Le Jardin Retrouvé


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Le Jardin Retrouvé

De tous vents

Terres connues nouvelles semences

A pics défis

Eaux mortes

Sables émouvants

Carreaux des marais

Furie ventre marin

Fantasme mûri dans la ferveur de l’estran

Creux  d’aisselle, glissade du sein qui jongle avec l’autre autour de l’aréole, soucoupe lancée en toupie

La touffe d’un go aimons gardant la crevette accrochée en son varech

Viendra l’amplitude du compas des cuisses en sécante de la spirale des hanches

Alors les fesses se projetteront sans fausse-honte au lointain qui refuse de se taire, tout dans le don de la course qui remue les fragrances des chaleurs animales barattées dans le vaisseau rompu d’amarres qui dénie l’encre flottante

C’est le seoir qui pousse  à la crête, le coq à chanter sans retenues les vérités tues. Moments avalés dans un étouffement, non-dit involontaire, sournoise intention d’ailleurs, jalousie hideuse projetant le détournement du naturel.

Aimer vivre en peignant libre.

Niala-Loisobleu – 16 Novembre 2017

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LE JARDIN DE NIALA

9 Rue de la Chaume

16100 BOUTIERS-SAINT-TROJAN (Cognac)

Tél. Mobile : (33) 06.84.19.18.49

http://www.niala-galeries.com

Exposition Permanente

Entrée Libre tous les jours même le Dimanche

Le long des Quais 7


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Le long des Quais 7

Vivre c’est l’ouvrage que nous devons construire. Si l’on devait considérer qu’il arrive un moment où il est fini, on ferait l’erreur de n’avoir rien compris au sens intrinsèque de la vie. La notre n’a jamais été la vie, pas plus qu’elle le sera jamais. Elle est juste une pièce de sa charpente. Un de ses éléments constructifs ou démolisseurs. Les deux à la fois dans les grands passages de rénovation. On ne construit jamais sur la ruine. Chaque instant devient donc primordial. C’est toujours aujourd’hui que je dois vivre, pas demain. Je vis jeune tant je me fais vieux. Parce que ce que j’ai vu constamment dans ses yeux c’est la vérité, pas le mensonge qui arrange pour fuir. Je suis enclin à pleurer sans me cacher, n’importe quel jour de l’âge qui est le mien. Parce que j’ai pas d’érosion de ma sensibilité. Et surtout pas honte de mon âge. Les voies de la raison n’ayant de sens que si leurs aiguillages sont connectés sur la folie. Pourquoi ce serait toujours mieux derrière. La seule réponse qui me vienne serait que je ne sais pas faire présentement et encore moins devant. L’amour n’est pas le passé, l’amour ne peut qu’être l’avenir.

Niala-Loisobleu – 15 Novembre 2017

INCOMMENSURABLEMENT


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INCOMMENSURABLEMENT

Ombres ailes
ta voix au soleil bronze des reins
tu pleus rire j’ai mis mon costume marin
ma foi reembobine l’écran de plusieurs images
c’est vrai que je préfère de loin ton visage
aux mires de Sire Grévin

Selon l’accent qu’ont certaines minutes
les heures n’ont plus les mêmes kilomètres
question d’étalon-aiguilles

Et de la rue du tant qui passe
une odeur de refus moud le poivre au pré salé
roulant d’un cri de guitare sèche les pluies de la tristesse
pendant que Prévert lève la pointe du pied pour replanter les feuilles mortes

Des cris de mouettes s’envolent du môle
tirant le chalut au trait d’argent battant des ailes
battement d’ouïes tu m’as glissé ton assentiment

La marchande de crevettes a sorti les roses du gris
pendant que les enfants jouent à colorier les nuages
Mon Amour mille et une nuits bassinent les draps
Ce soir deux fois deux mains feront l’anse de palmes yé
.

Niala-Loisobleu
14 Novembre 2017

Le Cheval d’Octroi


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Le Cheval d’Octroi

Dans l’horizon démâté le fil discret du vent recoud un pan de voile. Le sourire de ses doigts fait petite-main. Ne dérange pas la réflexion de la mer intérieure. Elle se faufile un canal reliant l’incorruptible eau primordiale. Claquement d’Elle, oui ma Muse, je t’entends, restes cachée du panneau. Ce qui se prépare dans les cuisines du Quai des Orfèvres est du brouet pour l’élevage du sot mont. Ce qui dessert à commémorer fait artifice. A la première barricade dîtes que la poésie est insoumise aux papiers.

Niala-Loisobleu – 13 Novembre 2017

Qui suis-je sinon ce que je ne craie pas ?


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Qui suis-je sinon ce

que je ne craie pas ?

Tu viens de ces levés qui couchent la raison
et ses mi-graines
sous les ruades du sang de l’espoir

Muselant à la niche les clochers plantés sur les aiguilles
de la férule de Chronos
ne portant plus au poignet que le pouls de l’allant droit de vent

Libres espaces vers lesquels glisse ton ventre coque
que tu harponnes toutes cales ouvertes
au devant de ta propre découverte en boutant hors le scepticisme

Troussée des habitudes
usinées aux manufactures de guerre lasse
ficelant l’affranchissement d’un timbre sourd à l’éveil

L’interdit laissé aux gardes-fous du décor, saute élastique
tu voles alors de la couleur mimétique des marées montantes
en sel à la conquête de toi-même, évitant l’échouage des méduses de ton ombre

Des bois flottants noués aux orées de pontons ancrés
font étapes d’ile en île, faisant reconnaître
l’anonyme matricule par l’utopie salvatrice

Ce qui se touche a plus souvent  la nature du vide que ce qui rêve.

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2017

Tu es là, raison de plus pour que tu viennes


 

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Tu es là, raison de plus

pour que tu viennes

T’as les pieds dans tes godasses,

regardes quand même si le sens des chaussures est bien à l’endroit.

La signification de l’ensemble a le même fondement, ce qui varie sans doute, c’est sa façon de faire. Tu sais c’est l’application du rêve où tu cours sans avancer. Tout est en place et il manque le principal. Peut-être faut-il monter dans la cabine de pilotage et te mettre à la chek-list ? Rappelles-toi le principe du palais. Tu places l’aliment dans ta bouche et laisse monter son goût, tu sens la saveur des arômes envelopper ta langue, la saveur va descendre dans ta gorge….si rien de ceci ne se passe, tu peux dire que tu as seulement bouffé sans avoir rien goûter.

Voilà c’est exactement ça, t’as trouvé, je suis à table mais pas dans l’assiette, ni dans le vert, je cherche à croquer. Rien. Je veux laisser ma langue fermer les yeux pour glisser à l’entrée du pore. Qu’elle aille reconnaître le relief. S’insinue dans les creux. Se glisse sous les fourrés. Descende les crevasses. Plonge dans le flot d’un battement sanguin. Sous-marine dans le vaste aquarium de la volupté des grands-fonds.

Oui, se laisser retourner la peau des lèvres à l’émail des écailles qui tournoient de haut en bas et de bas en ô. C’est l’onctuosité et le râpeux tout à tour, le sucré-salé, cette rencontre qui ne peut se décrire que tu cherches à retrouver.

Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2017

 

Tremblement de Taire


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Tremblement de Taire

 

Poinçonné de mon haleine le tuf de l’Atelier a cédé passage à force cris. La mule se cramponne des quatre sabots pour rester dans la crasse ignorance. Qui a vu ? L’homme fort en gueule déhale la lumière plus vite qu’il ne passe la barrière de corail.

La couleur essence, la couleur est sens.

Le jour où j’ai dégrafé ton corps sage du passage public, je ne parlais pas avec mon appendice caudal. Je m’étais ouvert la veine pour l’écusson, une greffe sans méandres au coeur du noyau. Qui s’en rendu compte à part cet instant qui nous mis à part ?

Les mots qui sont posés sur le vernis d’étoile étendent l’ombre bien au-delà de son territoire naturel.

  • C’est du peint à la main ?
  • Non à l’aile de l’âme si tu pouvais comprendre de te taire eh Bouffi…

Le bruit est matière à discussion. La coque qui glisse entre la voix du vent et la profondeur de l’abysse, tient en totalité, l’origine du mystère originel. Les seins qui se balancent à ta poitrine, portent le Verbe de l’Ô Vers.

Derrière la grimace du tilleul quand la chaume se vit devenir un parking, il reste les bribes du vol de l’oiseau ne touchant pas terre. Je sauvegarde la teneur du fil de la rivière souterraine, ne pouvant le confondre à l’égout de surface du pot d’échappement. D’appréhender qu’après moi il restera en Toi, cette part féconde de ma semence, comble la prétention de la trace.

Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2017

PREMEDITATION


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PREMEDITATION

Une goutte au bout d’une tige

Sur le fil de la vague un bouchon d’oreille cache le rivage

J’ai sorti le couteau du sable.

Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2017

 

Voilà l’atelier les yeux grands ouverts


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Voilà l’atelier les yeux grands ouverts

 

Derrière les montées de l’harmonica, le fer à cheval balance sur son sabot. A la une des journées pas de gros titre sur le dernier souffle de l’éolienne qui tirait l’eau à la ferme. La marque laissée par les roues, aube d’un sentiment autour des piles du pont. Sans doute restera-t-il un goût d’écrevisse au-delà de l’enfant que je suis. Le caillou qui bat dans ma poche se blottit contre ma cuisse sans que Jupiter la ramène. Quel goût a-t-elle ? Le mystérieux assemblage d’une aisselle qui se serait descendu la colonne jusqu’au mont de Vénus. Mystère olfactif qui retourne sans cesse au premier cri. Les murs de l’atelier tendent le clou pour se faire accrocher, retour d’expo, dans l’atelier le regard des visiteurs a suivi.

Niala-Loisobleu – 7 Novembre 2017