LE JOUR VIENDRA


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LE JOUR VIENDRA

Allonger le jour à toucher les soirs en matins avenir

Sur la pointe des pendules découdre les aiguilles

pour qu’entre deux quarts à demi nu

tout reste lin comme l’autre dans la trame du tissu

Ne marcher qu’à l’intérieur des yeux pour aller au coeur de l’âme

Ricocher au premier écho sans sortir de la vibration

Deux mains aujourd’hui c’est l’espoir
Là où le gué d’un galet traverse

le courant continue

sans couper la jeunesse du calendrier des ans

J’ai les doigts d’une peinture fraîche

aux écailles de pensées qui nagent…

Niala-Loisobleu

11 Mars 2015

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FEMME A LONGUEUR DE TANT…


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FEMME A LONGUEUR DE TANT…

Sur la crête des étagères où les livres non ouverts pèsent

des brouillards lacérés ondulent entre les pages d’une histoire en suspension

Les reliures sont entrées au carmel toutes dorures à la Trappe

Au fond d’un corridor en quête d’anti-chambre ces romans de rosières soupirent

un regret d’épines

de musc de renard

de quelque Petit-Prince livreur de citrouille

sur le marque-page

Repliée dans l’armoire

comme un drap sec d’ébats

Femme  de nuit blanche tu laisses des marques noires aux plis des jours sans

les rubans qui les encagent n’ont  aucune parenté avec ceux des cannes compagnonnes

Quel bois dans son mystère protègerait l’enchantement

s’il ne sert plus d’asile aux oiseaux

pour n’être plus que lieu de décharges sauvages ?

Femme

toi et moi

sommes chacun la rive de l’autre

caf-conc’ au long cours qui boulevarde en ronde de couleurs rehaussées

joyeux dragon crachant son feu graal à la boutonnière

Ventre delta

posant son triangle alluvionnaire à la gueule océane

pour attraper le sel solaire des estrans  réglés sur la lune

Femme de tant

Terre et Ciel

Nos tabliers à carreaux

sont les salines

bannissant les lits-clos

pour les claires en bordure du chenal

Femme de tant

par ton ventre terrier qui aire au pigeonnier de la canopée

ton théâtre de verdure, gazon piétonnier, ouvert côtés jardin-cour

seins à l’étale d’une musique de kiosque qu’un bandonéon accordéonne

Toi

tu déclines l’amour dans le texte

Niala-Loisobleu

10 Mars 2015

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NOMADE


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Ouvrir dans l’ombre caillassée
une voie de sable herbue comme une poitrine d’home sweet home
et monter sous un toit d’aile
une cabane de cris
à fendre le granit des stèles compressant l’éther

Par le chenal des paumes
sortir les dix ongles de l’armoire de Barbe Bleue
pour regarder du haut de la falaise
les sirènes se noyer dans les aquariums-ambulances retenant les océans
dans l’asphyxie du cétacé

Je baleine
je baleine
je baleine

Ululant l’ultra son

Désengorger les trompes
d’Eustache
de Salopes
et de Jéricho
avant qu’on ne méduse par occlusion de résultat électoral

Alors d’osier
ton anse pourra pas nier
la force végétale de mon côté faune
aux ô raye pointu
son ça beau crochu
son pis anneau aqueux
et pas que pour un après-midi

Quel bord d’elle trouverai-je en corps aujourd’hui
sacré non de diou ?

Niala-Loisobleu
9 Mars 2015

alexandra v bach6



ANATOLI


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ANATOLI

Voici que par les déchirures aurorales disparaissent les dernières limbes

Comme les patères sont chargées

petit-gibus et grands chapeaux

croulent sous les houppelandes dégarnies de bruyères

Que d’habits, que d’habits sur les portes

un retour au nu

sans feuilles

remettrait aux nues

Tu sais tes longs cheveux au blond bruni par les suies

saurent ma langue autrement qu’un ha rangé en ligne sur une corde à linge tendue entre deux pièges à cons

T’as la peau blanche qui remet le tain du miroir des deux côtés

pile fessu et face engazonné en parfaite géométrie iso selle

Ici la vérité parle

Orient

parvis

rai sous l’apporte

où je monte en nacelle tous les lests propres à nous élever

Pêcheur de lune reconverti en tailleur de pierre

tenu par la corde d’un cerf-volant moulin à vent ascensionnel

les grattes tapent de l’accorde

au guttural des voix porteuses de cris

pour gagner

Anatoli

en ouvrant le ris d’ô

Niala-Loisobleu

7 Mars 2015

By Christian-Schloe 4444

DU FOND DES YEUX


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DU FOND DES YEUX

Tiroirs en des ordres

voeux non prononcés

juste un souvenir d’un com encens

Sur les tubes des orques

qu’y fit s’taire et haut

on a flèché label dans l’do

ça va pas du bateau

Granit rose bleu et trous de bruyère

le crépis de la lande bat l’anse embruns foncés

entre deux berniques qui tirent la gueule à la route de l’arum

Dimanche la rosière confessera sa position préférée

ave ses arts

Sur les restes d’un falot

flottent .des mouchettes

entre les étocs d’un théâtre de guère

Avant l’aube les judas auront mis une croix sur l’écueil de l’étoile du verger

Par une nuit pleine on aurait vu la lune en phase inachevée sur un coït interrompu

disait un ex druide

la serpette luisant sous le ment tôt

l’ombre de la forêt abritant des trafiquants d’y voir

Une fillette sortie hors de ses yeux

échappe mi-raculeusement à une tournante d’adeptes du new-âge

Les ondes dînent

les cailles luisent

les canes actent

les amarres hâlent l’armoricaine

les bites haient Cheun

les cochonnes aillent

l’ânesse de minuit en langue de j’expire broute sans mots dire

et si mon cul c’est du poulet souffle dans un ballon d’occis gènes

sans poser l’espoir de côté

ça couve comme l’eau rage en amas jauni

des indiens dans mon coeur

avec des plumes à écrire en corps la nature

Raoni j’aime ta couleur cas fait

tes sarbacanes et tes arbres à médecine

La colombe court au faucon

ils sont tous devenus fous

gardes-moi de nous dans ta canopée

Niala-Loisobleu

6 Mars 2015

Why by Sweetlylou