LA BOÎTE A L’ÊTRE 12


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 12

BLEUS-BLANCS MATINS 1

Depuis bien avant que pointa le Premier Printemps, celui qui n’a toujours eu d’autre apparence visible que celle de l’Âme de la Pierre, mes yeux n’ont fait qu’anticiper la Naissance. Je laisse les nuits aux salles de travail des maternités, tout contre ce Bleu-Blanc, qui en perdant les eaux, a allumé le Matin.

La route de nuit est épuisante de longueur, lourde d’embûches, cruelle d’animaux cauchemardesques dont les cris font parfois peur aux étoiles quand leur course passant à la lenteur, tétanise l’espérance. Armés de maisons blanches accrochées aux flancs des sierras, mes ongles ont griffé la terre des couloirs du labyrinthe d’un rouge de l’arène, pas pour l’estocade, rien que pour la mise amor. Comme une aube coupant les ténèbres d’un trait rose, tu es là depuis qu’avant tout ce qui a été détruit recommence.

Matin où la Lumière tremble d’humilité

Donnant son sein pour nourrir de sa rosée

l’espace que le vent ouvre

Tu n’as plus lors que la nudité pour t’habiller

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Bleus-Blancs Matins 1 – 2013 – Niala – Acrylique s/toile 61×50

«…Nous ne pourrons dire que le silence nous enflamme que lorsque les paupières intérieures auront le poids des amandes et que les épaules respireront la montagne au coeur de la brise. Alourdis par l’ombre dans la sève épaisse dans la tension qui réunit les bords et le tond nous irons dans le courant qui remonte obscur et léger si loin que la distance ne sera plus la distance. Et un chant naîtra de l’ignorance vive où le silence nubile sera une blanche gravitation et un mouvement de sable réunira les bras des amants,,, »

Antonio Ramos Rosa (Extrait du Livre de l’Ignorance)

J’écris de couleurs pêchées dans l’encrier de ton ventre, posant chaque lettre sur la fondation d’une éternité étrangère aux dieux, que le temporel lucide pousse au seuil des autres pour nourrir un Jardin boisé de l’ Arbre-Forêt, celui de tes seins fruitiers.

Ô Bleus-Blancs Matins

nous voici de nouveau en bas des marches

notre lit est rivière[

Niala- Loisobleu – 23 Novembre 2013 / 22 Février 2017

J’ai été…seulement voilà c’était avant…


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J’ai été…seulement voilà c’était avant…

 

Ma première rencontre avec toi Léo eut lieu au bas de l’escalier de Castor et J-P , angle rue Bonaparte-place St-G-des-P. Il était très tard dans la nuit, bien tôt matin, instant propice au dosage de rosée, pour touiller délicatement le verre de lune. Moment où les électriques éclairages en sortant le boulanger par le soupirail, excitent par l’odeur du croissant show, annonce de la relève.

Les yeux d’un fou qu’une tignasse d’auguste sort de leurs orbites me frappent en plein cœur, il vient à peine d’ouvrir la bouche, que la rage s’est jetée à travers l’écart de ses dents.

Ce quartier de mon Paname, avait choisi tout seul d’être l’unanime asile des contrebandiers de l’espoir, en plein cœur d’une déroute de caractère, toutes ces années de laissés pour compte, naufragés de l’esprit, apogée du fromage-beurre, une pincée de sel, des tonnes de marché noir, servez horreur miss teint guette, maréchal nous voilà, cris de torture au Cherche-Midi à deux pas, avant le dernier tour au Mont-Valérien. La honte est plus forte que l’absence de scrupules. Au moment où elle est écrasée par le vide, elle tranche vif le nerf de l’espoir qui tient vivant

Ce matin, ces années là me revisitent, un couteau au milieu du dos.

Pas pour faire peur, au contraire pour m’assurer que j’ai eu tort de croire au sincère, que loin de les avoir éradiqués les actes de sombres complots, le temps présent de la déchéance la plus élaborée, la misère de tout et son panel de mascarade d’aide en tous genres d’indifférence, de prospérité promise, n’ont fait qu’acérer les dents au lieu de les limer.

C’était aussi lamentable, les politiques avaient faillis, les opportunistes s’étaient engraissés, la chanson était triste et les chanteurs, toutes proportions gardées, aussi mauvais que tous les tatoués d’aujourd’hui. Soixante-et-onze ans que l’Europe a pas joué à la guerre. Un manque dans l’équilibre naturel de la société humaine. Qui tente désespérément de se combler par des substrats extrémistes prêts à remporter la victoire.

Et dans son coin le lambda qui s’enrôle à la trahison naturelle.

Jusqu’ici j’ai été d’une résistance continue à tous les régimes (de privation). N’ayant eu que l’intime conviction que seul l’Amour signifie la Vie , lui donnant son seul sens valable, étant à m’aime de nous faire-à-part, en tant que nous-même, au sein d’un quotidien se montrant totalement étranger à ce concept.

J’ai été…seulement voilà c’était avant…

Léo, toi tu m’as jamais rien repris, ni fait passer de couleur la justesse de ta vision, la richesse de ton expression, la grandeur de ta présence, aussi, si t’es là ce matin, plus montré, c’est parce que tu m’as téléphoné de dire, que rien n’arrêtera l’incapacité à se refaire de chaque être qui se ment à perpète.

Qu’il s’agisse du premier venu comme d’un Hollande, l’obligation de la ramener d’un Obama, la révolte du désespoir de Kiev, comme du Caire, comme de Tunis et, et , et…Poutine n’a pas peur d’aller au terme de sa froide résolution, il sait lui, que la révolution qui détrône les tsars, en couronnera toujours un autre, jusqu’à ce que la civilisation des Césars fasse place à une autre.Les puissants ont déteint sur les êtres ordinaires, trahir c’est devenu si naturel qu’ils n’ont même plus conscience du parjure.

Léo, je glisse ici, un lien pour donner à ceux qui sont trop nombreux à pas te savoir, apprennent beaucoup de choses. Elles sont immensément porteuses d’espoir. Jacques Layani, est à mon sens, celui qui a su t’écrire dans le texte.

Sera-ce utile ? J’en doute, mais je me serais pas pardonné de pas l’avoir fait.

(Attention il y a là un immense mémoire qui donnera aux courageux, la possibilité de se rendre dans 3 années d’archives pour découvrir des informations complètes)

http://leoferre.hautetfort.com/

Salut Léo mon Ami, chante, chante, chante !!!!

Niala-Loisobleu – 15 Novembre 2016

 

Le Bras Peau Blanc


PORTRAITS DU 9 JUIN 2013 050

Le Bras Peau Blanc

L’heure était à me glacer, dans ses sueurs froides, retenu sans défense aux draps froissés. Par le rayon du phare lunaire, les formes en s’agitant du dos sur le ventre, donnaient à la campagne un visage de remous du passé. Ces ombres, en même temps qu’elles me remettaient leurs images d’angoisse dans l’âge du présent,me faisaient entendre les hurlements de leurs instruments de torture. La nuit on perd plus facilement la victoire contre les assauts de ses mauvais souvenirs.

Quand le grincement des roues fige ses rayons dans l’ornière, tout semble s’enliser

le coeur saigne à ne rien trouver

seules les spectres de l’idée qui s’impose

occupent tout le terrain de la pensée

En même temps que le sentiment fort crie au menteur

le loup carnassier mord dans le charnu de la confiance

Quel jour était-il donc du malheur, qu’hier se conjuguait au  présent, arborant sa fenêtre aux accents d’une musique militaire en état de guère ? Où suis-je, de quel cauchemar il me faut espérer pouvoir sortir  me psalmodiaient ces années noires?

L’Amour tombé des nues

Un samedi du moyen âge

Une sorcière qui volait

Vers le sabbat sur son balai

Tomba par terre

Du haut des nuages

Ho ho ho madame la sorcière

Vous voilà tombée par terre

Ho ho ho sur votre derrière

Et les quatre fers en l’air

Vous tombez des nues

Toute nue

Par êtes vous venue

Sur le trottoir de l’avenue

Vous tombez des nues

Sorcière saugrenue

Vous tombez des nues

Vous tombez des nues

Sur la partie la plus charnue

De votre individu

Vous tombez des nues

On voulait la livrer aux flammes

Cette sorcière qui volait

Vers le sabbat sur son balais

Pour l’ascension

Quel beau programme

Ho ho ho voilà qu’la sorcière

A fait un grand rond par terre

Ho ho ho quel coup de tonnerre

Il tomba d’l’eau à flots

Et l’eau tombe des nues

Toute nue

Éteint les flammes tenues

Et rafraîchi la détenue

L’eau tombe des nues

Averse bienvenue

L’eau tombe des nues

L’eau tombe des nues

Et la sorcière se lave nue

Oui mais dans l’avenue

L’eau tombe des nues

Qu’elle était belle la sorcière

Les présidents du châtelet

Les gendarmes et leurs valets

La regardaient

Dans la lumière

… et un éclair qui brille

Et c’est vos yeux qui scintillent

… et votre cœur pétille

Nous sommes sourds d’amour

Et nous tombons des nues

Elle est nue

Oui mais notre âme est chenue

Nous avons de la retenue

Nous tombons des nues

Sorcière saugrenue

Nous tombons des nues

Nous tombons des nues

Qu’on relaxe la prévenue

Elle nous exténue

Nous tombons des nues

Et je…

Mais tombe des nues

Tu tombes des nues

Le monde entier tombe des nues

L’amour tombe des nues

Et vive les femmes nues !

Robert DESNOS (Recueil : « Les Voix intérieures »)

 

Voilà un Autre Jour entrant par mon oeil droit, il se promet de l’ordre dans le flou. Posant les pieds hors de la tranchée du front où s’était déroulé mon combat intérieur, je vois chauffer l’ô hors de la boue noire.

Entre la mie du peint et les fruits encore pendus à ta poitrine, je sentis en premier la vue du bleu avant que me parvienne concrètement l’odeur des autres couleurs qui font l’harmonie.

Que s’est-il donc passé ?

Simplement la vie avec son amour à côté du coeur.

De ce retour d’exil du chemin tracé, le soleil en se levant mains tenant, ne veut pas retenir la blessure pour seule enseigne.

Niala- Loisobleu – 4 Septembre 2016

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LA MEMOIRE DES MUSES 2


LA MEMOIRE DES MUSES 2

Bordé de quat’saisons mon caniveau déverse ses denrées charnelles. L’amour c’est périssable quand c’est juste un arrangement avec la saison. Faut le nourrir, ne pas le laisser sans la becquée. Une chambre de bonne ça commence par devoir grimper cinq étages, faut des forces la vie quand elle commence on peut savoir quand c’est qu’elle finira.
J’ai des doigts de terre à planter. Une âme dans la vue pour l’organe de l’esprit. La couleur de mon coeur est Bleu-Vers-le-Bonheur. Des jambes de vieil enfant ne traçant qu’à la craie à marelles.
Muse est ma Femme. Un tableau où la mer lèche chaque fleur du lin qui la tend. Quelque écume sertie à l’anneau qui relit le ruban à la haute sphère qui l’élève. Je ne bois qu’à ses seins la métaphysique du prisme. L’instant qui fera de rien un tout pour jusqu’au bout. Sans le moindre trait de différence, l’amour ne peut qu’être l’égal partage de l’ensemble.
La peinture d’écrire se taille au couteau. A vif. Ecorchée. Pas de béatitude lénifiante. C’est la mienne celle de dire à mots-peints ce feu d’Elle qui brûle n moi . Je me fous de l’académie, de sa grammaire, de ses canons, de sa règle d’or. J’la peins comme j’lui fait l’amour, à poil, sans sortir couvert de tout un tas d’ustensiles de bonne conduite (hypocrite) de recettes de savoir-vivre (goujat) de minauderies de sacristain (sainte-nitouche) A la Botero, un vrai cul, deux gros nichons et un con bien poilu au bon endroit (pas dans le caractère) pour le silence des mots crus de notre humilité vraie.
Dur la peinture
rien de
Place du Tertre
ni
faire-valoir à touriste
un cri de chair
un hurlement de pleurs
pas un rôt de repu
Vie, vie, vie !
Aujourd’hui du bruit des orgues, la mer ex-voto affiche les noces. La Muse se marie. L’amour elle vient d’en franchir la porte, des fleurs sur la poitrine en promesse d’enfants.
Lui, à sa droite, s’est fondu en elle, invisible . Saura-t-il garder l’Autre ?
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LA MEMOIRE DES MUSES 2
2016
NIALA
Acrylique s/toile 73×60
 
Adresse de mon site officiel: http://www.niala-galeries.com
 
18 Mai 2016

Roue de la forte hune


Roue de la forte hune
Le regard unique en son genre
de toutes choses
pose sur les pierres l’outil à graver la mémoire des pas
Barbelés et miradors aux cintres de la tragédie sous la cloche d’un glas de saloperies
qu’une main tient par la ficelle du gare au
Deux seins
plusieurs fossettes
une longue mèche
la perspective d’un espoir hors d’eau
autant de vertèbres qu’un manège de chevaux de bois
un sourire de nouveau nez et son coulis de babillements
le kama-sutra augmenté avant chaque faim de moi
des luths gréco-romains, des box taille, des zoos parturientes, des ailés copte-taire. un pape franc soit par exception à la règle, de la craie pour tracer un ciel honnête sur le plan des marelles, des pierres à cathédrales, une nuit avec Toi mon Amour avant pendant et après le levé du soleil.
Le tout dans la corbeille de fruits du verger
Et ta croupe pour que je préserve les steppes des chevaux de Troyes
Niala-Loisobleu
1er Mars 2016