NOUS c’est TOI, EMOI


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NOUS c’est TOI, EMOI

 

Des chemins où je vais tout comme Toi, avec mes pieds selon nos chaussures me sécher au soleil ruisselant de nos pluies

quoi qui s’amasse, feuilles mortes vous ne couvrez pas nos nudités

La barque peut tanguer, le roseau se coucher, la pierre reste plantée droite aux échecs et mats des vernis écaillés des portes aux gonds rouillés

NOUS c’est TOI, EMOI

J’ai sorti les chevaux des manèges de la vie pleine de chevaux de frise et chausses-trappes des maux aux aguets, le fil est ténu, à quatre mains l’attelage va plus loin que le cas rosse

J’ai colère de tant d’injustice que le tonitruant de la méchanceté vulgaire passe et repasse sans scrupules, je le crie, ne le prend surtout pas pour Toi

Ce qui de Toi pousse au Jardin d’Amour, est vert deux mains, bleu et sanguine comme la pointe de tes seins, ma Ruche, sans autre soutien que le oui de ma bouche ouvrière.

Niala-Loisobleu – 28 Janvier 2017

PERCEE BLEUE DE TON OEIL VERS


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PERCEE BLEUE DE TON OEIL VERS

Pour te trouver

tendre la main ne donne rien

il y a l’être là

tout entier

plus vivant

que le rasséréné donné par l’objet présent

Au-delà du calme bousculé

que les pas écrasent du trop pressé

collée à dermes

toi tu es

où que je sois

Au banc des phoques d’une sortie en mer

au carrefour du monde dans une rue du Luxembourg

au parvis d’un forum des halles

aux soupirs des gondoles

propres à la place St-Marc

Et en corps juché sur le rocher

battu par un vent rapprochant

aux oliviers de Filitosa

Ton odeur longe les pierres

grimpe

en se frottant aux marques humaines

froissant la graine à l’ouvrir

pour aller au bord de la rivière boire le ponton

embarcadère de l’estuaire

Qui mieux que toi

saurait extraire le goût du fond de la chair

dans la souillure du sédiment

et m’en enduire

couchée à plat-ventre

à chacun de mes pores

Qui sauf toi

ne laverait pas les draps de nos ébats

pour garder sous les yeux le cerne de leur bleu

et les plis de leurs écumes

Je te garde loin

pour t’avoir en tout

intégrale en moi

plus près

marquée des lignes de mes mains

peintes à l’aquarelle de ton désir

sur mon châssis tendu de lin

Réalité-vraie

de la fission cellulaire d’un noyau

toujours en germe

en dépit des apparences d’une fausse notion du sentiment vif

de l’absolu

Tu es la porte d’une cabane suspendue

où l’énergie bâtit la rampe de l’escalier

Eternité transcendantale

que la mort incorpore sic

sans éteindre les feux

du Tout

que nous sommes devenus

par notre seule volonté

de nous tenir près loin

pour nous rejoindre au plus vite

Niala-Loisobleu – 9 Janvier 2017

UN MATIN


UN MATIN
J’ai marché dans l’Autre nuit

étrange sensation de ne sentir de craintes

venues de multiples et qu’importe intentions

tout en sachant que le genre préféré du monde demeure tel qu’à vents

Nous sommes Miracle ou banalité

il me semble avoir fait comprendre

ne croire qu’en la capacité de soi

La pugnacité d’aller au centre de l’Autre

pas dans ce qu’erreurs, maladresses où mouvements fugaces

peuvent induire à ne voir pas le réel de l’Être

Dans son noir et blanc

l’image du quotidien
est une couleur à trouver

Le soleil qui brille
je l’ai pris sous tes cheveux
sous la bretelle de tes seins ballants de vie

Ils tombent
généreux
nourriciers

Tu sais lorsque je t’ai senti mer
au berceau de cette plage, Nous soleil
j’ai pris à deux mains aujourd’hui

Les oiseaux ont séparé le vol de l’inerte
le caillou a balisé
à ton pore je frémis ta respiration…
Niala-Loisobleu – 27 Novembre 2016
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L’ÂME BLESSEE D’UN ELEPHANT NOIR (Extrait)


L’ÂME BLESSEE D’UN ELEPHANT NOIR (Extrait)

C’est de l’étoile que naissent toutes les légendes

la légende de la lumière dans le ciel noir

dans la clairière de l’ombre dans l’éclair des tempêtes

la légende de la nuit à l’heure des ténèbres
Ô mon fils !
tu apprendras à la forêt à être fière de l’arbre
Mamonomé ! eh Da !

l’âme blessée d’un éléphant noir reconnaît en toi son adresse

Si ton itinéraire te désavoue
accepte de tomber sans précaution. La chute
est humaine. Ne pleure pas. Elle est le témoin
de la traversée des sentiers. Ne pleure pas. L’expérience
est au prix
de la marche éternelle.

verse des larmes si
ton coeur mordu par la douleur
te le réclame
mais ne pleure pas

Avec ta main entière sur ton cœur, juste ta main comme repère
tu apprendras à être proche sans te confondre

tu apprendras à croire à ce que verront tes yeux d’homme
dans le désordre ardent de l’obscurité meurtrière

l’arbre qui se consume dans l’épreuve du feu n’ignore pas le recueillement

et n’oublie pas
ta parole est ta mémoire
le silence est ton enclos
aux âmes vulnérables
la patience garantit l’éternité du chemin

GABRIEL MWENE OKOUNDJI

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ET SI EN PLUS IL N’Y A PERSONNE…


ET SI EN PLUS IL N’Y A PERSONNE…

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Tant de processions, tant de têtes inclinées
Tant de capuchons tant de peur souhaitées
Tant de démagogues de Temples de Synagogues
Tant de mains pressées, de prières empressées

Tant d’angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Il n’y a personne

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Il y a tant de torpeurs
De musiques antalgiques
Tant d’ante-douleurs dans ces jolis cantiques
Il y a tant de questions et tant de mystères
Tant de compassions et tant de revolvers

Tant d’angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Il n’y a personne

Arour hachem, InchAllah
Are Krishhna, Alléluia

Abderhamane, Martin, David
Et si le ciel était vide
Si toutes les balles traçantes
Toutes les armes de poing
Toutes ces femmes ignorantes
Ces enfants orphelins
Si ces vies qui chavirent
Ces yeux mouillés
Ce n’était que le plaisir
De zigouiller

Et l’angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding

Il n’y a personne

Et l’angélus
Ding
Qui résonne
Et si en plus
Ding
Il n’y a personne

ALAIN SOUCHON

LAURENT VOULZY

 

Avant de revenir dans ma Naissance…


Avant de revenir dans ma Naissance…

 

J’ai la racine de mon arbre qui fruite

un drain que les caillots philtrent

Au loin rien ne s’écarte du proche, hein ?

 

Sur un ciel noir en serre, le plâtre de paris colle au lattis-lazuli. Jeux interdits. Nous sommes encore tenus au secret des mots mis à nu du sarcophage. Comment le Nil a-t-il accroché la pyramide à l’oeil du Soleil ? Le mystère a seul le pouvoir de garder le grain.Quand le petit gravier de Poucet remontera par le trou de la poche percée, les chemins du Paradis Perdu seront parallèles aux miens.

 

Surtout, surtout, mon Coeur

ne me délie pas de la corde des guitares…

 

Niala-Loisobleu – 31 Octobre 2016

 

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L’aven Bleu


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L’aven Bleu

Te voici

j’ai vu les ris d’ô bouger

quand du calendrier

sont remontées les riches heures

Ce matin que les soirs n’ont pas biffé d’une ride

si tes seins tombent un peu plus

c’est d’un élan naturel

d’en vie de retrouver des demains

qui tiennent leur livre grand ouvert

Niala-Loisobleu – 6 Octobre 2016

A quai les mouettes bavassent autour des tables d’accordéons éteints. Faut pas traîner à recharger les santés…


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A quai les mouettes bavassent autour des tables d’accordéons éteints. Faut pas traîner à recharger les santés…

 

Elle est qui, et quoi veut dire l’info nouvelle ?

Les deux se font la paire en regardant la chaise.

C’est cul quand on y pense, une chaise qui fuit, remarque si tu penses qu’avec ton cul, tu peux éviter de t’asseoir, j’ai rien à faire de toi. T’es pas à proprement parler une assise.

  • On ne construit rien sans fondement dit la Cabane.

Je te vois venir, tu vas me remettre la chaise et le cul comme fondés à former un couple pérenne, insistant probablement que même sur la paille ils peuvent avoir du bonheur.

Pourquoi pas beaucoup d’enfants.

On  entre sur internet comme un troupeau d’éléphants. Quelqu’un qui se tromperait ou va tromper. L’anonymat c’est fait pour ça. Ne s’excusant pourtant pas, on ne s’excuse plus de rien aujourd’hui.

 

Ne rougis pas.

 

En veston, je ne peux rien dévoiler de mon extrême chaleur. Surtout que si je dépasse le seuil, je m’enroule au rideau de peupliers qui longent la rive.

Je me promenais dans une allée du Père-Lachaise, debout, quand j’aperçus un verre solitaire qui semblait assis alors que la nuit était en corps loin d’être tombée de la bouteille. Seulement une absence de clarté manquait pour la lecture du niveau moitié-plein ou moitié-vide.

 

Présence d’un être chair

 

Quand la pelletée de terre retomba je compris que le faux soyeur, était un vrai tisse rang, simplement cantonnier qui sentait la nécessité de désherber le terrain, trop encombré de flou depuis un moment. Et pour tromper le mauvais sort ne buvait jamais au goût lot.

Aujourd’hui peindre l’AMOUR à partir d’hier  en l’affirmant aux parallèles des rails des dernières circonstances

On manque tellement d’encens pour épicer notre vie. Son tous les jours manque de brillant malgré les ors du plat fond que les grosses voitures éclaboussent avec leurs bouses, leur haleine qui pue, les gros nénés de leurs pare-chocs, qui parent rien du tout de tout ce qui n’est que laid.

C’est pas la musique de l’unie forme de l’armée du salut qui mettra du swing dans ce mauvais blues

J’ai pas envie de pleurer quand c’est trop triste.

Mon défaut le plus gros c’est de ne pas supporter l’injustice.

Les larmes que la joie source pas, c’est le puits qu’on mirage au beau milieu du désert,

qu’il y aient des chameaux ou pas d’aboiements.

Ma Muse elle étouffe en ce moment, elle oppresse.

Un air de des pressions qui viennent d’une mode virale.

Une Muse virant noir ça fait tâche, les écoles maudites gardaient la couleur d’un espoir de créateur, l’art de maintenant, ne roule que sous l’or bisness-bisness. Ce qui fout la scoumoune en première intention.

Est-ce un retour à l’auto-portrait d’une société ?

Comme une féodalité du temps des saigneurs.

J’aimerais pouvoir en causer, mais la coupure du fil persiste entre nous deux. Quelquefois dénouer une cravate de pudeur sur la chemise à rayures ça déboutonne, le caillot qui stationne sur le trottoir, non ne rougis pas, tu fais peur aux brins d’herbes.

La plage, les yeux dans l’écume, regarde passer un cerf-volant,

avec sa queue en pavois il marine une aquarelle.

Et des palisses peinant à retenir les oyats, des touffes de pensées prennent le large, un désir de franchir la longue barre noire fermant le chenal tandis, qu’inexorablement, le sable passe son temps entre les doigts des dentelières.

A quai les mouettes bavassent autour des tables d’accordéons éteints. Faut pas traîner à recharger les santés…

Niala-Loisobleu – 30 Septembre 2016

 

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LACRYMALES BLEUES


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LACRYMALES BLEUES

Pendant qu’ils avaient

leur do tourné

le tien tout seul a pris toute la gamme

jolie fugue

J’ai posé mes lèvres au sel de tes yeux

larmes bleues

vagues de harpe

cap au large

Un do plus fin que les autres

surgissant de l’ô

a libéré de ta poitrine

les zèles des papillons

Nous voici aux chants d’oiseaux

accordés

une m’aime couleur de plume

à la main

De loin en loin

nous nous rapprochons

à portée

Niala-Loisobleu

12 Novembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=4uX-5HOx2Wc