Étiquette : odyssée
FEMME A LONGUEUR DE TANT…
FEMME A LONGUEUR DE TANT…
Sur la crête des étagères où les livres non ouverts pèsent
des brouillards lacérés ondulent entre les pages d’une histoire en suspension
Les reliures sont entrées au carmel toutes dorures à la Trappe
Au fond d’un corridor en quête d’anti-chambre ces romans de rosières soupirent
un regret d’épines
de musc de renard
de quelque Petit-Prince livreur de citrouille
sur le marque-page
Repliée dans l’armoire
comme un drap sec d’ébats
Femme de nuit blanche tu laisses des marques noires aux plis des jours sans
les rubans qui les encagent n’ont aucune parenté avec ceux des cannes compagnonnes
Quel bois dans son mystère protègerait l’enchantement
s’il ne sert plus d’asile aux oiseaux
pour n’être plus que lieu de décharges sauvages ?
Femme
toi et moi
sommes chacun la rive de l’autre
caf-conc’ au long cours qui boulevarde en ronde de couleurs rehaussées
joyeux dragon crachant son feu graal à la boutonnière
Ventre delta
posant son triangle alluvionnaire à la gueule océane
pour attraper le sel solaire des estrans réglés sur la lune
Femme de tant
Terre et Ciel
Nos tabliers à carreaux
sont les salines
bannissant les lits-clos
pour les claires en bordure du chenal
Femme de tant
par ton ventre terrier qui aire au pigeonnier de la canopée
ton théâtre de verdure, gazon piétonnier, ouvert côtés jardin-cour
seins à l’étale d’une musique de kiosque qu’un bandonéon accordéonne
Toi
tu déclines l’amour dans le texte
Niala-Loisobleu
10 Mars 2015
NOMADE
Ouvrir dans l’ombre caillassée
une voie de sable herbue comme une poitrine d’home sweet home
et monter sous un toit d’aile
une cabane de cris
à fendre le granit des stèles compressant l’éther
Par le chenal des paumes
sortir les dix ongles de l’armoire de Barbe Bleue
pour regarder du haut de la falaise
les sirènes se noyer dans les aquariums-ambulances retenant les océans
dans l’asphyxie du cétacé
Je baleine
je baleine
je baleine
Ululant l’ultra son
Désengorger les trompes
d’Eustache
de Salopes
et de Jéricho
avant qu’on ne méduse par occlusion de résultat électoral
Alors d’osier
ton anse pourra pas nier
la force végétale de mon côté faune
aux ô raye pointu
son ça beau crochu
son pis anneau aqueux
et pas que pour un après-midi
Quel bord d’elle trouverai-je en corps aujourd’hui
sacré non de diou ?
Niala-Loisobleu
9 Mars 2015
ANATOLI
ANATOLI
Voici que par les déchirures aurorales disparaissent les dernières limbes
Comme les patères sont chargées
petit-gibus et grands chapeaux
croulent sous les houppelandes dégarnies de bruyères
Que d’habits, que d’habits sur les portes
un retour au nu
sans feuilles
remettrait aux nues
Tu sais tes longs cheveux au blond bruni par les suies
saurent ma langue autrement qu’un ha rangé en ligne sur une corde à linge tendue entre deux pièges à cons
T’as la peau blanche qui remet le tain du miroir des deux côtés
pile fessu et face engazonné en parfaite géométrie iso selle
Ici la vérité parle
Orient
parvis
rai sous l’apporte
où je monte en nacelle tous les lests propres à nous élever
Pêcheur de lune reconverti en tailleur de pierre
tenu par la corde d’un cerf-volant moulin à vent ascensionnel
les grattes tapent de l’accorde
au guttural des voix porteuses de cris
pour gagner
Anatoli
en ouvrant le ris d’ô
Niala-Loisobleu
7 Mars 2015
DU FOND DES YEUX
DU FOND DES YEUX
Tiroirs en des ordres
voeux non prononcés
juste un souvenir d’un com encens
Sur les tubes des orques
qu’y fit s’taire et haut
on a flèché label dans l’do
ça va pas du bateau
Granit rose bleu et trous de bruyère
le crépis de la lande bat l’anse embruns foncés
entre deux berniques qui tirent la gueule à la route de l’arum
Dimanche la rosière confessera sa position préférée
ave ses arts
Sur les restes d’un falot
flottent .des mouchettes
entre les étocs d’un théâtre de guère
Avant l’aube les judas auront mis une croix sur l’écueil de l’étoile du verger
Par une nuit pleine on aurait vu la lune en phase inachevée sur un coït interrompu
disait un ex druide
la serpette luisant sous le ment tôt
l’ombre de la forêt abritant des trafiquants d’y voir
Une fillette sortie hors de ses yeux
échappe mi-raculeusement à une tournante d’adeptes du new-âge
Les ondes dînent
les cailles luisent
les canes actent
les amarres hâlent l’armoricaine
les bites haient Cheun
les cochonnes aillent
l’ânesse de minuit en langue de j’expire broute sans mots dire
et si mon cul c’est du poulet souffle dans un ballon d’occis gènes
sans poser l’espoir de côté
ça couve comme l’eau rage en amas jauni
des indiens dans mon coeur
avec des plumes à écrire en corps la nature
Raoni j’aime ta couleur cas fait
tes sarbacanes et tes arbres à médecine
La colombe court au faucon
ils sont tous devenus fous
gardes-moi de nous dans ta canopée
Niala-Loisobleu
6 Mars 2015










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