ses dents dans l’émail d’un regard, elle demeure immobile, pénétrée pénétrante, dans cet instant à ne point perdre, je saisis d’une touche la couleur unique qu’elle m’a transmise, ma Muse je dirai sans bas aux ambages la joie humble de l’évasion que l’amour est seul capable de donner. Et au frisson de l’onde qui envoie des cercles liants, je noie ma tête, heureux comme un imbécile, qui vient à la fontaine remplir ses seaux d’anges

Fou comme un matin allumé du seoir…

J’ai gardé les images de ma plume vespérale pour la tremper, matinal, dans les vapeurs de l’aube. Il fait froid d’un noir masquant jusqu’à la tête du lit, la blancheur du drap dont le jardin est couvert. Le silence a pris l’apparence d’une épaisseur.Ma tête et ses trous, hibernent à l’amorti de ta poitrine.Ta tête s’est coiffée de la ouate que le bouleau avait accroché à ses branches. Te voilà poudrée comme une marquise. Tiens… je suis à ton abri de dimanche.

Des maisons ouvrent leurs murs le long des côtes. Mille sabords pointent l’affût des canons au Bar de la Marine. Brouage est resté à quai, la marée est accrochée aux Amériques. Si ce n’était le vent qui gonfle les soufflets des orgues de Barbarie, de toutes ces traversées, ne resteraient que des cartes postales délavées. Un héron cendré secoue les braises, Moëze conserve mon intimité dans le sel du marais d’Oléron. Laisse glisser le vieux loup dans ton Pertuis ma Chérie.

Depuis que les oranges se sont vues remplacer par des cons soles, je ne joue plus au ruban de Noël que l’on coupe au paquet des sabots de la cheminée.Avec mes fils, les Rois Mages ont foutu un sortilège dans la fève. Il y a des contes à rendre.

Il pleut pleuvoir tant qu’on vœux sur Brest, rappelle-toi Barbara, t’inquiètes mon bon Jacques, je n’ai rien oublié. On dit que la mémoire est sélective, si c’est vrai, ceci explique cela. T’es toujours en tête de liste dans le carnet d’adresse de mon coeur. Il en est tellement passé de visiteurs, qu’entre les biffures, demeurer c’est siéger au Temple de l’Amour. En cette matière, tu fus mon meilleur instituteur….parle-moi, dis -moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2016

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UN MATIN


UN MATIN
J’ai marché dans l’Autre nuit

étrange sensation de ne sentir de craintes

venues de multiples et qu’importe intentions

tout en sachant que le genre préféré du monde demeure tel qu’à vents

Nous sommes Miracle ou banalité

il me semble avoir fait comprendre

ne croire qu’en la capacité de soi

La pugnacité d’aller au centre de l’Autre

pas dans ce qu’erreurs, maladresses où mouvements fugaces

peuvent induire à ne voir pas le réel de l’Être

Dans son noir et blanc

l’image du quotidien
est une couleur à trouver

Le soleil qui brille
je l’ai pris sous tes cheveux
sous la bretelle de tes seins ballants de vie

Ils tombent
généreux
nourriciers

Tu sais lorsque je t’ai senti mer
au berceau de cette plage, Nous soleil
j’ai pris à deux mains aujourd’hui

Les oiseaux ont séparé le vol de l’inerte
le caillou a balisé
à ton pore je frémis ta respiration…
Niala-Loisobleu – 27 Novembre 2016
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MARCHER


MARCHER

Un seul souci… marcher…
Dans le noir… marcher… Dans la nuit épaisse de la voûte fraîche l’enclume son métallique approche. Marcher… La procession s’enroule en pelote, et doucement l’air se raréfie, la voix de fer s’alourdit: le marteau frappe et résonne et gémit.
Un seul souci…marcher… On débouche : aire faite d’yeux. Yeux aveugles, yeux sillus, yeux clos, yeux diaphanes Yeux éteints, yeux écarquillés, yeux sources trompés par les miracles de l’humain.
Un seul souci…marcher… Aire faite de bouches. Bouche qui rit, bouche qui crie, bouche qui aboie Bouche muette Bouche ouverte, puits profond où se noie la parole.
La route des aires court : aire faite de mains. Mains tendues, mains ouvertes, mains feuilles, mains désirs, mains nées du toucher de la terre-mère.
Un seul souci…marcher…
La route des aires se répand : soudain s’exhalent des milliers de parfum. L’aire des sens : ultime plaine. Parfums du vent vivant du vouloir, vertes passerelles pour enivrer le souffle des légendes ballerines
Marcher… Le martèlement de la voûte renaît… La procession tourne et revient… Sortir… Sortir…
Dans le cerveau de l’homme s’achève le songe étrange du voyage. » 
Lucia Santucci
J’irai jusqu’au bout, les doigts dans le né, une lanterne au tonneau, bruits sabotés filés du rouet que le m’aime cri file en corps aujourd’hui 83 ans après…
N-L
24 Novembre 2016

EMPLOI DU TANT


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EMPLOI DU TANT

Entre les presse-livres un petit morceau d’air

sursaute, puis se remonte la mèche

pas vu, pas pris …

Ainsi ce qui ce passe derrière le rideau de faire

va son petit-bonhomme de chemin, s’arrête, repart, jette un oeil

l’autre en marque-page

Le couloir de la porte laissée entrouverte mijote doucement sur le coussin du chat, sans que le laid déborde. Tu peux mailler des caresses intimes de la pelote pendant qu’autour de toi rien ne mouille au dehors. Le taire craquèle.

De la corne insonore fait pencher la plante verte du pied.

Ceci étend le destin en carpette de chaque côté des pages de l’histoire. Le lit s’attache à conserver son ressort pour nous garder en cuillères.

Ta peau ne pèle…j’en vois la vie en ligne.

Niala-Loisobleu – 21 Novembre 2016

Que ça Chante à gargouille !


Que ça Chante à gargouille !

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Par paquets la vague balaie.Tout vole, oh non où est le devant du derrière. D’un papier qui accompagne les casseroles, je ma tâche d’encre sur l’oeil du cyclone, que je ressemble au chien de la voix d’son mètre. A court de mot.

Pourquoi l’amour ça peut faire mal à faire passer du sublime au vil ?

Les millions de baisers qui mordent dans l’hostile d’un monde lupanar, aides-moi à en savoir lire le bon regard. Ta langue suce un nectar, viens pas l’inciter en m’aime tant à arroser nos fleurs de nitrate au moment où tes seins m’en serre le petit haricot dans le  peau de terre.

J’ai la passion pour Toi, me demande pas pourquoi, regarde juste les dégâts quand tu me débranches, tu comprendras alors le déréglage des tiennes dans le rapport qu’elles ont aux miennes

Tout ça n’existerait pas si t’étais pas une femme et moi un homme. Peut-être la vraie merveille du monde, j’en suis sûr, que j’efface le doute, te connais trop bien, ô sublime bonheur du complémentaire qui sans, néantiserait la nature de nôtre vie.

Un homme et une femme r’heusement qu’c’est différent

Toi c’est ta tripe en mon intestin, le boyau par lequel on résonne, on vibre, on allume, par l’Y de notre branchement grâce auquel on casse la gueule à la scoumoune.

Que ça chante !

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2016

https://brunoruiz.wordpress.com/2016/10/31/hommage-a-janis-joplin/

MONOLOGUE DE LA STATUE


MONOLOGUE DE LA STATUE

Agis, visiteur

Agis sur le monde et sur les vivants.
Pense.
Pense qu’il te faut vivre avec un bandeau sur l’œil de ta nuit.
L’univers n’est rien de plus qu’un désastre de l’ombre, un escalier d’étoiles, et tes métaphores seront toujours faibles dans la poussière.
Le temps te lie à ta peine, sans clarté.
Il neige sur ton revolver.
Sous la géométrie de l’infini, il y a la rigueur de tes filtres et ta rumeur peut bâtir des oasis inconnues.
Reste, visiteur.
Reste au chevet de ce monde, le tien, lent comme le rescapé aux portes de l’épouvante.
Entend, visiteur.
Entend jusqu’au bout le ressac des plaintes profondes de l’arbre, l’aboiement du mystère, la source sous la pierre.
Ecris, visiteur.
Ecris en attendant, pour celui qui te lira.
Même tes vieilles injures à la dérobée, si ta plume s’use trop.
Fonde ton théâtre d’ombres, donne des preuves de l’indicible.
Il n’y a pas de lieu pour mourir.
Dis-le, visiteur.
Dis le parfum de ce qui va renaître.
Insensible insensé, lis l’envers des livres.
Chante le fruit qui tombe sur les suaires, le bonheur sans masque, chante, sauvage ruisseau de clarté si souvent gémissant de l’étreinte première, la beauté du vent, aime l’adulte douleur.
Sur les plages, il y a le son des femmes, voix de gorge où les gardiennes, assises, égratignent les morts et les vivants.
Le sang aussi.
Les voix d’enfants.
Ecoute la plainte de ces anges enflés par le courroux des lionnes, brûle tes étendards, accepte le tournoiement de tes ailes.
Oh ! Langues de vie, qui donc s’écroule et sépare le chant dans la veine qui bat ?
Chevelure du cœur au front de la terre, couleur de toutes les consciences, cri de la brûlante nourriture, plonge dans l’abîme de miel de ta nuit mortelle.
Sonne l’heure pour l’étoile abandonnée, sans gouvernail, pour ta reine qui dort.
Dans les sèves rangées, dans les chairs bouleversantes, dans tes zéniths de bleuissure.
Vois, visiteur, les secrets du frisson de la pluie sur les joues qui dansent en ce monde, pour la folie des iris dans les fuites d’acanthes et le parfum des mousses, sur les pierres tombales où glissent, vers la rivière, tes racines.
Sous les toits, j’entends les loups.
Je n’ai aucune peur, aucune douleur.
Au loin l’irréversible bateau des heures me déserte.
Verdure de tes arbres, le voyage de tes lunes et du vent m’ignore dans les foudres.
Savon des mots, va-et-vient des mâchoires, douleur du temps, le désarroi de l’été ne trouble jamais mon allure.
Et ta ville, l’entends-tu ?
C’est une cargaison de rythmes où la magie du hasard se boucle à ton cheminement, dénouant les cordes du chaos, la migration joyeuse des rêves vers la maison familiale où s’ouvre ton jardin.
La danse des tumulus, pâtures de liesse et de musiques, abysses rayonnantes où rien de l’âme ni du cœur ne se résigne, un empire qui pleure sans yeux, des ventres baignés de vérité dans le souffle sans haine des orchestres, des cirques de guirlandes qui s’en vont plus loin, portés par l’énigme de la nuit suivante.
Ici est ta terre.
Un coin de ciel dans chaque marche qu’il te faudra poursuivre, vaille que vaille, dans les ferveurs du petit jour, malgré les cris et les peines de ceux qui restent, de ceux qui ne peuvent plus aller plus loin.
Oui.
Oui, comme un espoir incroyable, inespéré.
Oui pour que les hommes cessent de s’entre-tuer, simplement, pour que les hommes cessent de se battre.
Et là, au regard de ces images qui te touchent, dans la force de tes actes, lappant la vie jusqu’à l’ultime goutte de sang, comme une plaie à jamais refermée sur la tenace barbarie, sois la preuve animale.
Sois jamais, plus que demain, ce jour de terre et de pluie, parfum jeté sur la jeunesse, sois le mouvement de l’amour.
Que la lumière éclaire l’or de tes méthodes.
Que ton corps se réaccorde, dans la symphonie d’un nouveau monde qui t’arrime.
Spasme sans écho, absurde mesure de l’ombre, noie tes paroles vautrées, avec tes regrets de miroir, cette mort lancinante.
Etre, voilà ton aventure.
Comme un regard sur les vieux sourires, le souffle singulier de l’existence, l’illusion précieuse des bouées.
Vole aujourd’hui, visiteur.
Avec de grands gestes.
La première fois que je suis née, c’était la dernière.
Le sculpteur cherchait un corps, comme l’eau cherche le puits.
Il était alors si hésitant, si fragile.
Il est mort le jour de ma naissance, seul, un soir, avec ses mains.
Oiseau du silence, il a ouvert le ciel avec sa terre.
Il est fort désormais.
Reconnu.
Il t’aide si tu le veux.
Il est utile.
Il nous ressemble.
Il nous ressemble, visiteur.
Vole , à présent.
L’art est une réponse.
Relis-moi, aussi, sans cesse.
L’oiseau mort n’écoute pas les murs : il est lui même l’horizon.
Vole de ma provisoire immortalité, à hauteur de tes yeux, avec ta fatigue, tes muscles dans le cresson des ténèbres.
Déparalyse.
Aime cette eau fraîche, illusion d’étoiles.
Ne tue pas ton ennemi : la vie le fait pour toi.
Elle est ta naissance.
Tu n’as ici-bas qu’un rôle d’oubli et de mémoire.
Ne te prend plus au jeu des équivalences.
Pense demain, cet indiscret.
Souffre de ta vitrine, de l’horreur du mensonge.
Les héros sont sans valeur.
Le pouvoir est inutile.
Abolis tes boucheries de paroles.
Le devoir des hommes de marbre n’éclaire pas les départs.
La langue appartient à celui qui ose entrer dans l’œil de l’autre.
Edifie des lumières.
Met l’idée en danger.
Glisse sans bruit, captif de l’humanité.
Car tu seras toujours seul, visiteur.
Entre l’éther et la substance.
Et moi j’ai si froid d’être nue sur mon socle.
Aveugle.
Absente du sens.
Les temps nouveaux vont te mettrent à l’épreuve.
Aujourd’hui tu cherches le soleil.
Sois demain sa lumière.
Tu étais né pour être quitté.
Puisque tu le sais, désormais, sois plus fort que la séparation.
Car il existe en toi d’autres masses, la matière d’un autre univers.
Apprivoise l’ivresse, rassemble-toi hors de l’hystérie.
Dans la substance de tes vaisseaux, traverse les nouvelles logiques du néant, trouve d’autres mots pour les nommer, revendique le droit au doute.
Demain peut-être sera ta nouvelle existence, tes pensées sauterelles, tes pensées cahotantes, tes fictions déchaînées.
Regarde autour de toi comme déjà les destinées se rassemblent, dispersant leurs résidus d’ignorances.
Tu vas courir maintenant.
Dans les senteurs d’une nature nouvelle, le long des eaux caressantes.
Tu vas plonger dans l’or des aériens muséums, regarder tomber des tours les stèles agonisantes.
Tu vas blanchir tes pensées, tes rides, tes rébellions.
Etreindre l’avenir de leurs forces primitives.
Tu vas délasser les chalands des ondes trop collantes, saigner Sisyphe pour abreuver tes nouveaux enfants.
Toutes tes alarmes seront enfouies dans l’océan, avec les vieilles idées nouées aux corps des tyrans désormais ridicules.
Tu vas tracer des routes verticales au-dessus de ces plâtres immobiles, construire des ponts au-dessus des encriers enfin vides, parce que tout est ici-même, dans le goutte à goutte des flots bleus, les discontinuités enfin dissoutes, l’oubli dans la haine dépassée par la souveraine mémoire.
La souveraine mémoire.
Ecoute.
J’entends l’hymne d’une fraternité animale.
J’entends un nouveau verbe.
Regarde.
Je vois de nouveaux actes.
L’éblouissant exercice d’une autre vie.
C’est parce que tu es né, visiteur, que je suis vivante.

BRUNO RUIZ

 Extrait de Muséum (1998)

https://brunoruiz.wordpress.com/

Source EMILIA GITANA

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TOUTE D’ECUME NUE


TOUTE D’ECUME NUE

 

Une chaleur de peau, velue d’ailleurs s’interpose entre l’appeau et l’habit.

Suint métronome, after-shave d’un faune après midi recréatif.

L’amour se la joue contre joue, serre yeux ; l’abrupt, le bon et le tuant avec les ongles pour seule cordée.

Au pourri d’un sol de feuilles jetées, des maux froissés traînent leur peine sur un Toi glissant. Si les souches n’accrochaient pas les cheminées, les mitres railleuses faucheraient les flammes avec des rafales de suie. Bistre blanc, pathologie nuisible de nitre, couvrant la respiration sous ses goudrons.

Faut-il en taire où convient-il d’en dire ?

Les dents jaunies des faux-sourires ne mordent qu’en caries.

L’Arbre Lui,

gardien du tant

fait étape aux vols libres

du premier cri

La petite-fille pousse et grandit. Son ventre, fruits-seins, épanouit l’océan pour dire le verger est là, gardant aux vagues et blancs moutons tout le sel du seul encrage. Au marais les carreaux ouverts, plongent leurs yeux amoureux dans la manche à air .

-Ma mer est rapporteuse de nielle à nos planches de salut, empreinte en soufre ornant la Lettre par chemins empruntés, chantonne-t-ailes…

 

Niala- Loisobleu – 14 Novembre 2016

 

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A FRONTON


A FRONTON

S’étrangler la ligne droite à la corde du virage

regard tourné derrière la carte est-ce que ça sert ?

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Crever l’oeil-de-boeuf

percer ce toi

vider l’égrainé

labourer des ongles

jusqu’au sans arrêt

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Si vous étier le bon chemin

Marin Marais

auriez vous poivrer la saudade

dans un viole migratoire ?

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Oui t’humer

fleur de celle qu’on galope 48 heures sur 24

déraison à n’en plus savoir que dire

qu’écrire à jeter l’encre et partir

d’une vague de fond à la surface

soie toi m’aime

caravane malles et valises

le trauma d’air

m’oedème les poumons

mets haro peau taire

Ya t’île un ô séans à l’estuaire ?

Je chaloupe à tes hanches

tiré par les chiens fous de ta poitrine

dans l’airain de ton échine

où le fol amour armature

L’invertébral escalier

à la gîte de tes rugissants

violet des embruns crachés par la fureur lubrique

qui déglace le rétroviseur voyeur

te renverse au chevet des livres de messe

plus diablo nique

que l’âne de bourre y dents

Puti

que je la vois

là devant

c’est Elle Emoi

l’Île aux Séans

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2016

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LETTRES DE PANDORA « 5 »


LETTRES DE PANDORA « 5 »

Ce matin Pandora

s’il-te-plaît boucle-là

au nom de tout, pour tout le rien qui s’étale à la hune…

Allez loup ya, Pandora, remballe ta boîte à malices, avec tes certitudes nouées à tes doutes, tes affirmations biffées de ratures, tes engagements désertés, c’te berceuse à mitraille, les serments de la trahison, tout le panel de l’imposture en baise-position, le blanc plus noir que mort-né mis en pro jet. L’haut-le-coeur  de l’hypocrisie quand du vomis jaillit de mes narines d’avoir qu’à repousser les couleuvres de promesses rampantes faites par intérêt…

J’veux qu’Léonard soit tout seul à dire

que la vie c’est plus fort que la mort
Alléluia

Il paraît qu’un accord mystérieux
Que jouait David plaisait à Dieu
Mais la musique ne t’intéresse pas, n’est-ce pas ?
Ça fait comme ça :
La quarte, la quinte,
Le mineur tombe, le majeur monte,
Le roi surpris composant Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu voulais des preuves malgré ta foi.
Quand elle se baigna sur le toit
Sa beauté au clair de lune te subjugua
A un tabouret elle te lia
Ton trône brisa, tes cheveux coupa,
Et de tes lèvres tira cet Alléluia

Je suis déjà venu m’étendre
Et j’ai marché dans cette chambre.
Car je vivais seul avant de te connaître.
Sur le porche j’ai vu ton fanal.
L’amour n’est pas marche triomphale.
C’est un froid et c’est un meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Jadis, tu ne me cachais pas
Ce qui se passe ici en bas,
Mais maintenant ce n’est plus le cas, n’est-ce pas ?
Souviens toi, lorsqu’en toi j’entrais
De même la colombe sacrée
Chacun de nos râles était Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu dis qu’en vain j’ai pris le nom
Mais je ne connais pas le nom
Et puis, qu’est-ce que ça peut te faire, au fond ?
Dans chaque mot brille une flamme
Et qu’importe que l’on proclame
Le sacré ou le meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

A faire de mon mieux j’ai cherché
Ne pouvant sentir, j’ai touché
Je t’ai dit vrai : je n’suis pas venu tricher.
Tout est allé mal et pourtant
Je viens devant le Dieu du Chant
Sans rien d’autre à mes lèvres que Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia

Et qu’on pour qu’on

Alléluia

on ne pleure pas que de ce qu’on reste indifférent

mais qu’on chante

Alléluia

tout l’espoir qu’au delà de tout on porte en soi !!!

So long Léonard

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2016