INCONNU PROFANE OU INCONNU SACRE ?


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INCONNU PROFANE

OU INCONNU SACRE  ?

Afin de tourner l’intention en diversion ils eurent l’idée géniale de couper la lumière en s’en prenant directement à l’étoile.. La couleur ne voulait plus rien dire . Le jaune signifie aussi bien bien la lumière qu’il désignait autrefois le mouvement des briseurs de grève. Les jaunes c’étaient les traîtres. Paradoxe représentatif d’un temps où on ne fait plus que dire tout en faisant son contraire. Tromperie machiavélique instrumentalisée ? Le doute n’est pas permis, faute de pouvoir (ou plutôt de vouloir) résoudre le problème sur le fond,  on détourne par le biais de la forme, hypocrite et fourbe pour envoyer l’acte se faire lanlère au nom du vieux principe de la réunion pour fixer la date de la prochaine.

Ce qui fait quand même temps qu’on profane l’Inconnu  digne, on sacre le règne du casseur qui se cache derrière l’inconnu indigne.

Ainsi tout va favoriser un gouvernement responsable et cause de l’émeute à en faire faire une force de manipulation. Et les faux-robins-des-bois deviendront la main armée de ceux qui dirigent en transformant la  République en dictature.

Dépositaires des secrets du ciel, comptables des apocalypses, ils étaient les veilleurs, ces anges du refus. Leur orgueil produisit des géants malhabiles, contraints de plier,
à la fin, sous le poids du monde avant de gagner l’autre versant de l’éclair. Depuis, sur une terre lasse et repue de cadavres, nous tentons de rêver des genèses plausibles
afin de déchiffrer l’écriture du dieu. Nous mitraillons la nuit de déluges en herbe, mais en ignorant tout de ce qui crée la main.

Je lave à la pluie le regard de vivre.

Je ne referais pas le monde le combat doit être utile, en revanche j’ai pouvoir de t’aimer sans rien en laisser pourrir, souris-moi,  dans nos peines communes, l’amour n’en souffrira pas bien u contraire.

La force de cet absolu, poursuivons-en  sa construction, écris-moi  je te peindrai-Toi….

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2018

ASSEMBLAGE


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ASSEMBLAGE

 

Qui nous mis à part pourrait dire la résonance lumineuse des deux pierres que le vent  tout comme l’air transfusent ?

Ce ne sont pas les horloges vulgaires des compte-gouttes du quotidien qui sauraient le dire, les nôtres sont à quai d’un temps qui n’a pas pris  le même jour pour référence. Abolissement d’un ensemble d’idées établies pour une norme allant cahin-caha à l’affiche du spectacle qu’il prose au son du caprice.

Saltimbanques du complémentaire, couleurs métaphysiques, symbiose entre les opposés de l’idée fixe, on pourrait écrire et peindre au lieu de dire des paroles que personne n’entendrait, l’écoute est oeil dans l’âme que certain feu allume. Et en dehors de toute gestion admise.

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2018

 

BRIBES (XV)


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BRIBES (XV)

Avant leur âge il paraît que les arbres à l’ouvrage mirent la bonne ombre à vivre dans l’espace protégé

Si tu entends le bruit de bottes de la paille allonge-toi que je te couvre d’émoi, sans rien en ôter

Tu m’as dit j’aime le son des cloches qui poussent les chars-à-banc hors de la grange

La pluie de dragées guette le bouquet que j’ai à jeter

Comme une sirène de bateau sortant de l’aube, la roue s’est reconstruite en  rayons de miel

Au piano le facteur accorde un quatre-mains aux deux anneaux…

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2018

LE TROU DANS LE MUR 


 

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LE TROU DANS LE MUR

 

De droite à gauche du couloir le chemin de faire traverse l’enfilade des portes inversées

S’envoler loin redresse les colonnes pour présenter le fronton au besoin primordial

Sortir la fenêtre de l’Atelier au jour chauffe les blancs d’une touche de patte

Tend tes bras s’il fait froid ce ne sera pas au milieu d’eux tes seins ont un feu intérieur

La mer dis-moi que nous y marcherons d’un seul vent

Ce qui fait ce clapot à mon oreille  porte nage envole au galop…

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2018

CHANTS ENLISES


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CHANTS ENLISES

 

Ligneux déploiement des reins qu’une mouvance en sommeil retient

les pierres rondes refusent encore la taille excavatrice du couvert en argent

là où une simple trace de mouvement accouplé nage dans le bassin d’un reflet de lune

Verger demeuré qu’un mélange de couleurs fruitières fixe sans objectif de production intensive

il était un ciel azuréen avant que les sables à lapin soit vomis des terriers

l’héritage des garrigues m’a choisi

souviens-toi la barque chargeait les amphores d’huiles dont le nom s’est perdu en naufrage. Cet oiseau au regard manuel comme il te caressait des yeux pendant que tu écrivais avec l’une de ses plumes. En petits éclats de mosaïque l’étendue plane montait des spectacles d’eau pour rafraîchir les doigts des guitaristes quand le petit matin proche asseyait les danseurs. Demande-moi où se trouve le marais-salant des enfants à barbe blanche qui n’auraient pas eu idée de jouer au soldat, je ne désarmerai pas de t’y conduire…

Niala-Loisobleu – 30 Novembre 2018

BRIBES (XIV)


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BRIBES (XIV)

Poitrine d’une flamme qui tremble au moment où gonfle le jabot je défais le premier bouton

enfle la pensée

prête à l’envol

juste un éclat de tes dents mordra mon attente

tirant des ailes à se sentir serrés

Rassurée ?

La rougeur de ta gorge tient les battants de l’espace à ouvrir, renvoie la jalousie quérir l’ombre saine…

Niala-Loisobleu – 30 Novembre 2018

 

VOUS NE SAUREZ JAMAIS


Marguerite Yourcenar

VOUS NE SAUREZ JAMAIS

Vous ne saurez jamais que votre âme voyage
Comme au fond de mon cœur un doux cœur adopté ;
Et que rien, ni le temps, d’autres amours, ni l’âge,
N’empêcheront jamais que vous ayez été.
Que la beauté du monde a pris votre visage,
Vit de votre douceur, luit de votre clarté,
Et que ce lac pensif au fond du paysage
Me redit seulement votre sérénité.
Vous ne saurez jamais que j’emporte votre âme
Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
Qu’un peu de votre voix a passé dans mon chant.
Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme,
M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
Et vous vivez un peu puisque je vous survis.

Marguerite Yourcenar

 

BARQUE A RÔLES


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BARQUE A RÔLES

Un glissement répété roule l’écume en montant à bord

un flot de bulles calcaire s’échappe de  la coquille

à combien de miles marins et une nuit

le tapi va

voiles en épave rêvant sur la chaise

l’accostage avec la lune est imminent

l’éclat des yeux célestes en témoigne, préviennent les bossoirs…

Niala-Loisobley – 29/11/18

AUX PIEDS DU CHEVAL EST


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AUX PIEDS DU CHEVAL EST

 

Tapi

l’élan pose

assis en t’ailleurs

 

 

Aux branches extrêmes du cou

les seins tombent de mûrissement

prêts à éclater au bris de la coquille

le clavier serre les dents

 

 

Un cri premier

que le ventre fendu retient dans ses eaux

veut combler le vide…

 

Niala-Loisobleu – 29/11/18