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AIMER
Je t’aime, et avec ça l’urine et les menstrues qui font ton corps sublime et détesté.
Tu m’aimes, et avec ça mes dents pourries, mon sperme jaune et ma salive où flotte une odeur d’excrément.Je t’aime, et avec ça tu n’as jamais compris comment je refaisais, à ma folle mesure, l’univers répugnant.
Aimes-tu cette verge ou cet esprit : la seule goutte que tu n’osesni essuyer ni boire ?
Intolérable amourqui a besoin, pour l’interrompre, d’un poème
comme un bout de jambon avant que le coït
ne recommence !
J’aime, et c’est toi, et c’est nous que j’aime dans ma peur de me donner.
Tu aimes, dans notre coucherie, l’étreinte de la mort.Alain Bosquet
Étiquette : incompréhension
LE MUR
LE MUR
Dans ces pas qui butent aux cloisons
s’élève l’incommunicabilité
je marche en sortant loin, de plus en plus loin
Vienne la mer…
N-L – 01/07/18
LE MUR
LE MUR
L’horizon sorti des fenêtres,
la musique porteuse d’un genre rapproche des couloirs du labyrinthe d’un autre
Entre la clarté et le noir un mur a érigé une frontière
Guernesey qu’étais-tu: mirador ou belvédère
combien Victor a du méditer sur le tout et son contraire
île au trésor ou exil castrateur ?
Tu te crois au large,
au matin t’ouvre le hublot
et découvre que t’es garé aux bateaux inertes de St -Tropez
les ris d’eaux peuvent en cacher d’autres.
Niala-Loisobleu – 22 Avril 2018
Quoi d’Autre ?

Quoi d’Autre ?
Alignées sur leurs cintres et pèle-mêle chacun-chacune dans sa couleur, les idées des choses intimes faisant la pensée-base, le fondement de sa conduite, sont bien accrochées. Trop profondes, elles échapperaient à la vue ? Que dis-je à la plus primaire de l’entendu ? Oh non, je n’y crois pas. Cela ne peut -être possible que pour tous ceux qui y sont étrangers et non coupables de ne pas pouvoir suivre.
Mais chacun est ou fait semblant d’être. Alors on s’embrouille dans des dérives où l’erreur plane. La mauvaise foi tricotant des pulls de belle-mère à tire-larigot. La petite-flûte qui accompagne le sentier de la guerre et sort définitivement du sujet. Parce que le sujet c’est tout. C’est ce à quoi on tient parce qu’on y est engagé de coeur. Parce qu’on bâtit de la manière adaptée. On débouche sur l’absurde de l’insulte à son amour. Mais entendre, c’est savoir écouter pour COMPRENDRE. Ce n’est pas s’isoler dans son ombre.
Niala-Loisobleu – 27/01/18
héliotropes — le mail-coach de la magistrature : fouet et roues en réséda — la voiture tous terrains de la préfecture des mœurs : hortensias et
jonquilles.
Et maintenant que faire ? les couples noués, les présentations terminées, les revolvers sortent des poches et la fête commence dans un tir aux pigeons flamboyant de verre
cassé. A l’aube louche, les habits noirs, mal à l’aise, s’esquivent deux par deux comme des croque-morts dans les sentiers de feuilles — les planchers désertés
étalent une Bérésina de fins débris de verre; les plantes vertes : des arbres de Noël de neige craquante et de verre filé — plusieurs âmes blanches
gagnent les hautes régions du ciel sous la forme de délicats petits anges — légères comme une inconséquence dans un problème de métaphysique. On
préfère ne savoir que penser d’une désinvolture qui désarme jusqu’aux soupçons de la justice.
Julien Gracq
Allo Fesses de Bouc ?
Allo Fesses de Bouc ?

Suis-je que tout…rien ?
Suis-je que tout…rien ?
Un univers rien que séparé. L’odeur de pain rassis dans le rond de serviette d’un tête-à-tête qui soliloque.
Bonjour mais où sont passées les clefs de la lumière, j’ai beau tourner les lentilles rien ne mène quelque part à trier les petits cailloux…
Ohé du bateau, vérifie si t’as pas dit que là où on allait ça n’existe pas ailleurs que dans ta tête pleine d’ô…qui ne serre pas à vivre heureux.
C’est ma faute. Allez je déraille à vouloir faire du V l’Ô
Niala- Loisobleu – 06/09/16

NON JEF T’ES PAS TOUT SEUL

NON JEF T’ES PAS TOUT SEUL
Plus rien
ficelle coupée, inerte, le cerf-volant est à taire
Dehors les derniers
cris se sont enroulés dans la bande rôle du bac à glas sons
Qu’est-ce à dire ?
Jette l’interprétation, saisis le message, te trompe pas
l’impression encore fumante ça brûle la langue
Viens mon Coeur ne me quitte pas
Parle
dis-toi tout dans le bon sens
des mots d’encre criés
à deux mains pressées
sans hâte et sans but de victoire
de détournement de sens
Ecoute comme il faut
du remontant de la cheville
en corps dans sa chrysalide
à l’émoi du mollet ton
des plis du jeu nous, là où la cuisse dépose l’écume du jour
branlant de la fourche
pour trouver la source
sortie du tarissement d’un ailé fan trompeur
Parle plongé
nu hors du scaphandre mon Coeur
le tuba en banda empruntant toutes les venelles
à la course au tort haut
dans les rues de pampres lune
mamelles olé olé sorties des basques être
jour de criée
retour de pêche à la b’haleine
N’aies cure
du bedeau et de son éminence érodé
déroute des voies de Jeanne
Entends-toi bien
ce qui est dit en muet d’un sentiment qui s’écrit par la fenêtre
Fais place au tertre
et dense, dense, dense sur le cornet de Boris
qu’à du Tabou une idée avancée
sortie de sa tombe
prête à cracher
Non Jef t’es pas tout seul
Niala-Loisobleu
14 Décembre 2015






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