AIMER


LE MUR


 

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LE MUR

Dans ces pas qui butent  aux cloisons

s’élève l’incommunicabilité

je marche en sortant loin, de plus en plus loin

Vienne la mer…

N-L – 01/07/18

LE MUR


Hugo-Hauteville-House_Guernesey

LE MUR

L’horizon sorti des fenêtres,

la musique porteuse d’un genre rapproche des couloirs du labyrinthe d’un autre

Entre la clarté et le noir un mur a érigé une frontière

Guernesey qu’étais-tu:  mirador ou belvédère

combien Victor  a du méditer sur le tout et son contraire

île au trésor ou exil castrateur ?

Tu te crois au large,

au matin t’ouvre le hublot

et découvre que t’es garé aux bateaux inertes de St -Tropez

les ris d’eaux peuvent en cacher d’autres.

Niala-Loisobleu – 22 Avril 2018

Quoi d’Autre ?


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Quoi d’Autre ?

Alignées sur leurs cintres et pèle-mêle chacun-chacune dans sa couleur, les idées des choses intimes faisant la pensée-base, le fondement de sa conduite, sont bien accrochées. Trop profondes, elles échapperaient à la vue ? Que dis-je à la plus primaire de l’entendu ? Oh non, je n’y crois pas. Cela ne peut -être possible que pour tous ceux qui y sont étrangers et non coupables de ne pas pouvoir suivre.

Mais chacun est ou fait semblant d’être. Alors on s’embrouille dans des dérives où l’erreur plane. La mauvaise foi tricotant des pulls de belle-mère à tire-larigot. La petite-flûte qui accompagne le sentier de la guerre et sort définitivement du sujet. Parce que le sujet c’est tout. C’est ce à quoi on tient parce qu’on y est engagé de coeur. Parce qu’on bâtit de la manière adaptée. On débouche sur l’absurde de l’insulte à son amour. Mais entendre, c’est savoir écouter pour COMPRENDRE. Ce n’est pas s’isoler dans son ombre.

Niala-Loisobleu – 27/01/18

LA BONNE AUBERGE

Les hommes sont coupés à mi-hauteur par la guillotine de l’habit noir — les femmes prennent sous le baiser la vibration tranchante du cristal, puis éclatent et sèment
sous la neige d’adorables camélias de sang. On décharge successivement sur le perron d’entrée avec un bruit de fardiers le landau du lord-maire : roses-thé et
héliotropes — le mail-coach de la magistrature : fouet et roues en réséda — la voiture tous terrains de la préfecture des mœurs : hortensias et
jonquilles.

Et maintenant que faire ? les couples noués, les présentations terminées, les revolvers sortent des poches et la fête commence dans un tir aux pigeons flamboyant de verre
cassé. A l’aube louche, les habits noirs, mal à l’aise, s’esquivent deux par deux comme des croque-morts dans les sentiers de feuilles — les planchers désertés
étalent une Bérésina de fins débris de verre; les plantes vertes : des arbres de Noël de neige craquante et de verre filé — plusieurs âmes blanches
gagnent les hautes régions du ciel sous la forme de délicats petits anges — légères comme une inconséquence dans un problème de métaphysique. On
préfère ne savoir que penser d’une désinvolture qui désarme jusqu’aux soupçons de la justice.

Julien Gracq

Allo Fesses de Bouc ?


Allo Fesses de Bouc ?

Agnes Arras Quel texte ! Très suggestif mais néanmoins très poétique et sans vulgarité. Bravo ! Merci pour très beau dessin qui l’accompagne qui pourrait être du Chagall ou du Matisse ??
Alain Niala
Alain Niala Merci Agnès pour l’appréciation du texte, quant au dessin il n’est aussi que de moi….
Agnes Arras
Agnes Arras le dessin n’est q de vs ? Mais faut exposer !
Alain Niala
Alain Niala Trop drôle !!!!!!!!!!!
Alain Niala
Alain Niala http://www.niala-galeries.com

Exposition en ligne des peintures de l’artiste peintre primitif moderne Alain Denèfle, dit Niala: présentation de l’artiste, galerie de ses tableaux, son atelier Le Jardin de Niala…
NIALA-GALERIES.COM
Impayable internet, le dialogue de l’incompréhension la plus totale, comment à peine écrit un texte qui ferait plus de pages qu’un livre est liké …
Ouah quel progrès dans l’incommunicabilité !!!!!
Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2016
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Suis-je que tout…rien ?


Suis-je que tout…rien ?

Un univers rien que séparé. L’odeur de pain rassis dans le rond de serviette d’un tête-à-tête qui soliloque.

Bonjour mais où sont passées les clefs de la lumière, j’ai beau tourner les lentilles rien ne mène quelque part à trier les petits cailloux…

Ohé du bateau, vérifie si t’as pas dit que là où on allait ça n’existe pas ailleurs que dans ta tête pleine d’ô…qui ne serre pas à vivre heureux.

C’est ma faute. Allez je déraille à vouloir faire du V l’Ô

Niala- Loisobleu – 06/09/16

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NON JEF T’ES PAS TOUT SEUL


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NON JEF T’ES PAS TOUT SEUL 

Plus rien

ficelle coupée, inerte, le cerf-volant est à taire

Dehors les derniers

cris se sont enroulés dans la bande rôle du bac à glas sons 

Qu’est-ce à dire ?

Jette l’interprétation, saisis le message, te trompe pas

l’impression encore fumante ça brûle la langue

Viens mon Coeur ne me quitte pas

Parle

dis-toi tout dans le bon sens

des mots d’encre criés
à deux mains pressées
sans hâte et sans but de victoire

de détournement de sens

Ecoute comme il faut
du remontant de la cheville
en corps dans sa chrysalide
à l’émoi du mollet ton
des plis du jeu nous, là où la cuisse dépose l’écume du jour
branlant de la fourche
pour trouver la source
sortie du tarissement d’un ailé fan trompeur

Parle plongé

nu hors du scaphandre mon Coeur
le tuba en banda empruntant toutes les venelles
à la course au tort haut
dans les rues de pampres lune
mamelles olé olé sorties des basques être
jour de criée
retour de pêche à la b’haleine

N’aies cure
du bedeau et de son éminence érodé

déroute des voies de Jeanne

Entends-toi bien

ce qui est dit en muet d’un sentiment qui s’écrit par la fenêtre

Fais place au tertre
et dense, dense, dense sur le cornet de Boris
qu’à du Tabou une idée avancée
sortie de sa tombe
prête à cracher

Non Jef t’es pas tout seul

Niala-Loisobleu

14 Décembre 2015