PUISQUE
Rien
et tout
font l’aronde
vouloir
sans pouvoir
ne fait pas le printemps..
.
Niala-Loisobleu – 16/05/16
Rien
et tout
font l’aronde
vouloir
sans pouvoir
ne fait pas le printemps..
.
Niala-Loisobleu – 16/05/16


Il peut pleuvoir mon Toi n’a pas les tuiles peureuses
Il ne cillait de rien
pour échapper au vide
en ramonant les sauf-conduits
pas comme ça voyeur tombé d’un flacon de neige
Niala
est depuis toujours
assis les pieds dans le caniveau
de l’embranchement de l’arbre-rue
où le vitrier mit des carreaux à son premier tablier
Il froisse à lui torturer les plis
la mousse du bas-ventre de l’encrier
via la voie de ses seins aéronefs
les ailes
aérogare d’un passe pores à marées
Île est’Elle
L’accent flexible du murmure des charpentes
à la verticale d’un quartier peu importe de quelle lune
l’Autre n’étant nullement indéfini
ça mord
Vénérabl’Amants
que sait déjà
un en plus
de ne pas sauter d’un doute
en s’ôtant les pages de l’ignorance
Niala-Loisoleu
29 Février 2016

*


La nuit les arbres ne dorment que d’une branche, ils laissent au vent les envies de sommeil, aux étoiles de la veillée les phantasmes du laissez danser s’allument; c’est pas une valse, la lune c’est le tango qu’elle met en mouvance le long des troncs, où elle laisse serpenter le reflet de ses cuisses souples. Les gourmandises de la sensualité s’emparent des tubes de couleur, ils connaissent les tons de terre, les ocres, la pulpe des jaunes vénitiens, carminés d’envies charnelles, ils dégueulent des rouges où les jaunes verdissent à devenir violets comme une histoire de Parme qui s’enlace tout autre. L’écorce est dans un coin de tapis, sur la paille d’une chaise, tenant compagnie au pantalon défait du boxer qui a bouffé la chemise et ses carreaux. On ne peut se sentir, l’arbre et moi que totalement nus. Qui peint l’autre, chacun son tour, ou en même temps, quelle importance la question n’est pas plus de mise que les vêtements.
Sur ton épaule je t’avale à respirer ma Muse
Partout où j’ai pu résider, le temps d’un passage, où dans une station prolongée, j’ai toujours eu un arbre que la lune mettait en marche pour me sortir et m’emmener ailleurs. Au pays où on les plante et où jamais on ne les scie. La relation est aussi forte qu’au début, elle me fascine. Jamais la question de sa normalité ne s’est posée à mon esprit. Tout ce qui est affaire de coeur, est coupé de la tête. La poésie repousse l’encre cérébrale.
Niala-Loisobleu
28 Janvier 2016
LA CIUDAD DE LAS DOS PACES
Lame acérée du rai, murmure d’un voeu haletant que l’heure égraine, heur après heurt
racines au fond de poumons gorgés de crues de sang, que des mains décousues de promesses tiennent
il pleut des éclats de rires au regard d’enfants abattus en plein vol, lestés d’éclats d’obus
le missile est là,
visible,
en lieu et place du Messie attendu
psalmodiant ses sermons de chaire à canons qui labourent pour l’épuration raciale
L’étron d’oliviers enfume la virginité de la colombe au fil du couteau
mains en prière dans une parodie d’amour
c’est ainsi que les hommes disent vivre
Il fait désert
je vois l’oasis tarir
Nous nous y étions plantés source bleue
doigts noués aux matins qui tissent
loin des dattes et de leurs régime
qui obturent les estuaires et leurs confluents
Pourquoi tout ça pour ça ?
La surdité de l’inconstance hurle le manque d’amour
en se jetant des quatre membres dans l’imposture
à force de mots étirés en phrases à maux discourant hors sujet
Dans l’ombre de l’au-delà, le chant de Montserrat vole de ruelles en ruelles
sorti d’une même voie innée des deux camps
débouché
que la réalité humaine rend impossible par la fragilité de son passage à l’acte
au nom d’un éternel remake de ses anciennes erreurs
comme s’il n’y avait d’autre solution que celle de mourir pour continuer d’aimer
avec sa connaissance, sa dignité, sa foi, sa probité, son humanité
sauvegardés des pirouettes de la lâcheté…
Niala-Loisobleu
21 Juin 2015
ECUMES POETIQUES
J’avais sorti ma tête de ses poches percées,
ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.
Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?
Telle était devenue sans matraquage
ma pensée-unique
Cogito ergo sum
Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.
Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.
Je vis en Toi,
tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.
A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,
nos pierres sont à bâtir.
Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.
Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.
Il ne saurait battre seul.
Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.
Ta parole est tienne comme ta foi.
La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.
Libre de croire ou de ne pas croire,
sauf en l’espoir
par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien
Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.
Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.
Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)
Galopons à la foulée des flux et reflux,
galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.
Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,
il y a que l’l’heur d’être toujours.
Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.
L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .
L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.
Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,
la musique des mots ouvrant sur la poésie.
Passe la lumière à l’infinité des possibles
Viens danser mon Amour
Niala-Moisobleu
11 Juin 2015
ENTRE SORTIR ET RENTRER
Avant qu’une nouvelle forme jaillisse des ténèbres
Passe une ombre diaphane poussant ses cristaux
le sel des yeux dans la sortie est opaque
au contraire de l’approche macro issue de toute naissance
Une toile est encore vierge
Au jardin retourné
L »émotion se limite à vibrer côté gangue
Perle une goutte de sang
La tête d’un fétu risque un oeil
Le buisson ardent allume les lumières du ciel
D’un bleu qui fracasse l’indécis par le milieu des flammes
D’un orange soleil de minuit
Sur le front suent les cris de la bataille
Qu’un clairon accompagne d’armistice
Les corps épuisés se laissent prendre par les lèvres de la paix
Le blanc de la colombe signe sur l’ocre des terres
Le début du tableau par la vie de l’oeuvre
Il y avait cette étendue entre nous,
les choses oomme les gens, les bêtes, les éléments,
De la mauvaise herbe à l’aromatique, source les rus non commercialement nés,
en passant par l’encre des trousses où les craies faisaient la couleur des marelles,
pour que les plumes volent des crayons de joies enfantines, interdites de pelouses aux adultes immatures, faux parfums de trafiquants d »émigrants étiquetés « Bonheur » au bout de leur bateaux-épaves, marie-salopes du mauvais endroit sur le mauvais trottoir, sans oublier les indiens à grosses babines et corps-peints à qui on scie les arbres à médecine, dernière canopée des poumons planètaires.
Stop.
Trop serait à dire pour que je purge tout à la fois de mes colères devant pareilles insultes
à la plus élémentaire humanité
Ce ne sera jamais une raison
parce que l’homme préfère être gouverné par des escrocs
et croire en des dieux imaginaires
pour que je me couse la gueule et la brayette.
Non je me la couperai pas !
Le monde en finissant pas de taire la direction orientée au profit
ne peut m’égarer de mon libre-arbitre.
J’ai mal aux autres au quotidien
c’est la vérité nue de la présence de l’amour
Quand un de mes amis s’en va
l’envie de le suivre
me retient
pour finir le nouveau tableau qui n’est pas commencé
Le bleu ne sèche pas de l’intérieur, les nattes des semailles ne coulent pas au noir…
Niala-Loisobleu
16 Mai 2015
GAUGUIN (Lettre a Jacques Brel)
Il pleut sur l’île d’Hiva-Oa.
Le vent, sur les longs arbres verts
Jette des sables d’ocre mouillés.
Il pleut sur un ciel de corail
Comme une pluie venue du Nord
Qui délave les ocres rouges
Et les bleus-violets de Gauguin.
Il pleut.
Les Marquises sont devenues grises.
Le Zéphir est un vent du Nord,
Ce matin-là,
Sur l’île qui sommeille encore.
Il a dû s’étonner, Gauguin,
Quand ses femmes aux yeux de velours
Ont pleuré des larmes de pluie
Qui venaient de la mer du Nord.
Il a dû s’étonner, Gauguin,
Comme un grand danseur fatigué
Avec ton regard de l’enfance.
Bonjour monsieur Gauguin.
Faites-moi place.
Je suis un voyageur lointain.
J’arrive des brumes du Nord
Et je viens dormir au soleil.
Faites-moi place.
Tu sais,
Ce n’est pas que tu sois parti
Qui m’importe.
D’ailleurs, tu n’es jamais parti.
Ce n’est pas que tu ne chantes plus
Qui m’importe.
D’ailleurs, pour moi, tu chantes encore,
Mais penser qu’un jour,
Les vents que tu aimais
Te devenaient contraire,
Penser
Que plus jamais
Tu ne navigueras
Ni le ciel ni la mer,
Plus jamais, en avril,
Toucher le lilas blanc,
Plus jamais voir le ciel
Au-dessus du canal.
Mais qui peut dire?
Moi qui te connais bien,
Je suis sûre qu’aujourd’hui
Tu caresses les seins
Des femmes de Gauguin
Et qu’il peint Amsterdam.
Vous regardez ensemble
Se lever le soleil
Au-dessus des lagunes
Où galopent des chevaux blancs
Et ton rire me parvient,
En cascade, en torrent
Et traverse la mer
Et le ciel et les vents
Et ta voix chante encore.
Il a dû s’étonner, Gauguin,
Quand ses femmes aux yeux de velours
Ont pleuré des larmes de pluie
Qui venaient de la mer du Nord.
Il a dû s’étonner, Gauguin.
Souvent, je pense à toi
Qui a longé les dunes
Et traversé le Nord
Pour aller dormir au soleil,
Là-bas, sous un ciel de corail.
C’était ta volonté.
Sois bien.
Dors bien.
Souvent, je pense à toi.
Je signe Léonie.
Toi, tu sais qui je suis,
Dors bien
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