TOUTE D’ECUME NUE


TOUTE D’ECUME NUE

 

Une chaleur de peau, velue d’ailleurs s’interpose entre l’appeau et l’habit.

Suint métronome, after-shave d’un faune après midi recréatif.

L’amour se la joue contre joue, serre yeux ; l’abrupt, le bon et le tuant avec les ongles pour seule cordée.

Au pourri d’un sol de feuilles jetées, des maux froissés traînent leur peine sur un Toi glissant. Si les souches n’accrochaient pas les cheminées, les mitres railleuses faucheraient les flammes avec des rafales de suie. Bistre blanc, pathologie nuisible de nitre, couvrant la respiration sous ses goudrons.

Faut-il en taire où convient-il d’en dire ?

Les dents jaunies des faux-sourires ne mordent qu’en caries.

L’Arbre Lui,

gardien du tant

fait étape aux vols libres

du premier cri

La petite-fille pousse et grandit. Son ventre, fruits-seins, épanouit l’océan pour dire le verger est là, gardant aux vagues et blancs moutons tout le sel du seul encrage. Au marais les carreaux ouverts, plongent leurs yeux amoureux dans la manche à air .

-Ma mer est rapporteuse de nielle à nos planches de salut, empreinte en soufre ornant la Lettre par chemins empruntés, chantonne-t-ailes…

 

Niala- Loisobleu – 14 Novembre 2016

 

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