Test Amant au Point du Jour


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Test Amant au Point du Jour

 

Nanti d’un fabuleux pouvoir de transcendance j’ai le moyen de remettre les apparences en ordre. Il y a urgence à veiller voir juste dans ces conditions atmosphériques particulièrement tourneboulantes.. La pensée positive fera boussole, Nord, barre en avant toute !

Un rideau  peut être tiré

l’accès n’a pas été cousu pour autant ses trous respirent, en particulier, ceux qui ont canalisé tes pensées. La présence pour se faire plus proche à besoin de feindre l’éloignement.

La vérité n’a pas pâli, l’absence de luminaire au grand jour est de saison, il faut sonder sous la peau où la flamme brûle en corps

pour retrouver les rails de traverse à l’abri dans la douceur harmonieuse des parures de dentelles

le sous-bois garde la force intime du sentiment au taillis d’une promesse faite.

Collé ton subconscient à la portière. Cherche, devine, trouve.

Par frôlement les tissus disposent les parfums à l’écart de l’escarbille du dysfonctionnement de la nature. Laissons-lui le disperssement des suies et autres scories.

De ton appendice soulève la lisère du tissu, Les antennes des longs frisons de l’aine te replaceront en pool position.

Niala-Loisobleu – 4 Janvier 2018

 

Illustration: Oeuvres surréalistes de Patrick Gonzalès

BOIS D’ECRIRE


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BOIS D’ECRIRE

Les gifles de pluie claquent contre le pare-brise, j’avance dans une perte d’horizon, la tempête a attaché le bas et le haut en un seul corps liquide. J’avance de mémoire, la forêt  et la mer sur le pont.

Elle sort de sa robe à nu

Bruit d’essuie-glace

Eléments

A la cabane, le bois en tremble autant que ses anciennes feuilles en désordre. Impossible de laisser la barre aux odeurs. Même à pied, les mains n’en trouvent plus où s’accrocher. Le vent est différemment fou que ce que j’ai pu avoir ici dans l’idée, en m »allongeant sous les branches dans le calme abandon développé par les roues du vélo. Promesse faite  d’ignorer ce qui n’aurait rien fait connaître.

Tête-bêche

La toile se retend au froid, prête à se donner aux doigts à écrire.

Ce qui ruisselle d’elle, vole au saint des seins.

Niala-Loisobleu – 2 Janvier 2018

FREMISSEMENT MATINAL


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FREMISSEMENT MATINAL

Le domaine dans lequel j’évolue reste différent de ceux qui l’entourent. Les paysages partent des mêmes ingrédients, enfin c’est ce qu’il me semble, mais à l’arrivée beaucoup de choses changent en eux. La vitesse de transformation s’accélère, beaucoup de mouvements aériens élèvent le point de segmentation. Un enfant marche à côté d’un univers qui ne lui ressemble pas. Il s’arrête souvent, lève la tête pour se mettre à la taille des choses sans pour autant avoir la moindre envie d’y associer sa stature et ses signes extérieurs. Ce qui le marginalise, reste en dehors de toute nécessité de remise à niveau. Le blanc d’une petite fille l’accompagne partout. Si ce n’était le rose de sa vue, l’immaculé prendrait place sur tout ce qui constitue le fond. Innocence, pureté, des vertus qui n’ont pas à être inventées, elles sont innées dans mon périmètre non enclos. Le rire moqueur qui naît spontanément derrière cet aveu, est laissé accroché à la chaîne de la niche où il stagne. La petite-fille a fait un mouvement de vague avec sa chevelure, des papillons bleus y sont venus danser. Un vieux cheval de bataille, relis ses cicatrices pendant que la Muse l’accompagne à la guitare.Certains mots comme rancoeur, n’ont aucune place où s’asseoir et encore moins tenir debout. En revanche tout ce qui frémit trouve sa peau de fourrure au pied de l’âtre sienne. Un lieu imbécile disent des troupeaux qui ne font que passer. Certainement vrai suivant la loi du nombre. Pourtant l’unique de l’être et le nombre s’annihilent. Au coeur d’une poche à cailloux, un vélo suit les odeurs laissées par les traces animales. Le corps vibrant des amours donne sa place au sexe de la vie sans élucubrations préparatoires et inclusions de colorants. La sexualité végétale minéralise des chutes d’eau ascensionnelles. Voyages renouvelés dans une m’aime transparence quotidienne. L’enfant double, fille et garçon, n’a pas à recevoir de messages d’orientation pour hâler son chemin vers la Lumière. Ne me demandez plus de consignes pour vous aider, j’ai compris que vous êtes les seuls à pouvoir pourvoir pour vous. Mes lèvres ne sont pas pétrifiées, elles sont justes fermées à ce qui nuit au silence.

Niala-Loisobleu – 29 Décembre 2017

DIVERGENCE


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DIVERGENCE

 

D’un coup d’oeil rapide que reste-il après le tour du décor ? Il y a tout ce qui n’a rien à voir avec l’idée qui vous habite, des meubles, des objets, formant une ambiance qui est  étrangère au fond de la pensée, mais qui se fait aussi son véhicule. Chez moi peu de choses n’ont rien à voir avec ce que je suis. Même dans le réfrigérateur, on peut me trouver. Je suis un saucisson, un fromage qui pue, un vert de salade, un bocal de cornichons. Et là, présentement je me transbahute à côté des livres, de leur contenu, des sculptures, tableaux, dessins, souvenirs, relais, bornes de vie jalonneuses accompagnées de la présence de ceux qui se sont assis dedans. Avec qui j’ai fait l’amour sur un tapis, un fauteuil, une table, assis, debout, marchant…Vivants, de cette façon qui les caractérise, qui n’appartient qu’à eux. Surtout celles-là, les belles images, avec qui j’ai l’envie intacte. Depuis plusieurs semaines on m’a fait entrer dans une OBLIGATION DE PENSER. Entré dans une divergence causée par Noël. La fête chrétienne la plus païenne qu’il m’ait été donné de connaître. Mais je ne peux tomber dans l’excès contraire. La connerie a ce don de pouvoir se loger partout. Aussi je suis intimement parti à Millas. Je m’y reconnais en rien qu’à me taire pour mieux accompagner. C’est pourquoi je vous dirais pas. Je suis pas une émission people, vous avez ce qu’il faut, rien ne manque. Voilà et le reste, moi aussi ça fait plus qu’il ne m’en faut pour pousser de toutes mes forces ce jour à la porte.

 

DIVERGENCE

 Le cheval à la tête étroite

A condamné son ennemi.

Le poète aux talons oisifs,

A de plus sévères zéphyrs

Que ceux qui courent dans sa voix.

La terre ruinée se reprend

Bien qu’un fer continu la blesse.

Rentrez aux fermes, gens patients;
Sur les amandiers au printemps
Ruissellent vieillesse et jeunesse.
La mort sourit au bord du temps
Qui lui donne quelque noblesse.

C’est sur les hauteurs de l’été
Que le poète se révolte,
Et du brasier de la récolte
Tire sa torche et sa folie.

René Char

 

Mon grand-père m’a raconté ses Noël en tranchées. La sienne et celle de l’ennemi déclaré faisaient trêve pour une nuit. Imagines la fête, tu t’empiffres de casse-croûte à soldat, de cocktail à monter à l’assaut, parce qu’à l’aube tu tueras où tu seras tué… Là qui sait, la mise à jour fera en sorte de mettre un attentat quelque part. Faut prévoir les commémorations, c’est ça gouverner.

Je souhaite des jouets en bois d’oranger, l’olivier ça un côté casque bleu qui me dérange. Tu sais dans une nuit où y a plein d’étoiles, le gosse qui voit rien qu’il aurait pu demander à faire l’orgueil des parents, tranquille dans la pureté de cette chandelle à part, qu’on saura jamais qui c’est qu’à le briquet, mais qui finit toujours par allumer la joie de l’enfant.

Niala-Loisobleu – 24 Décembre 2017

Cicatrisation


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Cicatrisation

De la fatigue kilométrique ressurgira la vapeur des chevaux

Posant l’écume aux dernières courbes mouvantes de la vague

 

Lèvre du large cousue au bord atteint

Un fil conducteur connecté entre les dents

 

Nous n’aurons plus alors la nécessité du temps

Parvenus enfin à la fontaine du courant en une seule et m’aime bouche ouverte

 

Niala-Loisobleu

20/12/17

 

 

Nerf Auditif


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Nerf Auditif

 

Pas de neige au sol

juste du coton dans les baffles

ce temps buvard

pompe le fond sonore

 

Il faut avoir l’oreille au sein

pour entendre ce qui demeure

 

.Ce qui est mis sur le devant

a-t-il vraiment le reflet du tant ?

N’oublie pas que la sève

se protège sous l’écorce

 

De mèche la longueur capillaire

pousse par le casque des écouteurs

 

Niala-Loisobleu – 20 Décembre 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 30


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 30

Quand c’est trop chargé de souffrance, ce vouloir faire mal chronique, qui repasse comme une vérole qu’on a pas cherché, mais qui vous attrape par l’endroit des omoplates alors que vous n’aviez que d’aimer dans la pensée, faut vite nettoyer, pas attendre que ça gangrène.

Alors j’avale le vomitif pour cracher comme en ce mois de Décembre  2011 ….

N-L – 18/12/17

 

JOURNAL INTIME D’UN VAGABOND – 1

23 DECEMBRE 2011

Le temps est très gris, plus mouvant du dedans qu’il n’y paraît dehors. Moral en avis de tempête. Voilà 42 ans que j’exècre Noël depuis qu’à celui de 69 j’ai perdu mes 3 enfants. Passage encore plus difficile cette année.

Toi Hervé, mon Petit-Frère tu t’en es allé ce Printemps.

Je t’ai conduit là où tu voulais rester à demeure. Après tant de traversées, c’est dans cet archipel des Anglo-Normandes que tu continues d’être bercé par les marées.
Je t’ai déposé aux Minquiers, ce gros caillou dangereux où tu allais les yeux fermés. C’est chez toi, et c’t’endroit là, y’a pas mieux pour avoir la paix.

Quand j’t’ai laissé avec les roses jaunes, tu m’as dépêché les dauphins pour me dire d’aller sans pleurer. T’en as toujours eu d’bonnes, sacré Matelot. Vas et tu trouveras mon cadeau d’amour…Un qui meurt, une qui naît. J’en tremble à hurler !

T’avais pas menti, toi, mon Hervé….quand je l’ai trouvé cette vision de ton élément, j’ai failli tomber par-dessus bord. Elle était plus belle que vrai. J’en ai fait cette série pour toi, « Marine » à me retourner la viande d’un élan qui m’est remonté d’un il y avait si longtemps, qu’en un sens j’y croyais plus.. Ah de partout qu’elles me sont sorties les couleurs, de mieux qu’hier, rien que du pour demain. Je me suis re-né au point de faire des engrossements à se métamorphoser l’humanité. J’aime pas les gurus, c’est des charlatans pires que les politiques, puis y font commerce chez les démunis de coeur et d’équilibre. Il y en a tellement qui accusent la société d’être tordue au point de pas voir qu’ils se plaignent d’eux-mêmes. Moi je trouve que donner ça ne peut qu’être gratuit, j’prends pas d’honoraires pour soigner.

Depuis que les fêtes approchent le maudit sort de 69 s’acharne à revenir de toutes les manières, serait-ce le mauvais oeil qui aurait eu des intentions de me faire le coup du sortilège malfaisant ?

Oh MARINE 9 retourne-toi là où tu es, et coupe le sort ! Nom d’un bord d’ailes, ne tue pas la générosité !

Niala-Loisobleu
23 Décembre 2011

 

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Rimes Riches a L’Oeil


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Rimes Riches a L’Oeil

 L’homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l’homme à l’humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n’agis qu’à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient !
Qu’ils soient de Château-l’Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,
Je les rejoins d’où qu’ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares
Ou rois des îles Baléares !
Qui, tels des condors, se soulèvent !
Mieux vaut le moindre engoulevent.
Par le diable, sans être un aigle,
Je vois clair et ne suis pas bigle.
Fi des idiots qui balbutient !
Gloire au savant qui m’entretient !

Alphonse Allais

Love Marine à Barbara


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Love Marine à Barbara

Merde à Vauban
Bourcefranc
Passe de l’Aiguillon
A ô l’héron !

Ainsi chantait l’impertinent oiso en sautillant d’une cabane verte à un sourire rose, salant beurre et sardine en trempette dans le bol d’air.

– J’ai le jaune à cale et hop sous marine étale

T’aurais vu la tronche de la balise qui l’avait bosselé la veille que t’aurais dit avec lui, bien mal à qui profite de la marée pleine pour miner le chenal. Un vieux proverbe qu’on se dit encore dans les cabanes retirées des marais de légendes.

Les genêts sont demeurés aux landes, ouais je sais ça fait eh dame de campagne.
Bof à chacun son moulin, comme disait Cervantès de la Mancha qui aurait aimé visiter l’Iroise en bateau plutôt qu’en Rossinante. Moi j’dis plutôt (comme un chien pote ami, à chacun son destin. Si tu te le prends pas à deux mains, compte pas sur ce qui a filé hier. C’est la stase que j’préfère comme chantait Thermophile un hydro qui carbure toujours mal en temps de crise de pet troll.

Le  vert canal, m-doux mi-sel, vanne la bourriche en panneau de brandes. J’ai du tamaris à côté de mes vases, pour que le nessaim s’allergique pas (aujourd’hui le virus est partout, mieux vaut de l’hors que du faire blanc).

Le vent s’est levé tôt, allons cueillir les dernières figues à la Tour de Broue. Aussi loin que mon coeur voit le ciel et l’eau se confondre, si tu tombes ça fait moins terre à terre. Alors rien dire aux rapporteurs, resté taiseux à leurs paniers. L’amour qui couve fait les plus beaux oiseaux. M’aime que les prédateurs y enraye le fusil. Le vrai c’est pas celui qui passe, c’est le grand teint, le pigment pur qui défie le temps.

Jaune, vert, rouge ma trémière grimpe à la verticale, le front déjà dans le bleu de la prochaine toile. Peins, peins, peins c’est soleil !

Niala-Loisobleu – 17/12/17

 

Anatomie du Langage


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Anatomie du Langage

Des coups de sève battant
l’enclume des feuilles à remplir

aphone de bon sens

qui
importe quoi qui tienne

au-delà de personne ?

Les résonances ne font pas de rappel
elles gravent à l’aigu
la grande élision dans l’apostrophe

Maraud dis-moi, sous la saignée de l’écorce
coeur au couteau des veines
l’intégrale du verbe primordial

Au dehors du temps
pieds en cap de vents porteurs baignés d’étreintes d’embruns
rigole-affluent
sillon tranché par un soc volcanique
attelé à la ruée des bras d’espérance
défaits de leurs mortes branches
qu’un quotidien ordinaire prothèse au vivant

Qui hors l’amour
pourrait s’entendre sans besoin de dire ?

Niala-Loisobleu – 15 Décembre 2017