BRIBES (XVII)


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BRIBES (XVII)

De la guérite de sa gorge les cordes vocalisent comme un instrument à vent de garde tutélaire

Il surveillait la dune de son torse, les hanches attelées aux aisselles, à peine un mouvement de ses lèvres, que le soutien-gorge ne palissait plus la retenue des coulées de sable qu’en imagination

NOUS nous n’aimons pas la neige elle ne nous glisse rien qui transporte, en revanche ouvrez le sentier de la pointe espagnole et vous verrez les chiots partir en fusée

Quand je serais grande, disait-elle, je n’abîmerai pas le silence des pierres alignées à leurs racines, encore debout de la veille ou couchées d’antan sans s’être lâchées la main

un gisant levant la tête reconnût les notes d’une marche nuptiale où un fifre appuyait sur la nacre pendant que les guitares claquaient du talon

gitane poussière d’un élan qui résiste aux tourments les dents prêtes à mordre

chiens-loups clignant du rai

Aux meules des foins porteurs de serpolets, comme aux gerbes des moissonneuses le bleuet dresse les pis pour que  le vin coule en étreintes qui vantent le travail, seule vraie noblesse de l’homme….

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2018

TON VOIR SENTIR


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TON VOIR SENTIR

 

Cette membrane qui vibre

par où la couleur  va rejoindre le sens de tes mots

j’y palette d’un couteau à trancher l’indistinct.

 

La brume des émotions égarées alentour

colle au mur

par la ficelle mise au clou

tenant le  tableau naturalisé par un empailleur de passage

 

Le touché de ta chair écorchée se fait regard

tes seins allaitent l’étendue vibratoire qui touche aux pores

tu t’engrosses avec l’oeil de ton ventre.

 

Niala-Loisobleu – 06/11/18

GRAIN D’AILE


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GRAIN D’AILE

Brillant d’avoir été au frais, sorti en commençant à chauffer le soleil tenait d’abord à éclairer. C’est vrai les intentions n’ont pas toujours l’apparence du regard que l’on peut avoir.

J’ai allumé l’atelier de l’intention de franchir, il n’a pas crispé , pourtant on dirait qu’il glace j’allume aussi Mozart, entre fous on s’entend mieux.

Que le bleu mette en marche, juste ses ouvertures de rues dans cet espace infini d’un quartier inhabité de tours dévoreuses. La barque tremperait aux cuisses du confluent, la pureté retenue au bief du moulin à marées. Le bruit du lit de la rivière, ne froisse pas les bras.

Niala-Loisobleu – 03/11/18

LE POÈTE CONTUMACE


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LE POÈTE CONTUMACE

Sur la côte d’ARMOR. – Un ancien vieux couvent,
Les vents se croyaient là dans un moulin-à-vent,
Et les ânes de la contrée,
Au lierre râpé, venaient râper leurs dents
Contre un mur si troué que, pour entrer dedans,
On n’aurait pu trouver l’entrée.

– Seul – mais toujours debout avec un rare aplomb,
Crénelé comme la mâchoire d’une vieille,
Son toit à coups-de-poing sur le coin de l’oreille,
Aux corneilles bayant, se tenait le donjon,

Fier toujours d’avoir eu, dans le temps, sa légende…
Ce n’était plus qu’un nid à gens de contrebande,
Vagabonds de nuit, amoureux buissonniers,
Chiens errants, vieux rats, fraudeurs et douaniers.

– Aujourd’hui l’hôte était de la borgne tourelle,
Un Poète sauvage, avec un plomb dans l’aile,
Et tombé là parmi les antiques hiboux
Qui l’estimaient d’en haut. – Il respectait leurs trous, –
Lui, seul hibou payant, comme son bail le porte :
Pour vingt-cinq écus l’an, dont : remettre une porte. –

Pour les gens du pays, il ne les voyait pas :
Seulement, en passant, eux regardaient d’en bas,
Se montrant du nez sa fenêtre ;
Le curé se doutait que c’était un lépreux ;
Et le maire disait : – Moi, qu’est-ce que j’y peux,
C’est plutôt un Anglais… un Être.

Les femmes avaient su – sans doute par les buses –
Qu’il vivait en concubinage avec des Muses !…
Un hérétique enfin… Quelque Parisien
De Paris ou d’ailleurs. – Hélas ! on n’en sait rien. –
Il était invisible ; et, comme ses Donzelles
Ne s’affichaient pas trop, on ne parla plus d’elles.

– Lui, c’était simplement un long flâneur, sec, pâle ;
Un ermite-amateur, chassé par la rafale…
Il avait trop aimé les beaux pays malsains.
Condamné des huissiers, comme des médecins,
Il avait posé là, soûl et cherchant sa place
Pour mourir seul ou pour vivre par contumace…

Faisant, d’un à-peu-près d’artiste,
Un philosophe d’à peu près,
Râleur de soleil ou de frais,
En dehors de l’humaine piste.

Il lui restait encore un hamac, une vielle,
Un barbet qui dormait sous le nom de Fidèle ;
Non moins fidèle était, triste et doux comme lui,
Un autre compagnon qui s’appelait l’Ennui.

Se mourant en sommeil, il se vivait en rêve.
Son rêve était le flot qui montait sur la grève,
Le flot qui descendait ;
Quelquefois, vaguement, il se prenait attendre…
Attendre quoi… le flot monter – le flot descendre –
Ou l’Absente… Qui sait ?

Le sait-il bien lui-même ?… Au vent de sa guérite,
A-t-il donc oublié comme les morts vont vite,
Lui, ce viveur vécu, revenant égaré,
Cherche-t-il son follet, à lui, mal enterré ?

– Certe, Elle n’est pas loin, celle après qui tu brâmes,
Ô Cerf de Saint Hubert ! Mais ton front est sans flammes…
N’apparais pas, mon vieux, triste et faux déterré…
Fais le mort si tu peux… Car Elle t’a pleuré !

– Est-ce qu’il pouvait, Lui !… n’était-il pas poète…
Immortel comme un autre ?… Et dans sa pauvre tête
Déménagée, encor il sentait que les vers
Hexamètres faisaient les cent pas de travers.
– Manque de savoir-vivre extrême – il survivait –
Et – manque de savoir-mourir – il écrivait :

« C’est un être passé de cent lunes, ma Chère,
En ton cœur poétique, à l’état légendaire.
Je rime, donc je vis… ne crains pas, c’est à blanc.
– Une coquille d’huître en rupture de banc ! –
Oui, j’ai beau me palper : c’est moi ! – Dernière faute –
En route pour les cieux – car ma niche est si haute ! –
Je me suis demandé, prêt à prendre l’essor :
Tête ou pile… – Et voilà – je me demande encor… »

« C’est à toi que je fis mes adieux à la vie,
À toi qui me pleuras, jusqu’à me faire envie
De rester me pleurer avec toi. Maintenant
C’est joué, je ne suis qu’un gâteux revenant,
En os et… (j’allais dire en chair). – La chose est sûre
C’est bien moi, je suis là – mais comme une rature. »

« Nous étions amateurs de curiosité :
Viens voir le Bibelot. – Moi j’en suis dégoûté. –
Dans mes dégoûts surtout, j’ai des goûts élégants ;
Tu sais : j’avais lâché la Vie avec des gants ;
L’Autre n’est pas même à prendre avec des pincettes…
Je cherche au mannequin de nouvelles toilettes. »
« Reviens m’aider : Tes yeux dans ces yeux-là ! Ta lèvre
Sur cette lèvre !… Et, là, ne sens-tu pas ma fièvre
– Ma fièvre de Toi ?… – Sous l’orbe est-il passé
L’arc-en-ciel au charbon par nos nuits laissé ?
Et cette étoile ?… – Oh ! va, ne cherche plus l’étoile
Que tu voulais voir à mon front ;
Une araignée a fait sa toile,
Au même endroit – dans le plafond. »

« Je suis un étranger. – Cela vaut mieux peut-être…
– Eh bien ! non, viens encor un peu me reconnaître ;
Comme au bon saint Thomas, je veux te voir la foi,
Je veux te voir toucher la plaie et dire : – Toi ! –

« Viens encor me finir – c’est très gai : De ta chambre,
Tu verras mes moissons – Nous sommes en décembre –
Mes grands bois de sapin, les fleurs d’or des genêts,
Mes bruyères d’Armor… – en tas sur les chenets.
Viens te gorger d’air pur – Ici j’ai de la brise
Si franche !… que le bout de ma toiture en frise.
Le soleil est si doux… – qu’il gèle tout le temps.
Le printemps… – Le printemps n’est-ce pas tes vingt ans.
On n’attend plus que toi, vois : déjà l’hirondelle
Se pose… en fer rouillé, clouée à ma tourelle. –
Et bientôt nous pourrons cueillir le champignon…
Dans mon escalier que dore… un lumignon.
Dans le mur qui verdoie existe une pervenche
Sèche. – … Et puis nous irons à l’eau faire la planche
– Planches d’épave au sec – comme moi – sur ces plages.
La Mer roucoule sa Berceuse pour naufrages ;
Barcarolle du soir… pour les canards sauvages. »

« En Paul et Virginie, et virginaux – veux-tu –
Nous nous mettrons au vert du paradis perdu…
Ou Robinson avec Vendredi – c’est facile –
La pluie a déjà fait, de mon royaume, une île. »

« Si pourtant, près de moi, tu crains la solitude,
Nous avons des amis, sans fard – Un braconnier ;
Sans compter un caban bleu qui, par habitude,
Fait toujours les cent-pas et contient un douanier…
Plus de clercs d’huissier ! J’ai le clair de la lune,
Et des amis pierrots amoureux sans fortune. »

– « Et nos nuits !… Belles nuits pour l’orgie à la tour !…
Nuits à la Roméo ! – Jamais il ne fait jour. –
La Nature au réveil – réveil de déchaînée –
Secouant son drap blanc… éteint ma cheminée.
Voici mes rossignols… rossignols d’ouragans –
Gais comme des poinçons – sanglots de chats-huants !
Ma girouette dérouille en haut sa tyrolienne
Et l’on entend gémir ma porte éolienne,
Comme chez saint Antoine en sa tentation…
Oh viens ! joli Suppôt de la séduction ! »

– « Hop ! les rats du grenier dansent des farandoles !
Les ardoises du toit roulent en castagnoles !
Les Folles-du-logis…
Non, je n’ai plus de Folles ! »

… « Comme je revendrais ma dépouille à Satan
S’il me tentait avec un petit Revenant…
– Toi – Je te vois partout, mais comme un voyant blême,
Je t’adore… Et c’est pauvre : adorer ce qu’on aime !
Apparais, un poignard dans le cœur ! – Ce sera,
Tu sais bien, comme dans Iñès de La Sierra…
– On frappe… oh ! c’est quelqu’un…
Hélas ! oui, c’est un rat. »

– « Je rêvasse… et toujours c’est Toi. Sur toute chose,
Comme un esprit follet, ton souvenir se pose :
Ma solitude – Toi ! – Mes hiboux à l’œil d’or :
– Toi ! – Ma girouette folle : Oh Toi !… – Que sais-je encor…
– Toi : mes volets ouvrant les bras dans la tempête…
Une lointaine voix : c’est Ta chanson ! – c’est fête !…
Les rafales fouaillant Ton nom perdu – c’est bête –
C’est bête, mais c’est Toi ! Mon cœur au grand ouvert
Comme mes volets en pantenne,
Bat, tout affolé sous l’haleine
Des plus bizarres courants d’air. »

« Tiens… une ombre portée, un instant, est venue
Dessiner ton profil sur la muraille nue,
Et j’ai tourné la tête… – Espoir ou souvenir –
Ma sœur Anne, à la tour, voyez-vous pas venir ?… »

– Rien ! – je vois… je vois, dans ma froide chambrette,
Mon lit capitonné de satin de brouette ;
Et mon chien qui dort dessus – Pauvre animal –
… Et je ris… parce que ça me fait un peu mal. »

« J’ai pris, pour t’appeler, ma vielle et ma lyre.
Mon cœur fait de l’esprit – le sot – pour se leurrer…
Viens pleurer, si mes vers ont pu te faire rire ;
Viens rire, s’ils t’ont fait pleurer…. »

« Ce sera drôle… Viens jouer à la misère,
D’après nature : – Un cœur avec une chaumière. –
… Il pleut dans mon foyer, il pleut dans mon cœur feu.
Viens ! Ma chandelle est morte et je n’ai plus de feu… »

*

Sa lampe se mourait. Il ouvrit la fenêtre.
Le soleil se levait. Il regarda sa lettre,
Rit et la déchira… Les petits morceaux blancs,
Dans la brume, semblaient un vol de goëlands.

Penmarc’h – jour de Noël.

Tristan Corbière

Extrait de: Les Amours jaunes (1873)

Illustration: Vincent Van Gogh

DANS L’AIR FRAICHI, VENANT D’OU…


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DANS L’AIR FRAICHI, VENANT D’OU…

Dans l’air fraîchi, venant d’où, déclose comment ?
Vers moi, par la fenêtre ouverte, une musique
Déferle à petites vagues si tristement.
Elle me fait à l’âme un mal presque physique.
Confuse comme un songe… est-ce d’un piano,
Est-ce d’un violon méconnu qui s’afflige
Ou d’une voix humaine en élans comme une eau
D’un jet d’eau qui s’effeuille en larmes sur sa tige.
Ah ! La musique triste en route dans le soir,
Qui voyage en fumée, en rubans, qui sinue
En forme de ruisseaux pauvres dans l’ombre nue,
Et trace de muets signes sur le ciel noir
Où l’on peut suivre et lire un peu sa destinée
Dont les lignes du son tracent la preuve innée,
Chiromancie éparse, oracle instrumental !
Puis s’embrouille dans l’air la musique en partance,
Eteignant peu à peu ses plaintes de cristal
Qu’on s’obstine à poursuivre aux confins du silence.

 

Georges Rodenbach

 

BIENVEILLANCE


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BIENVEILLANCE

 Ce qui de tout homme paraît dans la hauteur, je dois

Encore l’élever.
Car sa misère est elle-même

Un des modes de l’apparence.
Et la réalité

Veut qu’ici j’aie été jeté, sel de l’incertitude,

Sur la neige intacte du temps, ne sachant rien, n’ayant

Rien vu, et si vite oublieux qu’il faut tout réapprendre

À chaque instant.

Ainsi par la vitre de l’autobus
Dont la fraîcheur suffit le soir à mes tempes, le ciel
Depuis longtemps perdu s’éclaire à nouveau dans les yeux
D’un enfant qui regarde.

Il est bon de pouvoir aussi
Faire don aux petits d’un simple bout de bois ou d’un
Caillou recueillis sur le bord indistinct du désordre
Où mes doigts gouvernés ne trouvent plus le libre fil
Qui gouverne.
Et, comme un soleil invisible touchant
Le flanc d’un nuage, en retour m’effleure la lumière
De l’émerveillement ouvert entre leurs doigts qui prennent
Sans jamais l’assombrir la pure offrande, le
Présent.

Cependant n’est-ce pas dans l’indistinct qu’ils vagabondent
Eux aussi, pareils aux petits de la louve ou du tigre
Qui savent tout de l’innocence ?

— À la fin nous voici
Nous, durement parachevés par l’amour et le crime
Comme deux miroirs opposés où s’effacent nos bornes
Dans l’espace illusoire d’un salut : rien ne répond À l’emphase de nos paroles ; rien jamais ne suit
Nos gestes éperdus dans un désir de conséquences
Et rien, entre les dés hasardant l’un ou l’autre nombre,
Ne décide.
Mais il y a

comme une bienveillance
Dans les bras du sommeil qui ne sont les bras de

personne,
Dans le ruissellement figé de la pierre, dans l’eau
Ancrée à sa pente, dans l’herbe infatigable, dans
Les mots sur nos lèvres parfois nés d’une autre semence,
Et la longueur du soir sous les arbres ;

comme un élan
De l’obscur vers le seuil en nous brisé de la lumière.

Jacques Réda

A MA PREMIERE VUE


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A MA PREMIERE VUE

 

Je reste dans la perspective du réveil, non pas sortir de cette teneur d’illusion qui fait une réalité à partir d’une basse d’envol avérée

J’ai vu dans le froid du soleil retiré, denser par la chaleur d’une pensée à qui j’ai donné un nom, sans recevoir de non en réponse

Si je savais comment d’où je viens réellement, je m’aurais accepté cartésien, peut-être, mais voilà, je rêve aussitôt après être sorti de ma nuit, tant qu’à choisir pourquoi aller vers le pire, le bon du bonnet, le bon du bonnet, me répète en boucle le tunnel du métro matinal de mon adolescence. Je le prenais à Pyramides, c’est de là que j’ai des siècles qui contemplent…

Ce qui vient de l’amour tant ça humanise la barbarie terrestre que ça incline à panser positif

Et puis j’ai soif de ses seins dès le réveil, pas un enfant ne se méprend sur ce signe…

 

Niala-Loisobleu – 10 Février 2018

J’ai mil’bornes


 

J’ai mil’bornes

L’accent des marchandes de quatre-saisons des trottoirs de ma liaison profonde avec une vie exceptionnelle est toujours resté dans mes bagages. L’image qu’il a imprimé sur la couche sensible de mon enfance est demeurée fraîche, s’adaptant sans dévoiement au tracé du jour du fil du temps. Je pense que la personnalité de l’être telle que pré-enregistrée dans ses cellules ne subit pas de modification de fond durant toute la durée de sa vie.. Elle s’adapte. Sorte de mimétisme se montrant automatiquement pour faire face à la présence d’un prédateur. L’Homme réunit l’ensemble de ce qui m’intéresse. Vaste sujet, que l’évolution dans son accélération érosive rend plus passionnelle avec le temps qui passe. Un tableau qui marche comme un train, Combien de wagons ? Je ne conte pas, je vis la couleur du tant.

Niala-Loisobleu – 16 Août 2017

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A l’écoute


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A l’écoute

Dans le matin qui a sa douleur d’hier, les muscles d’un revirement ont ce réflexe de réchauffement qui lutte contre la renifle du nez qui coule sur son sort. Comment faudrait-il faire ? La terrasse qui a passé la nuit dehors a d’autres raisons d’être que de trouver réponse à tout.Au moins elle se concentre sur ce qui fait son principal. L’accueil. Dans toute sa composante. Un aspect où le positif s’allume avec ou sans télécommande.

Aucune odeur de cendre froide ne pollue. C’est vert autour de la cabane comme en un lieu de renaissance. Les pigeons résidents au plumage qui roucoule donnent un ton gris bleu au feuillage. Ambiance campagne-maritime, le vent toujours présent porte en lui des traversées chargées de toutes les épices humaines.Il débarque ce que le sel a mis aux mains. De la souffrance qu’un rire peut cacher en lui, comme du bonheur feint d’un prédicateur monté au phare d’un passage à risques. Les fourmis elles, me semblent complètement prises par un système de construction perpétuelle. Sans doute le monde le plus remuant sans le moindre bruit. Entre noir et blanc il y a le ton qu’on va s’éplucher. Quelques cailloux ont le pouvoir de la marche. Le mouvement étant plus un sens qui varie, le résultat me paraît à proprement parlé tenir de la capacité qu’on garde de savoir écouter l’énergie que la pompe du dehors propose..

Niala-Loisobleu  07/05/16