La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Dans mon pays, les tendres preuves du printemps et les oiseaux mal habillés sont préférés aux buts lointains.
La vérité attend l’aurore à côté d’une bougie. Le verre de fenêtre est négligé. Qu’importe à l’attentif.
Dans mon pays, on ne questionne pas un homme ému.
Il n’y a pas d’ombre maligne sur la barque chavirée.
Bonjour à peine, est inconnu dans mon pays.
On n’emprunte que ce qui peut se rendre augmenté.
Il y a des feuilles, beaucoup de feuilles sur les arbres de mon pays. Les branches sont libres de n’avoir pas de fruits.
On ne croit pas à la bonne foi du vainqueur. Dans mon pays, on remercie.
.René Char
Dans mon pays rien n’est montré du doigt comme devant être retenu par coeur sans surtout rien y comprendre. Savoir pour être éclairé compte en sachant changer, sans intention de tromper. Oh n’allez pas vous imaginer que mon pays serait sans être de cet Univers. Pas d’ici bien sûr, mais du Cosmos pour sûr. La Terre ne souffre que par l’homme, ses défauts sont venus avec lui. La première herbe tenait en sa sève l’humidité porteuse de l’amour, sa fertilité, son pouvoir d’embellissements magiques, allant à gonfler les seins du lait des croisements naturels.
Corps suspendu au cheveu d’une comète en constellation lune après l’autre.
Aimer comme si hier ne contait que pour faire du matin un autre jour.
Me voilà peintre de nouveau. Sur la m’aime toile revenir pour faire du grain premier, une suite de récoltes à nourrir le prochain labour.
Hier à chercher la nageoire dans l’envol d’un héron cendré, je n’apercevais plus clairement la mer au bord du marais. Je suis revenu à l’atelier pour jouir de la pleine lune, en allant me battre pour dire tout ô mon ressenti.. Fécondante. Pleine jusqu’aux yeux du sel jailli de l’érection du phare. te voici mon Amour, ma Muse, au large ouvert.
Laisse aux épaves les maux mauvais, cette douleur qui broie les poumons, privant le navire de son erre. Cette peinture est souffle, respiration sans recours de bouteille de plongée. Respire les seins tombants, cet élan généreux qui fait monter et descendre la marée de Lune à un soleil de l’Autre levé. Qu’il vive l’Amour !
Niala- Loisobleu – 3 Août 2016
La Mémoire des Muses 6 – 2016 – Niala – Acrylique s/toile 80×80
À présent disparais, mon escorte, debout dans la distance ;
La douceur du nombre vient de se détruire.
Congé à vous, mes alliés, mes violents, mes indices.
Tout vous entraîne, tristesse obséquieuse.
J’aime.
L’eau est lourde à un jour de la source.
La parcelle vermeille franchit ses lentes branches à ton
front, dimension rassurée. Et moi, semblable à toi,
Avec la paille en fleur au bord du ciel criant ton nom. J’abats les vestiges, Atteint, sain de clarté.
Ceinture de vapeur, multitude assouplie, diviseurs de la crainte,
touchez ma renaissance. Parois de ma durée, je renonce à l’assistance
de ma largeur vénielle, Je boise l’expédient du gîte, j’entrave la primeur des survies. Embrasé de solitude foraine. J’évoque la nage sur l’ombre de sa Présence.
Le corps désert, hostile à son mélange, hier, était revenu
parlant noir. Déclin, ne te ravise pas, tombe ta massue de transes,
aigre sommeil ; Le décolleté diminue les ossements de ton exil,
de ton escrime ; Tu rends fraîche la servitude qui se dévore le dos ; Risée de la nuit, arrête ce charroi lugubre De voix vitreuses, de départs lapidés.
René Char
J’avais osé les deux mains. Modestement instruit de ce que je n’avais pas retiré de l’expérience, oblitération sénile ou omission juvénile, vas savoir. Idiot tel le preux s’en remettant à la diagonale du rai lumineux qu’un technicien du spectacle rompu au maniement du suiveur, fait traverser le vitrail. D’où sommes-nous, comment irions-nous à un autre terminal, les deux questions s’autodétruisent. A construire on voit, plus de gueuses s’accrocher hauban pour casser à la boule que de mains calleuses dresser le derme de soie des cathédrales.
J’ai peint, je peindrai, pour au tant de N° à suivre.
Il était une foi…paraît qu’on ne conte pas quand on aime et c’est bien là que la vie se pose en problème.Donnant plus encore de rebelle à mon caractère, je cracherai jusqu’à crever, sur l’ampoule aux paumes pour rallumer l’Esprit.
Niala-Loisobleu – 19/05/16
LA MEMOIRE DES MUSES 3
2016
NIALA
Acrylique s/toile 55×46
Tiens mes mains intendantes, gravis l’échelle noire, ô dévouée ; la volupté des graines fume, les villes sont fer et causerie lointaine.
Notre désir retirait à la mer sa robe chaude avant de nager sur son cœur.
Dans la luzerne de ta voix tournois d’oiseaux chassent soucis de sécheresse.
Quand deviendront guides les sables balafrés issus des lents charrois de la terre, le calme approchera de notre espace clos.
La quantité de fragments me déchire. Et debout se tient la torture.
Le ciel n’est plus aussi jaune, le soleil aussi bleu. L’étoile furtive de la pluie s’annonce. Frère, silex fidèle, ton joug s’est fendu. L’entente a jailli de tes épaules.
Beauté, je me porte à ta rencontre dans la solitude du froid. Ta lampe est rose, le vent brille. Le seuil du soir se creuse.
J’ai, captif, épousé le ralenti du lierre à l’assaut de la pierre de l’éternité.
«Je t’aime », répète le vent à tout ce qu’il fait vivre. Je t’aime et tu vis en moi.
René Char
De mes os-planches grincent des mâts de sel, portes ouvertes sur des aubes qui auraient plus de roues que d’impasses. Où m’as-tu mise ma Mère ? Entre l’escalier à monter et la corde à descendre, il arrive que la mémoire soit prise à contresens, un album jauni tenant à grand renfort de sépia de répandre l’encre. Méli-mélo, l’idée se cogne à l’indifférence. Les fleurs des papiers-peints ont un fausse idée du parfum. Rends-moi tes aisselles mon Coeur, que je glane dans tes chaumes des senteurs ouvrées. Aile et bat le buisson. Emoi, l’arbre tremble au-delà du visible. Ces montagnes que l’on se pousse dans l’être à l’instant du plus ras, voilà le lac qui prend feu. Le drame vient des grandes idées.A force de déforester l’évolution il ne reste plus que des perroquets porte-ment-tôt. T’as un bruit d’eau qui laisse un filet au fond de mon can- al, que ce soit quand la nappe se replie, ou que le soleil s’ennuage, qui font que les lèvres de ton chant sourient aux herbes, pulpe ouverte. Des pontons perchés sur leurs béquilles, on voit plus loin que l’horizon. Un cinéma fermé au quartier lune. La charrette des quat’saisons dans le panier du pêcheur.On se bat pour un rien, on se fait prendre pour ce que l’on est pas, ce monde est pourtant plus beau que le leurre qui s’affiche dans l’haleine fétide de meneurs d’embrouilles.
Je ris, tellement je t’aime, de savoir qu’en définitive, je suis un fou authentique.
ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.
Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?
Telle était devenue sans matraquage
ma pensée-unique
Cogito ergo sum
Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.
Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.
Je vis en Toi,
tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.
A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,
nos pierres sont à bâtir.
Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.
Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.
Il ne saurait battre seul.
Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.
Ta parole est tienne comme ta foi.
La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.
Libre de croire ou de ne pas croire,
sauf en l’espoir
par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien
Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.
Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.
Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)
Galopons à la foulée des flux et reflux,
galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.
Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,
il y a que l’l’heur d’être toujours.
Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.
L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .
L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.
Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,
Avant qu’une nouvelle forme jaillisse des ténèbres
Passe une ombre diaphane poussant ses cristaux
le sel des yeux dans la sortie est opaque
au contraire de l’approche macro issue de toute naissance
Une toile est encore vierge
Au jardin retourné
L »émotion se limite à vibrer côté gangue
Perle une goutte de sang
La tête d’un fétu risque un oeil
Le buisson ardent allume les lumières du ciel
D’un bleu qui fracasse l’indécis par le milieu des flammes
D’un orange soleil de minuit
Sur le front suent les cris de la bataille
Qu’un clairon accompagne d’armistice
Les corps épuisés se laissent prendre par les lèvres de la paix
Le blanc de la colombe signe sur l’ocre des terres
Le début du tableau par la vie de l’oeuvre
Il y avait cette étendue entre nous,
les choses oomme les gens, les bêtes, les éléments,
De la mauvaise herbe à l’aromatique, source les rus non commercialement nés,
en passant par l’encre des trousses où les craies faisaient la couleur des marelles,
pour que les plumes volent des crayons de joies enfantines, interdites de pelouses aux adultes immatures, faux parfums de trafiquants d »émigrants étiquetés « Bonheur » au bout de leur bateaux-épaves, marie-salopes du mauvais endroit sur le mauvais trottoir, sans oublier les indiens à grosses babines et corps-peints à qui on scie les arbres à médecine, dernière canopée des poumons planètaires.
Stop.
Trop serait à dire pour que je purge tout à la fois de mes colères devant pareilles insultes
à la plus élémentaire humanité
Ce ne sera jamais une raison
parce que l’homme préfère être gouverné par des escrocs
et croire en des dieux imaginaires
pour que je me couse la gueule et la brayette.
Non je me la couperai pas !
Le monde en finissant pas de taire la direction orientée au profit
ne peut m’égarer de mon libre-arbitre.
J’ai mal aux autres au quotidien
c’est la vérité nue de la présence de l’amour
Quand un de mes amis s’en va
l’envie de le suivre
me retient
pour finir le nouveau tableau qui n’est pas commencé
Le bleu ne sèche pas de l’intérieur, les nattes des semailles ne coulent pas au noir…
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