ABOIS D’OREE


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ABOIS D’OREE

Il semble que le coq soit retenu au faîte d’un clocher de village englouti

au chardon qui violace ma langue  je souris d’un vert que le vent ondule

comme cet ocre rond de mon suçon roussille l’aréole de l’écorce blanche de ton sein endormi

mes poils blancs renaissent à ta râpe

cendrés du marais comme un héron qui se dresse déploie l’infini

les vertèbres de la charpente marine craquent en colonne

les paroles des planches du pont

d’idées épicées en vol de nuit

à peine sortie du drap

sur le sable l’humide se mêle au besoin de soleil…

Niala-Loisobleu – 26/11/18

BRIBES (IX)


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BRIBES (IX)

Rassemblement impasse de trottoirs attroupés

comment grandit le petit et sa première dent à peine un raccourci évite le barrage de caddy au milieu de l’allée

j’aime po les longues de courses en promotion supermarché

Un rayon

oui mais de soleil aux roues du vélo

A quel étiage la rivière fait gué ?

Viennent les emplumés-palmés, sur l’eau ils cessent de dandiner

décidés à glisser en couple sur les mots inutiles plongés dans l’eau

La blancheur du cygne fait le titre

sous le bouquet d’iris la clef de sol est ferme…

Niala-Loisobleu – 26 Novembre 2018

 

LEVE DE PAUPIERES


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LEVE DE PAUPIERES

Difficile de partir quand c’est pas pour rejoindre, le sommeil se donne rendez-vous dans l’heure matinale d’une pleine lune blafarde. Il ne pleut pas encore, des chevaux vont en laissant la fumée de leur haleine. Sous le pont Mirabeau j’imagine…

Un remorqueur gagne la haute-mer, l’Abeille est habillée prête à aller travailler. Au dépôt le calcaire pourrait faire des craies au lieu de boucher la bouilloire. Le coq a allumé la lumière

Niala-Loisobleu – 26 Novembre 2018

BRIBES (VIII)


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BRIBES (VIII)

D’une étincelle portée à l’amadou nombril erre

le feu prit le chemin dans son entier

on vit monter les flammes jusqu’au saint du jour

les paumes en bouquets d’immortelles

tandis que par la corniche des hanches

le tressaut abdominal se réglait au montant de la marée

à  la butée des étoiles….

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2018

UNE QUESTION M’HANTE


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UNE QUESTION M’HANTE

Harassé, le marteau de ma porte visse sa main au sommeil

las de coups répétés

L’air levait l’oeil au réveil quand la rue s’est empuantie d’actes inversés

Jaune cocu le soleil pleut

Gamin mon père m’avait montré que l’apôtre cache un faux-mendiant, insistant sur Troie eu égard à mon goût du cheval

L’élan du plafond pris à la volée par le traître de l’opéra doit lutter contre l’aspirateur de la fosse tenu par un roi félon. Antique drame remis à jour par les casseurs.

Mandés par l’Intérieur ?

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2018

 

FLEUR DE SEL


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FLEUR DE SEL

Tête du stigmate coiffant ton pistil

ta féminité ne prête pas au doute

Elle viennent de loin les fragrances des souffles d’accordéon

le ventre goualante tient le feu du canon

loin des boulets accouchés du jour

Sur la crête de la vague roule la plongée sous-marine de mes mains piquant dans tes fonds…

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2018

BRIBES (VII)


 

 

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BRIBES (VII)

 

Rideau métallique d’un bruit qui chasse à cour

la meute aboie

aux trousses de l’envie d’assouvir sans différencier le vulgaire du sacré

Passe  et perd

le trou du fond de pipe se culotte

Suie -je se demande le culot pour qui rien ne repousse bien que rien n’attire

Soudain sans forcer la blancheur ailée nidifie

l’Arbre devient totem le feu s’allume et consume le geste ordinaire…

 

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2018

BRIBES (VI)


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BRIBES (VI)

 

La pluie a fini par mettre le soleil sur un arc coloré

toutes mines cassées le cortège d’un défilé de majorettes a levé la jambe

sans commentaires

Nous

étions dans la partie cachée de notre présence sans failles, chauds comme on lit d’une bassinoire

et ses petits soleils…

 

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2018

NOUS


NOUS

J’ai changé d’appui et de chemin

pour une hirondelle pressentie multiple

qui mesurait le jour sur un autre bord

cherchant le flux égal à ce qui fuit

débarrassée enfin du tablier d’usage.

Et je suis remonté nu dans l’image.

Je me souviens de tout et ma main

dessine la courbe lente de mon fleuve d’or.

Du paradoxe de connaître la rondeur infinie

qui creuse pourtant l’inconnu encore.

J’ai allumé la lampe sur le sein de l’heure fébrile

brisé la faïence rompu le pain façonné l’argile

de nos existences qui prenaient les contours très fins de l’éternité

suspendues à des globes lourds et graciles.

Il dort derrière la barrière protectrice de nos cils

des années de soleils tendus vers des jardins transfigurés

qui se balancent dans la lumière de leurs tiges mêlées.

 

 

Barbara Auzou

 

 

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NOUS

2018 – NIALA

Acrylique s/toile 81×65

Collection de l’Artiste