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Atelier et Murmures 3

 Je n’ai pas franchi les extrémités du souffle

par le carreau de l’Atelier

je vois

luire au bord de ses lèvres

quelque part

mon nom qui s’écrie.

Sur la buée de sa poitrine, murmures du bout des doigts

ses cônes lourds élèvent à jamais,

la  fleur de sel

 

Au temps d’arrêt, la mémoire joue avec les gestes de la vie,

métaphores de nos langues en accord avec les mouvements lunaires,

quartiers égrainés de pensée parallèle portée par le manque.

Le silence enveloppe de sons paroliers, la chanson que le texte tient serrée

l’espoir par dessus tout attaché par le nombril qui nous a vu naître.

Même l’arbre nourrit mes vieilles envies derrière ses feuilles

je suis

à mots-couverts

chacun des bruissements d’ailes, la ficelle où en nuage cerf-volant

elle acrobatie

sa nudité amoureuse sans rien d’autre que le gré du rêve pour habit

Je suis

le poivre de son sel, cette seconde qui halète pendant son repos

petites fantaisies en grandes libertés,

le privilège des fous

passant l’humeur velléitaire au pilon,

pour ne garder que le noyau à sucer

jusqu’au pigment du bleu.

Niala-Loisobleu – 18 Février 2017

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Atelier et Murmures 3 – 2017 – Niala – Acrylique et Encre s/contrecollé 40×50

ATELIER ET MURMURES 2


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ATELIER ET MURMURES 2

La peau
En guise de mémoire
Les rêves filant dans le noir
Des images encore
Au pointillé de l’enfance
Qui semblait
A la vivre
D’une eau si commune et fluide
Que l’on ne comprend plus
Le message
Tout foutu, tout frangé,
Tout dispersé
Et plein d’oublis qui deviennent
Silencieux quand on les regarde
Au fond des yeux
Oh ! on dirait des enfants !

Au soleil d’hiver
Le vieil homme étend son linge
Sa peau qui frissonne
Lui murmure
Que dans l’oubli et l’oubli encore
Il y a la source
D’étonnements toujours

Patrick Dreux

Tes mots m’ont ému à te reproduire , Merci Patrick.

 

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Au matin

que choisir entre pars et demeures

fermeture réflexion

Au soir embouteillage

cas rend volage

la nudité  comme ombre sur le soleil

murmures d’exposition cois

L’évent

attend le ciel sous la surface des ris d’eau tombés

Niala-Loisobleu- 11 Février 2017

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Atelier et Murmures 2 – 2017 – Niala – Acrylique encadré sous/verre 50×40

 

 

 

 

NOS VOYAGES INTERIEURS 3


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NOS VOYAGES INTERIEURS 3

A nos emboîtures devisées, je m’enjupe sous tes marques safranées, eaux-fortes que je burine du bâton de randonnées. Serais-tu  le  derrière des rideaux qui bouge avant le premier souffle, regard que la main retient à regret et qui brûle d’insérer la clef. Enigmes des jours vrais que ne peuvent connaître les moins engagés. Nos mots crus ont levés ,le doute sur nos intentions. Seins serrent. Le noir de la salle du cinéma s’éclaire de la projection de l’attente qui tord les projections privées. Document taire.

L’agate au cœur de convolvulacée
l’agate de cristal au cœur de corbeau
au cœur de coudrier,
au cœur de crépon,
au cœur de crédo,
au cœur de colchique,
l’agate est brisée,
L’agate est brisée, l’agate est brisée,
un camion-citerne l’a tuée,
l’a réduite en postillons,
l’a réduite à sa brûlure,
et toute ma vie est là
sur ce pavé de plumes de moineaux,
toute ma vie dans cette escarcelle où une larme
est plus lourde que l’aurore.
L’agate est brisée, l’agate est brisée.

*

Une femme qui marche
Les seins nus vers l’essaim
Du soleil
Sa croupe jaune
La croûte du pain qui croque

….

Une femme qui marche cuisses nues
Ce sont de belles cuisses bien longues
Et bien belles comme
Ces cônes de sucre d’autrefois
Du beau sucre qui crisse

*

Je cueillerai un bouquet de nausées dans la fraîcheur velue de l’aube avant d’être cendre au ventre du taureau.
Ah le goût de la nausée emplissant mes paumes comme une avoine de plomb.

*

Les ancolies d’ébène guettent la mourante
dévorée par la pluie
Les rues la serrent
l’enlacent
Elle marche dans la jungle de béton
Elle tend son corps comme une phrase délavée.
Elle titube celle qui aurait pu être ma mère
Elle titube la mère qui n’a pas de ventre,
En sa place mes yeux agrandis,
Deux yeux immenses deux glands desséchés
Greffe de la mort
Pauvre mère stérile berce dans ta chair
Mes yeux d’enfant perdu
Mes yeux comme une herbe qui mâche l’épouvante
Mes yeux d’extra lucide
Pauvre loque de sel !
Mes yeux de boue et de lumière
Et toi tu marches, tu marches dévorée de pluie,
et me cherches,
Moi qui suis là, incrustée en toi.

Gilberte H. Dallas

Un brun de fumée bronze le blanc de ta façade, hyménée, ce que je ne t’ai pas tenu n’a cure d’un serrement à la barre. En étant ma bible mon Coeur, je ne sais comment il me viendrait à l’idée de lever la main sur Toi, je préfère, bien que mécréant, te feuilleter de verset en verset.Le sacré, je te l’ai dit déjà, n’a pas à être religieux. En Toi je peux entrer missionnaire sans évangéliser. M’arrêtant devant une vitrine maritime où des palmes suivaient une carte marine des yeux, j’ai sorti mon tuba. Tu as levé la jambe en me faisant des signes de majorette sur le bord de mère. J’ai senti l’inconnu passer au vestiaire.

Niala-Loisobleu – 7 Février 2017

NOS VOYAGES INTERIEURS 2


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NOS VOYAGES INTERIEURS 2

Entre les flottants de cannisses décrochées par la tempête, qui rappellent qu’ils étaient là pour masquer et la trouée posant une large nappe de bleu céleste au plafond, y a pas photo, c’est trêve. Bien sûr ceci ne concernera que les pacifistes nés, qui n’ont pas besoin de l’humeur de la nature pour savoir comment bien vivre.Les autres, hélas beaucoup plus nombreux, continueront, soleil ou pas à tenir leur rôle de barbare, pisse-vinaigre, ou roncheux…

Je peins l’idée que je me fais de ce que c’est bon d’être avec autre chose à l’esprit, que ce qui pourrait nuire au créatif. Quand Vincent partait dans la nature il savait mieux que personne combien la vie ne fait pas de cadeau. Je crois qu’en matière de souffrance il a dépassé largement l’image que d’aucuns ont mis dans un Christ porte-drapeau. Et sans rien, il a fait TOUT.

Merci Amour, d’un chant jaune tournesol, tu me fais une cabane bleue, à la peinture à l’ô.

Niala-Loisobleu – 7 Février 2017

NOS VOYAGES INTERIEURS 1


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NOS VOYAGES INTERIEURS 1

A force de donner des reins,

en terminal on cherche quoi de ce qui reste

faut dire qu’à pas pouvoir mettre un chien dehors

je m’ai  pas fui à l’intérieur

 

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Non j’ai vu ma Campagne et ma Muse me sourirent

Et on s’a pas mis en cage

on a vogué toute volière dehors

 

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Du coup les stores se rappelant Venise, nous ont conduit tout droit aux soupirs. Casanova laissé pour conte d’auteur dans la corbeille d’une nageuse de fond. Tant que ça pleut , ça craint pas de voir le Sade poussé par une flagellation touristique entraînant partouze à déraper la capote dans le cas niveau libertin.

Mes couleurs s’enrouent pas quand le temps met la mode au gris. M’aime que j’ai le sang qui bat, qui bat, qui bat, que  le lit défonce la clôture du Pertuis d’Antioche, soulevant le drap genre vague maousse vague qui cache rien de sa première intention de sauver le principal de ce qui fait le sel de la vie. Puis la poitrine de ma Muse a balise, faut voir comme quand elle argosse des deux fusées.

Bref, j’ai mis trois petits à l’ô en un seul à leur fenêtre…

Niala-Loisobleu – 6 Février 2017

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Mes Campagnes – 2017 – Niala – Acrylique encadré sous-verre 63×23

 

ATTRACTION SOLAIRE


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ATTRACTION SOLAIRE

Aux premières gouttes du jour, j’ai posé mes pieds sur le sol en prononçant ton nom. Quand je dis jour c’est façon de parler, le couloir sortant de la chambre avait toujours l’état général dans la nuit. Première lueur prometteuse, je recevais ton Bon Jour avant le passage du facteur.

J’ai coupé la rose fanée du soliflore en allumant les perspectives sorties de ton enveloppe. La tempête  ayant donné des excuses aux dysfonctionnements du web, il apparait que quoi qu’il advienne je ne peux trouver de réponses justes que dans un échange au bouche à bouche. Un bug + un autre ça peut que rendre les choses confusionnelles.

De la vase qui gomine les parois du chenal, retenant coiffées les algues maritimes, mes doigts ont trouvé le ber qui soutient les vertèbres de ta charpente. Les vibrations de l’herminette y sont si sensibles que je peux faire une impro au xylophone de ton dos. Moulant les coups de frappe par un massage absorbant les douleurs qui ont jalonné la nuit.

Des palmes plongeant leurs nattes dans la racine des pilosités riveraines le dévouement de tes seins s’est offert pour nourrir la mangrove au rythme du ballant des hamacs.

La marée rechargée attend pile au ponton que la lumière fasse chanter la voix du grément.

L’improbable

le supputé

l’égarement

le mauvais sort

abjurés

par la clarté du soleil évacuant les maux brumeux

Au port la vie dépose en cale assez d’amour pour traverser les restes de tempête.

Niala-Loisobleu – 6 Février 2018

 

MOTS DE MAINS CARESSANT Ô JOURD’HUI


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MOTS DE MAINS

CARESSANT Ô JOURD’HUI

En vaguelettes de petits-sacs de lavande

montent nos caresses

bras de mer canal d’estrans

glissades

descendant sur la rampe de la cale

cuisses ouvertes

du vertical soleil maritime

Aux bords du marais de ton salant

la barque

rêve dans les draps d’une nuit d’amour

en estive de haubans

roidis à la mise en oeuvre animalière

L’instrument chevaleresque

cornemuse

Niala-Loisobleu – 30 Janvier 2017

D’une Mer à l’Autre


D’une Mer à l’Autre

Terne à travers des pensées lumineuses

Un engloutissement à rejoindre

L’amour arlequin remplit son carnet de mâles

Il y a plus que le nécessaire pour remplir une trousse à maquillage

« …Et disparaître et ne plus revenir

.Quand je tombe à mes pieds

Portant mon cœur sur ma manche

Tout ce que je vois n’a simplement pas de sens… »
.

Under water – Mika

Monde du silence en eau trouble

Je meurs dans l’ô

Péri en mer

Ex-voto

Niala-Loisobleu – 30 Janvier 2017

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« D’une mer à l’autre »- Niala – 29/01/17 – Encre s/canson Vidalon 300g 24×32

La Fenêtre


La Fenêtre

De tellement de vents contraires, un jour de belle au bois dormant, quand tout se déglingue à vous lâcher, la fenêtre se mit en rideau.

Ceci n’est pas un conte d’auteur

En navigation c’est le pot noir qu’on appelle ça.

Makache, plus de zef, t’es mis dans la quarantaine des improductifs possibles de contaminer les z’autres. A parler gringue comme d’une MST,  tu fous les boules et pas les bonnes, celles qui font tilt

Tu te prends furieusement à rêver des 40 rugissants à force d’être au bout de ton index à fantasmer  sur les sites Port-Nous, les laissés pour compte. Que tu t’en remets pas la gueule d’être passé pour un non-reconnaissable. M’aime la psychée (qui tu vas) quand tu passes devant elle te tire la langue.

Pis paf, la mer morte se réveille et d’un coup de clair on y va, l’amer meurt.

Pas question de faire quérir Charles, on va pas chialer c’te Mamma là. Merde une mauvaise mère que c’était à vouloir imposer ses diktats. Non, s’abaissant la culotte, la cravate, la chemise et le chapeau d’épines, on descend de la croix au rouge pendant qu’on a encore les ah tributs proches-parents.

On sort du lit vaseux

Pour un autre marécage que la nature lui a mis au lotus. C’est une vraie femme, là, qui fait du rideau une baie libre.

Tout s’enchante, l’haleine se tire des mous tons, c’est chaud d’aimer, c’est bon d’aimer, c’est vivre que de faire l’amour

Aile Emoi, nous voici étendue, vaste large, sortant de l’estuaire, l’horizon debout à la verticale, les corps-morts laissés aux épaves du cimetière marin. « Vive l’Amour ! »qu’ont ses cris reconnaissants.

Niala-Loisobleu – 29 Janvier 2017

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Encre de Niala- « La Fenêtre » -Canson Vidalon 300g 24×32 – 29/01/2017

Voix lointaines en rapproché


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Voix lointaines en rapproché

Sous leurs

Ombres ailes

Harpies et Furies

Se chevauchent vents agités

 Une violence gratuite tombe en pluie

Au soleil d’une autre légende

Ma voie bronze des reins

Les tuiles rient

Ma foi cale plusieurs images à l’écran

C’est vrai que je préfère de loin ton visage

A la mire aux serpents

Selon l’accent qu’ont certaines minutes

Les heures n’ont plus les mêmes kilomètres

Tout est question de parts à mettre

Et la rue du tant qui passe ses odeurs de pissaladière a rejoint la plancha

Grillant d’un cri de guitare sèche

La jupe haut relevée

Des chants de crevettes remontent du môle

Les odeurs de criée sont ouverte

Pendant que les enfants jouent à saute-mouton

L’estran s’amuse à chatte-percée

Bulles plein gaz sur des mots décoincés

Que la bande-dessinée hisse au hit-parade

.Niala-Loisobleu

29 Janvier 2017

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