MARCHE A L’AMOUR


5ce3347d08a5979d175720c53905e94b

Où que je sois, j’ai cette Marche à l’Amour en portrait de Toi, ma Muse.

Elle accompagne mes escapades au bleu de toutes mes couleurs, se fait arbres flottés pour un pilotis à cabane, où notre lit vogue. Elle a de l’oiseau le libertaire parcours, du fauve les ô d’heurs, du cheval la force d’airain.

Aquatique vol intersidéral ce poème est tout ce que je pense et ne peux que te chanter.

Merci Gaston Miron

N-L – 07/05/18

 

MARCHE A L’AMOUR

Tu as les yeux pers des champs de rosées tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière la douceur du fond des brises au mois de mai dans les accompagnements de ma vie en friche
avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir la tête en bas comme un
bison dans son destin la blancheur des nénuphars s’élève jusqu’à ton cou pour la conjuration de mes manitous maléfiques moi qui ai des yeux où ciel et mer
s’influencent pour la réverbération de ta mort lointaine avec cette tache errante de chevreuil que tu as

tu viendras tout ensoleillée d’existence

la bouche envahie par la fraîcheur des herbes

le corps mûri par les jardins oubliés

où tes seins sont devenus des envoûtements

tu te lèves, tu es l’aube dans mes bras

où tu changes comme les saisons

je te prendrai marcheur d’un pays d’haleine

à bout de misères et à bout de démesures

je veux te faire aimer la vie notre vie

t’aimer fou de racines à feuilles et grave

de jour en jour à travers nuits et gués

de moellons nos vertus silencieuses

je finirai bien par te rencontrer quelque part

bon dieu !

et contre tout ce qui me rend absent et douloureux

par le mince regard qui me reste au fond du froid

j’affirme ô mon amour que tu existes

je corrige notre vie

nous n’irons plus mourir de langueur à des milles de distance dans nos rêves bourrasques des filets de sang dans la soif craquelée de nos lèvres les épaules
baignées de vols de mouettes non

j’irai te chercher nous vivrons sur la terre la détresse n’est pas incurable qui fait de moi une épave de dérision, un ballon d’indécence un pitre aux larmes
d’étincelles et de lésions profondes frappe l’air et le feu de mes soifs coule-moi dans tes mains de ciel de soie la tête la première pour ne plus revenir si ce n’est pour
remonter debout à ton flanc nouveau venu de l’amour du monde constelle-moi de ton corps de voie lactée même si j’ai fait de ma vie dans un plongeon une sorte de marais, une
espèce de rage noire si je fus cabotin, concasseur de désespoir j’ai quand même idée farouche de t’aimer pour ta pureté de t’aimer pour une tendresse que je n’ai pas
connue

dans les giboulées d’étoiles de mon ciel

l’éclair s’épanouit dans ma chair

je passe les poings durs au vent

j’ai un cœur de mille chevaux-vapeur

j’ai un cœur comme la flamme d’une chandelle

toi tu as la tête d’abîme douce n’est-ce pas la nuit de saule dans tes cheveux un visage enneigé de hasards et de fruits un regard entretenu de sources cachées et mille
chants d’insectes dans tes veines et mille pluies de pétales dans tes caresses

tu es mon amour

ma clameur mon bramement

tu es mon amour ma ceinture fléchée d’univers

ma danse carrée des quatre coins d’horizon

le rouet des écheveaux de mon espoir

tu es ma réconciliation batailleuse

mon murmure de jours à mes cils d’abeille

mon eau bleue de fenêtre

dans les hauts vols de buildings

mon amour

de fontaines de haies de ronds-points de fleurs

tu es ma chance ouverte et mon encerclement

à cause de toi

mon courage est un sapin toujours vert

et j’ai du chiendent d’achigan plein l’âme

tu es belle de tout l’avenir épargné

d’une frêle beauté soleilleuse contre l’ombre

ouvre-moi tes bras que j’entre au port

et mon corps d’amoureux viendra rouler

sur les talus du mont
Royal

orignal, quand tu brames orignal

coule-moi dans ta palinte osseuse

fais-moi passer tout cabré tout empanaché

dans ton appel et ta détermination

Montréal est grand comme un désordre universel tu es assise quelque part avec l’ombre et ton cœur ton regard vient luire sur le sommeil des colombes fille dont le visage est ma
route aux réverbères

quand je plonge dans les nuits de sources

si jamais je te rencontre fille

après les femmes de la soif glacée

je pleurerai te consolerai

de tes jours sans pluies et sans quenouilles

des circonstances de l’amour dénoué

j’allumerai chez toi les phares de la douceur

nous nous reposerons dans la lumière

de toutes les mers en fleurs de manne

puis je jetterai dans ton corps le vent de mon sang

tu seras heureuse fille heureuse

d’être la femme que tu es dans mes bras

le monde entier sera changé en toi et moi

la marche à l’amour s’ébruite en un voilier de pas voletant par les lacs de portage mes absolus poings ah violence de délices et d’aval

j’aime

que j’aime

que tu t’avances

ma ravie frileuse aux pieds nus sur les frimas de l’aube par ce temps profus d’épilobes en beauté sur ces grèves où l’été

pleuvent en longues flammèches les cris des pluviers harmonica du monde lorsque tu passes et cèdes ton corps tiède de pruche à mes bras pagayeurs lorsque nous gisons
fleurant la lumière incendiée et qu’en tangage de moisson ourlée de brises je me déploie sur ta fraîche chaleur de cigale je roule en toi

tous les saguenays d’eau noire de ma vie je fais naître en toi les frénésies de frayères au fond du cœur d’outaouais

puis le cri de l’engoulevent vient s’abattre dans ta gorj

terre meuble de l’amour ton corps

se soulève en tiges pêle-mêle

je suis au centre du monde tel qu’il gronde en moi

avec la rumeur de mon âme dans tous les coins

je vais jusqu’au bout des comètes de mon sang

haletant

harcelé de néant

et dynamité de petites apocalypses

les deux mains dans les furies dans les féeries

ô mains

ô poings

comme des cogneurs de folles tendresses

mais que tu m’aimes et si tu m’aimes

s’exhalera le froid natal de mes poumons

le sang tournera ô grand cirque

je sais que tout amour

sera retourné comme un jardin détruit

qu’importe je serai toujours si je suis seul

cet homme de lisière à bramer ton nom

eperdument malheureux parmi les pluies de trèfles

mon amour ô ma plainte

de merle-chat dans la nuit buissonneuse

ô fou feu froid de la neige

beau sexe léger ô ma neige

mon amour d’éclairs lapidée

morte

dans le froid des plus lointaines flammes

puis les années m’emportent sens dessus dessous je m’en vais en délabre au bout de mon rouleau des voix murmurent les récits de ton domaine à part moi je me parle que
vais-je devenir dans ma force fracassée ma force noire du bout de mes montagnes

pour te voir à jamais je déporte mon regard

je me tiens aux écoutes des sirènes

dans la longue nuit effilée du clocher de
Saintjacques

et parmi ces bouts de temps qui halètent

me voici de nouveau campé dans ta légende

tes grands yeux qui voient beaucoup de cortèges

les chevaux de bois de tes rires

tes yeux de paille et d’or

seront toujours au fond de mon cœur

et ils traverseront les siècles

je marche à toi, je titube à toi, je meurs de toi

lentement je m’affale de tout mon long dans l’âme

je marche à toi, je titube à toi, je bois

à la gourde vide du sens de la vie

à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud

à ces taloches de vent sans queue et sans tête

je n’ai plus de visage pour l’amour

je n’ai plus de visage pour rien de rien

parfois je m’assois par pitié de moi

j’ouvre mes bras à la croix des sommeils

mon corps est un dernier réseau de tics amoureux

avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus

je n’attends pas à demain je t’attends

je n’attends pas la fin du monde je t’attends

dégagé de la fausse auréole de ma vie.

 

A PEINE A POSTE


9173f2cc50d31a317b8057573d5303c8

A PEINE A POSTE

La nuit a du pleurer, c’est mouillé devant mes volets. Je souffle des heures que les pendules ignorent. Où derrière la colline l’arbre dépasse. Un dessein sorti du drap, à l’haleine du chien qui joue sans se demander pourquoi les hommes vivent en laisse. Fumet de café, senteur à tremper.

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.

Paul Eluard

La toile a dormi paisiblement, la tête appuyée contre un un chant de bleu. Mes pieds en sentant l’herbe se dresser se sont mis à nager comme ceux de l’enfant qui court au bain sans prendre la température de l’eau. J’ai mille ans de lucidité, mon saut matinal à pelle un château lacustre. Modèle Atlantide, breveté Jules Verne, sans la pieuvre qui tentacule la mise en orbite.

La ville close qui regarde par dessus le rempart avec ses deux yeux d’horloge de hibou tient un morceau qui ne s’est pas détaché de l’embarcadère. Bonne occasion pour couper l’amarre. Les marins ont accroché leur pompon rouge à l’encre du bar. L’accordéon s’est replié sur leur escale dans chaque pore. Un crissement d’archet dans la voie de la voûte étoilé pose l’aria au long du trottoir. L’astérie monte ses branches à l’aurore. J’entends ton souffle me vouloir, j’arrive, qu’à peine de ton sourire tout s’élance vouloir tenir.

Niala-Loisobleu 3 Mai 2018

 

AUTREMENT


d44dc7006eb5df94f9b9438fca1abd0d

 AUTREMENT

 

A l’aube, les yeux dans l’éboulis, le rai force
levier qui voit bien les cercles concentriques de l’épervier
il glisse à passer, en appui sur un minuscule caillou pour point de levage.

Le vent a sorti ses sorcières
un immense charivari claquemure, déracine et envoie les volets au rabat
corps à corps de l’allumage avec le coupe-circuit

Autrement ce qui oui fait non
l’ouverture tourne au double-tour
Autrement le soleil tombe à seaux
Autrement le baiser mord
Autrement l’arbre dressé s’abat de tout son long sur la voix
au tressauté de sanglots le sol déchire la clef de l’apporté

Et au bout d’une tuile romane l’arrondi se raidit à briser l’arêtier
un déversoir perforé de balles noie le chien dans le bond de son jeu
la marche-en-avant dévisse, désencordée de l’ascension
l’à-pic arrête le truc à plumes en haut du grand escalier

Autrement dit
Autrement fait
Le même geste a changé de sémaphore
Le même mot prend l’accent du tant qui fait

Autrement
assis sur le tapis
la main sur la manivelle
bleue
fait chanter la montée du chevalet
ô rangé
il était une foi les couleurs complémentaires…

 

En réponse: https://lireditelle.wordpress.com/

 

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2018

Natalia Lafourcade – Son Amores (Letra)


«Son De Amores»

Son De Amores (Ce Sont Des Amours)

Perdona si pregunto por como te encuentras,
Excuse-moi si je te demande comment tu vas,
Pero me han comentado que te han visto sola
Mais on m’a raconté qu’on t’a vue seule
Llorando por las calles en altas horas
Pleurant dans les rues à des heures tardives
Ay ! como las locas, locas, locas.
Ah ! Comme les folles, folles, folles.

Comentan que tu niño a ti te ha dejado,
On raconte que ton copain t’a laissée,
Que no existe consuelo para tanto llanto,
Qu’il n’existe pas de réconfort pour tant de pleurs,
Que sólo una amiga está a tu lado,
Qu’uniquement une amie est à tes côtés,
No llores más mi niña, niña, niña.
Ne pleure plus ma belle, belle, belle. (1)

[Estribillo 1]
[Refrain 1]
Son de amores,
Ce sont des amours,
Amores que matan,
Amours qui tuent,
Amores que ríen,
Amours qui rient,
Amores que lloran,
Amours qui pleurent,
Amores que amargan.
Amours qui rendent amer.
Son de amores,
Ce sont des amours,
Amores que engañan,
Amours qui trompent,
Amores que agobian,
Amours qui accablent,
Amores que juegan,
Amours qui jouent,
Amores que faltan.
Amours qui manquent.

ODE MARITIME


ODE MARITIME -  PESSOA

 

ODE MARITIME

À Santa Rita Pintor

Seul, sur le quai désert, en ce matin d’été,
Je regarde du côté de la « barre », je regarde l’Indéfini,
Je regarde, et j’ai plaisir à voir,
petit, noir et clair, un paquebot qui entre.
Il apparaît au loin, net et classique à sa manière,
Laissant derrière lui dans l’air distant la lisière vaine de sa fumée.
Il entre, et le matin entre avec lui, et sur le fleuve,
Ici et là, s’éveille la vie maritime,
Des voiles se tendent, des remorqueurs avancent,
De frêles embarcations jaillissent de derrière les bateaux du port.
Il y a une vague brise,
Mais mon âme est avec ce que je vois le moins,
Avec le paquebot qui entre,
parce qu’il est avec la Distance, avec le Matin,
Avec l’essence maritime de cette heure,
Avec la douceur douloureuse qui monte en moi comme une nausée,
Comme un début de mal de mer, mais dans l’esprit.
Je  regarde  de  loin  le  paquebot  avec  une  grande  indépendance d’âme,
et au fond de moi commence à tourner un volant, lentement.
Les paquebots qui le matin passent la « barre »
Charrient devant mes yeux
Le mystère joyeux et triste des arrivées et des départs.
Ils charrient des souvenirs de quais lointains et d’autres moments
D’une autre façon de la même humanité en d’autres ports.
Tout abordage, tout largage des amarres,
Est – je le sens en moi comme mon propre sang –
Inconsciemment symbolique, terriblement
Menaçant de significations métaphysiques
Qui perturbent en moi celui que j’ai été…
Ah, le quai est tout entier une mélancolie de pierre !
et lorsque le navire se sépare du quai,
et qu’il devient soudain manifeste qu’un espace s’est ouvert
entre navire et quai,
Il me vient, j’ignore pourquoi, une angoisse récente,
Une brume de sentiments de tristesse
Qui brille au soleil de mes pelouses d’angoisse
Comme la première fenêtre où frappe le petit jour,
et m’enveloppe comme le souvenir d’un autre
Qui serait mystérieusement mien.
Ah, qui sait, qui sait
Si je ne suis point déjà parti, autrefois, avant moi-même,
D’un quai ; si je n’ai point déjà quitté, navire au soleil
Oblique de l’aurore,
Une autre espèce de port ?
Qui sait, avant l’heure
Du monde extérieur tel que je le vois
rayonner pour moi,
Si je n’ai point déjà quitté un grand quai rempli de peu de monde,
Une grande cité à demi éveillée,
Une énorme cité commerciale, développée, apoplectique,
Si tant est que cela fût possible hors de l’Espace et du Temps ?
Un quai, oui, un quai en quelque sorte matériel,
réel, visible en tant que tel, réellement quai,
Le Quai Absolu dont le modèle inconsciemment imité,
Insensiblement évoqué,
Guide nos constructions, à nous les hommes,
Nos quais dans nos ports,
Nos quais de pierre actuelle sur de l’eau véritable,
S’avérant, une fois construits,
Choses-réelles, Choses-esprit, entités d’Âme-pierre,
À certains moments-nôtres d’un sentiment-racine
Lorsque dans le monde extérieur s’ouvre comme une porte,
Et, sans que rien ne change,
Tout se révèle divers.
Ah, le Grand Quai dont nous partîmes en Navires­Nation !
Le Grand Quai Antérieur, éternel et divin !
De quel port ?
Sur quelles eaux ?
Et pourquoi est-ce que je pense cela ?
Grand Quai comme les autres, mais Unique.
Plein comme eux de la rumeur des silences de l’aube
Qui éclate avec le jour dans un fracas de grues
Et d’arrivées de trains de marchandises
Sous le nuage noir, occasionnel, léger
De la fumée des cheminées d’usines,
Venant noircir son sol obscur et luisant de poussière de charbon
Comme l’ombre d’un nuage qui se déplace sur une eau sombre.
Ah ! Aux heures couleur de silence et d’angoisse,
Quelle essentialité de mystère et de sens,
Figés en divine extase-révélation,
Ne serait un pont entre chacun des quais et le Quai !

FERNANDO PESSOA

ÁLVARO De CAMPOS

Au refus de tomber sous la coupe


Au refus de tomber sous la coupe

Le jardin a toujours nourri mon écriture picturale, normal que je lui peigne le feuillu. Je n’irai plus à la cabane. L’oiseau que je suis  se refait toujours l’ARBRE où vivre.

Les raisons de santé nouvelles qui logent au domicile sont prioritaires, plus possible de partir, le traitement hospitalier est majeur. Puis l’an dernier les mauvais rapports, effractions, vols et abus m’en ont refroidi la chaleur de toutes ces années pleines de joie. L’envahisseur a pris demeure, comme partout,.

je pars reprendre la beauté de l’esprit de solitude, loin de la foule qui arase et bouffe le coin sauvage par son système colonisateur.

Raison impérative de repeindre le jardin at home pour ne pas perdre la vie dans la nature. Aujourd’hui je suis heureux d’y avoir fatigué mon corps. J’ai trouvé un fourmillement de vie que j’ai posé en finissant ma journée créative dans l’atelier.

Niala-Loisobleu – 25/04/18

 

Le bonheur, ça vient de là !


IMG-0360

Le bonheur, ça vient de là !

Le caillou s’agite dans le creux de la poche. Au beffroi de ta poitrine ça s’est mis d’un coup à carillonner. J’appuie ta tête contre la mienne, les fleurs de ton corps sage sortent sur le devant des portes, la période de la fraise je la guarriguette du sein droit au sein gauche puis recommence en sens inverse. On est dans l’atelier que le soleil baigne. Tu es assise parterre. Ton regard envoie à la toile le bruit de tes sabots, pourtant tu es calme, ta main comme jointe à celle qui peint. Nous nous cherchons, nous inspirant en silence. Ce qui passe est créateur de vie. Les cathédrales sont montées haut à cause de leur tracé au sol. Un plan gravé en fondation, sans se préoccuper du quand se sera qu’on se promènera dans l’ogive, des morceaux de vitrail dans les toiles. L’aria est vierge. Le choeur vient de lui. Il y a des mots, en langue de jardins suspendus aux chapiteaux. Et dans les cordes du plus vieil instrument nous vibrons à l’unisson. Des fleurs se font belles pour venir, des fruits germent dans des ventres d’arbres, les maisons s’étalent en rondes, toutes fenêtres chantantes, des amoureux aux secrets d’alcôves passent à table en compagnie d’oiseaux gourmands. Une certaine fête en fond de thème, ne se départit pas de sa joie malgré tout ce qui croit pouvoir trouver une raison de faire du mal. Le bonheur ça vient de là.

Niala-Loisobleu – 24 Avril 2018