La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Sans les trottoirs du vide où pourrions-nous nous remplir du son des harmonicas ? Nos chiens qu’on laisse, au bout d’un collier, on va quand même pas les museler comme des chrétiens – comble mon attente mon Coeur, prends-moi par les pôles – Le dernier métro se balance en sourdine le long du quai, ça va ça vient pendant que les pendules, comme des a régné, tricotent leurs toiles. Quand je te parle est-ce que tu m’entends ? Un jour que j’avais pris par le derrière de l’église, une étonnante découverte s’offrit à mon regard. La mer s’étalait au travers des fortifs de la ceinture verte. Pas la mer-serviettes-parasols-et-chichis-huileux, non la mer-crique-calanque-pinède-et-trousse-chemise. Enveloppé dans l’odeur du cri des mouettes à l’instant précis où le bois peint d’une cabane se frotte le dos trémières, rose-blanc-rouge-sang-de-boeuf, petit-bras pour le côté frime. Qu’est-ce que j’aurais pu foutre d’une manche à trois galons avec casquette d’amiral, ces conneries qui font que les femmes ont perdu leurs poils pour un parfum de savonnette, merde, la croisière SI elle s’amuse c’est qu’je suis évêque. Naufrage. Je méduse ras d’ô. A la pointe du môle, j’ai mis les bouées de Boterro à la place des balises, avec l’insubmersibilité de Niki de St-Phalle. Des embruns venus du Titanic portaient la scoumoune aux bruyères. Cette musique de danse dans les glaçons d’un ver, pour la poésie ça brise l’échine. Comme ex-votos nous garderons une bonne paire de seins ça vous tient le péril en mer en quarantaine. Là où la baïne est en planque, c’est l’endroit de prédilection des Aoûtiens sortis par hasard de l’avalanche du dernier hiver. Sans conter les accidentés de la déroute. Le moi prochain je changerai rien. Des villages blancs des flamencos, l’angine s’éloigne, seule la voie reste rauque. Carmen vient se rouler le cigare dans l’entre-cuisses, faute d’avoir pu marida l’Arlésienne – récidive d’absence – dans la version gay d’un pigeon nommé biset. Je te promets une lune sans cernes aux yeux bleus de la soupe du dernier bouillon de minuit….
Instinctivement je cueille une mèche à ton front
curieusement elle fouille
remue
et retourne ma poitrine
pour trouver ce qui se cache sans motif apparent
dans l’emploi du tant d’une journée pastel
Cette clairière ferait tonsure dans le touffu ‘incompréhensible
C’est en plein large, pris dans l’étau de la mer et du ciel que ces suspensions sont le plus perceptibles. On tient sa pensée avec la paume vide, on est debout sans plus sentir ses pieds, un oeil à côté de l’autre, bien en peine de réunir les deux bouts de l’horizon. Où est-on vraiment, si ce n’est dans la cuisine où tu prépares le repas de midi, dans la salle d’ô, repassant tes formes au miroir, derrière le rideau des arbres qui commencent le bois de pins, tirant à eux l’odeur de la première vague léchant la plage. Etre ensemble séparés c’est naviguer sur un bateau-fantôme dont l’avant marche complètement derrière. Sous la poussée de deux vents contraires.
Où sont-elles restées les marques des courses animales
passées au travers des pierres
disséminant ici et là
faines et glands
Sans demande des lèvres
la nuance insère la teinte de la vibration
au blanc no man’s land
poussant la couleur intérieure a se prononcer
Le silence change de portée
nous amenons nos doigts au coeur de l’herbe a tresser des paniers
La gorge en feu le soleil irradie les vases de verts maraîchins
les lentilles gardent notre reflet au secret
le temps d’un nuage transbordeur
Aux frémissements désordonnés de tes seins
mes lèvres attrapent la cadence
je ratèle ton ventre de mes dents
pour retenir la senteur de ton creux
L’arbre surgit de temps de poussée
mirliton dépliant sa musique
aux extrémités de ses bras
tranquille
insignifiant
telle cette force qu’aucun pouvoir tramé ne saurait avoir
Un témoignage sans droit de gage
D’avoir voulu vivre avec moi
T’as gâché deux ans de ta vie
Deux ans suspendus à ta croix
A veiller sur mes insomnies
Pourtant toi tu as tout donné
Et tout le meilleur de toi-même
A moi qui ai tout su garder
Toujours replié sur moi-même
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent
Toi tu essayais de comprendre
Ce que mes chansons voulaient dire
Agenouillée dans l’existence
Tu m’encourageais à écrire
Mais moi je restais hermétique
Indifférent à tes envies
A mettre sa vie en musique
On en oublie parfois de vivre
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent
Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d’amour
J’accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va droit sur ton nouveau chemin
Je n’ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, Je T’En Remets Au Vent
Hubert Félix Thiefaine
Simplement mon vieil Hubet Félix,
moi, je ne mets pas de noms à mes incomprises
pas plus que ce soir je ne mettrais de non à l’amour
C’est bien à lui que je m’adresse au travers de ton beau texte
Au chevet du lit des heures décalées peu importe où fout le temps,
les pores sont tatoués comme pour délimiter les quais dans le dédale des grues,
le grincement des plaignants, l’air ébahi des véhicules accus, chaises pliantes, génuflexions, signes de croît plus en rien.
Le sac sur l’épaule des aiguilles sorties des mailles ne peuvent plus rien pour les moutons, les nefs prennent l’eau à contresens depuis fort longtemps, les apaches chassaient le bison genre naturlich que c’était déjà la Bérézina pour les retraites
Caler au clocher les clavicules d’un cadran lumineux ça relève de l’intox politique
au moment où les serpents à sonnettes des élingues dansent jour et nuit
dans le roulis désabusé d’un charme faisandé de flûte enchantée,
requiem, requiem
Les bretelles d’un accordéon à lunettes noires mendiaient quelques miettes dans un tube de hit-parade au son des mirlitons d’une bande d’escorts girls au moment où le commissaire-priseur affirma « Ceci n’est pas une pipe » au grand dam du proxénète qui fut débouté con co mithe amant avec un reste de morue dont le rimmel fondait.
Au sommet, des pierres s’éboulant sous la poussée de séismes de forte magnitude laissaient les moulins à prière gémir autour des morts.
Reste-il un lieu où le divin pourrait s’oser à l’abus moral ?
La criée largue des râles ayant franchi la date de péremption.
Où s’étaient planquées les pochettes-surprises de la pythonisse commanditée par le roi faits néant, quand les stats avancèrent de ressortir de Gaulle du radoub ?
Il se pourrait que des picpockets les aient fouillées à corps et à cris en disant que tous voleurs mène à roms
Peu importe le chemin dès lors qu’il est le sien à soie.Des soies pour peindre, puisque faute de pouvoir le faire on sombre vers-le-gris, les interludes accompagnés d’orgues, psaumes tendus, tentatives de voix sorties de mirages divins c’est que du bleu à gnon pour queue de billard.
Quand les bouées mettent les mouettes au lit des voiles, on ne reconnaît plus les rues dans l’ombre des mosquées.
Ailes au repos d’une escale, sur la couchette de la cabine téléphonique des sauveteurs en mer, le self-contrôle est dans le couloir de l’amor.
La marée se voyait traverser l’océan à dos de baleine entourée des dauphins de Neptune, transat en tête, gorges étraves coupant le vide.
« L’évent qui s’engouffre par la porte du cabaret ça chambre à erre comme qui rigole »
railla la goualante d’une boule à paillettes en éclaboussant le décolleté de la rade que l’amour à trois balles lardait d’étoiles.
Sous la lune complice qui cacha les amants d’une éclpse au regard de la marée chaussée
de chaussettes à clous en quête d’identité.
Qui sommes-nous lamellibranche-moules-pétoncles, gaz volatile, fumet de bison, note dans la marge d’une genèse, que sais-je….à moins, à moins qu’on soit sans le savoir au paradis, ce qui donnerait du sens au cash…
Bon c’est pas tout d’élucubrer, là faut qu’j’y aille, la cabane m’attend pour une toilette, je file, bonne journée et à bientôt…
Roulées comme des moutons sous les meubles, les poussières tissent de la toile en troupeau. Stop, il y a des parasites sur la ligne. Laisse hâler ce n’est qu’une valse qu’a mis l’temps. Reprends l’air, sors, déhale et fous ton cap sur le chemin du bleu, que le temps grisaille ou non. Il en reste toujours un peu dans un coin. L’Iroise vue de mon hublot, c’est du jaune de rose sur l’ô. A quoi qui savent si j’suis s’rein ou maussade, ces camelots du mot au rabais, pauvres bonimenteurs d’articles que ça balance à vomir de mal d’amer, du galon volé sur la Manche et la casquette, juste bon à faire neuneu dans la complète ignorance du noeud marin.Mon Capitaine, reste la coque sur le banc de sable et dore entre les rochers. C’est comme le Gardien qui veille à l’entrée des villages des peuples les plus reculés. Le civilisé le voit pas. Pourtant il lui voile le kodak du premier au dernier clic-clac. Préservant le secret de la vérité.
Le champ funèbre peut sortir de la voie qu’on a ouverte. En fait, il y a toujours un empêcheur de fête dans celui que t’as voulu rendre gai. Le triste c’est chronique. On peut avoir des colatéraux plus requins que des grands fauves cannibales, charognards et sadiques que même les inquisiteurs en ont froid dans l’dos. Le gène a ses exceptions comme le grade hué de la règle.
Ton bateau P’tit-Frère tourne autour de mon encre. Tu l’as planté à L’Espérance, probablement pour qu’il ait chaud en nid vert, que t’as choisi ce mouillage.La navigation c’est loin d’être ce qu’il y a d’écrit dans les cartes. Ceux qui font Cap sur Irma sont des utopistes-naufrageurs. Ils t’entraînent par le fond en te faisant passer pour vrai ce qu’ils sont incapables d’être et de réalise. Je veux garder la blancheur du sel au poivre de l’audace.J’ai fermé les sabords. Faisant de l’atelier à plein régime, comme quand d’avoir reçu du mal je peins pour m’en guérir. C’est drôle, le plus difficile pour être heureux, c’est de pas laisser la porte trop ouverte, c’est fou le culot que ça peu avoir un sinistre de la vision du jour. Faut pas que j’me dégante de la peau des mains à donner pour rien que du malheur…
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