HALEINE HALEINE GROSSE HALEINE


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HALEINE  HALEINE GROSSE HALEINE

Gris vert le sable s’avale les galets

mi-ombre mi soleil

la gueule grande ouverte des moules à qui manque le couvercle baillent à jamais

quelques coques enrouées ne chantent pas non plus le levé du jour

c’est pas un changement d’heure qui donnera de la voie à l’à venir

Les années a ronger la côte ont changées la place que les oyats tenaient à me piquer les pieds quand,

dans ma nudité autorisée d’enfant, j’allais faire des châteaux à Oléron

sans qu’une arrière-pensée puisse mettre l’oeuvre en contestation

pas plus philosophique qu’architecturale

Faut dire à la décharge des adultes qu’ils engendrent plus souvent

pour donner la vie aux rêves qu’ils n’ont pu mettre à terme

que pour apprendre à grandir d’eux-mêmes

Parents c’est le repentir d’un enfantement non demandé

Une peinture neuve glisse entre bois et écaille

des odeurs de peint frais remontent la carène

sur son ber la coque devance la marée

elle tressaille à l’idée de mouiller

autrement que comme il se doigt

se laissant hâler aux oublis des raideurs d’un quotidien rouillé

Petit bateau deviendra grand

personne ne pourra lui interdire de se faire les plus beaux voyages

au plus près

ou

au plus lointain

c’est jamais la distance qui fait la découverte de soi

personne ne peut être plus près de son égo que son alter

quelque soit l’endroit où on le pose

dans quelque décor

quelque musique

quelque pêche miraculeuse

quelque roi mage

quelque mais si

Je péniche

tu chalands

île hirondelle

Ce bout de ficelle

auquel on accroche son destin a des dons élastiques inimaginables

si t’as pris soin de te munir du couteau

un ô-pinel

tu seras à m’aime de graver, tailler, façonner ta nourriture spirituelle

en coupant que les barbes

Que ferions-nous sans nos merdes

l’espoir ne servirait même pas à s’en torcher

Haleine haleine grosse haleine

toi la fille qui m’accompagne

t’es bonheur de te mettre en mon air d’accordéon au ton du jour bon

que rien des orages, malheurs des chemins défoncés, impasses, bifurcations, détournements,

changements de cap, guerres d’influences, programmes menteurs, réformes à réformer, contes à rebours

ne pourraient mieux me faire denser

Haleine haleine grosse haleine

fais le bon poids et Jonasse moi bord d’aile

Je t’aime tout simplement pas compliquée,

au contraire de ce qui m’a été proposé par temps d’autres…

Niala-Loisobleu

27 Mars  2015

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A L’ENCRE DE MES PALETTES



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A L’ENCRE DE MES PALETTES

Par les carreaux de la communale,

fleurissent les odeurs de bois saignés,

persiste la cire des pupitres où les petits encriers blancs se tenaient à l’encre des embarcadères en attendant de partir au loin.

Mes premières traversées de Verneuil et St-Benoît,

ports transocéaniques menant aux Beaux-Arts.

Elles attendaient au coude à coude, dans leurs bassins respectifs,

réunis dans un mouchoir de poches, mes écoles de voile.

Du vaurien au transatlantique.

Mon Père en prenant ma main, me fit faire les premiers bâtons.

La craie courant aux pavés des rues

mit des flèches dans les cases du damier

Elles crient toutes voiles dehors

les charrettes des quatre-saisons

cernées parfois de grands draps noirs

aux portes-cochères

Les métiers se rejoignent par quartiers

l’ô range les pécuniaires motivations au fond des chaussures qui ne marchent pas ailleurs que dans leurs boîtes.

A qui pouvoir faire croire que l’amour du travail faisait l’unanimité, au point que la permanence des différences ne pourrissait pas l’ambition.

Accompagnés par un rabot qui cisèle un chant de haut-bois

des doigts cousent la dentelle d’une cathédrale

taillée dans la pierre de l’art de bâtir

venu de la mer avec un long cortège d’oiseaux blancs

Le savoir-faire traverse les déserts en caravanes

ouvrant de larges sillons d’un soc brisant la stérilité

les grains qui s’éparpillent n’ont pas encore mutés

ils savent la douleur des tranchées

l’enlisement des boues aux cratères du feu des obus

Dis l’Oiso arrêtes

tu dors debout

tes contes sont à refaire

réveilles-toi on est plus d’hier

regarde t’as jusqu’à ce soir pour vivre

demain c’est quoi

à quoi ça pourrait servir demain ?

On fait plus d’enfants pour écrire l’histoire

L’encre a appris à lire sans porte-plume

elle a balbutié ses premiers mots

en se trempant l’empreinte dans l’encrier de la pierre

C’est comme ça qu’en écrivant « racines »

elle a fait des phrases de forêts tout en ignorant le Jean scéniste des Plaideurs

pour l’apprentissage de la greffe et de l’ente indélébile

qui ont fait des tomes d’oiseaux

que les ailes ont confiées au vent

qui les ont parsemés d’embruns

qui d’alluvions en torrents ont descendus des lacs

aux puits des oasis

Tu parles comme une couleur dénommée Amour

C’est pas un tantinet ringard ?

J’ai jamais j’té mes culottes courtes

en fouillant mes poches des craies me sont tombées

la bleue c’est la plus grande

pourtant c’est celle qu’à fait le plus de marelles

et alors

tu t’imagines qu’elle va devenir sèche comme une ancre

qui immobilise les bateaux au cimetière ?

Faut pas croire que j’ignore qu’on me prend pour un jobard

ça sert toujours d’avoir un illuminé d’amour dans sa proximité

surtout les jours de cafard

L’idiot qui encre en haut des pages

le fada qui encre en soulignant qu’on lui ment

le gogo qui encre dans le rêve des maux

le naïf qui encre tard bercer une nuit d’espoir

Ils sont à eux tous seuls la boîte de toutes les couleurs grand teint

m’aime si les ânées passent et que Buridan demeure…

Niala-Loisobleu

12 Décembre 2012/21 Mars 20i

 http://www.niala-artiste-peintre.com/

PAS DE DEUX


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PAS DE DEUX

Glissades

les planches du parquet vont embraser la boule du plafond

Fléchissements de je nous

mouvement d’yeux papillons

Eclairs

Laser

Les couleurs liqueurs du piano-bar

menthe à l’ô grenade in

ambre chien et Lou

se mêlent ange et démon

Un soir de soie

noué dans l’hôte

raye les pantalons au bas du dos du bandonéon

Griffé d’un trait fauve par une odeur de corde bandée

l’archet glisse entre les cuisses d’une cambrure

au bout des bras nylon gantés d’ergots

Quand l’aréole échappée du décolleté

pose son disque de feu au milieu de l’arène d’un fessier

les cœurs font olé

Animale attitude

Eternel premier matin

Le fleuve sort du lit

à ria

Cri de l’estuaire

La solitude d’un pas de deux tisse ses ailes en delta

Niala-Loisobleu

18 Mars 2015

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TA GRANDE ÎLE LUSION


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TA GRANDE ÎLE LUSION

Un sourire figé montre les dents jaunes d’un clavier que le web came

par des promesses en papier

plus jaunies qu’une carambouille dans le dos de l’innocence

Asphyxie

quand tu nous tiens

les cendriers débordent

rien que de fumées

Des corps en perspective

posent en flou artistique

Ils sont entrés aux studios de bille en cours

prendre

une chambre à l’ô tel où l’on ment

Art l’est- y ?

Plutôt gare rance

Les beaux yeux de vers nulle part tu parles d’une atmosphère

Cinéma

la vie te rattrape à la sortie

Ta belle gueule

atout des affinités d’avatar

reprend son erre

tôt ou tard

Faux-marbre avec ses faux-seins

la clairière en faux-bois a ses fenêtres donnant sur l’amer

Vue imprenable sur les mous tons et les voies

de la

Jeanne d’Arc

(rien que du bas tôt école)

le pas lasse

bée des anges construit sur la décharge à ors durs du virtuel

au point du brame des cocus

– Tu me sens dis, comme je brûle de toit ?

– Oh oui, sur une grande échelle qui fait pont peint

Le regard humain a de la poignée quand tu le serres

et sentir le cal des paupières d’un ami

ça marque d’une vraie pierre la fondation d’un édifice…

Niala-Loisobleu

12 Mars 2015

andew jerez4

ANATOLI


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ANATOLI

Voici que par les déchirures aurorales disparaissent les dernières limbes

Comme les patères sont chargées

petit-gibus et grands chapeaux

croulent sous les houppelandes dégarnies de bruyères

Que d’habits, que d’habits sur les portes

un retour au nu

sans feuilles

remettrait aux nues

Tu sais tes longs cheveux au blond bruni par les suies

saurent ma langue autrement qu’un ha rangé en ligne sur une corde à linge tendue entre deux pièges à cons

T’as la peau blanche qui remet le tain du miroir des deux côtés

pile fessu et face engazonné en parfaite géométrie iso selle

Ici la vérité parle

Orient

parvis

rai sous l’apporte

où je monte en nacelle tous les lests propres à nous élever

Pêcheur de lune reconverti en tailleur de pierre

tenu par la corde d’un cerf-volant moulin à vent ascensionnel

les grattes tapent de l’accorde

au guttural des voix porteuses de cris

pour gagner

Anatoli

en ouvrant le ris d’ô

Niala-Loisobleu

7 Mars 2015

By Christian-Schloe 4444

DE NOUS A LA


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DE NOUS A LA

D’un bout de lagune au ponton d’embarquement un instant nous voici en mode pose

Nos chemins d’ardoises auraient-ils atteint la côte d’alerte

conduisant le tavernier à fermer le robinet ?

Que nenni mes Beaux

vos gorges en craies ne sont que momentanément à sec

la fin d’hiver peine à mettre le printemps à bas

A flan de ventre trop de neige dans temps avalanche le nerf amoureux

Le sol entre mou et dur se fraie la jacinthe contre l’envie de gagner des narcisses

Parfois les nuages ont besoin de faire escale

heureusement les arbres gardent toujours une chambre libre pour que le rêve se revitalise

Le rythme scolaire en cale sèche et la grippe en java

dans leur tour de France ont freiné la crise  en posant des chicanes sur l’itinéraire

Le cheval fourbu se démêle la crinière aux bons soins des verres de taire

Je vois le grand  rocher de Vincennes se parer des premiers bourgeons d’espaces ouverts

l’embrun qui me vient de derrière la ligne

m’a dit en un tour de langue

que tu n’as rien perdu de ton sel d’encre

Au sommeil d’hivernage tes seins ont retissé de la toile

tendu le quai frétille

l’accordéon des soirs en relevant les draps soulève la chanson de ton corps

plus loin de vent

A la montée des mâts

Je t’as sise chat peau point tu…

Niala-Loisobleu

5 Mars 2015

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AIR RANCE


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AIR RANCE

Un jour levé par une poussée d’aérosol

en baume

te fout la grand-voile

et le spi

dans l’amer des sarcasmes

Où que pas une anguille sous-roche

aurait la moindre idée de traversée

Noyée dans sa route du rom

mon humanité

se brûle à l’alambic d’un putain de ratafia

de licence IV à strophes

On n’a des adversités qui grouillent comme un nid ovipare

plus indénouable qu’un SAC à méfaits de conspiration politique

La poisse d’une toison rabotée à l’aimerie

est autrement plus accrocheuse de morbacs

et

plus vorace qu’une nuée de sauterelles d’un centre d’abattage pour phallocrates

Amour où es-tu donc ?

Pauvre petit ange à l’arc bouté

Le sentiment mis en boutiques d’accessoires pour farces et attrapes

devient le confondu  de la santé avec une politique de la prothèse

c’est contrat sceptique pour l’énergie solaire

que vaste chantier de construction d’éco-logis pour poupées gonflables

L’oeil joint à la pierre du fronton d’un sommet de colonnes

jette ses cils au loin

le sable  ne peut retenir les dunes que les chameaux mettent sur la route de soi

pendant que les peaux tendues s’associent au bois de violes

sans que les cordeS puissent faire autrement que libérer

les champs d’encre

au do des cotons du blues

je trépigne

Niala-Loisobleu

4 Mars 2015

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FOUTOIR


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FOUTOIR

Laissant partir un dernier râle, la machine à tricoter n’eut plus une seule réaction, pelote vide, la mains retomba au long de sa hanche. Quelques fuites de souris s’ensuivirent, en compagnie d’un papier froissé. La énième lettre de fin d’amour avant saisie venait de rejoindre les autres au fond de la corbeille. Bang, firent les pétales de la rosière quand le berlingot tomba de la boîte à souvenirs. Drôles de miaous.

Pendant ce temps là des araignées repreneuses d’entreprise en dépôt de bilan, tenaient conseil au fond d’une niche que les enfants ignoraient. Il y a ce qu’on leur cache, croyant bien faire, et qui s’avère plus catastrophique qu’un adultère en voie de construction. Dire tout de suite à un enfant que plus tard il sera cocu le mettrait plus loin de la mauvaise surprise, en le préparant à avoir moins mal que de l’apprendre par huissier. L’innocence peut mieux se conserver avec le doute de  la connaissance de tout.

Est-ce que le soleil brillerait sans la pluie ?

Les poupées ont une âme de son. Voilà ce qui fut à l’origine de l’attirance des ânes, Qu’un certain penchant Barbie pour les choses érectiles conduisit au choix de l’engin  à percussion comme instrument de compagnie.

Je m’en fous, tu t’en fous, ils s’en foutent de dérision en dérision…

Niala-Loisobleu

2 Mars 2015

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DROIT DANS SON ENVERS


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DROIT DANS SON ENVERS

Fugace, le décor environnant se dépêche de se maquiller. Sans doute est-ce par crainte de se montrer sous son véritable aspect, ses rues bien devant les maisons, ses ponts sur le dos des fleuves et ses magasins de souvenirs à la bonne adresse.

Pris dans le déroulement de nos désirs, dans l’effort mis à les mener à bien, nous ne voyons pas toujours arriver le moment où, dans le confort du bien-être, le vent a tourné. On continue d’avancer sur une lancée qui n’est plus exactement à la bonne heure. La vie c’est sans doute encore plus instable que le temps. La vie on a ce défaut impardonnable à son égard, d’oublier qu’avant toute chose, en tout premier lieu c’est nous. Le tort étant de compter toujours sur les autres pour nommer le responsable de ce qui va pas.. Alors t’imagines comme ça devient « énorme compliqué » quand tu t’arrêtes à compter le nombre de personnes qu’un seul de nos projets met en cause. Hein tu vois ? Non j’suis pas sûr, car objectivement je me dois de reconnaître que j’erre plus souvent que je m’en tire. C’est que le Bien et le Mal, sont en tout, c’est les jumeaux infernaux de toute notre odyssée. Ils nous collent au train comme des morpions qui, en pleine possession de leurs moyens, ne sauraient s’accrocher à nous.

Je me suis approché de la fenêtre pour regarder comment le paysage m’apparaissait ce jour. Ben côté maisons, déjà j’ai vu que je voyais cabane par goût, et j’ai compris que je voulais entendre le sel chanter sans que le vent soit contraire au piment. Je n’en voulais plus de cette fadeur qui squatte sans scrupules. En tournant le dos je découvris que j’avais scié les barreaux de l’échelle au lieu de ceux de la cage. Comment avais-je pu faire une si grande erreur ? Il me fallut avoir le courage de me laver les yeux. C’est dur à brosser l’illusion, ça tartre et pas vraiment à la crème. Et une fois de plus arriva le foutu dosage, mais bordel de diou ya donc plus d’apothicaires aptes à évangéliser le parcours sans masquer la vérité ?

Le bruit des pierres qu’on casse me transperça l’abdomen. Quand on décapite une statue à la t^te d’une civilisation, en fait c’est toute l’humanité qu’on vide. L’Histoire Humaine c’est que de la tripe, rien d’autre.

Mais quand il n’y en a plus faut pas demander à l’espoir d’avoir de la moelle.

Tout se pétrifie.

Et ce qui se pétrifie c’est de la fausse pierre avenir..

Niala-Loisobleu

1er Mars 2015

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Ô MA BLANCHE


Ô MA BLANCHE

Moi je voulais tout connaître des Hommes pour tendre à mes lèvres la compréhension de leurs animales postures
Savoir l’union qui de deux ne fait plus qu’un
Voulu
Désiré
Consenti
Faire parler ce que l’homme dit être l’amour
Pris d’un rut soudain aux détours de leurs Boulevards du Crime, vices en devanture
Dans l’écart des fentes du bas des riens
Au rose des touffes les plus noires
Emporté par le flot de torrents de cyprine
D’ô rages
Dans le viol des espérances les plus infantiles
Le nez collé comme un chien à casser les tringles des maisons d’abattage
Pour aimer l’autre versant de la déclarée putain
Son coeur vibrant au rythme du mien
Je reste l’enfant qui depuis le premier jour où il vit l’autre beauté du sein qui s’affaisse
Et vient se poser à la pointe du ventre qui a enfanté
D’une virginité volée
Je reste l’enfant qui tendit sa main à l’écart des aumônes
A cette infinie beauté qu’est l’âme de la Femme que trop d’hommes souillent
Sans jamais la désirer autrement que d’appêtit cannibale
A la lune déchirée des nuages
Loup jusqu’au gland de ma griffe ventrale je hurle je hurle
Ô ma Blanche que je t’aime
Que je t’aime libre de me vouloir
Que je t’aime libre de me choisir
Pour un bonheur sorti de ses clotûres

Niala-Loisobleu
22 Septembre 2014