ATELIER & MURMURES 1


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ATELIER & MURMURES 1

Esquisse dans le noir à la craie bleue

Au creux de quelque vague il peut se trouver que l’annonce des oiseaux n’ait pas été vue. Mais sans doute a t-elle été simplement faite différemment.Au métrage du lin comme au poids de la peinture, la surface que t’as couverte pèse des tonnes. Entre ta première résidence, la seconde à marqué toutes les autres. Fut d’abord un cheval dans les années 50, sans que depuis tu te sois arrêté. Les coups de freins ont fait le trait d’union, genre muse hic qui accompagne en bruit de (font) trois p’tits-tours et puis s’en vont. Entrent en gare les pertes au front des batailles mesquines de la vie. Confisqué d’enfants pas qu’à Noël voilà un tableau que t’as dupliqué tellement de fois que la vue du premier sapin te fait mordre du renne, du traîneau et des tintinnabulants de l’équipage. J’ai froid aux doigts d’un tel mal de do, que j’en arrive pas à tenir la palette dans l’expression des pinceaux. Un mauvais silence. Quelque chose qui a sauté dans la transmission. Dans la rue l’envie de shooter dans la gamelle se fait terriblement sentir.Sentant sans que la distance ait jamais altérée mon oeil, le fait que maintenant j’ai les deux qui baignent dans l’acide n’y est pour rien. C’est pas de là que ça vient. Le climat général est un peu plus désespéré chaque matin. La vie d’un homme ça coûte moins cher qu’un chiot qu’on attachera à un arbre, les vacances venues. Puis il y a cette accoutumance à la haine; qui fait qu’on est beaucoup plus tolérant qu’avant sur la pire entourloupe qui te viendrait pas tout seul à l’idée, si on avait pas les médias. Acheter, acheter, à jeter…toujours plus, ça ne sert pas de leçon, ça permet juste aux massacreurs d’Amazonie de couper le souffle aux indiens et à la terre pour élire des p’tits z’hommes-verts qui protesteront pour la forme.

-Non Bouffi, me demande pas comment je fais pour avoir que de l’Amour dans mon occupation première, sinon…

Le truc de la page blanche c’est le pire dans cette lutte permanente contre la contradiction qu’on est soi-même. Tu as la boule dans la gorge, le coeur en exil, la foi de mort hue, t’as mal d’un manque d’essence ciel. T’es presque arrivé au mec ordinaire….j’te dis pas la trouille, tu te mets à te voir aimant les gros qu’en profitent, les macs qui foutent les femmes au turf, les terroristes qui explosent leur bagnole, le roi qui s’adoube au dictateur pour néantiser une population, le négrier qui s’enrichit au trafic d’émigrants, enfin merde la cata jusqu’aux écoles où on fait séjourner des enfants jusqu’à bac+6 pour plus savoir lire ni écrire…

Enfin quoi merde c’est Noël !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Niala-Loisobleu – 22 Décembre 2016

La Chambre


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La Chambre

À Colomba.

 Je vais te parler des chambres où nous avons vécu. Des chambres que nous n’avons fait qu’apercevoir dans un rêve. Des chambres d’un jour; des chambres d’un mois; des chambres d’une année. Des chambres froides où nos mains se cherchaient effrayées et glacées. Des chambres étouffantes donnant sur une mer tropicale. Des chambres silencieuses comme des tombes. Des chambres bruyantes comme des foires. Chambre blanche de Raguse, les murs sont de vastes miroirs pour le sommeil mouvant des vagues. La craie des mouettes écrit des mots magiques sur le tableau noir de notre souvenir. Chambre vieille de Vienne, sentant le moisi et le renfermé; je suis couvert de sueurs dans le lit et j’ai froid et tu appelles affolée un médecin. Chambre terrible, chambre déserte de Soubolitza en Yougoslavie où notre cœur se déchire entre le désir de retourner en arrière et celui d’aller plus loin. Il n’y a que quelques brindilles pour le feu, et le froid est si grand que nos voix sont comme des morceaux de glace dans nos bouches. Chambre de Venise pesante, lourde comme un tapis plein de broderies et de monnaies anciennes; la mer comme une tireuse de cartes fait sa réussite multicolore. Chambre au baldaquin haut de Pavie, les murs ont un regard de pierre. Chambre de Kaspitcheak en Bulgarie, sentant la terre fraîche et le fumier. O! Chambre vaste et lumineuse de tes parents dans le quartier sud de Bucarest, la nuit comme une main chaude, le dernier fiacre qui s’en va en rêvant sous les fenêtres. Et la chambre inhospitalière dans cet hôtel de Berlin. Et ces chambres qui sont la seule chose que nous avons connue d’une ville; chambre de l’hôtel de Varsovie où les bras des neiges nous ont enlacés et où nous sommes restés de minuit à sept heures du matin. Chambre de Zagreb où par la fenêtre se dessinaient les montagnes. Nous avons rêvé de monter sur les cîmes et de crier au soleil: Hé, nous voici, Soleil! Mais nous n’y sommes jamais revenus. Chambres de Nantes, de La Rochelle, de Bordeaux, du Havre et ô! les chambres de Paris où nos années sont restées comme en des coffres secrets: chambre désolée et vide de la rue Brancion, chambre comme une plage dévastée de la rue Jonquoy. Chambres étroites comme des cercueils où la voix des voisins était haineuse comme la voix des morts. En Suisse, à Vevey, nous avons passé une nuit dans une chambre de vivants; les draps étaient très blancs et à travers les rideaux le lac nous invitait vers son ciel noble. La matin le bon café et le beurre, les confitures ô! belle aube de Suisse. Mais je tremble, une main serre mon cœur comme une éponge. J’entends mon sang qui coule goutte à goutte dans une grotte: je vois la chambre d’hôpital, tu es là après l’opération, tu as un regard si bon, si doux, tu me pardonnes de t’avoir menée dans cette salle hostile. Ta voisine est une petite fille, en face il y a une femme qui te ressemble et son mari qui me ressemble, ils se tiennent les mains, ils ne se disent rien, ils se regardent, c’est peut-être nous-mêmes car nous aussi nous nous taisons, nous nous tenons les mains, nous nous regardons. J’ai peur et je cache ma peur. Dehors les peintres sont en train de peindre les murs, ils sont habillés de blanc, les infirmiers aussi sont habillés de blanc, ce sont peut-être des peintres eux aussi et ils blanchissent à la chaux nos âmes. Quand je m’en allais je rôdais autour de l’hôpital et j’emportais en moi la chambre avec ses lits et ses malades comme un tiroir dans une armoire. Ô ! Il y a aussi les chambres trop vastes qui dépassent les frontières du monde, et celles qui tombent comme des navires au fond de nous et celles où l’on aime revenir pour retrouver son propre visage: Ai-je beaucoup changé? Il y a les chambres où je suis allé avec des femmes de passe et ton souvenir me faisait mal et donnait un goût très amer à l’amour, je fuyais ensuite par les rues et la chambre avec son odeur étrangère cognait les parois de ma tête et ne voulait pas s’en aller, ne voulait pas…

Chambre, je n’ai été en toi que quelques heures
Mais toi, tu resteras, toute ma vie, en moi,
Certes, nous sommes comme ces boissons qui gardent
Longtemps le goût de terre de la cruche qui les a contenues.

Les visages d’aucuns sont comme les cartes
Où se lit le dessin des chambres qu’ils habitent.
Il y a des chambres trop larges comme des pardessus d’emprunt
Il y a des chambres où l’âme doit se voûter comme un dos.

Il y a des chambres si aérées, si claires
Que rien ne les sépare des montagnes qui les entourent.
La forêt, les étoiles s’approchent des fenêtres,
On prend le thé avec des amis sur la terrasse.

Il y a la chambre où est enfermée ton enfance
Elle se méfie, elle ne te reconnaît plus très bien,
Il y a la chambre où ton père a été malade
Trois mois il a attendu la mort, et elle est venue.

J’ai passé à travers beaucoup de chambres
En les quittant je paraissais le même, mais les murs,
Les miroirs fumeux, les objets qu’enchaînait l’ombre
Gardaient, chaque fois, mon visage secret.

Ceci était ma chair et ceci fut mon sang
Versé de verre en verre, distribué à table,
Parfois je me surprends au milieu d’une chambre
Faisant le pas, le geste venant d’une autre chambre.

Il y avait une porte ici? Il n’y en a plus.
Et la fenêtre où est-elle donc? Il y avait
Un aboiement comme un linge à sécher dans la cour,
De l’autre côté du mur, une voix animée.

Mais ce n’est peut-être partout qu’une même chambre
Que l’on porte avec soi et qui s’adapte aux murs,
Dans les palaces, ou dans une mansarde, ou au fond d’une cave,
Elle sort de nous et recouvre tout de son étoffe.

Chambre qui donnait vers une cour sombre,
Chambre où résonne encore la voix de l’ami,
Lui, il est déjà moins qu’une ombre,
Mais sa toux, sans poitrine, s’affole en cette chambre.

J’ai connu aussi la chambre au retour de voyage
Et cette odeur de cuir et de départs,
La chambre entourée d’orages,
Et envahie par la mer de toutes parts,

Il y a vraiment des chambres qui ne veulent pas de vous,
Qui vous vont mal, qui vous tolèrent à peine,
Il y en a d’autres où l’on se sent à l’aise,
Le cœur tranquille, un livre ouvert sur les genoux.

Car il faut que l’on se mêle à la chambre,
Que l’on se perde en elle comme en un nuage,
Qu’il y ait entre vous et elle un courant continu,
Que l’on s’aime et que l’on se ressemble,

Alors l’âme déploie, confiante, sa lumière,
La chambre devient vaste ou étroite, selon votre désir,
Les murs sont affectueux et au-dessus du lit
Le plafond tend les toiles d’un sommeil paisible.

Ilarie Volonca  (1939)

 

A LA NOTRE

A l’ô, tel un bateau, notre chambre voyage …elle porte le N° Tresse pour que je te peigne sans cesse. Aux trottoirs d’ici et de là-bas, les marchés étalent leurs quatre-saisons. D’un jour lourd se faisant échelle pour un tant meilleur. D’une odeur non coupée, parfum d’intimité dévoilé. A quai, jetées, nos étreintes se font chenal pour sortir du couloir.

N-L  (15/12/16)

A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 2


A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 2

Et tandis que le froid s’éclate au show quotidien, un authentique soleil de tant sec fait que les admirateurs de leur nom brillent…

L’inconscience grimpe vertigineusement. Maître Renard s’étant retiré, la poulaille et ses 3èmes couteaux se retient pu et monte au créneau. Comme quoi quand on veut faire pire c’est possible…jusqu’à où ?

Ben, à mon sens tout comme dans une certaine fable où ça grenouille à se gonfler comme un beuh…au moins si des doutes demeurent sur « l’incompétence n’empêche pas la prétention  mais l’encourage », ça devrait aider à les lever.

Enfin, mieux que billevesées, j’ai a te dire en mode Muse que tu m’as gratté l’entre iambe à un point tel, qu’empruntant ton couloir, j’m’ai retrouvé à l’aube du bout. Oui, ça sue phoque. Mais tant qu’à être au ban, mieux vaut se bronzer à deux sur un de sable, en estuaire de son delta.

Nil n’échappe à tes glissements felouques quand tu tisses à grand voile mon Coeur.

Ainsi peins-je les creux vis, arrimant de bleu oiseau le grand A…

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2016

 

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A PROPOS D’ATELIER 1


A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 1

Où que l’horizon va-et-vient, pas sûr de vouloir se montrer, on est son propre grand canal où on sasse et fait le point, en triant nos incertitudes dont l’amour n’est pas.

Au moins, si je devais partir dans un trou noir,  que j’emporte de quoi m’éclairer.

Dis-moi si je me trompe en disant que dans le balancement des sains y a rien de mécanique, pareil qu’aux hanches l’entraînement des meules c’est tout basé sur l’aube. Passé par chez Freud dans ma jeunesse, j’ai gardé cet enseignement pour l’équilibre des passages où le noir te siffle aux oreilles, qu’est-ce qu’elle a ma gueule…Bief, si tu vois c’que j’veux dire, tu dois lire dans ma pensée.

Mon p’tit-vélo me déplace en ville comme aux champs, quelque soit l’inclinaison de la verticale.Il y a des remous au quotidien, tant d’employés s’attachent à peaufiner les jours de merde, que le mal dans toute son horreur, défie sans cesse le scoop…

Ah une bonne nouvelle !

Je te sens de l’autre couleur du jour avenir ma Muse. C’est du pareil au m’aime pour moi. Tu transpires la lumière de l’ombre du mur. Du sépia à modeler voilà que perlent le carmin et le grenat dans le positif d’un fond bleu.

Le frisson de l’A Majuscule dans l’aile émoi.

C’est au marasme du quotidien le suppo qui booste vers le transit !

Niala-Loisobleu – 1et Décembre 2016

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Mâle Aimé


Mâle Aimé

Passant des ruelles de vos chemins vicinaux

Je place du tertre sous l’olivier au Mas de Cocagne

La femme à barbe où je trône en fête épile mes mots laids

D’ici et de là, je vous regarde un de mes songes noué à vos couettes

Rêve qui ignore le changement d’heures aux pendules des saisons

L’un passe, la voie est tout verte aux brebis des causses

Petit caillou deviendra pierre au Nil d’un levé du soleil

Au fond de ma poche j’empaumais tes seins afin de les garder vivants

mais mes mots mis ont été sertis de l’ignorance des bandes let

Rien n’est plus près de soi que ce qui est en apparence très loin

On voit trop mal de près ce qui est lié d’habitude

Ne m’attrapent que les mains libres

Quel jour es-tu que je t’écrive à la page

Mon cheval est assis sur le lit de ma roulotte, pour quoi fer puisque je n’ai jamais eu de chance, juste la bêtise du sincère

Le vent nous pousse et nous tracte à son gré et à l’unanimité de l’équipage

Hier un enfant en nous voyant près de la fontaine, a demandé : C’est lequel Crin Blanc ?

Carmen a rit comme une crémière, ah la vache

Je suis d’Est lorrain jusqu’en Sud Ibère quand la marée descend

Du Nord quand Léon monte la mer au pied du beffroi

Puis file à l’Ouest border le soleil d’une histoire à le faire dormir debout à côté du coq

La poussière des quatre-routes aux semelles , le cheval et moi, cirons les mocassins des étoiles

Un cheveu de ton ventre sur la langue je zozote entre tes dents l’émoi de toi, mais ça c’était avant que mon oeil barre en bouillon de moules

Si j’avais été paysagiste je t’aurai peint sur le motif (ce qui m’aurait obligé à en avoir, n’importe lequel comme les autres, ma foi sans doute ai-je loupé de comprendre qu’à part mentir on peut pas réussir. Je croyais avoir avoir trouvé meilleur et surtout si Beau de te saisir sur le vif de ce que ton visage me donnait à voir dans le retour de couleur de tes cheveux

Couleurs du temps où je n’aurais fait que passer à côté

De vous je ne garderai que le Bleu de mes erreurs pour voyager à contre temps

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2016

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LE CIMETIERE DES ELEPHANTS


LE CIMETIERE DES ELEPHANTS

 C’est pas perdu puisque tu m’aimes
Un peu moins fort, un peu quand même
J’suis ta solution sans problème
Gadget évident
Mais toi maintenant
Tu veux plus en jouer
Faut m’garder et m’emporter
J’suis pas périssable
J’suis bon à consommer
Te presse pas tu as tout l’temps
D’m’emm’ner au cimetière des éléphants
Faut m’garder et m’emporter
J’prendrai pas trop d’place
Promis, craché, juré
Quand j’serai vieux, j’te f »rai le plan
D’chercher le cim’tière des éléphants
Y a des souvenirs quand on les jette
Qui r’viennent sans faute dans les maux d’tête
Faut pas qu’je pleure pour qu’tu m’regrettes
Côté sentiment, j’suis pas pire qu’avant
Faut m’garder et m’emporter
Je sais qu’j’ai plus l’droit au crédit renouv’lé
J’suis dans l’safari partant
Mourir au cimetière des éléphants
Faut m’garder et m’emporter
J’suis pas périssable
J’suis bon à consommer
Te presse pas tu as tout l’temps
D’m’emm’ner au cim’tière des éléphants

DES PAS DANS LA NEIGE


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DES PAS DANS LA NEIGE

 

Au loin des yeux cyprès du coeur

il neige sur le Sud où mon hors se fait proche

le soleil se fait plus bas

de n’avoir jamais compté

mes pas

fait que ce matin, je m’aperçois que ce qu’ils ont planté fond dans la cavité de mes élucubrations stériles. Plantes de couleurs amoureuses non comestibles dans ce monde-ci.

Je n’aurais…

voici le passé qui repointe…

Tout ce à quoi je n’ai fait que croire n’aura fait que des soubresauts dans l’intermittence convenant au besoin des autres. Il me reste des reliefs décharnés d’une femme que j’ai aimé et d’un avis de décès d’une Autre enveloppé dans un silence qui serait  devenu avilissant pendant que je ne le pensais que pouvant être noble.

Fondante trace

tout glisse

Et à la veille je suis au mur à me dire

au dernier tableau

que mon pinceau va devoir pleurer de s’être trompé

sommé

de ne plus pouvoir échapper à ce qu’il n’aurait pas voulu reconnaître

que rien ne tient

de folie comme de raison

Niala-Loisobleu – 15 Septembre 2016

 

L’Autre Rivage


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L’Autre Rivage

Fort courant

ascensionnelle

plongée dans le feu

Le cheval d’art son

entre les cuisses

Elle mêle ses eaux intimes

à la semence du cheval marin

où sentant venir la tempête d’une autre rive

elle s’est mise à l’encre

La flamme de leurs mots

crépite de bois vert

de leurs deux mains

 Trois petits poissons les regardent

chacun faisant de son Signe

un s’aima fort Bleu

menant au lointain

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2016

 

Pose le bon regard chui là qu’est sans complaisance pour Toi, j’te garde sourde aux cancans ma Pénélope !


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Pose le bon regard

chui là qu’est sans complaisance

pour Toi,

j’te garde sourde aux cancans ma Pénélope !

Les yeux coupés par des bris de coquilles, qu’une rouille d’herbes levait à l’encre, j’allais les jambes de fonte, échine en naufrage, tout au bord du chenal sans plus rien voir des cris des rieuses tournoyant dans un ciel dont la couleur en m’indifférant montrait d’une certaine manière, que je piquais du nez bien plus qu’elles.

Quand ça marche à shooter la gamelle, tu voûtes au diable les appareillages

mal rasé du mental

tu piques des ongles comme un squat de ronces au beau milieu d’un quartier de lune mâle femmée.

Le premier verre qui t’accroche tu le traies d’un coup, sans le moindre regard d’affection pour le pianiste à bretelles, qu’hier encore tu lui disais t’as de beaux nichons dedans ton clavier.

La rue tu la vois plus qu’en deuil, c’est injuste que tout le monde y pleurerait de joie d’y vivre, alors
t’envoies un glaviot bien gras dans la vitrine du marchand de miroirs.
La mer à force de périr des braves, a sait quand se taire en dit plus long qu’un triste cire à nos pompes.

Les grandes douleurs ça donne pas sur la cour, ça prend pied au fond de son jardin. Rien à voir avec les pleureuses et les grands convois mafieux du Parrain.

L’eau qui avait accompagnée la scène en disant rien,
attrape l’image toujours en la fermant, en plein milieu du cadre ambiant.

Les pilotis envoient de toutes les couleurs, le nerf de leurs bois, que ça remonte jusqu’à la forêt d’où provient l’arbre qui les a fait.

C’est sismique, le sensible.

En l’absence de frime faut voir ce que ça remous sans ménages,  genre vague de fond remettant en question.

Un courant plus show que le Golf String où t’envoie la balle et le tee en plein milieu du trou
que le manche du drap peau en branle
comme un des seins animé de bonnes intentions.

L’eau, revenons un instant sur nos pas

affiche la silhouette de la cause

en un grand reflet super gonflé par un nuage

Ben, oui, putain qu’elle est belle et qu’est-ce que tu l’aimes la Vie !

Pousses à la baille l’armada de sales cons qui sans rien connaître de ton malheur, était déjà en constitution de groupe de soutien des couilles et autres accidents de la circulation avec le matériel ad hoc pour servir à rien, la grande échelle et les sirènes…

ah oui les sirènes,

enfin ça y est, ça te rappelle

le cinoche à Ulysse, le truc qui de deux fait Troie, genre promesses d’ô land,

et pis et pis

pipi

Tu te la sors et tu te la lâches

pisses lui à l’arrêt et barre

ça repart !

Le chemin on en sait pas la longueur, mais l’a venir on est seul à en choisir la teneur.

Tout peu s’apprendre à condition de savoir discerner

faut aléser l’oreille à la taille des maux

et pas rétrécir l’artère pour en faire une voie détournée de ses responsabilités

Te goures pas Mec
Te goures pas Fillette ….

Pose le bon regard chui là qu’est sans complaisance pour Toi j’te garde sourde aux cancans ma Pénélope !

Niala -Loisobleu – 8 Septembre 2016


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..

Entre deux rues


Entre deux rues

Dans un mélange de sardines qu’une plancha envoie au bout d’un aïoli ignorant jusqu’au sens du terre-neuva, débarque, entre le joint défait des pavés, un tapis rouge. Qu’est-ce que la rougeur qu’un mec z’aima gratte sur sa guitare à côté des nacres d’un accordéon posées par taire ?

Rien qu’un reste de bal populaire avalé par les couloirs du métro ne transportant plus que la manche.

Les stations d’un christ attelé à la route mènent à roms. J’entends déjà une enfant échappant au contraceptif du jour, tendre ses deux bras au baiser de l’Amour.

Ce feu là larme de tous ses yeux, mais aussi anachronique que ce soit, il porte en lui la vie. L’Amour. Qui demeure et ne s’éteint pas, se retranche collé-serré au coeur de l’Âtre Humaniste.

Niala-Loisobleu – 07/09/16