VIVE L’OLA


 

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VIVE L’OLA

Quand le cou tordu tient la majeure partie de la place, il y a une carence évidente qu’il va falloir régler avant qu’il ne soit trop tard. Tellement de vide dans des heures pleines à avoir en vie le désir d’exister par l’échange effectif et spontané, que c’est pas la bonne voie de rencontrer une percée d’oubliette tenuepar des occupants de second rang. L’inculte à la culotte de ch’val qui déborde de l’ascèse, c’est juste bon à faire pourrir la paille. Je pense à une égocentrique, parfaite caricature de sentiments qui ferait de la pub pour la procréation. De quoi me donner le désir de me gratter les couilles par envie de soupe à l’oignon. Le minus qui ferait autorité c’est pas acceptable. Demain je cabane-déménagement, mes p’tits-gars en renfort pour hâler du lé au la. Vous avez dit l’ola ?

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2018

 

Le long des Quais 4


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Le long des Quais 4

Que t’as en corps de la colle de nuit aux paupières, voilà que  le rayon comme y disent, qui t’arriverait pour t’offrir la lumière. Merde, ça fait sonnette qui te fout nez à nez avec le couple famélique des Témoins de Jéhovah…

 Pleine Eau
 
 Le cri d’un coq traîne par les rues vides, dans cette chaude après-midi de juin où il n’y a personne.
Le silence, profond comme un grenier à blé abandonné, gorgé de chaleur et de poussière.
Quel désœuvrement sous les voûtes basses de ces tilleuls, sur ces marteaux de portes où baîllent mille gueules de bronze !
Quel après-midi de dimanche distingué, qui fait rêver de gants noirs à crispins de dentelles aux bras des jeunes filles, d’ombrelles sages, de parfums inoffensifs, des
steppes arides du cinq à sept !
Seul un petit nuage, alerte, blanc, — comme le nageur éclatant porté sur l’écume ombre soudain de stupidité la foule plantée sur la plage — couvre de
confusion tout à coup le paysage endormi et fait rêver d’extravagance au fond de l’avenue un arbre qui n’a jamais encore volé.
Julien Gracq

Tu t’ébroues, bon chien, en un clin laisse ton bulbe remettre le crin dans le bon sens. Eureka, les tons apparaissent dans leur intégralité, le suiveur qui n’éclairait que la star s’est pris la pierre de la fronde en pleine poire.

J’aime à mes risques. Voilà ce qui me saute aux yeux. Quand atteint par cette alchimie qui dépasse la sorcellerie, je ne me pose pas la question préalable : Et moi suis-je aimé ? Sacré nuance Bouffi ! Parce qu’il s’agit pas de toujours se croire avoir la plus grosse parce que soi-disant tu s’rais un mec. Non, mais de découvrir qu’en dehors de toi tout peut commencer à exister.

Je vais d’un pas plus clair pouvoir charger les tableaux dans ma voiture. Demain c’est accrochage. Cette expo de par son symbole, du nombre cumulé qui s’arrête, est d’une nouvelle transparence. Un an après, voici le grand curetage en soi, après le retour-départ du fils, pour rentrer dans mon identité.

Niala-Loisobleu – 22 Octobre 2017

 

EMY SI JE RANGEAIS


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EMY SI JE RANGEAIS

Le froid nous pousse Verlaine

si je rangeais mes états d’âne

c’f’rait d’la place pour les chants pignons…

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?…
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Paul Verlaine

Tourne tourne sole

l’hors c’est d’automne

avant que la couleur ne tombe

Emy racle le grand bleu !

Niala-Loisobleu

30 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=FCgLxgD3zVI