LA VITRE ETOILEE DE GIVRE


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LA VITRE ETOILEE DE GIVRE

Devant un marché à qui le mauvais sort fauche les jambes, il n’y a plus rien à voler M. le Président, dit l’oiso, là en tant que plaignant. A quoi sert de lever la main droite et dire je le jure, quand on sait d’avance qu’on ne croira que le menteur.

-Que voulez-vous dire , je ne comprends pas, lui répond l’herminé rouge …

-C’est le contraire que j’eusse rien compris fait l’emplumé en claquant la barre à putes et en s »enfuyant du Palais des glaces déformantes.

L’horloge à quai les heures rament aux avis ronds du club des charmeurs de serpents, la flûte enchantée toujours disponible au panier comme un jeune scout prêt à pas vouloir se faire reconnaître par attouchement du corps ecclésiastique. Voilà le contraste de l’écume des jours. Quand j’allais avec Boris glavioter sur tout ce qui tombe, on allaient au Tabou que pour se débarrasser des nôtres.

Garé devant chez le bougnat mon bout de bois cherche pas fortune,.

Il gèle à fendre  si tu veux que je te fasse mitaines je t’éventrerai peau à peau, comme une bohémienne-extra-lucide, qui lit l’à venir sans mettre un point à la ligne comme ceux qui laissent sur sa fin. Les étages de mes vagabondages descendent en âge au fur et mesure que l’étal-civil dit le contraire. Plus môme que moi, sans rien de sénile ça n’existe pas, , je pisse dru sans discussion prostatique à n’en plus finir, te le jure pas tu sais haut la main que vérifier par soi-même vaut mieux qu’un maux de trop.

Aujourd’hui je me fous des emmerdes à venir, à quoi bon vouloir les deviner, de tout ce qui se souhaite, c’est la certitude absolue qu’elles viendront toutes seules. Quand le matin et après je t’écris, je suis bien tout seul avec Toi,

au point que ça peut pas s’imaginer, y a qu’à voir les commentaires qui n’ont jamais envie de venir. pour ne serait-ce que pour imaginer….

Niala-Loisobleu – 20 Novembre 2018

 

REMONTEES DE RUES 1


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REMONTEES DE RUES 1

Au passage d’une croisée (de chemin) ouverte malgré la nuit enveloppante un air attachant me prit comme un panorama vous garde à perte de mémoire pour vous rendre la vue morceau par morceau

Quand la fenêtre , comme celle-ci, vous envoie son déroulé d’allégories sympathiques, on voit tour à tour passer l’orgue de Barbarie, le noir aux doigts que les marrons-chaud font rire, l’odeur du cornet de frites, l’avaleur de sabres au milieu du chanteur de rue mis en choeur, cç tourne manège de chevaux de bois, je suis à cru avec la baguette en plein dans l’anneau, ouah j’ai l’aqueux du mickey. Monte en l’air, je suis le énième pieds-nickelés, je monte et descends genre grande-roue luna-park – à huîtres tant c’est de plus en plus claire et salé – le Guignol, les Tuileries, Maillol et ses avant-goûts de Botero, ke laisse la Jeanne à ses moutons et continue par Rivoli pour passer Monet me faire un yoga sur le grandes nymphes d’un lotus aux yeux tournés vers les poils de ma barbe qui l’inspire.

Du trou sous la croisée, à ras le trottoir je me laisse envahir chaud au soupirail du fournil, le peint chaud me dit que Paris s’éveille émoi aussi, il est cinq heures, je rentre chez moij

PS- Je dois cette inspiration vagabonde qui aura des suites, à Claudio. C’est en l’écoutant ce matin qu’elle m’est venue. Merci cas ma rade, d’avoir mis un mouillage pour mon bateau…

La sera

Niala-Loisobleu – 19 Novembre 2018

 

 

 

DANS LA CLARTE


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DANS LA CLARTE

 

Au départ le froid aurait pu mettre de mauvais glaçons dans le jaune. Il faut dire que celui-là se boit chaud. Quand j’ai vu la file bien avant le rond-point la racine carrée m’a réjoui. Je n’ai pas trouvé le temps long, des rêves de gosse me sont tenus compagnie, comme ces bras qui remontent à te plaquer deux seins lourds pour que tu respires mieux. Puis un moteur coupé de voiture ça assainit mieux qu’un cumul de taxes sur le carburant pour soi-disant guérir la planète. Pendant que, tu te baladais dans mes yeux sans donner l’impression que le froid pouvait gêner ta nudité. Vu ton âge mon Enfant j’ai pensé augmenter mes caresses comme une présence de chaude doudoune, ça marche m’as -tu répondu de ce sourire que les gosses ne peuvent déguiser. J’ai chaud quand t’es là. A un con test à taire qui braillait laissez-moi passer j’ai haussé les épaules. Maintenant c’est l’heure de vérité, le Roi et son Premier Ministre, jouent tout sur la réaction de l’égoïsme général où l’égo va souffrir de manque d’approvisionnement. Alors à ce moment là tes yeux m’ont agrandi la perspective, j’ai plus vu le monde de laideur. Ta peau lisse avait mis l’ordre en moi sans représailles. Sans hasard, une dame au tronc jaune, m’a dit avancez..

 

Niala-Loisobleu – 19/11/18

L’ÉTERNITE NE PENCHE QUE DU CÔTE DE L’AMOUR


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L’ÉTERNITE NE PENCHE QUE DU CÔTE DE L’AMOUR

Je ne m’aime pas même si je suis mon tout premier prochain.

Cette image de l’homme sautillant sur la
Lune n’est pas plus extraordinaire que la pierre immobile.

Tel homme est malade.
Sa maladie est sociale.
Sa maladie s’appelle la haine.
Il vit. mais il se soigne à la haine d’autrui.

Ce comique imite quelqu’un qui n’existe pas.

C’est la barque qui montre l’ondulation de la mer.

La paix ne s’exporte pas, la guerre, si.

Il est des courtoisies qui surviennent par défaut de noblesse.

Elle m’apporte un verre de soif.
Et elle le boit avec moi.

Mes mains accomplissent, ô miracle, la pierre dans ses seins !

Des dessins rupestres m’attendent chez une jeune fille.
Je dois les recopier sur ma vie.
Qu’elle le sache ou non.

Les pas, étincelles du voyage.

Le silence est un effet secondaire de l’infini.

C’est drôle : la goutte de pluie tombée sur l’arbre s’accroche encore à l’une de ses branches avant de tomber au sol.

Tel poète se retire dans le monde.

Ce que j’aime chez cet artiste flamand, c’est qu’il est un peintre de l’inaudible.

La pierre a la tête dans l’immobilité et les pieds dans le silence.

Par l’immobilité, la pierre fait front à l’absolu.

De la pierre monte l’immobilité comme le rêve premier.

Chez la pierre, l’immobilité est labeur.

Abdelmajid Benjelloun

 

LES SOLEILS VERS 1


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LES SOLEILS VERS 1

 

 

Le seul rythme, végétal

De nos souffles chèrement gagnés

Et des ailes poussées à nos sandales,

Nous pouvons oeuvrer à l’aurore.

Sur la hanche nue de la métaphore,

La main sonne juste

Et ponctue à peine le séjour vibrant du buste

Erigé dans la couleur tremblée.

Oeuvrons encore dans l’intervalle

et aux coupes versées

Dans le grand chantier du matin.

La main sonne juste encore

Et sans emphase

Au secret du tableau

A la peau de la phrase.

Oeuvrons comme on persévère

Et au front lustré de l’entente

Comme des enfants peut-être

Faisons commerce de lumière

De mots et de menthe:

Un lâché de soleils vers

Le geste de renaître.

Barbara Auzou

 

 

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Les soleils vers 1 (Nouvelle série)

2018 – Niala

Acrylique s/toile 65×54 – cadre

850,00 € (encadré)

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DANS LA MARCHE


René Char

DANS LA MARCHE

 

Ces incessantes et phosphorescentes traînées de la mort sur soi que nous lisons dans les yeux de ceux qui nous aiment, sans désirer les leur dissimuler.

Faut-il distinguer entre une mort hideuse et une mort préparée de la main des génies? Entre une mort à visage de bête et une mort à visage de mort?

*

Nous ne pouvons vivre que dans l’entrouvert, exactement sur la ligne hermétique de partage de l’ombre et de la lumière. Mais nous sommes irrésistiblement jetés en avant.
Toute notre personne prête aide et vertige à cette poussée.

*

La poésie est à la fois parole et provocation silencieuse, désespérée de notre être-exigeant pour la venue d’une réalité qui sera sans concurrente.
Imputrescible celle-là. Impérissable, non; car elle court les dangers de tous. Mais la seule qui visiblement triomphe de la mort matérielle. Telle est la Beauté, la
Beauté hauturière, apparue dès les premiers temps de notre coeur, tantôt dérisoirement conscient, tantôt lumineusement averti.

• Ce qui gonfle ma sympathie, ce que j’aime, me cause bientôt presque autant de souffrance que ce dont je me détourne, en résistant, dans le mystère de mon cœur :
apprêts voilés d’une larme.

La seule signature au bas de la vie blanche, c’est la poésie qui la dessine. Et toujours entre notre cœur éclaté et la cascade apparue.

Pour l’aurore, la disgrâce c’est le jour qui va venir; pour le crépuscule c’est la nuit qui engloutit. Il se trouva jadis des gens d’aurore. À cette heure de tombée,
peut-être, nous voici. Mais pourquoi huppés comme des alouettes?

René Char

 

 

 

Ô combien tu m’es de commune présence aujourd’hui encore René…je te croise vêtu de jaune aux quatre coins de l’hexagone et c’est beau comme l’espoir remis au fronton de la devise républicaine qu’un triste sire et sa cour piétinent.

Abus de pouvoir allant jusqu’à interdire l’intention .

Vos allégations minimisantes sont en train de vous rentrer dans la gorge…petit-ministre de l’Intérieur, lèche-bottes à la solde du Roi des Riches…

 

-Un petit-jaune ?

-Oh oui et à la notre !!!

 

Niala-Loisobleu – 17 Novembre 2018

 

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PREAMBULE  – LES SOLEILS VERS


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PREAMBULE  – LES SOLEILS VERS

Comme ta peau que la toile tisse

à lin je te suis

Les sentiers de chèvre accrochés en bandoulière au chevalet

Tes deux poings cognent au rythme que je te mords

quelques parts égales

Cheval ferme sans taureau de combat l’arène se fait chemin

L’enfant sourit du plus loin de son nombril non coupé mis en licol à ma crinière, ce qui chante comme la rosée suinte vers

un alignement de soleils

Passent les oies, les chiens aboient…

Niala-Loisobleu – 17/11/18

UN CHEMIN


UN CHEMIN

La lecture prend la couleur qui habite derrière le regard de chacun. La poésie y ajoute celle de l’esprit plus qu’en tout autre écrit.

La peinture présente les mêmes caractéristiques dès lors qu’elle n’est pas photographique du sujet qu’elle  a choisi.

On reconnait un poète à sa peinture comme un peintre à son écriture, ils ont une sensibilité commune faisant appel à une forme d’espoir permanent que d’aucuns trouvent insensé mais que leur lucidité aborde dans un absolu qui en fait diffèrer la forme.

Pour ma part depuis mon association avec Barbara Auzou, je sais la parallèle entre l’image écrite sur les mots et les mots mis sur l’image menant à cet absolu., bien des chemins parcourus m’ont conduit à celui-ci pour que je puis aujourd’hui le considérer comme majeur.

Niala-Loisobleu – 17 Novembre 2018

UN CHEMIN

 

Jean Tardieu

 

 

Un chemin qui est un chemin

sans être un chemin

porte ce qui passe

et aussi ce qui ne passe pas

Ce qui passe est déjà passé

au moment où je le dis

Ce qui passera

je ne l’attends plus je ne l’atteins pas

Je tremble de nommer les choses car chacune prend vie et meurt à l’instant même où je l’écris.

Moi-même je m’efface comme les choses que je dis dans un fort tumulte de bruits, de cris.

Jean Tardieu

LA DANSE AUX VOILES


LA DANSE AUX VOILES

10h09 j’allume le PC au retour de peurs

un ballet de risques d’accidents s’est répété à trois reprises

les routes ce matin me sont agressives

l’oiseleur a jeté son filet de glu, j’ai eu le sentiment que le camion qui a brûlé le stop à très vive allure allait me clouer au sol

que cache en corps ce jour dans ce brouillard de voiles ?

Niala-Loisobleu – 16:11:18

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Picasso- 1907 – la danse aux voiles

VERS MINUIT


Paul Eluard

 

VERS MINUIT

Des portes s’ouvrent des fenêtres se dévoilent
Un feu silencieux s’allume et m’éblouit
Tout se décide je rencontre
Des créatures que je n’ai pas voulues

Voici l’idiot qui recevait des lettres de l’étranger
Voici l’anneau précieux qu’il croyait en argent
Voici la femme bavarde aux cheveux blancs
Voici la fille immatérielle

Incomplète et laide baignée de nuit et de misère
Fardée de mauves et de pervenches absurdes
Sa nudité sa chasteté sensibles de partout
Voici la mer et des bateaux sur des tables de jeu
Un homme libre un autre homme libre et c’est le

même
Des animaux enragés devant la peur masquée de

boue
Des morts des prisonniers des fous tous les absents

Mais toi pourquoi n’es-tu pas là pour m’éveiller

 

Paul Eluard