La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Le clouté du passage n’ayant pas de fakir pour maintenir le serpent au fond du panier par sa flûte, les braises firent barbe cul à la plante des pieds
tout est bon pour briser la guérison quand le roi et sa cour s’affolent
la paranoïa est mise en avant
Non je ne suis pas un demeuré à qui il faut expliquer que c’est pour le bien qu’on taxe comme on éradiquerait une fausse maladie par un mal à côté
Dire à tout va que le prix des casseurs et les victimes incombent aux gilets jaunes, c’est comme si le dément me disait à part moi ils sont tous fous
Mon sens prémonitoire se joue de l’ignorance
hier j’ai senti l’attente à la manière dont mon cheval m’a tiré au labour, quand il a cette force de semer alors que le chant a tous les aspects d’un lieu de Gobie, ça signifie que l’espoir n’est pas un rêve passant…
Être mis au plus pressé, s’acide, goût de citron, comme vie-naigre soumise à esclavage. Les oliviers malades se tordent stériles de fruits, faut se passer d’huile, pour ça pas de problème côté grince ça marche pour moi. Des fois le jardin a des secrets qu’il aurait pu garder pour lui. J’lui en aurai pas voulu.
Et comme si la barque était pas assez lourde de derrière la maison éventrée que j’adore pour les odeurs qu’elle garde d’amour a fallut qu’un jeu de colin-maillard fasse l’erreur en croyant reconnaître c’qui était pas derrière le bandeau.
Bof y a des jours pour se lever et d’autre pour pas. Seulement voilà quand on aime pas traîner au lit faut trouver moyen. J’avais sentu que j’avais guéri en me levant ce matin. J’avais faim donc je mangerai et tant pis pour les contre tant, après tout j’ai toujours dit qu’on était décideur de soi, alors merde à vos bans, j’vais côté lumière…
Ce n’est plus la peine Même plus la haine Il n’y a plus de flamme Plus de larme Tout est à l’usure Devenu trop doux Pour que les choses durent Entre nous
J’ai plus la patience T’as plus la violence On manque d’impatience D’envie La passion, souvent Fait passer le temps Mais le temps La fait passer aussi
Qu’est-ce qui nous retient Qui nous abîme? Des manies, des riens De routine Si l’amour revient Cet assassin J’suis plus la victime De ces crimes
Mais si les problèmes Ont coupé nos ailes C’est toujours la fuite du temps On sème quand même Des graines d’immortelles Qu’on laisse au gré du vent
Tous les courants d’air Cachent les mystères Qui changent la poussière En lumière Nous, c’est la même chose Ce s’ra autre chose Comme la pluie, le vent Le printemps Depuis des millénaires Dans l’univers Tout revient vraiment Tout le temps… Tout revient vraiment Tout le temps.
Pourtant, m’aime avant que tu viennes chanter Nougaro à Cognac, j’avais compris que quoi qu’il advienne…
Je vois là-bas un être sans tête qui grimpe à une perche sans fin.
Tandis que je me promène, tentant de me délasser, d’atteindre ce fond de délassement qu’il est si difficile d’atteindre, qu’il est improbable, quoique ayant tellement
soupiré après, que je l’atteigne jamais, tandis que je me promène, je le sais là, je le sens, qui infatigablement (oh non il est terriblement fatigué), qui incessamment
grimpe, et s’en va grimpant sur son terrible chemin vertical.
Souvent il me paraît comme un amas de loques, où se trahissent deux bras, une sorte de jambe, et ce monstre qui devrait tomber de par sa position même (car elle n’a rien d’une
position d’équilibre) et plus encore par l’incessation de son dur exercice, grimpe toujours.
Pourtant de cette montée aussi je dois douter, car il échappe assez souvent à mon attention, à cause des soucis de toutes sortes que la vie a toujours su me présenter
et je me demande lorsque je le revois, les repères manquant complètement, s’il est plus haut ou, si loin d’avoir accompli des progrès, il ne serait pas plus bas.
Parfois je le vois comme un vrai fou, presque sans appui, grotesquement écarté le plus possible de cette perche qu’il hait peut-être et il y aurait de quoi, encore que l’espace
lui doive être plus haïssable encore.
Henri Michaux
La raison d’être fou, j’ai fini par la trouver dans l’équilibre de mon Moi respectueux et irrévérencieux. La société n’est pas franche elle est fourbe sans le moindre scrupule. Je dis les mots les plus crus avec une pudeur totale. Je n’exhibe pas une attitude de faire croire à tous les passants. Je ne me cache pas derrière mon doigts pou mettre la vérité à s place. Et pourtant je suis celui qu’on traitera de perverti, d’infréquentable, de malsain, tout sauf bourge…
Alors comment pourrais-je être autrement que lucide et fou à la fois ?
« A te regarder devant la glace du quotidien, tu ne vois que l’image en partie déformée par l’interposition de la pensée des autres à ton égard, lui dis-je in petto avant que la faune des réseaux sociaux ne déboule dans la conversation. »
Je vis un grand reste de chandeleur parti du coin de son oeil droit embraser le gauche . Et pas que le regard, à ses défroncements frontaux, décontraction des zygomatiques que le courant serein était en marche dans ses creux privés.
« Ben oui tu es unique, ne l’oublie pas »
Il y a le ciel et l’amer, dans une proportion où le principe inéquitable est majeur. Alors les abus, les tromperies, les trucs qui trahissent et qui trompent, qui abusent et t’abusent, excuse-moi on va passer dessus en ne retenant que ce qui seul doit compter : le principe de ton individuation.
ÊTRE OU NE PAS ÊTRE, l’english au crâne chauve qui erre en cent pas dans sa chambre n’a toujours pas été enlevé du programme des terriens. On le joue non stop à la Comédie Humaine. Si tu pars du seul absolu qui compte : le temporel, qu’est-ce que tu vas aller t’emmerder avec un truc éternellement fondu comme la névrose et ses possibilités d’ouverture sur la paranoïa. Enfin mets donc sur le devant tous ses trésors que tu tiens à l’ombre dans ton intérieur.Un simple compte montre que dans les kilomètres du parcours, y a davantage du con battant en retraite que du combattu par k.o….
« Il est souvent tragique de voir à quel point d’évidence un homme gâche sa propre vie et celle des autres sans pouvoir, pour rien au monde, discerner dans quelle mesure toute la tragédie vient de lui-même et se trouve sans cesse alimentée et entretenue par lui même.»
ma rétine n’imprimait plus qu’en boucles tes longues mèches.
Qui sommes-nous, où n’irons-nous pas?
Telle était devenue sans matraquage
ma pensée-unique
Cogito ergo sum
Des rouleaux se brisant, les embruns d’espérance fracassent l’obstacle d’une seule volonté.
Le temps qui nous est donné à vivre n’a pas mis de montre à notre poignet.
Je vis en Toi,
tu es l’une et l’autre de mes oreillettes depuis que nous avons fait m’aime sang.
A l’amble des chevauchées où les marées nous portent,
nos pierres sont à bâtir.
Il leur reste toujours à faire, il faut sans cesse hâler.
Nous, sans les autres deviendrions réduits à l’exclusion de l’ensemble vital.
Il ne saurait battre seul.
Les couleurs se mélangent en une seule palette aux multiples nuances.
Ta parole est tienne comme ta foi.
La religion du plus fort est fanatique, le cri des illuminés plonge dans l’obscurantisme.
Libre de croire ou de ne pas croire,
sauf en l’espoir
par-delà tous doutes portés par le chaos entretenu du quotidien
Solaire l’araignée tisse à l’infini le symbole cosmologique de la plus haute importance.
Epiphanie lunaire, dédiée au filage et au tissage, artisan du tissu du monde, l’araignée est maîtresse du destin.
Elle le tisse, elle le connaît, . Ce qui explique sa fonction divinatrice, universellement reconnue : elle détient les secrets du passé et de l’avenir (Seghers)
Galopons à la foulée des flux et reflux,
galopons, nos poulains accrochés par le flair que nos odeurs leurs auront révélés.
Il n’y a pas dheure pour venir, d’heure pour partir,
il y a que l’l’heur d’être toujours.
Le chevalier se découpe sur l’orée d’un soleil à révolutions.
L’écharpe qui ceint son avancée porte la nourriture spirituelle de l’amour .
L’échelle est dressée pour franchir le tunnel du nuage noir, du bleu est là ne demandant qu’à s’élargir.
Sur la toile vierge, J’entends l’encre crisser, de sa plume active,
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