LA BOÎTE A L’ÊTRE 45


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 45

MON JARDIN D’ECRITURE 1

Perdu dans un fourbi hétéroclite parfaitement ordonné, où des ficelles, des bouts de bois, quelques morceaux de craie de plusieurs couleurs adaptables aux saisons des humeurs humanoïdes de prétendus êtres de chair, le plus souvent particulièrement chers, j’existe plutôt bien que mal au coeur d’un univers recréé pour sortir de l’ornière du Monde.

Humaniste dans l’âme, j’ai commencé de bonne heure à militer pour un monde meilleur. La politique , c’est par là qu’on fait ses premières armes, m’a retenu un furieux moment, avant de me faire toucher du doigt son sens unilatéral d’ambition de pouvoir. Et puis il y a eu tous les chemins par lesquels on s’élève, enfin c’est plus souvent ce que l’on en dit, que ce qu’y en découle. La tromperie est omniprésente. Elle vit en tout. Dans l’intention, l’exécution, le déroulement de chaque acte mis en scène.Elle doit sa réussite à l’espoir permanent qui règle le rythme de la vie. Qu’importe la situation, anodine ou très grave, légère ou lourde de conséquences, rocambolesque ment hasardeuse ou stratégique ment organisée, sans effet ou cruelle,individuelle ou enjôleuse de régiment, utile ou absurde, moche ou prétendument jolie, de confession marquée ou d’athéisme déclaré, le fabulateur a toujours sa place pour lancer l’imposture à la une.

Bonjour les dégâts, tout le monde en parle, personne ne fait en sorte de ne pas en être. Le mensonge a le plus souvent la tête de l’espoir.

Dramatique.

Ours patenté, j’ai choisi mon espace illimité dans mon ailleurs.

Je vis qu’en mon Jardin, ignorant tous les mirages vantés par les boutiques de mode. Non asocial, mais absolument pas clubiste de cette société qui pratique la lâcheté à tous les étages en hurlant au charron après elle. Quelle déchéance que cette option de l’abus en tout genre.

Je t’aime pour te tromper, voilà le programme.

J’écris la vie d’un pinceau plongé dans l’encrier des amarres rompues.

J’suis un vieux clochard vivant de ponts toujours ouverts, voilà ce que j’aurais été avant de partir sous un arc-en-ciel, qui n’aura fait que me prêter son landau garni de tous les biens spirituels, et d’un fabuleux trésor d’amour :le sésame donnant accès à l’entrée à ce jardin.

Des odeurs indéfinissables provenant d’assemblages de spartiates et de godillots, un soupçon d’espadrilles, et du râpé de plantes de pieds, en composent l’étrange attraction nasale qui saisit dès l’entrée. Le tout mêlé à des vapeurs de transpirations diverses, que les chevauchées à cru dans les immensités de la déraison, ont marqué d’indélébiles envoûtements.

Qu’il s’agisse de minéral ou de végétal, rien de ce que vous connaissez n’existe ici. Et c’est tout pareil pour l’animal. Une fourmi dans mon coin n’est pas pingre, elle partage le tour de champ avec la cigale.

Si les arbres causent ce n’est pas pour échanger des mots affligeants au bord d’un chemin de commentaires creux, ou pour s’inscrire à un quiz débile où l’animateur à un souffleur dans les oreilles pour avoir la réponse à toutes les questions.

L’eau se lave plusieurs fois par jour, la mer regardant les dents de ses petits rus qu’elle veut nacrées, pour y mettre son corail. Evidemment il faut un potager, l’esprit a besoin de se nourrir. Alors à côté des carrés de poésie, quelques plates-bandes de musique, sourient aux raves de sel de ris pas râpés Que de fruits pulpeux pendent à la poitrine des cabanes. Les oiseaux déplacent les graines avec l’aide du vent. La complicité étant de mise, chaque partie, même la plus infime, en est vêtue.

C’est ainsi que ce jardin cultive le rêve sans le moindre égard pour l’obsession qui s’acharne, au dehors, à développer ses mauvaises herbes. Entre deux pans damassés, le tant est maintenu ouvert par une embrasse. Fenêtre sur l’infini, le soleil entre la lune au bras. Les étoiles sont amphibies, elles voyagent d’un continent de ciel à une voûte souterraine sur le réseau des vibrations. Verticalement dressée la pyramide de l’amour monte dans le cosmos. Le tôt t’aime ouvre ses yeux vers tous les possibles, ses lèvres envoient leurs baisers en continu.

Le peintre et l’oiseau sont au lit du long fleuve de la vie. En paix ils naviguent. Des cathédrales en proue.

Dans le rien qui s’attache aux promesses, je perçois mieux certaines choses, Tout change autour de moi, je reste attaché à mes valeurs profondes. La vie se fait son film, en épisodes continus, les acteurs s’enfonçant petit à petit dans leur propre comédie. Jusqu’à ne plus s’apercevoir qu’ils ne trompent que leur égo à force de se mordre la queue, dans des enchaînements de projets n’aboutissant à rien, sinon à en trouver un prochain..

Le mal de vivre repose sur l’incapacité à changer de cesser de tricher avec soi-même . C’est un vaste jeu de dupes, où l’infidélité se prépare à toutes les sauces du plat du jour. Se plaindre de son sort en en étant le seul artisan voilà tout le secret de l’histoire des bides.

Demain change tout, me disait encore des années dernières, avant-hier, et hier, une victime de cette société d’aujourd’hui…et avec l’appui du bond dieu…ma foi, tant qu’on y est pourquoi se limiter à un crédo pur et sans tâche.

C’est quand deux mains disait le zèbre dans le canot de sauvetage perdu au milieu du naufrage (L’odyssée de Py) ?

Niala-Loisobleu – 23 Janvier 2013

 

Ayant vertement protesté et combattu l’élection du roi qui nous gouverne au moment où il s’est mis en avant, ce soir, je ne peux que ressortir cet article eu égard à la peur qui m’étreint à la pensée de ce que va être demain durant la manifestation des Gilets-Jaunes auxquels se mêleront des parasites dangereux.

Un massacre fratricide où l’échec d’une revendication noble on ne peut plus juste., où peut-être les deux à la fois ?

Qu’on puisse rester indifférent ou hostile au nom d’intérêts de tous ordres est  pour ma part indécent, mais qu’on dise ou fasse n’importe quoi à l’égard du mouvement des Gilets-Jaunes me paraît indigne. L’Homme a ce qu’il mérite, il est libre de sa pensée, mais qu’il se taise sans mettre son égocentrisme en avant, montrant ainsi le mérite de son choix.

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2018

J’AI LE COEUR AUSSI GRAND


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J’AI LE COEUR AUSSI GRAND

D’abord le galop des garennes

plus sauvages qu’une lampe de civet

près d’un livre pas en corps écrit

c’était lampion de la chanson de rues

le bagout du camelot vendant son sirop d’éternité

l’eau vivante du caniveau entre les jambes des quat’-saisons

bougnat sur façade

contre avaleur de couleuvre et sabreur de ragot

Les feux d’un réverbère prenant la voie fluviale

de l’éclusier

par la direction polaire de sa propre étoile

boussole de rêves boulimiques d’une géographie apprise chez Jules Ferry

entre deux éviers à faire la vaisselle

et un vers vide à remplir

sans jamais que mon coeur ne crise autrement que mis en étroitesse…

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2018

BRIBES (XXII)


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BRIBES (XXII)

Bruits secs et pas brisés au vent froid

est-ce un air qui refoule la chaleur d’un blocage

des enfants vides hurlent dans le chahut providentiel sans savoir pourquoi des hommes meurent de faim

le roi machiavélique monte sur son char un mobile en garde

le second R est prêt à s’introduire dans la terrible sensation de

GUERE CIVIL

Dans la sphère on ne voit plus le monde tant il a rétréci

le souffle désarme la gâchette de la sommation

Ne cherchez pas de moineaux à Paris ils sont allergiques aux paris

qu’un Ferrand félon lance du haut de son perchoir

alléguant que le roi se tait pour ne pas propager le feu mais qu’il se tient en grandes pompes sur sa grande-échelle le sceau à la main

Mon amour, je refuse le jeu de passe-passe d’un cri légitime en émeute sanguinaire

sortons d’un droit chemin tenant son labyrinthe en embuscade…

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2018

L’Heure présente d’Yves Bonnefoy, entre inquiétude et espoir


L’Heure présente d’Yves Bonnefoy, entre inquiétude et espoir

 

Voici regroupés en un seul volume les trois derniers écrits poétiques d’Yves Bonnefoy dans un nouvel élément de cette chaîne indispensable de caractères qu’est la collection Poésie/Gallimard. Un livre étrange et passionnant de bout en bout qui mêle poèmes, proses et réflexions critiques servis par la plume toujours élégante et gracieuse d’un homme de Lettres hors du commun… Poète avant tout, même si son œuvre critique et ses traductions sont plus nombreuses en terme d’ouvrages, car l’esprit de Bonnefoy est celui d’un poète qui s’entoure de vers et de beauté, surtout quand il devient très pointu dans ses analyses. Ainsi, La longue chaîne de l’ancre vise à explorer ce qui différencie l’écriture en vers de l’écriture en prose, sans jamais les opposer mais en essayant de tisser des liens qui pourrait parvenir à se nouer suffisamment pour qu’une passerelle se dresse et que le passage entre l’une et l’autre apparaisse, mettant alors à jour des régions subconscientes dont le poème est à l’écoute. 

Au soir du second jour le monde cesse,

Ce qui aurait pu être ne sera pas,

Toute la nuit il pleut jusqu’au fond de l’herbe

 

Une chaîne d’encre aussi qui arrime le lecteur dans le cheminement de l’esprit du poète qui, parti des eaux profondes de l’inconscient – lieu de pensée autant que de vie – parvient jusqu’à nous sous différents jeux de langage, images suggérées, musique murmurée…

 

Personne n’a posé son regard sur lui.

Ce qui aurait pu être ne sera pas.

La parole ne sauve pas, parfois elle rêve.

 

Avec L’heure présente vous découvrez le jeu de l’alternance entre prose et poésie : Yves Bonnefoy est joueur, il inscrit ses proses pour remuer le sol de la conscience qu’on arrache au monde réel, malgré les réticences à admettre que vives demeurent des impressions et des intuitions que la pensée diurne réprime, pour mieux tourner la page sur un poème qui s’attache à employer ces mots ainsi rénovés, posant alors les problèmes de l’être et du non-être, du sens et du non-sens, sorte d’aveu implicite de cette époque déstabilisante…

 

 

Écrire de la poésie pour poser autrement les bonnes questions ? Certes, Bonnefoy est un brillant essayiste, mais il sait aussi que par le biais du poème il pourra distiller son sérum de vérité sans en avoir l’air, ses poèmes pénétrant par fragments de réponse l’âme du lecteur qui sera comblé à la fin du livre, heureux d’en savoir plus, ébahi d’avoir si facilement compris sans effort apparent, ravi du plaisir pris à la lecture… 

Avance sur ton seuil, sous les liserons,

Ouvre ta main de l’enclume vers moi.

Viens avec moi boiter dans l’avenir !

On rejette les souvenirs, hélas,

La mémoire n’en finit pas de se redresser,

C’est un feu qu’on écrase, rien de ce monde.

 

Tel Hamlet, voire l’acteur interprétant Hamlet, tout le moins tentant une approche décalée sur les injonctions du metteur en scène  (« Première ébauche d’une mise en scène d’Hamlet »), Yves Bonnefoy s’approche de votre oreille pour vous murmurer sa petite musique poétique, il est la voix de l’espace réfracté dans votre âme aux abois : « il approche, on ne sait pas où il est au juste, peut-être va-t-il paraître en quelque point de la vaste scène, en main une lampe-tempête, sur son visage le masque que sont les mots de la poésie. »

 

Poète du présent aussi, Yves Bonnefoy veut croire que demain sera plus fertile qu’hier, que la lueur se fera au bout du chemin, optimisme poétique servi par une langue qui revient aux sources de tout :

Heure présente, ne renonce pas,

Reprends tes mots des mains errantes de la foudre,

Écoute-les faire du rien parole,

Risque-toi

Dans même la confiance que rien ne prouve,

Lègue-nous de ne pas mourir désespérés.

 

François Xavier

 

 

En ce jour où la vision se met à l’ordre du jour….

N-L – 06/12/18

 

BRIBES (XX)


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BRIBES (XX)

 

D’un battement d’oeil bleu genre queue de perruche, mandé à la barre, j’dis, J’le jure Président, tu peux sentir ta colonne se fissurer, ça crin de cheval en proie à ruer. Ton beau livre d’images, où tu épingles le papillon sans l’avoir anesthésié fond comme ainsi font font font les colères de tes sujets.

Puis par un rai chromatique la route se fit voir

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que les ponts en soupirent

cette eau est d’amour

Nous reconnaissons le timbre où cascade la pluie en source terrestre, comme tu sens la mer lointaine des conquêtes territoriales  je sens le bastingage du pont supérieur, celui qui est interdit aux touristes venus pêcher la baleine au numérique.

Sans que rien n’arrête le nerf

la senteur de ton soutien-gorge déployé

frise son relief aux plates-bandes…

 

Niala-Loisobleu – 06/12/18

LES LEVRES BLEUES (Jacques Bertin)


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LES LEVRES BLEUES (Jacques Bertin)

Tes lèvres bleues, j’ai dit, comme un lagon tes lèvres peintes
Ouvrant ciel sur une prairie de nacre veinée de ruisseaux
Tes seins, j’ai dit, j’ai voulu peints méticuleusement, ô sainte
Couleur pierre et lune et marquée ton épaule avec becs d’oiseaux

Un pendentif descendant, lourd, par un fil de ton ventre
Comme à la façade du temple aussi l’homme qu’on égorgea
Rappelle-toi, et dont le sang faisait tapis sur l’aube errante
Tu le buvais, un adolescent sans visage t’observa

Des voix, milliers de voix te liaient, te lisaient malfaisante et fière
Tu retrouvais des mots sacrés perdus, germés, la nuit tournait
Sur son socle jusqu’à ce que ton prix fixé. Moi, j’en tremblais
De fièvre dans la porte sombre, à minuit sonne la lumière

Un motif aux chevaux cabrés laqué sur l’intérieur des jambes
Débridées, les cuisses je veux cueillies comme chacune un pleur
Et tu piétines, mors aux dents, ahanant, la langue violente
La danse où la haine lance. Je veux des perles de sueur

Tes poignets sont tenus à tes reins, ce château
C’est celui que l’on détruisit, la hache dans la hanche
Et ton regard dernier dans le marbre comme un couteau
Se brisa et la lame est une aile dans la campagne blanche

J’ai rampé dans les nefs sombrées, la forêt d’écume où deux fauves
Col mouillé contre col, poussèrent la tapisserie ouvrant
La caverne des pluies infiniment où l’or est veuf. Le temps
S’arrête en entendant ton rire qui est neuf, et d’un enfant

Je t’aime ainsi qu’un pauvre revenant des guerres saintes
La tête nue et quémandant aux fermes un peu de pain
Et chaque ferme est un trésor, c’est vrai, posé dans une main
Je t’aime ainsi. Me restent, au-dessus des fermes dorées, tes lèvres peintes

Tes lèvres bleues comme un lagon, j’ai dit, tes lèvres peintes

Jacques Bertin

Illustration: Anja, la princesse aux lèvres bleues – Huille s/toile 55×46 – Nicole Salpetrier

https://getpocket.com/a/read/2410722113

QUAND LA DOSE DEPASSE LA MESURETTE


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QUAND LA DOSE DEPASSE

LA MESURETTE

Autour de la fraîcheur que la nuit a étalé dans des déplacements humides, les plis d’un tango révolté parvenus à se tenir au sec traversent la rue.Il ne reste que les pavés pour luire en dehors de toute frime, un coup d’oeil suffit à faire comprendre qu’ils se tiennent prêts. Tant de semelles à la corde usée les ont poli, un coup de travers, deux coups à l’endroit, que leur empeigne fait la gueule aux mesurettes proposées.. En léchant les décollages d’affiches, la désinformation que le vent crache tente de tout faire tomber. Pareil que quand l’envie de foutre le camp ailleurs, fait gémir les chiens au bas du porte-manteau du couloir qui conduit au dehors. La cendre froide d’une série de ronds de fumée ronfle de tout son relent de macadam éteint. Plus personne ne vient, l’heure est au vide des bennes à ordures qui affament  le sommeil à coups de freins. J’ai jeté les entrées fourbes  mises en proposition qu’un instinct primaire montre sous sa vraie nature. Six mois de répit en se servant du côté rapace  de tout commerçant et de la naissance du drone de vierge illuminée de guirlandes, champagne, foie-gras et autres victuailles, garde-tout pour les dindes Monseigneur ou alors réponds..Poussée par les rafales d’un mépris total on se dégrise en salle.   Oui , il nous  faut la réponse à la question posée et pas glorifier l’intérêt du nanti, l’insensibilité, l’absence d’odorat , l’aveuglement et l’errance.

Mais ses plis aux yeux du bandonéon, ne seraient-ce pas les sillons des larmes venus de cette poignée d’êtres qui ont senti le sol foutre le camp ?

SI tout à coup nous nous montrions libres de voler  oiseaux. Un immense silence en eux.

Tiens, vois, la boule du plafond qui jette des lumières, ça lézarde et fissure le blindage !

La vie est mon amour, mon amour est ailes. J’habite un visage dont le corps est un village de petites maisons pressées l’une contre l’autre. Des fruits d’un autre parfum, qui pulpent sa langue verger en rendant le fruit charnu d’un rond arc-en-ciel. Au cou des reflets venus du ciel se baignent dans un lac de dents. Comme si j’avais eu besoin de devenir un rebut interdit de ses épaules tous mes doigts en saut de l’ange accompagnant ses seins d’où tombent les peurs. Elle est bleu profond, d’une eau au cristal allumant des violons tziganes, débarrassant l’étable où les soues du cochon de pouvoir s’offre toute l’indécence des privilèges…

Niala-Loisobleu – 05/12/18

BRIBES (XX)


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BRIBES (XX)

Défaite d’empreinte la marque du passage

disparaissait doucement sous la montée des herbes en reconquête

le silence, ici chez lui, ne s’alarma point quand il sentit l’air remué d’ailes,  laissant le passage à la construction du nid après qu’elle en eut choisit la place

entre les tâches que la natte porte

chaleur d’un ouvrage au métier

parcelles d’un labour

fiente de bonheur

que l’araire du peintre émiette en suivant l’envolée de son imaginaire

Reste au show de l’atelier, les parfums de ta menthe et la fleur de ton arbre à soie mis aux brindilles du nid, bienvenue chez Toi…

Niala-Loisobleu – 05/12/18