De Cap et pas d’Epais


IMG_1989

De Cap et pas d’Epais

Au levé d’un juste sommeil

le matin sent bon le propre.

Il y a l’iode et la coque

qui tirent le ris d’eau.

J’ouvre mon accordéon

en tire une chanson

voilà qu’elle nacre

rien à foutre

des fâcheux faiseurs d’ictère.

Vis mon Alain

tu dois rien à personne

vas où va l’Amour

un point c’est tout !

Niala-Loisobleu – 6 Novembre 2017

EN PASSANT PAR L’EGUILLE


 

IMG_1993

 

EN PASSANT PAR L’EGUILLE

Dans quel sens est le ciel

s’il pleut

je me fous du côté

Celui où je suis

fait

le tour de Toi

Comme un bateau

de tribord à bâbord

de la proue à la poupe

En l’absence de bruit

je n’ai entendu battre

que ta clairière

La cabane est à quai

l’odeur huître

dans sa coquille

 

Niala-Loisobleu – 5 Novembre 2017

Je suis un trou de pigeonnier dans le mur de la Vie


IMG_1990

Je suis un trou de pigeonnier

dans le mur de la Vie

 

Bordant la côte et sans amarre, regarder derrière sa carte entre ciel et mer pour comprendre où continuer. L’émotion tient la plus large part. Croisant les regards avec les mots que les tableaux ont fait sortir des murs.

Rien à dire, tout à porter. Ensemencé du grain venu de loin, de tout près, d’ailleurs, pour lever au m’aime endroit.

Le premier tableau tire un si long train d’oeuvres, qu’aucune force motrice autre que l’Amour n’aurait pu le faire avancer à travers des chants, des cris, des sourires et des larmes à la jetée des estrans.

Les premiers visiteurs. On se revoit de si loin, vivants au-dessus d’un moment mis en consigne. Comme de près, neuf, nouveau mais sans question se demandant d’où il vient.

L’Homme n’est que le vivant de ce qu’il préserve en lui, une peinture à venir, en attente dans un univers en sommeil.  Je suis un trou de pigeonnier dans le mur de la vie.

Niala-Loisobleu – 5 Novembre 2017

 

COURANT


f7d3e6934b47ae474e76e810d05f5a69

COURANT

Les deux mains alignées au courant

alors que l’oiseau est  à la verticale de l’orbe

je m’approche

sans troubler la sérénité du jour qui point

On perçoit l’embryon du tempo auquel l’algue a joint la spirale de sa montée. Tenant le galet au-dessus du sable, l’idée des mouvements déliés par les doigts, prend forme.

Les attentes pernicieuses abandonnées à leurs hésitations, n’iront pas retenir l’embarcation comme des gueuses. Ce qui procède de la proue a besoin de la caresse du sillage.

Je ne veux rien savoir des hanches étrangères à l’instrument à vent. Je me tiens en voûte sarrasine sur la clef.

Niala-Loisobleu – 4 Novembre 2017

LE MOULIN A MAREES


 LE MOULIN A MAREES

Ce qui marque

des pieds

autour de l’eau qui tourne

tient l’oiseau en vol

D’un grain

le chant se propage

sous la pierre qui meule

sans briser la parole donnée

Je me jette à la vie

comme un poisson ailé

saunier de son état

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2017

1280px-Marais_salants_de_Guérande

Ce jour ne fut pas la Nuit


home_chapeau

Ce jour ne fut  pas la Nuit

Pas un instant n’a pris deuil. Ce jour, bien que maintes fois parcouru, n’a rien eu à enterrer. Il faut dire qu’il avait perdu gros bien avant la fermeture de la cabane. Les années d’une vie montent parfois trop haut, mais à côté. Les hommes sont irremplaçables pour faire le vide, sauf en disparaissant. Mais où sont-ils les hommes, je ne parle pas de cette hybridité qui en fait office. Ne parle-t-on pas d’un mirage ? Les traces laissées sont le reste d’un film qui fait plus de sorties que d’entrées. Des montagnes furent taillées pour dresser des façades à l’Humanité. D’un souffle haineux le barbare fait exploser des millénaires. Là où l’Amour a engendré la Voie on fait un cimetière. Dans l’inculte de la nécropole. Ephémère éternité du corps se prétendant Esprit. Si le soleil s’use peut-être cela vient-il de la lune rendue veuve par une civilisation disparue. La lumière froide en entrant dans les veines de la terre fait fondre le contact. Quelque part j’irais au fond de ma poche sortir le caillou, avant qu’il ne soit trop tard pour entendre le frémissement de l’eau migrer les bébés avec les cigognes. Le signal de fumée éteint, .

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 27


main-header_father-nature

LA BOÎTE A L’ÊTRE 27

MON JARDIN D’ECRITURE 2

Il n’était je ne sais plus d’heure

Minuit, mi raisin, pleine figue

Debout retournée tu coulais

Chair sablier

Et sans regarder ailleurs je voyais là, ton intérieur

Dépouillé d’artifices

Calcaires en médiane d’une colline d’herbe haute

Glissades du pinceau trempé aux larmes d’une ondée

Humecté de la pâte d’un mamelon de pré-montagne

Frisson de la teinte fluide

Couleur broyée au pilon dans ton ventre mortier

Quel champ de tournesols

Quelle plaine pour nos greniers

Les doigts mélangés aux pigments tissent nos méandres

Sans s’attarder aux barrages du bois mort

Rejoindre la mer

Et voguer coquillage

Comme on va au bout de son rêve

Lèvres gonflées de la grand-voile d’un

« Je t’aime »

L’encre a gratté la palette

De sa plume en profilant la carène

Le tube s’est ouvert à remplir l’assiette du flot remontant

Appétit bleu sur canapé irisé

Les chênes-lièges nous ont jeté leurs bouées

Au moulin l’olive a graissé l’étrave

Je t’ai dit jetons nos peaux mortes, tu m’as donné le sein

Le tableau s’est offert à la marée

Plein de secrets descellés, de malles ouvertes au déroulement du rite

L’Art

Maître des Cérémonies

A conduit le thème aux mouvements des formes, par l’équilibre

de la

Lumière

Accueillant le concept

Immatérielle entreprise

Portée à quatre mains de l’autel du Nord

Au sud par la voix de sortie des brumes

Sous le règne de l’arbre, immémorial gardien

Autour duquel nous accomplissons le cérémonial

Pour nous entrer au coeur du mystère de la Beauté

Cette île d’Amour

Île est perdue

Eperdu

Et je ne saurais toujours pas plus d’heure qu’il est

Le tant de vivre à écrire les mots peints

Peut tromper son adresse au mauvais numéro d’un jour sans facteur

Qui a perdu le sommeil dans une bouteille à l’amer

Poste script t’Homme

D’une nuit où le charme s’est rompu d’un bout à l’autre d’une toile restée blanche

D’avoir subi

Une intrusion violant la bulle

Dans leurs flots

mes Noëls

traînent sur eux un froid

de

Styx

Niala-Loisobleu

29 Janvier 2014

Et si le brouillard est moins épais, c’est pas par la reconnaissance de leurs fautes que les autres y sont pour quelque chose. Qu’ils s’en mordent la langue et s’empoisonnent. Je tire l’échelle. Une nouvelle fois. Ce qui rampe ne s’envole que le temps de retomber en piqué. Hier la stupidité s’est promenée dans les rues sous la conduite responsable de parents grisés par une fierté déplacée.  Déguiser des innocents pour se faire reluire, c’est dégrader sa famille.. Le monde est devenu laid par une volonté provocatrice étrangère à la Nature. Abrités à l’intérieur des Récollets, les Gardiens de la Transe Mission, se sont montrés vigilants. D’une rencontre importante, une exposition prochaine va naître dans les mois à venir. C’est le Bon Jour pour aller faire dormir la cabane

Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2017

90152cbbc45be3e7f432ebce22d97ff7

Course à Pieds


8350708cb691590de25acdc84e32cfe2

Course à Pieds

Le ciel clignote

tes cheveux sont de mèche avec le vent

je vois qu’ils courent d’un trottoir à l’autre

Je me suis éveillé

une pierre de lune dans l’escalier

quand j’ai ouvert la porte à mes souliers

par un trou entre deux arbres

un poisson-volant est entré

Il m’a dit Bon Jour

viens je t’emmène nager

Nous avons laissé la voiture attachée au ruisseau

puis à cheval nous avons pagayé

ta blondeur ondulait comme un chant de blé

 

Sang pour sang

Le cheval d’abord

le poisson-volant ensuite

et moi pendant.

Niala-Loisobleu – 30 Octobre 2017

 

La Main Courante


Closeup_of_spotted_gull_eggs_0419

La Main Courante

Suivre  à tâtons le bord du monde

approche du sens vertical

Ce que l’aile a détourné dans son vol est contraire au délit. L’absence de rondeurs de la forme ovoïde ne dénigre pas le carré. Seul l’état de siège bloque la libération du cri.

Niala-Loisobleu – 30 Octobre 2017

 

A carreaux tiens-toi, t’auras du Coeur


7a381195b4bc6e967dc2df044e1cccb2

A carreaux tiens-toi, t’auras du Coeur

A me battre le clou, je la carène de la plante à l’épi. Les jours sans, quand tu vois à ne plus entendre la cloche de brume. Les autres aussi, mais si c’est le blues, faut régler le tempo comme on recale l’aqueux du chas pour aider le fil à repasser dedans. Rien ne saurait prêter à remarque quand du foie ça bile à te faire la langue vert de gris. La connerie ne limitant pas la vitesse de la bêtise, elle croît – c’est un comble pour de l’obscur – à la vitesse-lumière. J’lui disais des essences de bois à cabane. De l’exotique pour le santal qui dégage les bronches, au séquoia pour les boules. Vînt alors le vieux chêne, blasé de la justice à rendre genre dégobille. On lui pèle le gland avec la différence sociale entre l’yeuse qui garde ses feuilles vertes et le liège qui les perd mais reste fluctua nec mergitur. Alors  hésite pas à prendre du être. C’est le meilleur.Ma parole on doit savoir que l’injustice c’est ce qui nourrit l’homme. Tiens il te suffit juste l’écouter cinq minutes. Il va accuser les autres en ignorant totalement qu’il en fait partie. Une salope pire qu’une pute accro de la lime au trottoir des sous en mise tarifée selon le choix, sur place, dans la voiture, sur le ban contre l’arbre. Il en voit des terribles ce pauvre, écorcé au couteau pour un coeur initialé pour la vie qui va pas passer l’année. Ma parole si je mens…

La Parole

Ton vœu qui répugne à l’aisance d’une trame

appauvrie,
Balance entre deux morts.

Les marges se resserrent autour de ton lingot aride
Et déjà, le dernier refuge, le feuillage, flambe,

O ma parole en perte pure,

Ma parole semblable à la rétraction d’une aile extrême sur la mer !

Jacques Dupin

Sois belle et tais-toi. Non, dis tout et ne change rien à ton visage, la beauté c’est l’âme pas le corps tiré au canon. Les compliments de menteurs c’est pire que l’affligeant, c’est une injure. Quand le public se lève pour applaudir casse le prompteur. Artiste c’est pas se faire chanteur, écrivain, plasticien, jongleur, etc.. Artiste c’est savoir l’art de pratiquer avec maîtrise la connaissance approfondie que l’on a acquise en tant qu’humain en tout premier lieu et ensuite dans la profession que l’on a choisi. L’idéal de l’ensemble vivant, la voilà la Beauté où elle se trouve.

Niala-Loisobleu – 29 Octobre 2017