TEMPERE AZUR
A bord de fenêtre
je géranium l’étreinte de deux pigeons
le ciel se fait colombe
l’amer descend
un bateau mouche le courant mort voeux…
Niala-Loisobleu
2 Novembre 2016

A bord de fenêtre
je géranium l’étreinte de deux pigeons
le ciel se fait colombe
l’amer descend
un bateau mouche le courant mort voeux…
Niala-Loisobleu
2 Novembre 2016

En gorgée de terre
étrave au labour antarctique
larguée des hautes falaises calcaires
et taire de feux éruptifs
les doigts de caresses
pris de craie
soulèvent la vague d’antagoniques courants
au fond du navire
La table des cartes garde à manger sur son plateau, des airs de pique-nique entre ses carreaux. Une carte jaunie a déjà des chaleurs qui montent aux gestes de quelques chansons de marins. J’ai mon sac à faire, trois tee-shirts, une casquette et des espaces drilles, le sable est déjà sur place, chaud comme un légionnaire. Pourquoi faudrait-il repeindre la barque si la couleur de l’eau reste identique au sel des chevaux ? Les plis de l’accordéon iront retendre les torsions du Barrio quand nous serons en vue de Valparaiso.
Levons l’encre pour un rêve debout.
Niala-Loisobleu – 22 Juin 2016

AQUA-TINTA
Dans l’enfilade des colonnes
le passage frissonne
d’une perspective
ouverte au coeur d’un amas d’écarts
Ôtez le sparadrap des taire
des arbres neufs de printemps au bord du mois
végètent
perdus entre deux parois d’une cheminée
Déchirant le fond sans teint d’un horizon rayé
voici venir
des petites-mains d’enfants
saisir l’écope des nuits
pour coudre le soleil au donjon de leurs châteaux
Nous sommes étrangers au commerce du sentiment
Partir ?
Et non
Rester fidèle aux pensées visionnaires
sans autres cordes que celles des guitares
Gorge bleue
chuintant de nos salives rauques
que la tessiture amarrée au ponton libère crescendo
Amphore pleine
à venir des huiles essence ciel
que tu m’as mises à la voile
tout le temps que tes cils ont peint
au tempo de leurs aqua-tinta
dévoyant l’acide au bénéfice du miel…
Niala-Loisobleu
26 Février 2016


D’UN ESTRAN A L’AUTRE
A l’horizon l’eau
bain de nuages
balise soleil
chenal lune
En tiret
quoi
à part en thèse principale
des points de suspension ?
Rien d’autre que le mouvement démarré
Phare sur son socle granitique
on est pas assis au ban de sable
aujourd’hui signal muet
qui ne cesse d’émettre
la lanterne des mors plantée
sans bolduc et papier-cadeau
Cordouan corde touée
faisceau continu d’ondes fortes
nous fait la bonne passe
gravant au burin des ongles
l’encre qui nous tient à flot
d’un estran à l’autre
sans les boules
à l’étrave
Niala-Loisobleu
20 Décembre 2015
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