Aux Jardins de Mon Amour) « La Jardinière de l’Île d’Amour »- Nous y voici !


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Aux Jardins de Mon Amour) « La Jardinière de l’Île d’Amour »- Nous y voici !

Bien qu’encore

autour

la nuit reste allongée aux planches du jardin

l’approche du Jour

distingue

la venue solaire au cadran

L’oasis surgissant de la source bleue, démonte la ride du coin des yeux

Ils voient

Un mouvement primordial

debout sur ses fonds abyssaux

Déployant ses nervures la plante lacustre lance un pilotis

base de cabane sur la mer

tandis que de la conque baptismale

le nouveau-né se trempe eau-de-vie

Elle mon Île

Belle-Jardinière

a les doigts vers ses deux mains

Alevine quitte les citrouilles

la Vie célèbre la Vie

pas la mort

Commence l’initiation

cérémonial des deux luminaires

Appareille le Voyage  !

Niala-Loisobleu

12 Février 2016

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Aux Jardins de Mon Amour 8 (La Jardinière de l’Île d’Amour)

2016 – Niala – Acrylique s/toile 65×54

Ma main fait Bon-Vent, La Jardinière de l’Île d’Amour vogue…


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Ma main fait Bon-Vent, La Jardinière de l’Île d’Amour vogue…

D’aventure le grain nous cogne au cul, va falloir faire des ris. Jette l’encre flottante Loiso, on va descendre au carré se rincer le chemin du Petit-Jésus. Par les deux bords les nuages font ardoise, un matériau somme toute propre au bâton de craie bleue. Icelle qui en trois coups les gros vous plante un soleil dans l’orage.

Hardi Petit, on ira des deux mains à seins francisco.

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Ce matin à l’appareillage, j’avions dit que je mettrais cap aux îles du sourire d’aimer. Rester ici à se geler les joyeuses c’est maso-maso. Plutôt que jouer la marche de l’empereur comme un pingouin sur son glaçon j’as mieux à faire en embarquant à bord de « La Jardinière de l’Île d’Amour – Aux Jardins de mon Amour

Bon-vent avance – stop – bon-vent progresse – stop – pensons arriver demain – stop…

Niala-Loisobleu

5 Février 2016

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Mon parapluie, la grisaille et Toi mon Soleil


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Mon parapluie, la grisaille et Toi mon Soleil

Appuyé d’un coude
au bas de la porte
il garde le soleil
Alain t’es rieur

Mon parapluie
couché
en chien de fusil
prêt à tirer sur le gris

Sur la toile
les baleines
ont rejoint les jardins
de mon Amour !

Ce matin j’ai parlé de mon père à ‘vy. Une autre histoire d’eau, velin, 100% cellulose, pur extrait des sens exotiques de bois flotté. Tu vois mon Coeur que rien ne meurt qu’en plutôt, que vouloir faire d’ici un matin-truc n’ayant plus rien d’uni vers, on reste dans l’arbre en se foutant pas du l’hier qui nous a enfermés dedans. Des secousses pendulaires tagada tsoin tsoin c’est loin de Pi et de l’odyssée. Entends-tu le tigre ? Voici que la couleur doucement remonte à la nage des brumes que les marées se servent pour certains estrans. Je peins pas mon Coeur, je te cause mots d’amour en te mettant le prochain en chemin.

 

Niala-Loisobleu

24 Février 2016

 

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(En photo : Etudes en cours pour le 7° Aux Jardins de mon Amour)

Aux jardins de Mon Amour 6 (La Jardinerie)


Aux jardins de Mon Amour 6 (La Jardinerie)

Comme mieux dans l’opposition du béni oui-oui, je ne m’accepte qu’au terme du carré, cette honnêteté du langage qui s’écrit juste. Sans circonflexe scion du genou, debout droit dans mes bottes.

Trop était à dire dans ce dernier tableau.

Chacun d’eux ont eu ce passage terminal, aujourd’hui tout corrobore autrement, à en approcher celui-ci par les moyens justifiés par la fin.

Test amant taire ?

Probablement, le rivage devient si flou…

Au moins aurai-je pu aller au bout de ce qu’il avait à dire ce petit dernier – ça ne servira à rien, le monde ne bougera pas les cons d’un premier poil, mais les miens si.

Souffle le vent !

 

VENT NOCTURNE

Sur la mer maritime se perdent les perdus
Les morts meurent en chassant
des chasseurs dansent en rond une ronde
Dieux divins! Hommes humains!
De mes doigts digitaux je déchire une cervelle
cérébrale.
Quelle angoissante angoisse!
Mais les maîtresses maîtrisées ont des cheveux chevelus
Cieux célestes
terre terrestre
Mais où est la terre céleste?

Robert Desnos

(Extrait de Corps et biens – 1930)

 

Au vent nocturne je te sens comme je n’avais pas su et ta voix toute tracée en faisant bruisser chaque  branche, chaque nervure, chaque parfum  m’a ramassée l’écume au creux des mains. A l’arraché du vouloir où s’est attelée l’échine des maisons adossées les unes aux autres. Témoignant ainsi du refus d’être complice d’une faiblesse de moi en refaisant ce, qu’à tort j’avais signé, par dérive en  ce jardin

Niala-Loisobleu
21 Février 2016

 

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A FAIRE VA SANS DIRE


 

 

A FAIRE VA SANS DIRE

Accroché aux tringles des branches le rideau de la nuit se frotte les paupières. Au pied des tables les souris s’empressent de manger les miettes de sommeil. Je suis sorti promener mes pieds nus vers 2 h, un bruit d’idées m’ayant tiré du lit. En entrant dans l’atelier j’ai vu mon travail d’hier. Entre un dialogue et une promenade ailleurs, on se retrouve parfois, le nez chaussé d’un autre regard sur le chemin pris la veille. Le bruit qui réveille vient justement du tableau qui appelle à la reprise après une gestation. Germination créative.
Cette heure nocturne est propice, elle révèle mieux qu’en plein jour, les chemins qui ouvrent sur le but immatériel. Nous tournons au bout d’une ficelle, accrochés pour un temps à un vieux manège installé sur une place de la terre . Cheval de bois qui monte et qui descend en compagnie du carrosse et des trois petits cochons. Sous l’action de la lune tout se met en place. Une autre marée est en marche, pleine de plancton frais, renouvelée d’autre écume, vigoureuse comme une jeunesse nouvelle.
Ne laisser personne venir troubler cet instant de mon éphémère. L’intimité est au point le plus élevé, je peux sans crainte converser avec ma folie. Est-ce que la mort prend les souvenirs en mémoire ? J’entends sourire la cabane. La plage est en musique. Les éclats de coquilles scintillent de leur nacre. Les messages du Télégraphe viennent se poser sur ma palette. Voici le bleu, les ocres et les verts-résine, les jaunes-cabanes, des grands A pour l’inscription-maritime des barques. L’amour est servi, ses deux seins sur le plat.

Niala-Loisobleu

27 Janvier 2016

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Je suis un con, est-ce t’à taire ? 3


 

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Je suis un con, est-ce t’à taire ? 3

Un mardi qu’il faut déjà trouver. Le brouillard se fait tendance actuelle, il mélange tout en développant le flou. Plutôt que de m’accrocher comme un va gond au train des grands projets à la mords-le-moa, je ne me sens pas l’attirance de devenir frère d’une sempiternelle réforme de l’enseignement, d’un aéroport en études depuis des décennies et jugé alors inutile, démontré dommageable ô combien pour la nature et les hommes pour décider, au point le plus critique de notre économie de faire avancer l’ouverture du chantier en condamnant la résidence des derniers autochtones. i   ll y a quelques mois, entre le devant et le derrière de chez moi, on a construit des ouvrages d’arts  et bouleversé les sols naturels en divers aménagements exigés par la construction de la ligne TGV à  Grande Vitesse pour le plaisir des nantis de la devenue Hyper Région Aquitaine. Les princes des Chartrons ont de grosses ambitions, un certain Juppé, devenu mégalomane avant l’heure, joue d’un grand stade, super mosquée, train à grande vitesse comme si il était déjà gagnant avant que 2014 soit franchie. Mais voilà, tout ce remue-ménage pour quoi ? Pour que la SNCF et l’Etat bloquent les travaux faute d’artiche pour mise en service…Pendant ce temps là il y en a combien qui se sont engraissés quand même, leur but étant de prendre du fric sans s’inquiéter de savoir si les travaux pharaoniques serviront, là n’est pas le problème.

Alors j’m’ai dit, depuis le temps que tu es sur ce tas de merde, tu dois trier le respirable de la pourriture. Tu dois faire davantage avec ta peinture, il faut que tu le repeignes davantage ce putain de ciel. Pas pour les indifférents, juste pour ceux qui ont compris que jamais le monde sera refait. L’homme a été loupé au départ, et on a suffisamment menti à ce sujet pour en remettre toujours une couche. L’homme est un ex-crémant dégazeifié, vouloir un faire un chant pagne, je dis stop, ça va bien comme ça.

Mon P’tit Loup as pas peur, j’vais m’accrocher pour que tu passes au propre, plus au figuré. La vie et cet amour qui nous ont fait se croiser c’est pas un songe qu’on s’est mis dans nos coeurs, c’est la pierre qui résonne de vrai.

Niala-Loisobleu

26 Janvier 2016

REFLETS D’ESTRANS 23 & 24 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Fin de la Série / La puissance créative de l’Ame, mise à l’Ô, redonne pleins pouvoirs à l’Océan


 

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REFLETS D’ESTRANS 23 & 24 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Fin de la Série / La puissance créative de l’Ame, mise à l’Ô, redonne pleins pouvoirs à l’Océan

D’un cri d’écailles

amplifié

par des nageoires turbo

l’animal aquatique

défait de ses jambes

s’avale le soleil sans mâcher

Il est plus que possible

que la lune ait dit ouïe aussi

Voyez la radiance d’un exceptionnel cobalt

tenant le bleu sur ses hé pôles

Les granits dressés en cathédrales

de pierres levées

repoussent l’incurie au néant

son lieu de résidence

Ce qui saigne des yeux n’est point

 à prendre pour écrit mal écoulement

c’est la sève d’âme

sortie du creux du bonheur

que le ventre a creusé de ses souffrances

A jamais vertical

d’un rouge charnel

Plus de sirènes

la voie des Gorgones

est pétrifiée

Du m’aime souffle dauphin

nous habiterons nulle part ailleurs

qu’en baleine

mettant notre ambre accouchée

sur le banc du Capitaine

membres en corps dais

Niala-Loisobleu

22 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 23 & 24

2015
NIALA
Acrylique et Collage s/toile 55×46

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/

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REFLETS D’ESTRANS 19 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale / Encrage Grand A en Coeur


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REFLETS D’ESTRANS 19 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale / Encrage Grand A en Coeur

Le soleil de fin d’après-midi n’est plus que la caresse d’un regard

un regard libéré des chevaux de ronces

étirant son ombre au sein de la

Chambre des Noces

Les poils aux moiteurs sauvages

se font un autre luisant contre les senteurs de champignon

en déployant leur calotte humide que la nuit va coiffer de rosée

Passant la porte de l’écluse

le filet d’eau

va au devant du frisson blanc

de la robe de mariée

que le vent

remplit d’une charnelle existence

Les elfes ont tirés les instruments

hors de l’étui des kiosques à musique métropolitains

D’un coup de baguette magique

le Chef

a gommé la Cité

mains tenant

La Chambre des Noces

donne sur l’espace illimité

des cris

des soupirs

des râles

des frémissements

du claquement des draps

où les corps nus

n’en faisant plus qu’un

se déclament intérieurement

en une

M’AIME POESIE

sans rimes ni raisons

libre

de son unique désir de création
Loin du terme le chemin forestier conduit aux écuries
pour un parcours poétique à plusieurs voix…

Niala- Loisobleu

(Parcours Poétique 1 – Mosnac – 13 Septembre 2014)

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REFLETS D’ESTRANS 19
2015
NIALA
Acrylique et Collage s/toile 80×80

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/

 

REFLETS D’ESTRANS 18 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale


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REFLETS D’ESTRANS 18 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Mise à Niveau de la Verticale

« Périodiquement,
il faut faire l’appel des choses,
vérifier une fois de plus leur présence.
Il faut savoir
si les arbres sont encore là,
si les oiseaux et les fleurs
poursuivent leur invraisemblable tournoi,
si les clartés cachées
continuent de pourvoir la racine de la lumière,
si les voisins de l’homme
se souviennent encore de l’homme,
si dieu a cédé
son espace à un remplacement,
si ton nom est ton nom
ou déjà le mien,
si l’homme a terminé son apprentissage
de se voir de l’extérieur.

Et en faisant l’appel
il s’agit de ne pas se tromper :
aucune chose ne peut en nommer une autre.
Rien ne doit remplacer ce qui est absent. »

Roberto Juarroz (Douzième Poésie Verticale)

 

Les eaux déplacées en retombant à la bonne place, marquent le pouvoir du fou sur les fallacieuses utopies d’une raison prétendue.

Niala-Loisobleu

16 Janvier 2016

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REFLETS D’ESTRANS 18
2015
NIALA
Acrylique s/toile lin brute 80×80


Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/

 

REFLETS D’ESTRANS 10 / Le Grand A d’Amour mis à flot /


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REFLETS D’ESTRANS 10 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Animal

 

 CÔTES DE SAINTONGE

Comme un orgue lointain sur une immense grève,
Bruit du flot qui recouvre un lit de sable fin,
Et toujours recommence et jamais ne s’achève,
La mer, la vaste mer se déroulait sans fin.

Sur les dunes épars, de grands pins maritimes
Dans le rythme des flots murmurants s’accordaient
Aux souffles du matin, en secouant leurs cimes,
Et comme à l’unisson gravement répondaient.

Sur l’Océan d’azur, où passait un navire,
Sans crainte aventurés, des papillons volaient
Comme un vrai tourbillon de neige. Ils semblaient dire
Aux marins du pays, qui sous bon vent filaient :

« Lorsque s’achèvera votre course lointaine,
Nous ne saluerons pas votre joyeux retour,
Car, livrant aux hasards notre vie incertaine,
Nous durons peu d’instants, comme les fleurs d’un jour.

À l’horizon des flots, noyant ses voiles hautes,
Quand le vaisseau parti lentement s’effaçait,
Le croisant dans sa route en approchant des côtes,
Un autre grand navire au large apparaissait.

Après un long voyage aux mers orientales,
Les hommes revenaient, las d’avoir navigué,
Mais la fièvre d’amour pour les grèves natales
Verse un baume divin dans le corps fatigué.

Ils avaient aperçu le clocher de Marennes,
Dont la flèche en plein ciel des eaux semblait jaillir,
Et dans le chaud parfum des plantes riveraines
Les plus robustes cœurs se sentaient défaillir.

André Lemoyne

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REFLETS D’ESTRANS 10
2015
NIALA
Acrylique et collage s/toile 55×38

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/