Con Damné ?


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Con Damné ?

J’m’a rage

Eclabousse

Urine

Défèques

Tripes en sot

Ailes astiquent

A hurler

Que j’t’aime

Ah mon à vie

J’suis qu’un con damné

Qu’éjacule ras

A l’amour

Jusqu’ô dernier jour

Dans c’monde de sourds

sachant faire que guère

!!!

Niala-Loisobleu – 2 Août 2016

 

LEVEES D’ENCRES A 2 ANS


LEVEES D’ENCRES  A 2 ANS

Elle Emoi
sous notre chiffon aux craies lancées
plus loin qu’un tableau saurait en essaimer
quelques doigts laissés aux velours des niches de silence
entre le côtelé de soie mêlée d’autres
et le hors d’épingles à papillons
nous n’avons pas chassé le dahu
derrière l’annonce de notre page

Nous sommes restés aux bords d’une brise sans trop de chaleur
mais si bien serrés qu’étanches au découragement
nous avons continués de nous nourrir en ce jardin de fraies
où l’amour ignore le surgelé
le fruit de chaque légume ayant une origine de forge
un creuset pour alliages
et deux corps nus pour l’alchimie

A l’aqueux de notre piano à quatre mains
des cordes, des bois et des percussions attendent
rien d’autres que des faunes
aux poils de tous plumages
trolls
marmousets
elfes
rien qu’issus d’ailleurs
venez


Il reste alentours de quoi vivre à plusieurs la folie de l’Ailleurs, m’aime si tous les signes extérieurs nous disent le contraire. Du haut de quelque chaire que ce soit, gardez vos appels à la prière. La haine est la pire des endémies migratoires. Lui faire frontière c’est véritablement faire asile au véritable acte d’Amour sans se tromper par fausse probité.

Le murmure d’une caresse passe la main sur ton lit d’hôpital, longues lignes de vie en commun. Sous le travers seins où passe l’étouffe, les parfums n’ont pas le né bouché. Tu renais.

Niala-Loisobleu

3 Décembre 2014 25 Juillet 2016

« Le Ponton » (Chaude la Pierre d’Âtre 8) 2014 – Niala – Acrylique s/toile 65X54

AMOR CON FORTUNA


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LA BOÎTE AU L’ÊTRE 5

AMOR CON FORTUNA

 

Un filet qui a régné

s’égoutte

borne à tout faire

Brouillard vaporeux ce matin balance

par la bretelle de son jupon

Ta poitrine tombe bien

Chemin faisant le chalutier draine les mousses arasées

Encorseté autour de la balise le rouge est mis

Non le phare n’est pas étain

Un peu beau cou au bas de ton épi nuque au derme

Aréoles deux anges passent à caille

A frôler tes hanches retroussées

Quel fenil aboie ainsi dans l’étable

Cellier aux fruits qui mûrissent au verger

Dans l’échancrure de ton aine mes sept mains blanches neigent

Les vents taillent

les zèles de tes cils

de clins en clins avec les paupières des cabanes

Dôme ta poitrine amble et mât tic tac

Hymenée ta rivière est a crue

Bleu à ma zone amor con fortuna

Niala-Loisobleu

24 Mars 2015

 

LA MEMOIRE DES MUSES 6


LA MEMOIRE DES MUSES 6

Jaillissant par la veine ouverte qui exulte sa sève, le Bleu qu’elle porte arrive à terme. Ma Muse tes rondeurs ont limé les angles d’un ponton démantibulé à coups de dents par l’amer d’un quotidien n’ayant d’autre langage que celui d’égrener l’heur au son du glas.

Miserere.

J’entends les mots de Georges Rouault rebattre à mes tempes.

Le vieux Maître béatifie ses putes en les bénissant de larmes de clown. Acrobates, danseuses, chevaux équilibristes, musiciens, de nos mains mettons le doigt à la parade, dans le regard des enfants assis sur les gradins du Grand-Chapiteau.

Un âne au bord de la noria de l’espoir tire le sot de côté. Maisons Sainte-Chapelle où la lune donne l’hostie. Corps célestes, seins phréatiques nappant le désert humain d’une rivière souterraine.

Les blondeurs fauves ombrent le pubis du verger, les fruits d’Amour gorgés de soleil le jonche. Nous avons nos marques au fond de l’iris-mémoire, pour faire parapet aux ténèbres qui ont cette fâcheuse obsession inventée de toute pièce par l’homme en mal de dieu. Vertical bipède-lâche, non guerrier au bon sens initiatique du terme.

Niala- Loisobleu – 30 Juin 2016

 

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LA MEMOIRE DES MUSES 6

2016

NIALA

Acrylique s/toile 80×80

Adresse de mon site officiel: http://www.niala-galeries.com

30 Juin 2016

 

 

DECHIRURE


 

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DECHIRURE

 

Mains sales du temps

chiures de mouches aux carreaux

retiennent l’absence d’horizon

 

Salut Soutine

comment vas-tu la-haut

mon vieux ChaÏm ?

 

Qu’en est-il du grouillant comme l’essaim d’une poitrine écorchée

dont t’as éclaboussé le lin blanc

d’un sang de couleurs

qui fout l’expressionnisme en plein dans la gueule

comme un feu des toiles ?

 

Causes-tu avec les autres ?

Pas n’importe quels autres

tu sais bien, j’veux dire les Ruchains

qu’avec, t’as partagé la peau nue, un mal de vivre

dans un samovar du diable, chaudron de tous les malheurs ?

 

Non ?

 

T’es resté introverti

un mutisme paradoxal

n’ayant donné la parole qu’à la violence

des rouges, jaunes, verts, violets, bleus

hurlants de douleur

 

Le regard planté bien au-delà de la ligne d’horizon

de face éperdu, les mains tordues, tronc aux noeuds de plaie ouverte

enfant-adulte, poupée de son-porcelaine

veiné de carrare violet

épouvantail de la folie

Tu l’as-tu ce paysage de ta vision extrême ?

 

J’aimerai savoir que tu ne te déchires plus

comme ça quand j’viendrai, tu me feras voir ta constellation des toiles

 

Je pense beaucoup à vous

les événements en sont cause

Déception ajoutée

rapproche du dégoût du néant.

 

Niala-Loisobleu

20 Juin 2016

 

 

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Mon Soleil j’en ai toujours rêvé lucide


25.04.16 - 1

Mon Soleil j’en ai toujours rêvé lucide

Tous ces crayons debout sur leur couleur ourlent à tue-tête la voie sacrée de mon rêve. Pas une pierre qui soit muette. La plume à l’empan s’est fête paume du jeu de mots. Tu seras ma Princesse advienne que pourra.Il n’est de roi qu’en tempête quand les sujets ne sont que récifs à franchir. Les beaux atours  eux ne sont que des cache-misère, reste nue telle qu’au sortir de ta mère, forte de la joie d’être belle sans colifichets.

Batterie

Soleil, je t’adore comme les sauvages,

à plat ventre sur le rivage.

Soleil, tu vernis tes chromos,
tes paniers de fruits, tes animaux.

Fais-moi le corps tanné, salé ;
fais ma grande douleur s’en aller.

Le nègre, dont brillent les dents,
est noir dehors, rose dedans.

Moi je suis noir dedans et rose
dehors, fais la métamorphose.

Change-moi d’odeur, de couleur,
comme tu as changé Hyacinthe en fleur.

Fais braire la cigale en haut du pin,
fais-moi sentir le four à pain.

L’arbre à midi rempli de nuit
la répand le soir à côté de lui.

Fais-moi répandre mes mauvais rêves,
soleil, boa d’Adam et d’Eve.

Fais-moi un peu m’habituer,
à ce que mon pauvre ami Jean soit tué.

Loterie, étage tes lots
de vases, de boules, de couteaux.

Tu déballes ta pacotille
sur les fauves, sur les Antilles.

Chez nous, sors ce que tu as de mieux,
pour ne pas abîmer nos yeux.

Baraque de la Goulue, manège
en velours, en miroirs, en arpèges.

Arrache mon mal, tire fort,
charlatan au carrosse d’or.

Ce que j’ai chaud ! C’est qu’il est midi.
Je ne sais plus bien ce que je dis.

Je n’ai plus mon ombre autour de moi
soleil ! ménagerie des mois.

Soleil, Buffalo Bill, Barnum,
tu grises mieux que l’opium.

Tu es un clown, un toréador,
tu as des chaînes de montre en or.

Tu es un nègre bleu qui boxe
les équateurs, les équinoxes.

Soleil, je supporte tes coups ;
tes gros coups de poing sur mon cou.

C’est encore toi que je préfère,
soleil, délicieux enfer.

Jean Cocteau (1889-1963)
Poèmes (1920)

Je tends la main sans penser aumône et quête par l’épreuve initiatique du voyage. Assez de bleu au regard pour crever l’épais nuage qui se voudrait brouillard à tous égards.

Niala-Loisobleu – 1er Juin 2016

Chanson pour une Amoureuse Secrète


Chanson pour une Amoureuse Secrète

II y avait dans les feuilles
une femme qui riait
si petite qu’on pouvait en faire
une ardoise pour les toits.

Une femme pour chaque rire
si rose
pour couvrir tous les toits.

Je pouvais dans la douleur
la clouer comme un ciel
au sang, au vent
ou à l’ombre de l’arbre
ou encore à ses ailes.

Mais l’amour me surprit
dans ma haute nuit de haine
avec un oiseau mort dans les bras.
Jusqu’où chercherais-je à m’oublier ?

Il y avait une femme
au milieu de la terre,
si rongée de mystère
qu’on la prenait pour un fruit pourri.

Et les hommes la piétinaient
pour lui arracher ses rêves;
tiède jus échappé aux lèvres
que le sol à pleine bouche buvait.

Laisserai-je voguer un fruit pourri
dans sa saison de grande peine
avec ses cris de mort-né?

Il y avait une femme
aux contours de musique,
marguerite au halo d’or
confondue avec la lune.

Au réveil – en aurai-je le cœur net? –
effeuillée pour se distraire
au contact de mille doigts.
Et j’attendais son message
comme aux plus beaux jours de la vie.

Rien ne vint. Nul ne sut que j’étais ivre
de me mirer dans le lac
où l’oiseau abattu reposait.

Comment la nuit fait-elle à suivre
le mal que je nourris au secret?
Elle me livre comme un prisonnier
poings liés au désespoir.

Tant de larmes ont coulé depuis.
La nuit dévore ceux-là seuls qui tombent.

Il y avait une femme
sur le chemin pierreux du soir
qui ne voulut jamais dire son nom
mais qui s’appuyait à mon épaule et parlait d’avenir.

J’ignorais son visage.
Je ne me souviens que de ses lèvres
tant il y avait dans l’air d’étranges insectes lents
qui ressemblaient à des grains légers de riz.

Il y avait une femme qui riait sur mon épaule
et j’étais comme un arbre
emporté par un oiseau.
Je ne sais plus où je vais.
Le temps des fleurs est consommé

 EDMOND JABES

Julia Popova

Rien du mal que j’ai de mes yeux qui pleurent


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Rien du mal que j’ai de mes yeux qui pleurent

Aujourd’hui le temps pâle des teints

en appelle au grattage des lèpres

Le sélénium en léchant les murs

soufre l’allumette d’une déviance congénitale

chèvrant  tristement ce gain nés des premiers  labours

A casser le do

la clef de sol

diffuse le genre aride

machiavélique stratégie

d’où je tire le cri qui arrache la chienlit

hors de portée du jardin de mon coeur

Le reste fertile de ton derme que mes paumes cueillent

s’aime

ce que le vent trieur n’a pas déballé sur l’étal bonimenteur

L’apparence monstrueuse tente l’épouvantail

létal

aux oiseaux

Je demeure  à la grotte

à écouter l’enseignement de ta trace rupestre

pour casser les ô parleurs des spots publicitaires naufrageurs

Rien du mal que j’ai de mes yeux qui pleurent

n’ayant le pouvoir de dévorer mon amour dans les lises

d’un anniversaire muet qui s’annonce

ne voulant sang tire

du bouton

que l’iris sauvage de ton marais-cage !

Niala-Loisobleu – 25/05/16

 

Une vision de cage s’interpose à mon regard libertaire


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Une vision de cage s’interpose à mon regard libertaire

Scotché par un doute dans cette traverse journalière où j’aère mes neurones en ouvrant la  fenêtre sur la baie de mon âme, je pause , revoit, analyse, ausculte.Nous avons une nature qui a sa tendance perso – dont la principale intention est de régler la lorgnette sans toujours recadrer selon – la mollette bloquée au cran définit.. Les vues courtes n’étant pas de mes focales, ceci concerne donc l’idée plus  élaborée qui pourrait malgré tout s’être prise une escarbille en tunnel. C’est quand le bateau file son erre que la vigie prend sa pause.

Au mouvement du grand arbre bordant la maison je fus mis en arrêt. Vieux chien qui reçoit les stimuli avant l’image. Il a sa tête à lui, rien dans la mise qui pourrait surprendre, non c’est son souffle sa respiration qui télépathisent. Je m’approche. A peu de distance le ciel a brusquement noirci. Les moineaux sont en planque, pas de crissements dans le gravier, seule l’herbe a un port différent. Il se prépare quelque chose.

Une vision de cage s’interpose à mon regard libertaire.

Pas de doute ça étouffe dans mon atmosphère. Il y a un oreiller qui est appuyé sur le visage de mon quotidien. Quelqu’un fait pression de tout son poids sur la lévitation pour la clouer au sol. Un amarrage tortionnaire destiné à bloquer l’envol entre les barreaux d’une cage. Prison de l’âme. Insupportable, j’ai déjà les couteaux qui me viennent aux cordes

Largue et appareille ! me crie mon instinct

J’étouffe du corset serré sur la nudité.

Derrière le paysage d’un inhabité pèlerinage des chevaux attelés ont des nervosités dans les antérieures. On a mis des fleurs dans les traînes des robes gitanes, une pivoine en papier sur le dessus de leur tête sert de point de rencontre avec le cavalier au chapeau à larges bords. Ces calèches rassemblent une vieille dévotion que la première peur de l’homme traditionne de siècle en siècle. Pourquoi depuis le jour où tout débuta rien de ce qui avait été mis sous surveillance n’a jamais été éradiqué., état de siège ou pas. Ii y a eu des Lumières aux jours les plus sombres. Des moments de surhumanité tels qu’on voyait déjà les femmes libérés du joug des hommes, les enfants plus jamais torturés, les animaux n’ayant plus de terreur de l’homme…Le rêve devenu réalité. L’Amour ne s’écrivant plus qu’en grand A.

Il se trouve, je l’ai vécu hier à ces orages d’une violence terrifiante qui ont suivis l’instant d’après que le grand arbre avait pressenti le danger.

Les dieux sont des êtres-de-paille que l’homme a inventé de toutes pièces. Machiavel abouti, pour faire passer ses tares, son ignominie, ses perversions, ses aliénations sadiques, ses mégalomanies en tous genres. Sa seule erreur aura été d’avoir ressenti l’Amour. Il ne pourra jamais changer sa méchanceté, ses propensions à la haine tellement l’Amour le cloue à terre.

Toujours rebelle au captif.

On peut le tenir enfermé selon tous les procédés de domination possibles. Jamais on pourra retenir l’Amour en cage, il s’évadera pour vivre tel qu’il se sera révélé en prenant le mimétisme qui lui permet d’échapper au prédateur.

Niala-Loisobleu – 22/05/16

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OUI…DIRE


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OUI…DIRE

La rue meurt

C’est suffisant pour dire…non ?

On va quand même pas céder à la rumeur

Mais pour dire quoi ?

Dire la dire la dira dada

D’une voie de ventre

Le ch’min d’la tripe

En selle Anselme et bonne manade

Des cailloux bordel j’en ai les godasses pistées

Des jetés…j’s’uis pas un saint

Des ramassés…les plus nombreux

A un point qu’autruches le sable s’enlise tout seul par précaution

Tu Gribouille?

Non je m’écries

Si t’aimes pas mains tenant

Compte pas sur les autres

Et j’en suis content que pour une fois faille plonger seul

Tu vois le bleu ça dit rien à priori

Mais à postériori….

Regarde le brin d’herbe qui avec une réputation de vaurien, de mauvais, de chiendent, ce qu’il est capable de faire.Il est le premier verre que les vers transpercent tellement ils en ont marre de voir que tu mort de soif dans l’enseveli. Le premier ver à soie du poème en prose sortant du cocon, c’est autre chose que le Carmel. Déjà une esquisse de chemin, le vers quelque part ailleurs.Quand les arbres qui s’étaient fait piqués leurs fringues alors qu’insouciants ils jouaient sur la plage, qu’épuisés de se souffler sur le bout des branches pour éviter l’onglée, ouais quand le blanc des glaces, le confus des brumes fait pas grand chose sauf pâlir, eh ben une petite robe de printemps ça donne des idées tout pareil.

Imagines ton jardin se coiffant d’un décolleté plongeant.

Vois mousser la marée dans ta crau en bourg

Un merle huchon s’appuyant sur un bar

Une doudoune donnant le sein à un marcel

Des spartiates allant voir la grande bouffe

Une hutte se rempaillant pour un tôt t’aime

Un cèdre de pomme avec des crêpes

Un lit banc en paix

Une scierie qui fait la planche à repasser ses leçons d’humanité

Un nez rouge qui coupe la mèche d’ictère

Un cheval cosmique qui chariote les étoiles

Un haut de contre comme je suis pour

Fais que ce que tu veux

Mais dit quelque chose

Tiens prends n’importe quel pore de Vincent

Et je t’assure

Tu prendras vraiment le large

Parce qu’à toujours pleurer sur ton saur

Tu t’es complètement fumé

Niala-Loisobleu – 21/05/16

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