
PLOMB
Sous la moiteur du temps lourd qui couve
la main en visière l’air se cherche à voir le loin
c’est autour dans la valise, bien bas, que ce qui étouffe ne vient plus du quai mais de l’à-marre
N-L – 09/06/18

Sous la moiteur du temps lourd qui couve
la main en visière l’air se cherche à voir le loin
c’est autour dans la valise, bien bas, que ce qui étouffe ne vient plus du quai mais de l’à-marre
N-L – 09/06/18

J’entends approcher l’embouchure
j’y porte mes lèvres à l’appui de mes mains
Déjà le sel tombe du vol d’oiseaux marins
l’écluse du marais ne retient que la fleur en son carreau
Tu peux sortir, le temps a cette moiteur qui en ébats colle à merveille
derrière l’épave un pilotis neuf sonne sous les trois coups de la masse
à mi-eau ton absence de maillot balise le flottement des naissains
j’y bois claire une verdeur d’huître aux prises d’air de ta coquille…
Niala-Loisobleu – 9 Juin 2018

Un bord de route quelques mots le vent est si doux, non la mer n’est pas loin
tu pouvais me laisser garder tes seins
je les aurais fait marcher dans le sable
Si je ris c’est simplement parce que je suis bien, garde-toI
Niala-Loisobleu – 07/06/18

La goutte de sueur qui coule en compagnie d’autres le long de ma colonne image qui te parle à travers sans que la distance en freine l’étreinte et que le froissement du papier classe ne coupe les lèvres jointes chacun leur tour et ensemble sautillement des seins le coeur remue la fatigue lourdeur d’orage en vie à quelque vols rapprochés les oiseaux tirent la mer à rafraîchir l’estran un moment à oublier regimbe bernique ton linge claque en pleine gueule de l’où vent où sous la cendre une truffe quelques oeufs un tapis pour un coin d’âtre j’ai déboutonné les fleurs de la vallée clématite et rose sang donnent une odeur de cheval la gouttière a gardé son chat il happe le laid les pins prennent la route le tapis-volant sait où l’atelier t’attend toute nue ta robe s’est pendue au clou fauve entre un musc pas froissé c’est amour comme le n’ôte piaf la môme
Niala-Loisobleu – 5 Mai 2018

On est un pied à côté de l’autre, les bras serrés, la poitrine haletante, cette odeur montée du sol porte autant de la vibration du caillou que du tremblement des feuilles
Le lointain a un point très clair qui tranche sur les attentes des gares absentes aux horaires. Il ya a quelque chose auquel on a mis feu
On pourrait penser que l’endroit où le regard reste braqué est un point à trouver. Dans une zone inhabitée le dessous des hautes herbes construit sans bruit le bon endroit pour fonder. Les lyres tirent des cordes un vocabulaire intime
D’un seul souffle j’assèche le débordement et pluie sème
Niala-Loisobleu – 5 Juin 2018

Sur les tuiles les heures s’abattent en rafales comme ma nuque au bord du lavabo
j’entends à côté de mes mots venir des trous de mémoire
Un chat est rentré tout mouillé dans ma gorge
je le caresse au fil de l’image que je n’osais plus rêvé, quand il a miaulé le ciel soudain devenu noir a lâché sa grêle
Rentrant du jardin je n’ai pas eu à accrocher mes reins, le gratte-bottes avait tout nettoyé en absorbant la sueur. Je vais me servir un souvenir de Marthe, vis ta mine C
Orsay passe en marche arrière, mes patins viennent à quai…
Niala-Loisobleu – 04/06/18

J’ai rêvé d’impossible
pendant que ma main dessinait droite, l’image est sortie tordue sur le mur d’en face
le bleu des mots si vrai
a été affiché sali
par ce que jamais il n’a dit
Ouvrir les tiroirs du passé pour y puiser matière à se venger par pitoyable calomnie
dépasse l’atteinte à la liberté individuelle
Niala-Loisobleu – 4 Juin 2018
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LE GRAND COMBAT
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MA VIE Tu t’en vas sans moi, ma vie. (Extrait de « La Nuit Remue » Poésie/Gallimard) |
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L’oeil en serrure se fait clef, la paupière garde par-devant les chemins qui offrent le meilleur accès
Au monté des couleurs la trompette n’est pas venue te sortir d’un sommeil c’est le coeur qui a emballé le moteur
La rue est encore prise dans le rideau baissé d’un commerce ne dormant que d’un oeil
le caniveau trouve sa source
nous avons laissé nos jambes faire le quai au pied du pont
On marche ouverts dans un couloir fermé
nos pensées en perce-murailles
Le mouchoir que la main hostile met en baillon
tamise le non-dit pour ne laisser passer que l’essentiel
nous verrons chaque détail pore après pore
dès que nous aurons touché à l’escale
Bien sûr que je t’aime
regarde les oiseaux sont restés bleus
aucun alentour n’est venu de noir
marquer le deuil aléatoire
Le chien m’a donné la lettre où tes mains sont restées
Niala-Loisobleu
2 Juin 2018

Le pas s’accélère circulation sanguine exit
Assis au bord de mes pensées, je rends la fenêtre et emprunte la grande porte laissant le bruit des chevaux galoper par la cochère
Quelques cheminées de fées mises sur le pont de mon voilier
me voilà prêt à divaguer dans le grand bain de ton pont principal
Que c’est chaud et plus bleu que le catalogue de croisières d’une marque de sous-vêtements coquins
Laisse-moi caboter au long de ton rivage
Ne pas hésiter à dépasser la ligne d’horizon, elle reste basse quand on ne la resale pas.
Niala-Loisobleu – 28/05/18
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