MORCEAUX DÉCHIQUETES DU MONDE – CE JOUR EN LENTS BEAUX


MORCEAUX DÉCHIQUETES DU MONDE

PAR ALAIN JOUFFROY

I

Ne trouve pas ton destin dans ta poche

C’est toujours ailleurs qu’il faut chercher son lieu

II

En moi quelque chose du furet
Ne se solidarise pas

La migraine double le poids de mon casque
Mon vrai bataillon est une futaie lancéolée
Et la bataille — soleil sous le couvert — aveugle
Celui à qui les nuits polaires sont familières

Les dés ont été mal jetés dans nos tètes

La locomotive sur laquelle je travaille

Ne me fait pas avancer

Les flammes la fumée des hauts fourneaux

Remplissent mes reins de colère

Je suis raidi par l’Ophélie de la guerre

Mais je tape toujours à côté

III

«
Vous — là-bas — devant la table rouge «
Idiot

«
Ne voyez-vous pas que vous mitraillez «
Les trois tilleuls du fond ? »
Non

Je suis jeté fourbu hors du peloton

Mes guêtres sont mal attachées

Les boutons d’or irisent une seconde mes sourcils

Je halète

Le chef de file me tourne le dos

S’enfonce dans l’ombre bleue des premiers sapins

Et me laisse intact — ahuri

Au centre oublié de la lumière

Il m’est arrivé ainsi de tuer des oiseaux

Que des soldats ont ensuite mangé sur mon dos

IV

Je ne me suis pas encore délivré

Du parfum prophétique de ces journées

J’ai pourtant traversé des sous-bois

Illuminés

Croisé bien des visages porteurs

De pays où je n’irai jamais

Soir et matin engrenés
Aux avant-postes de la terre
Encore des antennes
Encore des cris
Et plus loin surtout — des ultra-signes…

CE JOUR EN LENTS BEAUX

Si l’on savait quoi devient la position du tournesol dès qu’on tournera les talons, on reviendrait sur l’idée que la lumière est une question de bon axe. Vas te faire foutre tu plantes ton clou sans que le moindre grain d’ombre retienne ta pointe et à peine tu pars que le pivot se fait bouffer la droiture par la rouille. J’ai assez de dire que ma tête est pas à claques, si je faisais ce qu’il faut, j’dis pas, mais me prendre une mandale en plein sourire et dès le matin, non, ça me fout colère. Dommage que mon refus entraîne des dégâts collatéraux car je ne vise toujours que les coupables, pas les innocents. Oh ça bouille et il serait bon de savoir que ne mâchant jamais mes mots si je prends quelqu’un dans le viseur je rate pas de cible. Seulement j’ai pas la rancune, j’ai réglé, le compte est soldé. Alors pour la partie sale je ne connais qu’une toilette qui m’aille. J’ai peint. La laideur la voilà je l’ai gerbé sur la toile…

 

Niala-Loisobleu – 1er Mai 2018

 

 

Au puits allé


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Au puits allé

 

Alors que tremblant d’un baiser fortement sorti de mon âme, je regarde le bruit du vol d’un couple d’amoureux n’en faisant en corps qu’un seul.

L’arc d’un ciel se partage entre plusieurs hésitations, décidé j’ouvre côté jardin

Un bond de bras de tiges roides dans leurs bottes me saute

je suis pris

ah

de par tout

j’exulte

secoué

comme à la gaule quand on va au noyer porter secours

L’Atelier rit à gorge déployé, coiffé de la petite-culotte que le vent en la décrochant de l’accorde à linge, lui a bonneté jusque sous les oreilles

quelle traversée

les cathares m’ont ensorcellés

j’ai des visions de feu intérieur

il fallait bien qu’on me brûle, avec des idées pareilles, je subversive les limites du politiquement correct

A-t-on jamais vu un oiseau oser se montrer sans plumes pour prouver qu’il est bien androgyne ?

 

Niala-Loisobleu – 30 Avril 2018

 

ENTRELACS


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ENTRELACS

C’est un Dimanche, encore matinal

un volet ouvert donne un peu d’oiseau libre

S’envolent des serments de mains

Sur l’appui de fenêtre où des géraniums, fût un temps,  sont venus s’asseoir, une terre cuite rêve de figures indiennes qu’elle a en tête. La Plaza  de la Constitucion  « Zocalo » de Mexico, sort d’un voyage, la cathédrale Métropolitaine de la Très Sainte Vierge Marie se fait diffuse entre le bruit de la circulation et les effets de la pollution. Ses pierres grises s’étalent sur les cinq nefs et les 16 chapelles latérales, comme pour évangéliser  l’ancien Templo Mayor que les Aztèques avaient érigés là en l’honneur de leur dieu Xipe. combattu par Cortès, le conquistador exécuteur. La guitare est restée allongée sur le hamac. Elle se balance sur une aventure  de révolution solaire. L’eau chante dans la fontaine  et perle sur le buste de la cruche.

Tes seins ruissellent.

Alors que tes pieds nus ont laissé leur marque sur mon corps quand tu m’as traversé de ta lettre écrite sur papier. J’ai vu un peu de blanc dépasser de ton sac à main pendant que tu tournais le mouton dans le tagine. Etrange et envoûtant assemblage de parfums.

Le chien est resté calme pendant que tu trempais ton doigt dans ton petit-déjeuner.

Il sait qu’il faut te laisser seule. Un rite est un rite.

La radio s’est tue quand le cheval est entré dans la cuisine pour se mettre au piano. Un jour de belle mer faut croire que ça l’inspire à voir comme il donne de la voix. Sur la table le couvert s’est mis à applaudir. Il fait un vent qui demande à ouvrir. Les bruits qui se lèvent resteront en dehors de la conversation. Quelque chose d’espéré prend forme. Le prochain voyage en attisera les besoins.

La guitare vient démettre un son.

Du tableua la montagne accouche, tu souris. Ces couleurs ont quelque chose d’une robe de Frida. Sans le corset. Elle s’est déplissée des douleurs, en passant par le pays occitan un jour de Juillet tout proche; que l’humide de la pierre allait poser pour la première fois sur le départ de la flèche.

Niala-Loisobleu – 29 Avril 2018

LA BOÎTE A L’ÊTRE 38 – LA VRAIE COULEUR DU ROSE EST-ELLE FANEE ?


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 38 –

LA VRAIE COULEUR DU ROSE EST-ELLE FANEE ?

Amniotique croisière

spéléologique randonnée

Lascaux genèse ses tisons

pour bruler l’angoisse de vivre

La main boussole en se cognant au ciel éteint

le pied butte

dans la motte prise aux ongles

l’ocre mâche une intestine encre à dire

les vibrations sorties du feu enfoui épèlent la lumière

en tordant le ventre d’un noeud d’aime

Vers où vais-je ?

Je te reconnais caillou à aiguiser

Qui es-tu toi rose plafond bas ?

Je rampe

aux lianes du rai qui sourd par la fissure tellurique

Et ce bruit qui marche en faisant trembler l’ombre projetée

animal à dévorer l’espace

j’ai froid

un feu glacé couche à terre

il faut que le pigment efface les rugissants

repousser le néant jusqu’au bord de l’encrier

pour que des yeux les larmes ouvrent les voies d’eau

d’une forme oblongue refermée en bulle

où un cordon se déploie en liaison avec le mystère de la création

A la verticale

les ailes déploient les pierres des oiseaux libres

un lampion déplisse dans le noir

rose accordéon goualant le premier cri

des colibris blancs

Niala-Loisobleu

16 Janvier 2016

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EN AUBADE


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EN AUBADE

A peine un pied sorti que l’autre te remontant le long du dos rentre d’emblée dans ce jour qui gris ou pas sera peinture. Tes seins sur ma brosse à dents ça fait la laine fraîche.

Ils regardaient l’étagère, une idée soutien-gorge dans une lettre ornée, Et pourquoi qu’on met des dentelles si c’est pour pas les lire. Mon corps c’est pas une bibliothèque d’illettrés qu’on met dans des reliures belles à s’ennuyer. Faut qui cause.

C’est comme le mur de ma chambre plein de fenêtres de peinture où , le soir quand je m’endors je remplis mon panier d’atelier.

  • Où êtes-vous allés cette nuit, toi la Muse et lui le Peintre ?
  • De l’autre façon de regarder, avec cet oeil non-conventionné qui cherche pas à se faire rembourser. Un regard qui paye sans lésiner le prix fort d’oser changer de trottoir. La dureté du prix de la souffrance pour aimer conforme à l’aspirationau lieu du confort de l’ennui dans un conjugal désaccord.
  • Ah oui et c’était comment ?
  •  Ben, rien qui pourrait faire penser aux fiches techniques des contes à r’euh bourre des pros du commerce du voyage organisé. On est resté là, sans chercher la plus verte herbe, vu que celle d’ici on l’a essayé et trouvé porteuse. Les fourmis qu’il y a dedans sont bosseuses comme avant, quand on chantait en travaillant sans se plaindre. Et comme il me dit, j’aime le vent qui me précède comme un guide pour m’ouvrir tes chemins intimes. Il me fait sa montagne à grimper. Sa mer à traverser, son bois plein de chant d’oiseaux, sa rivière qui coule, qui coule, qui coule, qu’avant l’estuaire on canote en méandres.

Alors c’est tout ça qui rugit du piano, comme une ruée de cascade sous les doigts !

Niala-Loisobleu – 25 Avril 2018

Le bonheur, ça vient de là !


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Le bonheur, ça vient de là !

Le caillou s’agite dans le creux de la poche. Au beffroi de ta poitrine ça s’est mis d’un coup à carillonner. J’appuie ta tête contre la mienne, les fleurs de ton corps sage sortent sur le devant des portes, la période de la fraise je la guarriguette du sein droit au sein gauche puis recommence en sens inverse. On est dans l’atelier que le soleil baigne. Tu es assise parterre. Ton regard envoie à la toile le bruit de tes sabots, pourtant tu es calme, ta main comme jointe à celle qui peint. Nous nous cherchons, nous inspirant en silence. Ce qui passe est créateur de vie. Les cathédrales sont montées haut à cause de leur tracé au sol. Un plan gravé en fondation, sans se préoccuper du quand se sera qu’on se promènera dans l’ogive, des morceaux de vitrail dans les toiles. L’aria est vierge. Le choeur vient de lui. Il y a des mots, en langue de jardins suspendus aux chapiteaux. Et dans les cordes du plus vieil instrument nous vibrons à l’unisson. Des fleurs se font belles pour venir, des fruits germent dans des ventres d’arbres, les maisons s’étalent en rondes, toutes fenêtres chantantes, des amoureux aux secrets d’alcôves passent à table en compagnie d’oiseaux gourmands. Une certaine fête en fond de thème, ne se départit pas de sa joie malgré tout ce qui croit pouvoir trouver une raison de faire du mal. Le bonheur ça vient de là.

Niala-Loisobleu – 24 Avril 2018

L’EPOQUE 2018 – ET DANS LES YEUX DE CEUX QUI DANSENT


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L’EPOQUE 2018 – ET DANS LES YEUX DE CEUX QUI DANSENT

 

Quand je vis la voiture s’arrêter devant l’atelier, je précédai la sonnerie de la grille d’une coudée d’intuition.

Bonjour je viens du passé, me dit le visiteur inconnu.

J’étais ami des ……… que vous avez bien connu, vous avez fait tant d’expositions ensemble, leur fille a posé pour vous, vous souvenez-vous ?

Ils sont morts tous les trois.

Dans mes yeux embués qui se retournent en arrière, devant moi les voici qui remontent, clairs et toujours joyeux. Amateurs d’Art, mécènes ce couple fut au premier rang de mes créations de salons internationaux. Leur fille en figure de proue….

Et plus de trente ans après, encore là, me voici repartant comme si c’était la première fois….en tant d’aime avec Barbara Auzou.

C’est un signe je crois.

 

Niala-Loisobleu – C’est vrai ça vient d’arriver le 23/04/18 à 14 heures.

 

 

 ET DANS LES YEUX DE CEUX QUI DANSENT

 

La lumière incendie ce qu’il reste d’absence
La couleur de l’instant se confond à demain
Je n’entends plus qu’un arbre au dessus de tes danses
Un sapin décoré de tes ongles sanguins
Entamons la chanson des enfants et des morts
Tout est beau tout est laid je ne sais plus rien dire
Peut-être un peu trop con pour accepter le pire
Le meilleur millénaire est celui où l’on dort

Je rêve seul dans les ruelles
Au seuil d’un vieux soleil tombant
Ce n’est pas que la vie est belle
Mais elle en a tout l’air pourtant
Je sors à peine de mes pleurs
Mes jérémiades musicales
L’eau fraîche a le goût du bonheur
Il n’y a rien de plus normal
Dire qu’il faudra que je meure

Je salue les passants d’un sanglot de fatigue
Sous le vent du sommeil aucun d’eux ne m’entend
Je me soûle en rêvant tout au bout de la digue
Je ne sais qui je suis je ne sais qui j’attends
Les fantômes fardés de mes fruits de mémoire
Se dessinent sans bruit sur les boucles de l’eau
Il ne manquerait plus qu’un oiseau vienne boire
Au cylindre de feu qui me sert de goulot

Les pianos s’accordent tout seuls
Les voix s’élancent du comptoir
Les lunes font ce qu’elles veulent
Le délire fait le trottoir
Faudra-t-il que la nuit s’avance
Jusqu’au midi du lendemain
Pour que le ciel auquel je pense
Trouve sa place dans mes mains
Et dans les yeux de ceux qui dansent

Pourquoi faut-il toujours que les matins s’écroulent
Au fil de ma spirale idiote et sans pitié
Au fond de mon cerveau j’ai des pierres qui roulent
Je ne suis plus très loin de ton château d’acier
La porte de tes seins m’accable de reproches
La porte de tes seins se ferme sur mes doigts
L’air chaud ne trompe pas je te sens tu approches
Pourvu que mon soleil soit resté dans ta voix
Et dans les yeux de ceux qui dansent

L.L.P – Louis Lucien Pascal

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 37 – BON JOUR ALORS


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 37

BON JOUR ALORS

Des chemins d’eau sortent aussi bien des crues que des tarissements

le caillou ne trempe pas toujours au sel

et l’humide peut se cacher derrière la ligne de flottaison

non embusqué

juste le temps qu’il lui faut de sourdre à nouveau

A l’étiage mes pinceaux et moi

on a planté notre atelier-jardin

des iris au liseré du palier

quelques canards plus amoureux que jamais

et des ondes en ronds excentriques

Au vent

quand le temps est au souffle

la toile de lin bande des quatre coins

quelque nouvelle histoire d’amour

d’un jour de vie ajouté à la suite des autres

Ne sommes-nous pas la suite de nous ?

Bien sûr que si

et m’aime sans savoir écrire

Certains ont avec la craie leur langage

d’autres trouvent à tremper leurs mots aux éclairs des orages

plus enclins à faire tonner le ton

beaucoup se taisent à l’abri d’un pied de mur

monté en pierres de suspension

C’est ainsi qu’aux almanachs des sentiers on voit des oiseaux de toutes les couleurs

ils font le jour la semaine et les mois

chacun tout seul ou tous ensemble comme un kaléidoscope.

qui tourne en toupie

au son d’un orgue de barbarie

que des enfants percent pour y accrocher leurs rondes

Je suis enfant père

je suis le buisson la forêt et le désert

je suis la femme mère de mes landes et chemins douaniers

senteurs bruyères de mauves parfums où vient le sébum des racines

je suis rien qui sert je suis tout ce qui serre

Mes doigts braillent l’alphabet de ton émotionnel partage

lisant pore après pore le chemin de tes attentes

sans idées tordues

sans dessein indécent

que de la folie d’aimer

naïvement

infiniment

parce mon air à moi c’est de te respirer uniquement

Bon Jour alors !

Niala-Loisobleu

24 Octobre 2014

 

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LA PORTE DE DERRIERE


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LA PORTE DE DERRIERE

 

J’emprunte ce titre à Alain Jouffroy, tant il va définir ce que j’ai besoin d’exposer dans ce moment d’entre deux. Cette partie qui succède l’oeuvre dernière et sera suivie de la prochaine, fantastique moment de dialogue dû au mûrissement. La réaction de ce qui a été lâché après un temps de gestation. Concept post-natal : la porte de derrière dans toute sa signification.

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JARDINS SUSPENDUS

Les mots peints: Jardins Suspendus.

La voilà la raison, pas le coupable, puisque je considère cette oeuvre comme un remarquable témoignage d’existence au sens intrinsèque du mot. Ambigu ce vocable, il contient la vie et la mort, mais ce que j’en montre ici transpire la force de la vie par la naissance. La seule gagnante. Et c’est bien là que tout repose, qu’est ce qui n’a pas cessé d’exister tant chez Barbara Auzou que chez moi-même pendant toute l’élaboration de l’oeuvre conjointe. Un besoin de laisser l’espoir prendre la main. Dans l’existence sue de tout ce qui peut lui être opposable, au sens de nos propres personnes comme au sens du quotidien en général. Ce tableau s’inscrit avec une maturité qui s’affirme au sein de L’Epoque 2018. Avènement. Sans aucun doute qui marque le vouloir d’un aboutissement en rompant avec le passé. Il se présente à un moment propice, la vie est  à nouveau menacée du chaos. Il faut quoi qu’il se passe dans l’inconsciente escalade du mal, que ce que nous avons voulu à l’écart de l’ordre dicté, se réalise en ce qui nous touche simplement. Hiroschima mon Amour…

La cascade de faits dérangeants forme sa colonne, envoie ses assauts, les agaceries se multiplient, maladie, changement brutaux, accidents de fonctionnement, formes de piratage qui incitent à abattre.Dur dur…

La première fois est sur le seuil

A nouveau, pour de bon le franchir, nous voici Artistes dans notre expression: poésie et peinture. L’Art pour sang, sève, souffle, cri et NAISSANCE !

Niala-Loisobleu – 19 Avril 2018

 


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PANNE D’ENGIN

Dans un transport on ne peut plus calme

soudain la machine dérailla

Compte SIM bloqué…

me dit-elle d’un air avisé.

imagines mon étonnement

C’est quoi ce foutoir

comme si j’avais pas mieux à faire

qu’à devoir m’instruire sur Comment ça Marche

ce bidule.

J’ai laissé la chose en consigne et la nuit portant conseil me suis dit que mon amour saurait que je lui ai dit quand m’aime Bonne Nuit autrement. Mes mains de manuel elle font des miracles, où elles s’apposent tu guéris de tes peurs, alors fais pas chier eh la bécane, faut que je soigne sans me tromper d’endroit…

Niala-Loisobleu – 19/04/18