LA BOÎTE A L’ÊTRE 26


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 26

MON JARDIN D’ECRITURE 1

Perdu dans un fourbi hétéroclite parfaitement ordonné, où des ficelles, des bouts de bois, quelques morceaux de craie et de crayons de plusieurs couleurs adaptables aux saisons des humeurs humanoïdes de prétendus êtres de chair, le plus souvent particulièrement chers, j’existe plutôt bien que mal au coeur d’un univers recréé pour sortir de l’ornière du Monde.

Humaniste dans l’âme, j’ai commencé de bonne heure à militer pour un monde meilleur. La politique , c’est par là qu’on fait ses premières armes, m’a retenu un furieux moment, avant de me faire toucher du doigt son sens unilatéral d’ambition de pouvoir. Et puis il y a eu tous les chemins par lesquels on s’élève, enfin c’est plus souvent ce que l’on en dit, que ce qu’y en découle. La tromperie est omniprésente. Elle vit en tout. Dans l’intention, l’exécution, le déroulement de chaque acte mis en scène.Elle doit sa réussite à l’espoir permanent qui règle le rythme de la vie. Qu’importe la situation, anodine ou très grave, légère ou lourde de conséquences, rocambolesque ment hasardeuse ou stratégiquement organisée, sans effet ou cruelle,individuelle ou enjôleuses de régiment, utile ou absurde, moche ou prétendument jolie, de confession marquée ou d’athéisme déclaré, le fabulateur a toujours sa place pour lancer l’imposture à la une.

Bonjour les dégâts, tout le monde en parle, personne ne fait en sorte de ne pas en être. Le mensonge a le plus souvent la tête de l’espoir. Lénine relève-toi. Ils ont tué Jaurès.

Dramatique.

Nous voici vomis au macronisme.

Ours patenté, j’ai choisi mon espace illimité dans mon ailleurs.

Je vis qu’en mon Jardin, ignorant tous les mirages vantés par les boutiques de mode. Non asocial, mais absolument pas clubiste de cette société qui pratique la lâcheté à tous les étages en hurlant au charron après elle. Quelle déchéance que cette option de l’abus en tout genre.

Je t’aime pour te tromper, voilà le programme.

J’écris la vie d’un pinceau plongé dans l’encrier des amarres rompues.

J’suis un vieux clochard vivant de ponts toujours ouverts, voilà ce que j’aurais été avant de partir sous un arc-en-ciel, qui n’aura fait que me prêter son landau garni de tous les biens spirituels, et d’un fabuleux trésor d’amour :le sésame donnant accès à l’entrée à ce jardin.

Des odeurs indéfinissables provenant d’assemblages de spartiates et de godillots, un soupçon d’espadrilles, et du râpé de plantes de pieds, en composent l’étrange attraction nasale qui saisit dès l’entrée. Le tout mêlé à des vapeurs de transpirations diverses, que les chevauchées à cru dans les immensités de la déraison, ont marqué indélébiles envoûtements.

Qu’il s’agisse de minéral ou de végétal, rien de ce que vous connaissez n’existe ici. Et c’est tout pareil pour l’animal. Une fourmi dans mon coin n’est pas pingre, elle partage le tour de champ avec la cigale.

Si les arbres causent ce n’est pas pour échanger des mots affligeants au bord d’un chemin de commentaires creux, ou pour s’inscrire à un quiz débile où l’animateur à un souffleur dans les oreilles pour avoir la réponse à toutes les questions.

L’eau se lave plusieurs fois par jour, la mer regardant les dents de ses petits rus qu’elle veut nacrées, pour y mettre son corail. Evidemment il faut un potager, l’esprit a besoin de se nourrir. Alors à côté des carrés de poésie, quelques plates-bandes de musique, sourient aux raves de sel de ris pas râpés Que de fruits pulpeux pendent à la poitrine des cabanes. Les oiseaux déplacent les graines avec l’aide du vent. La complicité étant de mise, chaque partie, même la plus infime, en est vêtue.

C’est ainsi que ce jardin cultive le rêve sans le moindre égard pour l’obsession qui s’acharne, au dehors, à développer ses mauvaises herbes. Entre deux pans damassés, le tant est maintenu ouvert par une embrasse. Fenêtre sur l’infini, le soleil entre la lune au bras. Les étoiles sont amphibies, elles voyagent d’un continent de ciel à une voûte souterraine sur le réseau des vibrations. Verticalement dressée la pyramide de l’amour monte dans le cosmos. Le tôt t’aime ouvre ses yeux vers tous les possibles, ses lèvres envoient leurs baisers en continu.

Le peintre et l’oiseau sont au lit du long fleuve de la vie. En paix ils naviguent. Cathédrale en proue. Petites chapelles romanes en annexes de sauvetage quand viennent les impostures

Dans le rien qui s’attache aux promesses, je perçois mieux certaines choses, Tout change autour de moi, je reste attaché à mes valeurs profondes. La vie se fait son film, en épisodes continus, les acteurs s’enfonçant petit à petit dans leur propre comédie. Jusqu’à ne plus s’apercevoir qu’ils ne trompent que leur égo à force de se mordre la queue, dans des enchaînements de projets n’aboutissant à rien, sinon à en trouver un prochain..

Le mal de vivre repose sur l’incapacité à changer de cesser de tricher avec soi-même . C’est un vaste jeu de dupes, où l’infidélité se prépare à toutes les sauces du plat du jour. Se plaindre de son sort en étant le seul artisan voilà tout le secret de l’histoire des bides.

Demain change tout, me disait encore des années dernières, avant-hier, et hier, une victime de cette société d’aujourd’hui…et avec l’appui du bond dieu…ma foi, tant qu’on y est pourquoi se limiter à un credo pur et sans tâche.

C’est quand deux mains disait le zèbre dans le canot de sauvetage perdu au milieu du naufrage de Pi ? L’odyssée c’est d’aimer comme un fou sans raison préalable,  un point c’est tout !

Niala-Loisobleu – 23 Janvier 2013 & 29 Octobre 2017

 

Le long des Quais 9


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Le long des Quais 9

Couvent des Récollets

Où je déambule

Autour du  puits sur fond de guitare

Quelque chose de moi me retient accroché à ton histoire

Le sol remue du foulé de tant de pas

Ce qui de moi se déchire

Ici se rassemble à réunir

Reflets d’antre prise en mon ventre

Cri du père

Le carreau luit du soleil avalé par le sel

Crépuscule de mon été

C’est le seoir pas la nuit

Des rencontres exceptionnelles

Rien n’ayant faibli

Mort ou vif

Il est dit que j’y reviendrai

Niala-Loisobleu – 26 Octobre 2017

 

Le Ventre où la Chambre d’Echos


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Le Ventre où la Chambre d’Echos

 

Harpe ventrale

Au cœur du Mystère

Bruit d’utérus inséminé par les voix naturelles

Un être va donnant du pied

Rythm and blues

La main se profile empreinte digitale

Du plus loin l’origine témoigne à bruits de sabots

Raucité rupestre inscrite dans les cordes vocales

Burinée empreinte instinctive

Nous sommes de ce non-lieu qu’il faudra défendre

Dents contre l’amère offense

Dont l’innocent nouveau-né devra répondre dès la naissance

Injustice ?

Oui et Non…

Moi je choisis l’initiation

La vie se doit d’être son paradis sans devoir le payer de sa mort

Gardiens pacifiques les oiseaux veillent

Pierre arc-boutée à l’élan de l’arbre

Dans lequel le tracé s’introduit de son savoir

A l’ascension musculaire au disque solaire

Selon les lois de l’Architecture du Ventre de la Mère.

Niala-Loisobleu – 25 Octobre 2017

T’es beau qu’elle m’a-dit R’heureusement, j’suis pas légionnaire que j’lui répondis


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T’es beau qu’elle m’a-dit

R’heureusement, j’suis pas légionnaire que j’lui répondis

A la page ouverte du livre fermé, l’odeur de l’écrit ne baisse pas la tête. Il ne faut pas croire que mon bateau de papier chevauche les prairies d’un océan qui n’existe pas. Là où j’habite il y a une vie sur la carte au milieu de lieux clos d’émotions. Sur ce qu’il reste d’un arbre après la tonte, on trouve que le rabattu rance du mou ton. Sous un ciel qui citronne les bancs de phoque sur les langues de sable d’une large perspective, il y a des empreintes d’enfants qui restent sorties de l’école. C’est au cours  d’un devoir de conte que la maîtresse a ouvert la cage. Des phrases se sont mises à rouler les mots comme des calots, agates aux yeux vers ont dit des grains de virgules, entre parenthèses. Sous la poussière de ma vieille boutique, elles sont toujours attachées à un immense par le fait du simple, mes histoires vécues. Ruines dont l’âme demeure éternelle. Comme un être cher qui n’étant plus de l’état civil demeure néanmoins actif par tout ce qu’il agite en vous. Juste par la grâce des vertus qu’il avait en lui. Parce que la vertu ça meurt pas, c’est exprès pour faire la différence avec le vice qui fait fureur chez les toxiques. Que pourrait-on espérer d’un être nuisible ? La semaine prochaine je sors mes images au fil du caniveau. Je sais par expérience que j’ai rendez-vous avec l’extraordinaire.

Niala-Loisobleu – 17 Octobre 2017

 

La Porte Bleue


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La Porte Bleue

 

Entre des tresses d’herbes, deux ou trois remous tourbillonnent. Cils en battements morses, un sémaphore temporal lance des SOS. La patte d’oreille goutte d’une estafilade laissée par le rasoir. La main a recueilli ce que la jambe tremblante a répercuté par les fibres, ces élastiques infimes, tendus comme des cordes à piano touchées par un marteau. Un marteau qui assène des coups à en hurler du dedans. Une enveloppe glissée dans la boîte à lettres hydrophile absorbe le moindre écoulement du cri comme le mouvement du poing avalant l’injustice. Disséquant un mât, le vent cherche dans  les voiles les théories inutiles. Dans une vapeur des sens,  le trip fait offre de candidature. Une porte bat, des images volatiles se glissent dans l’entrebaillure. Le bois ne meurt, il bat d’une vertèbre à l’autre. Il geint du plaisir de la table où sont posés les verres pleins de tous les hôtes assis sur les bancs du mariage entre tous . Il roule de ces calèches emportant les mariés au bal. Il se redresse après les gémissements des reins dans un labour qui enfante, se détend, cassant la croûte dans l’humidité du ruisseau. Il trempe ses mèches aux paniers, avant de se laisser peigner par le déméloir d’une musique baroque. Frémissant comme un creux de calebasse qui vibre sous la main du tango. Les planchers des estrades résonnent, aux applaudissements des tréteaux.Le bois flotte, ventru de ses cales, bombé du pont, enflé du rouf, roulant d’un bord à l’autre de l’étrave. J’aperçois un nouveau pilotis plongé à l’envers des terres. Serai-je en vue du nouveau village ? A tout dire, je reconnais l’origine des ruelles, des vieux murs croulants, des maisons collées à leurs toitures de tuiles rondes, il y a même des prés d’herbe qui me caressent la pensée. Je saisis mes pinceaux, voilà le chevalet est debout, la vie renaît dans les toiles

Niala-Loisobleu – 14 Octobre 2017

 

Traces d’Outils


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Traces d’Outils

Avant que les premiers signes de la bambouseraie puissent être traduits en clair, me disais-je, que de terrasses on aura du tailler dans la colline pour retenir les rizières. A côté  de l’arrosoir en zinc, du vent resté dans la charrue soufflait comme un buffle. Aujourd’hui les abeilles en péril remuent la destinée de l’Homme. Je sais que ça intéresse personne, mais La Ruche pour moi c’est pas rien. Les Maudits l’ont imprégnée de leurs sudations. Laissant Montparnasse vivant au coeur de son cimetière. Acide d’aisselles, salé de larmes, plus profond qu’un like qui maintenant fait la gloire du creux sans fond..L’herminette a taillé l’Arbre de Vie d’un bateau couvrant l’Univers d’une côte à l’autre. Mains aux cals de cantonnier, combien ont tiré de la pierre de quoi faire hurler la toile quand les estomacs vides collant aux abattoirs de Vaugirard n’avaient rien d’autre que le dernier cri des chevaux à se mettre dans le ventre. Et le temps est venu poser son gâchis, on jette des tonnes d’aliments pour pouvoir produire chaque jour davantage. Putain de pognon, il enrichit les spéculateurs sur le dos des artistes. Les plus reconnus à présent, n’ayant pas eu de quoi acquérir les outils nécessaires à leur travail durant leur vie. Mais pas un d’entre eux qui ait craché dans la soupe. La rage de Vivre ayant pu les pousser à sauter par la fenêtre. Rien que pour ne pas mourir. Juste pour que l’Art vienne éclairer l’ombre d’un petit monde qui geint de ci de là, toujours un bobo quelque part, une peine de jouir, un impossible à franchir et plus inconscient encore:  qui se plaint d’être mal aimé. Mais qu’ont-ils donné ces nains du handicap d’eux-mêmes ? Rien, sont justes bons à ramasser. Dans ma bassine, l’ô fait fleurir mes lacrymales, à en faire jardin d’enfants pour l’espoir de traverser libre de rire quand ça fait mal.

http://www.veroniquechemla.info/2015/03/la-ruche-une-cite-dartistes-montparnasse.html

Niala-Loisobleu – 13 Octobre 2017