La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
D’un bord non-retenu l’écart en grandissant met les coutures en alarme
on a vu des chants fertiles craquer soudain sous la brûlure d’un couac
imagine le rossignol garrotté par un changement d’heur
Les eaux calmes se rident comme mordues par un tentacule charnu et mobile, zoophyte flottant à la surface d’une zone blanche où aucune connexion ne passe
insensé mais véridique
Le Cheval Bleu
se cabre à la vue de la forme reptilienne
rien n’indiquant à priori si elle est ou n’est pas venimeuse
Au virage de l’échaudé
l’eau froide agit d’abord et se rétracte après
Remontent les images du cauchemar de l’enfant abusé
l’innocence fourrée dans la bonbonnière d’une gueule velue
Là où on a marché sur la pureté avec les pieds sales
la plaie ne se suture que d’un oeil
Le jour vînt avec
réveil abominable
pourquoi a-t-il fallu qu’un lance-pierre prenne la place du bonjour ?
Sans laisser le temps de vérifier la voilure, la vague traverse le pont en renversant tout sur son passage
le cul hors-d’eau la proue en plongée
le timonier balade d’un bord à l’autre à la gîte
Des ex-voto dans les jambes tout se tient debout avec peine
La pensée sauvage au bord de l’inconscient ne rate aucun rendez-vous avec ce qui est totalement étranger au hasard. Toujours aux aguets, c’est la sentinelle qui surveille notre ombre dans le moindre de ses déplacements. Hier s’aligne sur aujourd’hui quelque notion figurée d’un futur mis en tête.
Les moments pas encore foulés sont de tous les aspects de nos franchissements; parmi lesquels bien des non-dits et non-faits culminent. Suis-je un tiroir secret d’un secrétaire vénitien aux combinaisons de cache-cache ? Bien sûr sinon t’aurais que dalle d’un être humain. Les siècles pourront passer, il restera toujours en nous une empreinte du big-bang.
Je me sens toujours cet animal qui jamais n’aurait pu imaginer se tenir un jour debout sur ses deux pattes arrières.
Toi tu rigoles quand je te dis mon moi animal, qui déclenche automatiquement l’abaissement du regard. A croire que l’homme est encore plus con qu’il tente de le dissimuler. Je crois pas que dans le bon ordre de leur organisation, les différentes espèces animales aient cette part de tartufferie qui nous caractérise. Le fait qu’ils vivent tous dans leur nudité originelle constitue un sérieux cart dès le départ. L’homme se cache les parties intimes, preuve qu’il en a fait le siège de sa déviance. Il se cache l’appendice ou son absence en ayant qu’eux ( ça devrait s’écrire queue) en tête. C’est vrai que l’emplacement de l’un comme de l’une, est morphologiquement situé au point de grattage. Est-ce là que l’origine des jeux des nouvelles addictions ont leur point de départ ? Ben ça se pourrait, on se gratte les couilles comme la foufoune combien de « foi » par jour ? Que tu sois athée, ou de quelque confession que ce soit, c’est lié à toute interrogation. Peut-être que c’est le réflexe pavlovien au mystère de notre création, Tout y est savamment en place. La longueur du bras correspondant au point exact où le jardin réside, tu bines sans que ça te coûte de fatigue, de compétence horticole ou céréalière, amenant à toi des traversées interstellaires foutant k.o. le plus roué des tours-opérators
Si je vous dis, j’suis moitié-homme moitié cheval, voyez les conséquences….ça m’attire pas forcément que des désintéressées du sot de haie et de la rivière..
Ah ô gale ô, au galop…ma pauvre petite fleur d’innocence où qu’c’est qu’es-tu ?
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