LEVEE D’ENCRE


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LEVEE D’ENCRE

Bouche à bouche

envie dedans

l’endormi du corps chantonne

là où rien ne se penche de travers

poil debout sur le pore

Derrière la balise l’océan se fait plus large

le vent remonte sur le je nous..

N-L 22/10/18

CHOIX DELIBERE


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CHOIX DELIBERE

 

Au fond du jardin la lune glisse

dans le noir d’un sommeil qui remue sans dormir

les intestins causent tous seuls

 

Il va faire rien d’autre que se tenir au bastingage

hors de tout ce qui pourrait faire mauvaise impression

on est bien quand on se lâche

 

Trop lourde est la tête

ne sentir qu’à peaux jointes emporte au bon endroit

dans la cabane qui navigue…

 

Niala-Loisobleu – 22/10/18

 

 

L’ORIGINE DES SENTEURS


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L’ORIGINE DES SENTEURS

L ‘autre côté des planches vient se frotter au piquant d’un air choisi, question d’épiderme la peau n’st pas une imitation de parfum dans le but de chasser. Si le piège prend l’apparence d’un endroit sans problème, vite se renfiler dans une manche ou une jambe de pantalon. Sous le duvet je me pelotonne en rang serré., ton nombril est un chai souterrain  pour affiner l’état brut.

Au moment où l’embrun se prépare à sauter le cheval se campe sur ses jambes en bandant ses oreilles sur l’aqueux

Frisonne de l’isthme fauve que je cap d’espérance,

N-L – 21/10/18

VIVENT LES MARIES


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VIVENT LES MARIES

 

Les soubresauts du buisson  aux fleurs blanches se tenaient encore debout au lendemain des cloches

Par la main greffée du nouvel anneau.

Vivent les mariés cogne un pic-vert au tronc de l’Arbre Légendaire.

Les mousses émus commençant à sentir le besoin du poids des corps courir sur les tomettes du plancher des ponts appuient au chant pignon.

Les bouches de deux guitares prises en cordée au carré des étages enferment le patio des cris d’une suite de noces que la senteur des fleurs a remuées.

Comme balancent les seins aux claquements des mains

Les pois de la jupe partis sur la chaise

la fleur de l’hymen à jamais vivante en taire dans leur âme

La côte de tes hanches où bat la mer, me porte aux pôles de naissance de tes créoles

Vivent les mariés

l’estuaire ne mendie plus

le delta dit en corps  oui dans un large sourire…

 

Niala-Loisobleu – 21/10/18

GUEULE DE VOIR


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GUEULE DE VOIR

 

Les chemins sauvages ont du mal a garder leurs baies ouvertes et les petits lapins se tiennent dans  la méfiance, l’intrus montrant une arrogance de plus en plus forte

 J’ai les yeux qui me tiennent la tête au fond du seau ce matin, 40 ans d’amitié ça se fête. Mais au brouillard des paupières collées se perce le rai de joie de savoir que c’est ça qui compte. Une marque d’amour ne saigne pas quand elle rit.

Vais y aller doucement, commencer par me brosser le papier buvard qui colle aux dents. Puis sous la douche tes seins ruisselants me cascaderont loin des demandeurs de quelque chose qu’ils peuvent pas trouver seuls.

L’Atelier j’irais vite, il tient en lui cet autre jour qui attend de sortir faire pisser sa joie.

Comme je t’aime…

Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2018

Je me Marie si tu savais combien


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Je me Marie si tu savais combien

Un coq et un levé, que l’odeur du café enrobe, chaude nudité, un petit animal vient de traverser le taillis et tout autour de l’habitude à mentir, franche comme un gant de toilette leur langue ravit assez d’espace de lumière pour rester humbles dans l’infinité des étoiles.

Arboricole attitude que la sève lance pour le bois à cabane, l’écorce liège nageant les océans, tu te souviens petit-garçon j’avais envie de voir sourire ton absence de reconnaissance. Ce qui a manqué traîne comme une cicatrice bornée que la pugnacité de pas virer catastrophe tient à distance. La croisée qui tricote les mailles des fenêtres tient au quelque part de ses aiguilles le lieu de rencontre espérée. Vient l’heure. Combien de fausses essences a-t-il fallut couper pour préserver la vue ?  Pour la forêt vierge le tant ne compte pas.

Il y a vif à parier que ceux qui viendront confirmer l’espoir d’être, connaîtront la récompense de leurs souffrances. L’éventré de cabane planche sur le sujet, tenace comme une vache et son train. La terre est bleue comme une orange et pourtant elle est  infestée de serpents, mais rien ni fait, l’arbre à paumes choisit la vérité, il convainc que les initiés mais que feraient-on de profanes sinon un gâchis de plus. Je mal de voir la bêtise se faire supporter par une majorité grandissante d’individus, que l’Aude soit remisée par la stratégie d’une comédienne de sentiments, sotte et bécasse, est d’une injustice flagrante, mais en cette matière je suis pour l’élitisme  de l’authentique.

Je me Marie si tu savais combien…

 

Niala-Loisobleu – 20 octobre 2018

UNE PETITE-FILLE A V L’Ô


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UNE PETITE-FILLE A V L’Ô

Les derniers lambeaux de brume emportés par le flot sanguin d’un cycle immémorial suivent les berges, sans troubler le glissement du silence. Par couple les canard passent sans se laisser tenter par les bateleurs d’une promo sur le poulet. A quelques pas du fleuve l’hypermarché vante à consommer. Avant de redémarrer ta voix s’étend plus que le porte-bagage ma Petite-Fille. Comme pour me laisser peigner ton innocence de mes doigts. Les miens propres.. In Temporalibus, au réveil d’un tunnel, tu as mis ton regard hors de stationnement interdit, la première intention qui t’a mise au monde fut de te débarrasser de l’accusation d’avoir pas été un garçon. Chacun doit pouvoir se reconnaître comme unique et non comme un choix parental. Jouer comme on mise sur enfant ne mérite que du mépris. Ma Petite-Fille et l’amour une histoire pleine de trous d’un livre qui saute entre la réalité et le roman de friction.

-Je m’arrache disais-tu à ta balançoire tout en te trompant sans le vouloir.

J’ai peint dans une vie pleine de dévastations, j’ai peint à la truelle et au fil à plomb, en faisant levier sur la pierre à Sisyphe, pas voleur, pas coupable, juste observateur de justice et gardien de l’amour. Imagine un monde terre qui ne parle que de vers où aller ? Je sais ça doit pas être facile à faire, vu l’incompréhension que ça traîne derrière. Abuser comme une Laetitia qui monopolise tous les médias pour faire du fric avec un faux-sentiment ça c’est reconnu. Bof, j’me sens pas bien en vil, la campagne c’est meuh y’heur.

D’un trait de plume tu es poésie écrite sous ta dictée de pensée.

Rien ne peut dire à grand renfort de points d’exclamation le frisson qui naît à te lire, c’est si charnel que tu deviens l’ensemble de la cellule à faire l’âme.

Une musique aux cordes de hauts-bois, qui fifre et cloue au son du triangle.

Amour sentiment qui conduit à regarder l’autre en jouir. Plus qu’une conquête c’est le pouvoir absolu de mettre au monde..

Sous le gonflement des veines le tronc descend sa racine plus profond, la vie est une pompe à écoper. La douleur se fait plus visible quand on est remué d’une manifestation de la beauté. Cheval fou je cours sans harnais te prendre à cru.

Niala-Loisobleu – 20/10/18

NOTRE JARDIN BLEU 6


NOTRE JARDIN BLEU 6

L’aube a soulevé ses aisselles

dans l’heure silencieuse pour suspendre

ton image unique aux feuilles du tremble

et l’étoile feinte des séductions charnelles

s’entretient avec le vent de choses éternelles

dans le tendre jardin de la paix blonde.

 

Des mains neuves et sans mémoire

cueillent l’orange bleue du jour

et s’émeuvent de l’amer savoir du monde

en recul sur la vie, en recul sur l’amour.

 

C’est l’heure du pavot et de la cérémonie des coffrets

et l’enfant fiévreux de ton regard rampe

inquiet entre la persistance et l’origine,

s’allonge au berceau tressé de ses racines;

au front, une moiteur que ma main de menthe éponge.

 

Aussi longtemps que s’allumeront les lampes

sur le feu et la faim, la fleur de mon genou

s’offrira comme l’ultime rampe

qui mène aux marches humides de nos songes.

 

 

Barbara Auzou.

 

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Notre Jardin Bleu 6 – 2018 – Niala – Acrylique s/carton toilé 55×38, encadré

 

 

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DOUBLE-PLATEAU


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DOUBLE-PLATEAU

 

L’araignée a pris le ciel en partie dans l’angle du carreau, contre le petit-bois , celui du vélo qui a un caillou dans la poche. Petite-Fille rendue aux portes closes pour bagage, à ouvrir. Non dormir n’est pas que rythme biologique, dormir c’est la menstrue qui remet ovaire . Glissant l’heure d’être dans un passage dérobé, partie du film qu’une forme de censure à bouffé. Il y a eu le moment où sans savoir pourquoi le grillon a été enlevé, quelle rançon . Payer pour ce qu’on a pas fait est la pire mensualité. Les poupées de son peuvent rester dans l’ivraie, ce qu’elle cherche c’est du semis la petite-fille. Boucles raides queue de vache pourquoi ça a pas pu faire meuh ? Manque de train simplement, injuste découpage du paysage. Bataille du raille, pont qui saute. Pas nécessaire de conter Cosette. Les murs ça parle, beaucoup s’en aperçoivent pas. Puis vers midi, le vent d’autan observant sans rien dire à fini par mettre de la couleur dans le suffocant du terne. Un vieux tapis de corde, si tâché de peinture qu’on y trouve l’objet flottant sauvant des trous du navire. Au point de faire naître des montées d’escabeau pour faire prendre le rire aux poplitées qu’un regard caresse du talon à l’aine. comme tout ça danse. L’air d’altitude de l’atelier montre des panoramas sans mort-lente, larges, larges, larges ….

Niala-Loisobleu – 19/10/18

ET TAPE


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ET TAPE

 

Un autocar sourit

la cabane éventrée est toute verte

je te laisse mon billet

comme ce qui halles quatre-saisons

 

N-L – 19/10/18

 

LE BÂILLON SUR LA TABLE

Ancien acteur qui joue des pièces d’eau

De vieilles misères bien transparentes

Le doux fer rouge de l’aurore

Rend la vue aux aveugles

J’assiste au lever des murs

A la lutte entre la faiblesse et la fatigue

A l’hiver sans phrases.

Les images passées à leur manière sont fidèles

Elles imaginent la fièvre et le délire

Tout un dédale où ma main compliquée s’égare

J’ai été en proie il y a longtemps

A des hallucinations de vertus

Je me suis vu pendu à l’arbre de la morale

J’ai battu le tambour de la bonté

J’ai modelé la tendresse

J’ai caressé ma mère

J’ai dormi toute la nuit
J’ai perdu le silence

Voici les voix qui ne savent plus que ce qu’elles taisent

Et voici que je parle

Assourdi j’entends pourtant ce que je dis

En m’écoutant j’instruis..

 

Paul Eluard