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QUAND LA DOSE DEPASSE LA MESURETTE


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QUAND LA DOSE DEPASSE

LA MESURETTE

Autour de la fraîcheur que la nuit a étalé dans des déplacements humides, les plis d’un tango révolté parvenus à se tenir au sec traversent la rue.Il ne reste que les pavés pour luire en dehors de toute frime, un coup d’oeil suffit à faire comprendre qu’ils se tiennent prêts. Tant de semelles à la corde usée les ont poli, un coup de travers, deux coups à l’endroit, que leur empeigne fait la gueule aux mesurettes proposées.. En léchant les décollages d’affiches, la désinformation que le vent crache tente de tout faire tomber. Pareil que quand l’envie de foutre le camp ailleurs, fait gémir les chiens au bas du porte-manteau du couloir qui conduit au dehors. La cendre froide d’une série de ronds de fumée ronfle de tout son relent de macadam éteint. Plus personne ne vient, l’heure est au vide des bennes à ordures qui affament  le sommeil à coups de freins. J’ai jeté les entrées fourbes  mises en proposition qu’un instinct primaire montre sous sa vraie nature. Six mois de répit en se servant du côté rapace  de tout commerçant et de la naissance du drone de vierge illuminée de guirlandes, champagne, foie-gras et autres victuailles, garde-tout pour les dindes Monseigneur ou alors réponds..Poussée par les rafales d’un mépris total on se dégrise en salle.   Oui , il nous  faut la réponse à la question posée et pas glorifier l’intérêt du nanti, l’insensibilité, l’absence d’odorat , l’aveuglement et l’errance.

Mais ses plis aux yeux du bandonéon, ne seraient-ce pas les sillons des larmes venus de cette poignée d’êtres qui ont senti le sol foutre le camp ?

SI tout à coup nous nous montrions libres de voler  oiseaux. Un immense silence en eux.

Tiens, vois, la boule du plafond qui jette des lumières, ça lézarde et fissure le blindage !

La vie est mon amour, mon amour est ailes. J’habite un visage dont le corps est un village de petites maisons pressées l’une contre l’autre. Des fruits d’un autre parfum, qui pulpent sa langue verger en rendant le fruit charnu d’un rond arc-en-ciel. Au cou des reflets venus du ciel se baignent dans un lac de dents. Comme si j’avais eu besoin de devenir un rebut interdit de ses épaules tous mes doigts en saut de l’ange accompagnant ses seins d’où tombent les peurs. Elle est bleu profond, d’une eau au cristal allumant des violons tziganes, débarrassant l’étable où les soues du cochon de pouvoir s’offre toute l’indécence des privilèges…

Niala-Loisobleu – 05/12/18

LA SUEUR DU MONDE…


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LA SUEUR DU MONDE…

Mon pin quotidien. Ses aiguilles ont hissé au long des mois 24 années, sans trêve comme au lin des champs on sait le tendu de la toile sur un châssis en pin. Maritime appareillage, du mouillage de Moëze-Oléron passant le Pertuis d’Antioche vers  les anglo-normandes d’Iroise, traversées atlantiques. Autre peur, la grande celle-là, celle de surmonter sa peur pour trouver le courage. La rue tangue, mon esprit cherche ses jambes, l’amour en découverte je suis le marin du peint essuyant la tempête. Je graale au clavier tempéré pour un accord des on du pauvre, cachalot venu échouer  à la marée montante. Le soleil est jaune je me demande juste lequel ?

Niala-Loisobleu – 04/12/18

 

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Ça grince dans les mâts, le fracas des voiles, tout qui déchire l’horizon. Nous sommes au bout des lassitudes, à défaire des vieux cordages. Nous nous interrogeons sur ce poids de trop de solitude sur nos épaules. On prépare toujours quelque part des brasiers. Des lampes s’allument sur la grève endormie. Je marche parmi vous, distribuant le café chaud du poème. Seul, je sais que je n’avance pas ou si lentement. J’embrasse vos sentinelles dans l’ombre. On ne sourit plus autour des abattoirs. Sentez-vous la sueur du monde ? La joie sonore de l’appel qui nous unit ?

Bruno Ruiz (2018-LA SUEUR DU MONDE…)

 

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