REFLETS D’ESTRANS 9 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Des Mot en un seul Geste / Hermione


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REFLETS D’ESTRANS 9 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Des Mot en un seul Geste / Hermione

Les Amériques peuvent en faire rêver

moi j’ai

rien à fer

d’un bateau de papier

T’es dans ma lune à la deux

Corderie Royale

pour témoin

Rochefort qui veut pas

bâtir des maux sur le sable

Que d’années pour faire son en vie

Petite astérie

ma grande étoile de lin

ma main te peint et te pétrit

d’un seul amour

en chantier pour te mettre à l’ô

Niala-Loisobleu

6 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 9

2015
NIALA
Huile et collage s/toile 50×50

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/
10 Mars 2015

REFLETS D’ESTRANS 5 / Le Grand A d’Amour mis à flot /


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REFLETS D’ESTRANS 5 / Le Grand A d’Amour mis à flot /Sonia Delaunay et Blaise Cendrars / Formes chromatiques de la Poésie

« J’annonçais la ruine de la haute-couture

je disais que la seule chose intéressante

c’était le prêt-à-porter »

Sonia Delaunay

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Quel fil !

Sonia-Ariane mine au tord

ondule

arc-en-ciel

quelques sleepings plus loin

jusqu’au Blaise

J’en pêche au retiré de la mer

des trésors de la prose du Transsibérien

Niala-Loisobleu

2 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 5
2015
NIALA
Acrylique et collages s/toile 65×54

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/

 

RÊVE DE BOULANGE


 

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RÊVE DE BOULANGE

A l’angle du Bac

et de sa rue avec la mienne

le boulanger-pâtissier est au fournil

la nuit joue à quai avec la lune

Croissants shows

laissant sortir du soupirail

des gémissements de viennoiserie

Je rêve

détendu

croustillant

comme une ficelle encore chaude

me nouant au soleil à venir

Me revoici nouveau-né

d’un temps sans limites

qui trempe ses matins

dans le bleu…

Niala-Loisobleu

2 Décembre 2015

2.12.15. - 1

JE TE DIRAI ENCORE CE JOUR…


JE TE DIRAI ENCORE CE JOUR…

Ô waterman

sanguine bâton de craie

Au cadran de mon ardoise

La pendule siffle plus de trois fois et la gare souffle ses fumées

Que le ponton attache en remorque pour touer le temps

Train qui coupe la montagne d’un cri de gorge

Ouvrant les sabords pour tirer l’étoile du tunnel

Voici le seuil du silence arrête ton geste à la porte

Il n’est plus d’heure juste cet instant

De naissance

Sans jour ni mois ni an

L’éphéméride cerne l’éternité de l’ennui

Comme tous les chemins d’avance tracés

Nous étions sans besoin de nous savoir

avant qu’il soit grand tant

D’aventure je veux apprendre l’écriture

Avec toi

Avec le vers de tes yeux

Avec les couloirs de tes dents

Avec tes cris fauves

Avec tes frôlements qui forcent le roc à se fendre

Avec tes branches de toutes les essences vêtues

Puis nues jusqu’à l’os de la sève

Avec l’antre pour la solitude

Avec les secrets issus des vergers d’où nous venons

Avec les mains qui puisent la force dans les talons de la fuite

Avec les doigts qui cultivent dans l’aride

Avec les fenêtres que la mer garde ouvertes

Avec notre terre qui est aux cieux

Avec les refus de n’être pas

Avec tout ce que je ne te dirai pas des lèvres

Que des doigts

Avec tout ce que tu entendras sourdre du silence

Et sans rien d’autre que le bruit de nos différences

A la greffe du regard

Nous nous respirerons le coeur au rythme de ses danses

JE TE DIRAI ENCORE CE JOUR…

Merci mon Amour  pour mon anniversaire

Mot dit d’amour est ton gazon

Ta verdure

Avant de prendre le large

Par le triangle bleu de ton delta

Niala-Loisobleu

24 Novembre

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S’ÎLE VOUS PLAIT


Gustav Klimt, Beethovenfries (Detail): Die feindlichen Gewalten
Gustav Klimt, Beethovenfries (Detail)

S’île vous plait

vous

qui de vos ficelles

inventez le dieu de la guerre

à partir

d’un mensonge d’amour

laissez à mes cris

la tessiture

du jouir de la vie

ce colorato

d’amour que seuls les chants

ensemencent

à construire l’étreinte des villages blancs

accrochés à la hanche des guitares

sans crimes contre l’humanité

sans bombes

sans ignominie

sans tortures morales ou physiques

dans l’ignorance du génocide

avec juste assez d’ô r’ors

pour que le soleil illumine en frise

la marelle des enfants

dans la ronde universelle de la longue traversée

d’Amour et de Paix

des quatre saisons du

Jardin Extraordinaire

Niala-Loisobleu
21 Novembre 2015

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TOI MA PLAINE


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TOI MA PLAINE

Tes seins

gorgés de vie

aréolent

mes peurs de vivre

d’un levé du jour

Frémissant du refus d’abandon

ton ventre

où cerclent des rondes enfantines

varappe au-dessus des abîmes

D’une vertèbre à l’autre

j’embouche tes hanches

du haut-bois de ta fourche

aux percussions de tes cris

Redressant nos chants en berne

tu pousses de l’arbre d’amour

ton pulpeux corps bel de fruits

hors de l’automne retroussé

Niala-Loisobleu

19 Novembre 2015

 

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LE CERTAIN REGARD


LE CERTAIN REGARD

Le rideau est redevenu calme

ce qui frissonne

n’est plus que ta  présence qui transperce

Ô Combien les yeux

quand ils ont ce Certain regard

ont le pouvoir de tisser

à eux seuls le fil du labyrinthe

Balayée des clôtures

Rabotée des montagnes

Emergée des eaux noires

cette ombre de toi-même est décrochée

Jusqu’aux liaisons des briques qui tremblent

des asphaltes qui retrouvent les silex du chemin initial

De ta gorge obstruée par des amas de cris étouffés

un air de fugue s’embouche aux tuyaux des grandes orgues

Tiens de mon sûr ô

je te donne la sarbacane de mes couleurs indiennes

soleil ceint d’émotion pour tant rober de bleu…

Niala-Loisobleu

18 Novembre 2015

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VAS CHERCHER DE L’EAU


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VAS CHERCHER DE L’EAU !

Les allées du jardin gercent, dans les pissenlits un oeuf brisé tremble, le jaune au centre du vert.
La Marguerite, cou tordu vers la réponse, baisse les yeux sur les doigts qui la déshabillent…

Anxieuse, m’aime-t-il comment ? Un peu, pas du tout énormément,,,
La fontaine a tout bu, il faut racler les sots.

A la blancheur des maisons qui s’étagent en espaliers, le bleu des moucharabiehs dissimule mal les ancres noires de l’abstinence.
L’absence de foi donne un goût âcre aux vains de messe, entre l’appel du muezzin, les sermons de l’aigle de Meaux, l’ouverture à huis-clos du 49,3
qui,
hormis le poète fou que l’espoir nourrit, se souvient de celui du 18 Juin ?

Toi te souviens-tu quand nous avons-traversé la Manche à l’aller ? Ceux de Dunkerque furent parmi les premiers à nager. L’opulence avec ses obésités huileuses, dans l’installation des loisirs, a fait un sacré boulot, ya pas à dire, entre 36 et 68 le grand écart politique à mis la gauche à droite, mis à part les lampistes qui au milieu de tout ça n’ont pas changé d’un iota,
le cou du grisou n’a fait que s’allonger.

Quelques espagnols qui, entre Guernica et Franco, avaient échappé au garrot, s’étaient installés dans la peinture, l’écriture, la poésie.
Le rouge chez l’ibère ça crépite comme un immense feu qui brase l’union sacrée avec la vie,

Et ça c’est cri :

OLE comme CORRIDA !

Tiens j’repense à la Manche, dans le sens retour, te souviens-tu des drapeaux qui flottaient aux fenêtres de la Rue de Verneuil ?
Bien sûr, même que le crémier qu’avait fait son beurre avec l’occupant, non seulement c’était ses fenêtres qui en avaient le plus, mais comme il était beau son brassard tricolore, avec FFI écrit dessus….
A quelque pas de là en Raspail, les barreaux du Cherche-Midi ne retenaient plus rien des cris que les lettres des Fusillés avaient posté. !

– Qu’est-ce que l’art demanda un enfant , craie à la main ?

– Un bon placement répondit le Ministre de la Culture, si tu es dans la côterie des galeristes, qui en dehors du fric à en tirer, n’en ont pas la moindre idée.

– Nous avons fait un grand pas en avant de ce point de vue sur l’oeuvre artiste-hic.
Là où on moule l’esprit l’aqueux s’allonge, là où l’artiste s’exprime au seul profit du regard de l’autre, l’ennui fait souche.

L’arbre de vie

Va chercher de l’eau
Au fond du puits !
Va chercher de l’eau
Je t’en supplie !
Va chercher de l’eau
Et l’arbre de vie

Tout contre nos coeurs
Déjà refleuri
Va chercher de l’eau
Au fond du puits
Tout au fond du puits
Des souvenirs
Laisse aller les jours
A jamais enfuis
Puisque nos vingt ans
Vont nous revenir

Alors toutes nos amours
Vont repasser
Pour faire un seul amour
Car nous avons
Découvert aujourd’hui
L’arbre de vie

Va chercher de l’eau
Au fond du puits

Va chercher de l’eau
Je t’en supplie
Pour nous deux
Le temps va recommencer
Nous ne verrons plus
Passer les années

Va chercher de l’eau
Et l’arbre de vie
Tout contre nos coeurs
Déjà refleurit
L’arbre de vie
L’arbre de vie

Leny Escudero

Les dunes dans leurs frissons ont du mal à retenir les caresses du vent sur le sable. Les agapanthes dressés embrassent les trouées de nuages. Au bord du chenal deux bouées en marcel à rayures, se gonflent la poitrine d’un air de traversée. Il y a ce qui part et tout ce qui ne reste pas, trop de choses s’effacent sous l’apparence d’être là. L’homme n’est fidèle à lui-même que dans l’infidélité faite à ses promesses.

Niala- Loisobleu
19 Juin 2015

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CALE-SECHE…


Welcome's c

CALE-SECHE,,,

Sur le front de mer la plage ride au carrefour des pattes d’oie

d’un horizon tari

Le casino vient de fermer les pisseries fines

L’épicier arabe sort ses cageots de légumes cultivés sous le voile

Jetée au bout du môle une laitue se perd dans un trou d’eau de mer d’huile

En pliant l’échine, elle chante la vie-nègre

Anémone

fait prendre l’air à la contrebasse qui roupille en consigne au Café de la Gare

Un cheval s’assied à la viole de Gand, sellé hippocampe pour dernière charge héroïque

Tandis que l’archet de la lune glisse sur les rênes, à l’extrémité de l’âme des violons

vers l’aine, un morpion se met en quête d’un nouveau jeu à gratter

Au loin venus de la fosse abyssale les seins balles d’une naïade rebondissent

toutes litanies sorties du soutien-gorge

en vantant le gros néné comme seul contre-poison de la platitude d’esprit

Dans son lit un adolescent fait son premier rêve érotique

Le phare se dresse sous la couverture d’une brume cotonneuse

Une amande tenant une figue par la main met son obole dans le mendiant

de plus en plus malade la nature défend son exercice plus vivement qu’un adepte des 35 heures

Le barbier de Sébile affûte sa voie en jetant son regard sur l’horizon

Quel chemin faut-il bien prendre pour avoir le meilleur soutien, fait-il gorge grave

Aidez-moi j’ai des trous dans les poches de ma mémoire

Mais qu’est-ce que c’est noir les plages, fait un cormoran englué dans le texte d’un blues-mazout

T’avais qu’à coucher au Carlton lui rétorque un vieux chien libidineux, t’aurais été blanchi

On a emprisonné l’Oiso pour exhibitionnisme faisant injure à magistrat

Nu comme un vers libre, il montrait un démonte-cage à faire soi-même

Pauvre monde la tête dans le sot du virtuel

Plus aucun sentiment désintéressé ne pointe à l’horizon numérique

Une odeur pestilentielle répand sa bêtise crasse à l’infini

Fesse de Bouc truste

son mono-pôle interplané-taire éradiquant ce qui ne ferait pas sa loi

tirant à lui tout seul l’obscurantisme parti en conquête

dans une vaste entreprise de recrutement

Ce qu’il me reste de libre-arbitre

je veux le voir pousser dans un jardin d’enfants

parmi les innocents

les imbéciles

les naïfs

pour naître récolté qu’après mes deux mains

Niala-Loisobleu

14 Juin 2015

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ECUMES POETIQUES


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ECUMES POETIQUES

J’avais sorti ma tête de ses poches percées,

ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.

Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?

Telle était devenue sans matraquage

ma pensée-unique

Cogito ergo sum

Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.

Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.

Je vis en Toi,

tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.

A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,

nos pierres sont à bâtir.

Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.

Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.

Il ne saurait battre seul.

Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.

Ta parole est tienne comme ta foi.

La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.

Libre de croire ou de ne pas croire,

sauf en l’espoir

par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien

Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.

Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.

Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)

Galopons à la foulée des flux et reflux,

galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.

Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,

il y a que l’l’heur d’être toujours.

Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.

L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .

L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.

Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,

la musique des mots ouvrant sur la poésie.

Passe la lumière à l’infinité des possibles

Viens danser mon Amour

Niala-Moisobleu

11 Juin 2015

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